Premiers commentaires médiatiques et politiques sur le rapport de la commission Juppé-Rocard.
Comme d’hab, on commente avant de savoir, puisque le rapport n’est pas encore imprimé et qu’il ne sera remis à son destinataire, le Président de la République, que la semaine prochaine! Mais il faut savoir et juger avant les autres. D’où viennent les fuites? Question naïve…
Je lis aussi que sur certains points, par exemple les infrastructures de transport, c’est la thèse Rocard qui l’aurait emporté. Petit jeu habituel, là encore. Et dérisoire. D’abord parce que c’est faux. J’ai plaidé, c’est vrai, pour les infrastructures ferroviaires et Michel Rocard pour le canal Seine/Nord. La commission n’a retenu ni l’un ni les autres. Mais surtout, le commentaire est complètement à côté de la plaque: nous n’avons pas travaillé avec l’idée de créer des rapports de force entre nous, mais au contraire de chercher le consensus et de faire prévaloir l’intérêt général. Et nous y avons réussi.
La controverse va tourner, tourne déjà autour du montant de l’emprunt. La commssion a-t-elle été timide ou réaliste? Au risque de surprendre, je voudrais souligner que nous ne proposons pas d’emprunter, mais d’investir. Le chiffre de 35 milliards qui est avancé n’est pas un montant d’emprunt mais un montant d’investissement. Nous nous sommes demandés quels sont les investissements stratégiques pour le développement durable et responsable de notre pays qui ne sont financés actuellement ni par l’Etat ni par le secteur privé. Ce qui justifie donc un programme d’investissement public exceptionnel, en une fois, non renouvelable. La question de savoir comment ce programme est financé (par un emprunt d’un montant égal ou par d’autres moyens, notamment la réutilisation des prêts que l’Etat a déjà fait aux banques et que certaines viennent de lui rembourser) est seconde. Elle sera tranchée par le Président et le gouvernement.
Je comprends que cette manière d’aborder notre mission : investir plutôt qu’emprunter, prenne certains à contrepied. Mais c’est la démarche de la commission et je la trouve pertinente.
A bientôt pour d’autres précisions quand le rapport aura été déposé.
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14 novembre 2009 Ã 9:44
Bonjour Monsieur Juppé, |
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14 novembre 2009 Ã 10:41
Mr Alain Juppé, je ne comprends pas certains de vos propos : |
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14 novembre 2009 Ã 12:26
Bravo pour votre mise au point qui a le mérite d’être claire et limpide, en précisant certaines choses!…Mais, je pense que les commentateurs continueront à gloser sur ce fameux rapport avant et après sa publication!…Jyt. |
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15 novembre 2009 Ã 1:10
Bonsoir Monsieur le Maire, Des investissements non réalisés, ni par l Etat ni le secteur privé ? Un pôle de la voiture propre est il un investissement elligible par exemple ? Ou bien est ce que le peu d activité du secteur permet au contraire d éliminer cette éventuelle affectation d une partie du grand emprunt ? Ce serait un truc sympa en tous les cas :-)… Finalement, l Etat est censé réduire ses dépenses de fonctionnements pour mieux réaliser des investissements si je comprend bien la logique… Mais alors ? Lorsque l Etat s est débarrassé de ses parts des Autoroutes du Sud de la France qui il me semble a plutôt cartonné en Bourse par la suite… Parts qui rapportaient il me semble aussi PLUS que ne coutait en intérêts la ligne de crédit qui a èté soldée par la vente de ces parts… Et bien… Il sagit bien d un desinvestissement là ? C est bien ça ? Un changement de cap ? L Etat va t il gagner de l argent dans l histoire ou essentiellement les classes aisèes qui auront investies? Ou bien est ce qu un bien être gènèral peut être financé par l Etat avec un deficit globale de l opération ? … Beaucoup de questions qui me viennent tout à coup… Cordialement, Xman |
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15 novembre 2009 Ã 12:40
Une proposition d’investissements. Certes mais financés comment et par qui? Une partie de ce financement sera financé par un accroissement de la dette et donc in fine par les contribuables. Pour des raisons sémantico-politiques, on n’appelle pas cela un second plan de relance. Le premier a été relativement modeste. Le second est probablement nécessaire. Quant à son efficacité, il faudra regarder de près l’exécution du plan. On ne peut s’empêcher d’être sceptique compte tenu de l’historique des investissements publics et des performances de la “politique industrielle”. Sommes nous dans une phase haute du cycle d’intérêt pour la planification ? |
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15 novembre 2009 Ã 12:44
Il y a encore tellement de pédagogie, assez élémentaire, à mettre en oeuvre avant de pouvoir remettre le train du développement de notre pays en marche. Oui, il y a toujours de l’argent pour les bons projets… après qu’il provienne d’une poche ou d’une autre, peu importe si son ROI est bon. Si un des sous-produits de ce Grand Investissement (somme de bons Projets grands par leurs ROI qui permettront ainsi d’investir à l’infini!)pouvait être - aussi - pédagogique, de nombreuses faux procès démagogiques disparaîtraient. Je le crois. DAC |
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15 novembre 2009 Ã 16:59
Dernier commentaire sur cet article (et sûrement le tout dernier pour éviter de dire des bêtises) toujours en référence au premier posté. Concernant les autoroutes du sud de la France, j avais lu ça il y a longtemps quelquepart mais je ne suis sûr de rien. J ai entendu aussi parler du Fond de Réserve pour les Retraites (ou quelquechose comme ça…) comme affectation des recettes de la privatisation… A l arrivée, j en sais rien !!! Enfin bref, votre travail est bien trop compliqué pour moi et mieux vaut que je tourne 7 fois ma langue avant de parler à un homme qui a toujours été premier partout. J espére juste que ce grand emprunt servira vraiment des investissements et non une compensation de baisse de recettes dont les intérêts iraient aux mêmes bènéficiaires d une partie des baisses d impôts. Pour moi, simple citoyen, un investissement est censé à plus ou moins long terme placer la France sur des secteurs stratégiques et si possible rapporter de l argent qui pourra ensuite être redistribuer pour l intérêt gènéral. Bon courage dans vos dossiers en cours, ça doit faire mal à la tête tout ça |
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Bonjour M. le premier ministre,
Comme toujours quand on commente, on préfère voir les divisions que les conjonctions. Les commentateurs que vous citez n’ont visiblement toujours pas compris que l’intérêt d’un débat (ce que vise à faire une commission, quand elle est créée), c’est d’exposer des points de vu différents, de les confronter, pour trouver une voie médiane meilleure, qui dépasse les clivages en s’en nourrissant. Dommage !
Pour le reste (le grand emprunt), j’avoue ne pas voir l’intérêt de votre commission, dans la mesure où le Président de la République (qui vous a nommé), le Premier ministre, et le ministre du Budget ont tous trois annoncé les orientations du grand emprunt, en donnant parfois même un chiffre…
Trés cordialement.