Le Président de la République, hier soir, a montré sa détermination à mener à son terme la réforme des retraites. Il a raison et ses explications ont été convaincantes.
Depuis que l’on connaît le détail de cette réforme, j’ai dit qu’elle me paraissait à la fois nécessaire et équilibrée. Sans doute mérite-t-elle encore quelques améliorations, notamment sur la question de la pénibilité ou celle des carrières longues. Mais le coeur du dispositif est incontestable : pour toutes les raisons que le Président a rappelées hier soir, nous ne pouvons pas nous dispenser de faire ce que tous nos partenaires européens ont fait, à savoir reculer l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans et en tirer les conséquences sur l’âge de liquidation des pensions à taux plein sans décote. Combien de socialistes n’ai-je pas entendu en convenir… hors micro ! Promettre, comme le font les leaders du parti, qu’en cas de victoire en 2012, la gauche reviendra à 60 ans est totalement irresponsable.
Le Président nous a dit en outre que nous devions gérer nos finances publiques de manière “rigoureuse”. C’est, à mes yeux, un impératif absolu si nous voulons casser la spirale infernale des déficits et de l’endettement.
Mais, dans le même temps, nous devons nous fixer un objectif ambitieux de croissance pour faire reculer le chômage. Bien placer le curseur entre rigueur et croissance, voilà aujourd’hui l’un des plus grands défis de la conduite de la politique économique. Nous en avons longuement parlé lors des “Entretiens de Bordeaux”, le week-end dernier. J’aurai l’occasion d’y revenir plus précisément. Mais d’ores et déjà, je veux insister sur une priorité qui s’est imposée à nous : il faut accompagner l’effort de maîtrise de nos dépenses publiques courantes d’un investissement massif dans les dépenses d’avenir ( et au premier chef l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation). C’est tout le sens des propositions qu’a faites la commission que j’ai co-présidée avec Michel Rocard et que le Président, le gouvernement et le parlement ont approuvées. Il est nécessaire que ce grand plan d’investissement se concrétise le plus rapidement possible. C’est pourquoi nous attendons la mise en place à brefs délais du conseil de surveillance prévu par la loi ; il doit en effet s’assurer que les intentions affichées sont bien respectées et qu’une “usine à gaz” administrative ne paralyse pas les initiatives.
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13 juillet 2010 à 17:42
Bonjour, L’âge de départ à la retraite est une icône de la démagogie qui s’est brisée. Sauf, en effet, à ce que quelqu’un(e) ne s’avise d’en recoller les morceaux. En revanche, quelle est la raison du tabou généralisé qui entoure encore la notion de répartition ? N’est-ce pas un système qui trouve son fondement dans une logique d’augmentation de la population ? Cette logique est-elle compatible avec la “révolution écologique” ? Espérant ne pas trop taquiner le politiquement incorrect, je trouve que c’est une question qui se pose. |
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13 juillet 2010 à 18:48
Monsieur le Maire |
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13 juillet 2010 à 18:58
Tout à fait d’accord, la réforme des retraites n’attendra pas. Il faut néanmoins faire remarquer que porter l’âge limite de la retraite à 62 ans … en 2018, ce n’est pas un trop grand sacrifice. A savoir si cela sera suffisant… |
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13 juillet 2010 à 20:54
Personnellement, je dois reconnaître que de toutes les grandes interventions télévisées de Nicolas Sarkozy que j’ai suivies, celle de ce soir a été la plus décevante. Non pas que le Président ait été mauvais, mais il n’a de mon point de vue pas été aussi convaincant que d’autres fois. Peut-être est-ce dû à un certain nombre d’erreurs graves qu’il a commises. Certains considéreront qu’il s’agit de détails. Personnellement, je ne suis pas de cet avis, car Nicolas Sarkozy s’est justement appuyé sur l’exemple allemand pour défendre l’action qu’il a menée et mettre en évidence la fossé - certes réel - qu’il y a entre la gauche allemande et la gauche française. Nicolas Sarkozy a expliqué qu’à partir du moment où l’on autorise les heures supplémentaires, “c’est la fin des 35 heures”. J’aimerais lui répondre que malheureusement, c’est faux. Tout comme Jacques Chirac après 2002, Nicolas Sarkozy a fait assouplir les 35 heures - ce qui est une excellente chose -, mais ne les a en aucun cas supprimées. Ensuite, pour ce qui est de la réforme des retraites, il a contredit certains de ses propos antérieurs. Aujourd’hui, il s’est efforcé de nous expliquer que la réforme des retraites était inévitable, qu’elle aurait dû être faite beaucoup plus tôt, etc. Je veux bien. Sauf qu’il y a quelques temps, le discours était encore très différent. A-t-il oublié qu’il y a un peu plus de trois ans, il nous expliquait - et ce n’était pas un mensonge - que le réforme de avait permis de pérénniser notre système de rtraites jusqu’en ? A-t-il oublié qu’il y a un peu plus de deux ans, il nous expliquait qu’il n’avait pas l’intention de toucher à l’âge légal de la retraite parce que ne s’y étant pas engagé pendant la campagne de 2007, il n’avait pas de mandat pour le faire ? Pourquoi ne s’est-il pas, ce soir, contenté d’expliquer que c’est la crise qui a rendu cette réforme inéluctable ? Il aurait en tous cas été plus crédible. Enfin, Nicolas Sarkozy n’a pas été tout à fait honnête en ce qui concerne les affaires. Il a en effet expliqué qu’il n’a jamais été mis en cause dans une affaire sérieuse depuis qu’il fait de la politique. Ce n’est pas tout à fait exact: qu’en est-il de l’affaire Clearstream ? De l’affaire Karachi ? De l’affaire Bettencourt ? Je ne prétend pas qu’il est effectivement coupable dans toutes ces affaires, mais prétendre qu’il n’a jamais été mis en cause dans une affaire sérieuse est tout simplement faux. Donc pour résumer, même s’il y a eu des éléments positifs - que je n’ai certes pas évoqué -, j’ai trouvé Nicolas Sarkozy plutôt décevant. |
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14 juillet 2010 à 0:23
Vous ne cessez de nous décevoir en vous rangeant derrière NS dont toute personne de bonne foi ne peut que constater son inaptitude à la fonction. |
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14 juillet 2010 à 0:32
Président et Gouvernement… Eduardo Marquina. |
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14 juillet 2010 à 0:39
c’est assez effarant tes commentaires.tu ne comprends RIEN a l’economie du monde reel. |
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14 juillet 2010 à 9:03
La réforme est indispensable , même si vous et moi ne sommes non concernés puisque déjà en retraite. |
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19 juillet 2010 à 13:58
M.Juppé, Vous avez fait valoir vos droits à pension en profitant des 37 annuités 1/2 avant l’application de la loi Fillon. Laissez la place aux jeunes! |
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19 juillet 2010 à 19:49
Monsieur Juppé, |
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22 juillet 2010 à 12:38
Il va falloir tous s’adapter et il n’y a pas de problème a cela ! Il faudra toujours resolument soutenir en premier ceux qui sont laissés sur le bord de la route !Et puis 65 ans apres la fin du dernier conflit mondial nous avons tous pris peu etre de mauvaises habitudes , vécus au dessus de nos moyens , alimentés sans vergogne notre dette nationale! Cette époque est certainement finie on va passer a autre chose on fera autrement et puis voila ! et on y arrivera …. |
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22 juillet 2010 à 13:54
Je fais partie de ces francais expatries, riches, qui pensent a la France avec nostalgie. je suis beaucoup plus jeune que toi mais aussi beaucoup plus riche. j’aimerais investir ou au moins rapatrier des fonds en France mais c’est SUICIDAIRE. |
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22 août 2010 à 10:58
Le discours de NS ne m’a pas du tout convaincue. Qu’il faille modifier l’âge de départ (de toutes façons c’est le cas puisque plus personne ou presque n’a commencé à 14 ans et que quand on a fait des études il est rare d’avoir ses annuités avant 65 ans) ne me choque pas. |
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POur la machine a gaz c’est raté. C’est l’ANR qui s’occupe des appels a projets avec…toute une machinerie de comités. Tant que l’état central veut contrôler cela sera une usine a gaz