Blog Notes d'Alain Juppé

A travers la France

Publié le 15/03/2009 par Alain Juppé

De Bordeaux à Cannes, de Cannes à Lille, de Lille à Paris, de Paris à Bordeaux et à La Rochelle, j’ai rencontré, la semaine dernière, des publics bien différents: les maires et les investisseurs venus de plus de 100 pays au MIPIM, un  des tous premiers salons mondiaux de l’aménagement urbain; plus de 500 étudiants d’une école de management du nord de la France; les chefs d’entreprise du Medef de Charente-Maritime; les visiteurs du salon du livre de Paris où je présentais mon dernier ouvrage; et puis les auditeurs de RTL, d’Europe 1, de France bleu Gironde etc…

Chaque fois, je me suis efforcé de faire passer le même message, autour de trois mots clefs: humilité, anticipation, optimisme.

Humilité devant la crise, bien sûr, que personne n’a vu venir et dont personne ne voit clairement l’issue. La réponse des gouvernements s’organise à deux niveaux: national avec les plans de sauvetage des banques et de relance économique par la dépense publique; mondial avec la préparation du G 20 qui va se tenir à Londres le 2 avril et dont nous espérons tous qu’il posera les bases d’une nouvelle régulation des marchés financiers. Jean-Claude Trichet, le gouverneur de la banque centrale européenne, qui ne pêche pas d’habitude par excès d’optimisme, sent venir les signes d’une reprise pour 2010. D’autres responsables évoquent une sortie de crise plus lointaine. Personne en fait n’a une vision claire du calendrier. Dans l’immédiat, il faut que nous restions prêts à nous adapter à l’évolution de la conjoncture et que nous parvenions à éviter la controverse qui pointe entre les Américains et les Européens: les premiers réclament une stimulation plus vigoureuse de la demande, les seconds donnent la priorité à la remise en ordre de la jungle financière internationale. Le G 20 doit impérativement trouver les termes d’un message de confiance. 

Au delà de la crise, il faut déjà anticiper les grands changements qui nous attendent en toute hypothèse et que j’appelle, dans mon livre, les trois « révolutions » du XXIème siècle. La révolution géopolitique qui déplace le centre de gravité de la richesse et de la puissance, voire des valeurs, sur la planète: nous ne sommes plus au centre d’un monde qui est devenu multipolaire. La révolution numérique qui crée une nouvelle relation de l’homme à l’espace et au temps, mais aussi les conditions d’un nouvel équilibre entre le « je » et le « nous ». Et puis la révolution écologique, sans laquelle c’est la survie de la planète et de l’espèce humaine qui est menacée. Ces deux dernières révolutions peuvent d’ailleurs s’entretenir l’une l’autre, il peut y avoir entre elles ce que Nathalie Kosciuscko-Morizet appelle joliment un « frottement » positif: certes les technologies de l’information et de la communication sont fortement consommatrices directes d’énergie; mais elles peuvent aussi contribuer à réduire de manière drastiques les flux d’énergie nécessaires à d’autres secteurs d’activité.

Optimisme enfin. Je reconnais que le mot et le concept peuvent paraître provocants dans la situation actuelle où le chômage ne cesse de croître. Et pourtant, même si l’optimisme n’est pas à la mode, même si l’opinion publique en France est plus portée à la sinistrose que celle de nos voisins (encore que les sondages soient, sur ce point, souvent contradictoires), nous devons être conscients que la seule riposte efficace aux défis du monde contemporain, c’est la confiance. Confiance en soi, confiance dans les autres, confiance dans l’avenir. On ne me sortira pas de l’idée que le monde de demain peut être meilleur que celui d’aujourd’hui, que le développement durable n’est pas forcément synonyme de décroissance et d’austérité, que nous pouvons inventer une nouvelle croissance, plus économe des ressources non renouvelables, plus sobre certes, mais aussi plus joyeuse parce que plus en harmonie avec la nature qui nous fait vivre. C’est pourquoi je ne mangerai plus de cerises en hiver…

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27 commentaires pour « A travers la France »
  • jerlau
    Le 22 Mars 2009 à 19 h 30 min
    Bonsoir,

    Je vois qu'on ne vous pardonne rien en matière de communication. Le Pape vous a été fatal ! C'est le drame de la clairvoyance.

    Vous devriez vous intéresser à la technique du "zem me yang " chinois. Un chinois, "pur jus" énonce une idée générale et comme il n'est pas sur que l'autre ait compris, vu la prononciation de la langue, il ajoute et dit "zen me yang ? " qui est l'équivalent de notre "qu'en pensez vous ?". Cela a beaucoup d'avantages car cela amène à s'adapter au contexte.

    La communication se fait donc de façon progressive (on comprend les pb du PDR en Chine). Pratiquant le Chinois depuis longtemps, lors d'une conversation en chinois, c'est obligatoire car on n'est jamais sur que l'autre a bien compris. Mais en Français j'en ai fait une pratique commerciale pour négocier et j'ai toujours trouvé cela d'une efficacité redoutable. On énonce une idée, et le "zen me yang" l'adoucit et permet de mieux l'ajuster et on renforce sa position. Cela conduit à raisonner vite sur la réponse du partenaire. J'ai toujours trouvé cela très relaxant. Même face à un journaliste, ou dans une conférence, le zen me yang devient "que faut-il en penser " si .... on est un tel (en option ).

    Il se peut que vous puissiez tirer partie de cette technique. Qu'en pensez vous ?
    jerlau
  • Hubert
    Le 22 Mars 2009 à 18 h 22 min
    Cher Alain Juppé,

    Je réagis par rapport à votre position concernnant les propos du Pape sur le sida et le préservatif.
    Je vous avoue que quand j'ai entendu ce que disaient les médias des propos du Pape, j'ai été moi-même un peu surpris car je trouve difficile d'expliquer la position de l'Eglise Catholique en si peu de mots.
    Mais comme j'ai eu par le passé l'occasion de constater que, malheureusement, les médias déformaient la réalité, je me suis permis d'aller "à le recherche de la vérité".
    Ce n'est d'ailleurs pas très difficile : il suffit d'aller sur le site de l'Agence de presse officielle du Vatican : ZENIT.
    Vous y trouverez vous-même la vértitable déclaration de Benoît XVI, dans son contexte : http://www.zenit.org/article-20486?l=french

    Voici la question du journaliste et la réponse de Benoît XVI, dans son contexte.
    Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

    Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font.

    Cher Alain Juppé, il me semble que vous avez mieux à faire que de hurler avec les loups.

    Bien respectueusement,

    Hubert
    Hubert
  • montfe
    Le 22 Mars 2009 à 16 h 23 min
    Monsieur Juppé,
    Comment adhérer à cet article - au demeurant intéressant - , tant l’intégrité morale et objective de son auteur semble aléatoire ? En effet, à la lecture de votre réflexion au sujet du pape Benoît XVI, suite au déchaînement médiatique, organisé en règle, et dont il est victime, il apparaît que vous manquiez de discernement et du recul nécessaire normalement requis avant tout jugement, et surtout avant toute condamnation. Si vous aviez pris soin de lire l’ensemble de l’interview donnée par le pape dans l’avion qui le conduisait en Afrique, ainsi que les discours qu’il a prononcés, et ainsi que les différents commentaires explicitant la position de l’Eglise en ce qui concerne l’usage du préservatif , vous n’auriez pu que faire l’éloge du bon sens et de du bien fondé de ses propos. Il en est de même pour la levée de l’excommunication, et pour la fillette brésilienne.
    Que le « français moyen » reste à l’idée de ce qui lui est servi mâché par les médias en tout genres est une chose, mais que vous-mêmes, homme politique ayant eu à servir l’état au plus haut niveau, fassiez l’impasse de l’honnêteté intellectuelle pose une grave question - d’autant que certainement vous avez été vous aussi victime d’une presse assassine - loin de moi l’idée que pour cette même raison vous ayez subi de difficiles revers politiques.
    Par ailleurs, je ne peux que pensez à ceux qui ont condamner le Christ : trois catégories dirons-nous, 1/ le peuple qui n’est pas vraiment dans la capacité de s’exprimer, 2/ les autorités juives dans leurs différentes appartenances et oppositions, 3/ les autorités romaines. Nous nous retrouvons aujourd’hui avec le même schéma et constatons le même effet : la condamnation du juste par l’union de ceux qui naturellement ont toujours étés ennemis. Dans notre langage actuel cela se nomme « association de malfaiteurs » Et pour authentifier cette comparaison, un signe est donné, celui de la réaction de monsieur Cohn Bendit, pour le même sujet. Les extrêmes se touchent et s’unissent, s’épousent en quelque sorte, pour tomber à bras raccourci sur un homme, innocent entre tous, fidèle à son magistère, et tentant de réveiller une conscience collective dont le cœur prend racine au dessous de la ceinture, et dont la raison vacille entre le culte de la personne, et le plaisir immédiat dans le refus de ses conséquences.
    Par ailleurs, pour avoir accompagné bien des personnes atteintes du SIDA, jusque dans les derniers instants de leur vie, je ne peux que déplorer le manque de responsabilité de tous ces porteurs de « bonne parole » et de « morale culturelle », sachant comme tous les responsables sanitaires sérieux que l’usage du préservatif a une efficacité que l’on peut évaluer à 75% ; que deviennent les 25% autres ? Doivent-ils être sacrifiés aux idéologies déviantes de la société ? Chacun en portera la responsabilité devant Dieu. Je terminerai ce billet par cette ces mots reçus d’un jeune adulte d’origine algérienne et agonisant sur son lit d’hôpital, après avoir été contaminé par le VIH : « Avertissez les enfants ! »
    montfe
  • Bonte
    Le 22 Mars 2009 à 16 h 21 min
    Monsieur le Maire, ce n'est pas à cet article que je réagis mais à vos propos sur France Culture. Je suis en effet extrêmement surpris qu'un homme de votre culture et de votre intelligence puisse dire que le pape Benoît XVI fait preuve d'autisme. La complexité de la pandémie du SIDA, notamment en Afrique, devrait interdire toute argumentation simplificatrice. J'aurais compris que vous exprimiez une incompréhension devant les propos du Pape, mais pas ce jugement trop commun. Je vous avoue être déçu. Les difficultés personnelles que vous avez rencontrées dans votre carrière politique, pour ne pas dire l'injustice, ont pourtant dû vous révéler que les médias sont experts pour caricaturer une intention et faire condamner un propos. Il est vrai que le temps du politique et le temps du spirituel ne sont pas de même nature. Mais je croyais naïvement que le recul pouvait permettre à un homme d'état de votre niveau de ne pas s'inscrire dans un débat stérile.
    Bonte
  • Etienne
    Le 22 Mars 2009 à 13 h 13 min
    Vos commentaires au sujet du pape.
    Monsieur, Lire les forums à ce sujet, prendre un peu de recul par rapport à la situation suffit à montrer la grande déception que vous avez engendrée. Il y a une grande incrompréhension à la violence de vos propos, comme si vous vous étiez joint aux vociférations habituelles aux positions du pape, et de L'Eglise catholique. Cette réaction ne vous ressemble pas, et d'une certaine manière, j'allais dire une nouvelle fois, discrédite votre stature, et votre position. Vous avez perdu le recul qui vous étais propre. Monsieur Juppé pouvez vous nous expliquer pourquoi vous vous êtes laissé entrainer dans cette violence, dont il est assez certain qu'elle ait été organisé, La situation par rapport aux questions de boéthique se radicalise, ou vous situez vous?
    Etienne
  • jjdasy
    Le 22 Mars 2009 à 11 h 20 min
    monsieur juppe, a vous lire , toujours avec plaisir:
    1 on realise encore mieux que la democratie a de consternantes limites..
    2 on apprecie, o combien, ce qu est la hauteur de vue.personnellement j aimerais que des gens de gauche s expriment de la meme facon.peut etre que de passage a lille , madame aubry vous aura demande quelques conseils.

    vous avez au moins un lecteur , tres fidele , en asie. actuellement a malacca , malaisie

    continuez
    salutations
    jj favreau
    jjdasy
  • ROUSSEAU
    Le 22 Mars 2009 à 11 h 13 min
    Pardon, mais mon commentaire ne concerne pas cet article mais vos propos médiatisés ces derniers jours à la télé concernant le St Père.
    Je trouve très surprenant et même choquant de vous voir dire qu'il commence à poser problème. Je ne savais pas que l'Eglise et le Pape devaient se conformer à la pensée de quelques politiciens imbuts d'audimat.
    Quand on relit son discours sans extraction d'une parole on s'aperçois qu'il ne dit rien de plus de Jean Paul II il y a quelques années. Je pense que c'est la position de l'Eglise, et qu'il serait anormal de l'entendre dire autre chose. Maintenant il serait peut être temps d'apprendre à réfléchir, et qu'on adhère ou non à ses paroles, le laisser remplir son role de Pape au lieu de vouloir faire à tout prix du politiquement correct.
    ROUSSEAU
  • Michaud Claude
    Le 22 Mars 2009 à 10 h 45 min
    Réaction à votre rencontre à Bibliothèque Médicis.
    -Toutes vos préoccupations se montrent tournées vers vos états d'âme (-bonheur - satisfaction de prendre des décisions tous les quarts d'heure _ satisfaction de dépenser l'argent du contribuable par ses décisions , par de l'investissement plus ou moins utile, par des emplois pour faire fonctionner son propre mouvement, par des logements personnels, donc dominancce de joie de dépenser l'argent du bourgeois économe - satisfaction jusqu'à l'étalage de sa vie très personnelle avec l'épouse et autres - satisfaction de ce qui est pris chez autrui pour de la reconnaissance personnelle...)
    Toutes ces attitudes jusqu'à se dire franc (pourrait-on dire le contraire) sont très égoïstes et vous nuisent .
    Dès qu'un homme devient politique c'est à dire au moment où il commence à vivre en fonctionnaire à la charge du contribuable, en ne produisant directement et souvent indirectement aucune valeur ajoutée, il perd la notion du réel et pense que tout tourne autour de lui même, entouré de fausse modestie.

    Par ces réflexions rapides que ma femme,(je la fait intervenir pour vous imiter) pense issues d'idées de petits bourgeois, sont je crois celles du téléspectateur moyen, qui pense qu'une telle intervention vous a désservi, car vous a montré sous un jour étroit, comme cet écrit.
    Vous avez aussi de grandes qualités comme une faculté de synthèse.
    Amen
    Michaud Claude
  • PJA
    Le 22 Mars 2009 à 10 h 23 min
    à bordeaux depuis 15 ans j'ai soutenu votre action car j'avais confiance en ce que vous faisiez comme Maire.
    Je découvre avec fureur et tristesse votre capacité à tuer ceux avec qui vous n'êtes pas d'accord si je me réfère aux propos que vous avez tenus sur Benoit XVI. Une sorte d'incitation au crime corse.. Gardez mémoire de l'opprobre Mr Juppé, consommez vos cerises car lorsque vous aurez perdu ceux qui avaient retrouvé un peu de confiance en vous, largués par des paroles aussi blessantes et vulgaires il vous restera vos ''amis''. A défaut de nous répondre, j'espère que vous vous excusez publiquement sinon par conviction au moins par opportunisme,
    j'attend pour vous saluer,
    Pierre Jacques
    PJA
  • Fabrice Arnoult
    Le 22 Mars 2009 à 10 h 05 min
    Bonjour Monsieur Juppé,

    En fait je ne veux pas réagir à cet article mais je n'ai pas trouvé sur votre blog comment vous écrire.
    Je vous ai entendu vendredi 20 mars à 20h sur France 2 et vous disiez à propos de la crise dans l'enseignement supérieur que les enseignants-chercheurs avaient obtenu satisfaction dans leurs revendications !!!! En fait il n'en est rien du tout. Moi-même étant enseignant-chercheur en grève, je peux vous dire que c'est totalement faux. Aucune de nos revendication n'a pour le moment été satisfaite par le ministère. Vous pratiquez de la désinformation et je peux vous assurer que la mobilisation des enseignants-chercheurs reste forte et entière. D'ailleurs une manifestation est prévue mardi 24 mars à Paris à proximité du ministère de l'enseignement supérieur pour protester contre le projet de décret qui reste en l'état inacceptable par notre communauté. Je vous demande donc par ce message un droit de réponse et souhaite que vous rectifiez vos propos dans les médias à ce sujet.

    Fabrice Arnoult
    Maître de Conférences
    Fabrice Arnoult
  • Georges
    Le 22 Mars 2009 à 00 h 48 min
    Votre réaction face à Benoît XVI dans le Figaro du 19 Mars m'a choqué. Comment vous pouvez vous juger le Saint Père, lui qui est le chef de l'Eglise, représentant le Christ, et qui défend la vie et qui prône une seule chose, l'évangile?

    C’est vraiment la fidélité et la chasteté qui peuvent préserver des maladies du type du Sida. N’ayons pas peur de voir grand pour l’homme et de ne pas le considérer comme un animal qui serait incapable de se maîtriser.
    Le bonheur ne pourra venir que d’un amour fidèle entre un homme et une femme.La famille, cellule de base de la société a plus que jamais besoin d’être soutenue et non d'être attaquée comme vous le faites! On a besoin d’homme politique courageux!Quelle déception pour vos électeurs d'avoir entendu de telles paroles de votre part!
    L’évangile de ce dimanche illustre bien les attaques contre le Saint Père:

    «Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
    En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;
    mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »
    saint Jean 3,17-21.

    M. Juppé, avec les paroles que vous avez dites publiquement dans le premier quotidien français, contre le Saint Père, vous êtes en train de vendre votre âme au prince des ténèbres. Je prie pour votre conversion et ne revoterai plus jamais pour vous tant que vous ne demandez pas pardon publiquement.

    Georges
    Bordeaux
    Georges
  • LUC SEMBOURG
    Le 22 Mars 2009 à 00 h 46 min
    M.Juppé,

    J'ai été scandalisé par votre indignation dans le Figaro contre le Pape. Qui êtes vous pour juger le saint Père, guide de plus d'un milliard de personnes qui nous mène vers la vie éternelle, la vie en Dieu?
    Quelle déception et tristesse de vous voir vous exclure publiquement de la communion de l'Eglise.
    Ne pensez vous pas que la fidélité dans le mariage vaut bien mieux que les moyens de contraception? Le Saint Père nous propose un idéal de vie, pourquoi voulez vous la rabaisser!! Pourquoi n'avez vous pas le courage du beau, du vrai, du bien!

    Moi qui vous avez soutenu à Bordeaux, je ne me reconnaitrai plus jamais en vous et j'entends beaucoup de personnes qui sont dégoûtées par vos propos.


    Luc Sembourg
    Bordeaux
    LUC SEMBOURG
  • Thierry
    Le 21 Mars 2009 à 23 h 46 min
    Vos propos sur France Culture, à propos du pape Benoit XVI m'ont paru choquants, mal informés et relever d'un microcosme bobo assez décevant.
    Vous l'accusez d'autisme. De votre part !
    Est-ce pour le prix de l'humour politique ?

    Cela m'a rappelé votre pratique primo-ministérielle : Vous êtes intelligent, mais moitié moins que vous ne le croyez.
    De plus vous n'avez qu'une lecture faussée des problèmes du monde.
    C'est regrettable, mais il semble bien que ce soit irrécupérable; c'est une faiblesse de votre formation et vous n'avez pas l'humilité nécessaire pour chercher les réponses aux questions, en dehors de votre cervelle.
    Dommage !!
    Bonne retraite ...

    PS: Les grands esprits se rencontrent, vous dites la même chose que Cohn-Bendit et Dechavanne, j'espère que vous en êtes flatté.
    Thierry
  • JPM
    Le 17 Mars 2009 à 05 h 30 min
    Point 1) La crise n'a pas été anticipée : Nouriel Roubini avait prévenu les économistes et à toute petite échelle, mon fils qui vit aux US, m'avait dit en 2006, que l'Amérique fonctionnait avec de l'argent virtuel et que la bulle internet avait été microscopique à côté de celle qu'il sentait gonfler.
    Point 2) Entièrement en accord avec vous, sauf qu'il faudrait mettre un bémol sur le réchauffement du au CO2. Je vous invite à consulter un blog scientifique : http://www.pensee-unique.fr/ qui recense toutes les études sur la climatologie.
    Point 3) Optimisme oui, à condition que l'irrationalité du monde financier de ces dernières années ne soit remplacé par celui des Etats qui injectent des centaines de milliards qu'ils ne possèdent pas et qu'ils sont obligés d'emprunter au risque de devenir dépendants de prêteurs puissants.
    Optimisme, oui, à condition que l'Europe développe des programmes pour de nouvelles énergies, pour de nouveaux moyens de transport......... etc...
    Optimisme, oui, à condition que la France ne soit pas "suiviste" au sein de l'OTAN, d'une nouvelle Amérique qui ne nous impliquera pas dans sa nouvelle stratégie, peut être moins brutale, mais toujours inspirée par ses énormes besoins énergétiques et le financement de sa dette.
    colossale.
    Optimiste enfin, si les deux grands partis de gouvernement et surtout l'UMP aient une vision de l'avenir qu'ils peuvent offrir aux Français.
    JPM
  • Puel Régis
    Le 17 Mars 2009 à 03 h 13 min
    Une révolution dans le monde du travail, le service à domicile
    Par Régis Puel Bordeaux


    Je pense à André 45 ans de Bordeaux, licencié aprés 28 ans de service dans sa société avec un crédit à rembourser, et ses deux enfants; je pense à Fatima 29 ans de Paris 18eme abandonnée par son mari avec trois enfants en bas age à nourrir, un loyer à payer et pas de travail à l'horizon, je pense à Mathilde 83 ans de Marseille, qui ne voit plus sa famille et qui se trouve bien isolée dans son deux piéces, sans aucun lien avec le monde exterieur, je pense à tous ces gens qui galérent mais qui gardent toujours l'espoir que l'avenir apportera une solution.


    Voila, les principalles villes sont en place dont Bordeaux et la CUB et c'est une véritable révolution dans le monde du travail.
    En effet, aprés avoir étudié le marché du service à domicile, je me suis aperçu que dans n'importe quelle ville de France, si vous cherchez un prestataire de service à domicile (femme de ménage, garde d'enfants, repas à domicile,cours de langues étrangères ... ), vous tombez toujours dans des agences de prestataires qui embauchent directement et les citadins n'ont pas accés aux prestataires de services directement.

    Ces salariés par manque d'argent , n-ont aucun moyen de communiquer et donc de pouvoir vendre leurs service à leur compte.
    Hors la France à des ressources, je crois à l'énergie des petites mains qui n'ont de cesse de chercher des solutions pour se construire une vie digne et sereine et ce malgré la crise.
    Aujourd'hui et ce depuis le 01 janvier, l'état propose à chacun de décider de son avenir, devenir auto-entrepreneur.

    Si nous voulons retrouver le plein emploi, il passe par la communication et surtout par l'innovation, oui mais laquelle?

    Elle est toute simple, pour donner les moyens aux internautes de France de rencontrer le maximum de prestataires, il suffit d'offrir à chaque auto-entrepreneur un plan de communication pour 10 Euros/mois avec une fiche personnalisée, chacun est accéssible dans sa ville selon sa spécialité, voila le concept, et voici ma dernière création dans les 8 plus grandes villes de France.

    Paris Marseille Lyon Toulouse Nice Nantes Strasbourg Bordeaux
    La première agence de communication pour les prestataires de services à domicile mais aussi le meilleur moyen de trouver un prestataire dans sa ville.

    Alors bien sur, j'ai besoin de votre aide, si vous pensez qu 'il puisse drainer des milliers d'emplois, comme je le crois, je compte sur vous Alain.



    Régis Puel ([email protected])

    service-paris.com
    marseille-services.com
    lyon-service.com
    servicetoulouse.com
    services-nice.com
    nantes-service.com
    strasbourg-service.com
    cubservice.com
    Puel Régis
  • sivis pacem
    Le 16 Mars 2009 à 23 h 25 min
    bien, je ne fais que passer, mais il est sur, en l'état actuel des chose que mon inclination se porte vers vous, je ne suis rien et je ne represente rien, mais je pense que vous etes la personne la plus representative de notre société, alors foncez M'sieur, la campagne va commencer
    salutations
    ps l'environnement et l'ecologie sont des choses bien trop serieuses pour les laisser aux écologistes, ce sont des composantes de la politique moderne....
    sivis pacem
  • Jean
    Le 16 Mars 2009 à 19 h 34 min
    Je vous invite à consulter un billet intéressant à propos de la coexistence entre révolution numérique et révolution écologique :http://www.lafemmedigitale.fr/non-classe/tic-dd-ca-progresse/
    C'est clair, net, rassurant, et en plus, bien écrit.
    :-)
    Jean
  • Scoop
    Le 16 Mars 2009 à 19 h 29 min
    Bon, je file chez Mollat.
    Scoop
  • Le merle moqueur
    Le 16 Mars 2009 à 16 h 24 min
    Anarchiste de la Terre.

    Après La Sévigné des Landes,qui bombardait de missives éco-inspirées son entourage;voici notre J.B. Clément de la Commune de Bordeaux, qui nous entonne "le temps des cerises", avec une forte dédicace(un prélude et un final) à sa Louise Michel(une ambulancière de première).
    Pour ce qui est des révolutions,pas beaucoup plus de précisions que sur ce blog et les lettres antérieures, et seulement quarante pages par rapport aux 175 consacrées à ressasser la souffrance.On ne tire pas sur une ambulance, mais est-ce bien raisonnable? Les habitués de ce blog ; les lecteurs de vos livres précédents ont compris depuis longtemps tout-cela:combien de livres vous faudra-t-il pour cicatriser cette plaie , quousque tandem?
    Le péquin moyen a perçu depuis longtemps le tragique de la chose, d'ailleurs les Bordelais vous ont réélu.
    Quant au côté vie privée, sentiments, tout ça , cela ne sert à rien de les évoquer,"cela ne nous regarde pas "...faut savoir s'étendre , sans se répandre: c'est-ce que me répète mon éditeur, qui se moque de mes cent livres...
    "quand il chantera le temps des cerises
    et gai rossignol,et merle moqueur
    seront tous en fête..."
    Le merle moqueur
  • Fra m
    Le 16 Mars 2009 à 15 h 21 min
    Que du bonheur trouvé dans tous ces bons articles sur vous et de vous, dans la presse quotidienne et hebdomadaire. On y sent votre dynamisme pour poursuivre votre vie personnelle et politique, dynamisme au service de Bordeaux et son avenir. Souci aussi de prendre part activement aux grandes questions qui se posent actuellement et dont vous relevez dans cet article les côtés positifs avec optimisme et confiance.. Egalement de toutes ces rencontres très intéressantes et gratifiantes autant pour vous que pour vos auditoires...
    Comment ne pas penser que vous touchez maintenant un point déterminantpour votre avenir ?...dont on se réjouit...
    Et votre Livre ?... J'aime lézarder au soleil du style, d'une histoire d'un livre dans lequel je me trouve bien...
    Fra m
  • bertranus
    Le 16 Mars 2009 à 14 h 08 min
    Pour ce qui concerne votre livre que j'ai lu en entier,J' ai pour ma part retenu votre adhésion à la pensée de Saint AMBROISE ,qui devrait être inscrite en exergue dans les bureaux des Présidents et la Salle de réunion des Conseils d'administration de nos Entreprises B2B
    bertranus
  • bertranus
    Le 16 Mars 2009 à 13 h 59 min
    La dernière fois que nous nous sommes vus nous avons parlé,Europe et opportunités européennes;
    Pourquoi ne pas viser la Présidence de la Commission ,vous y feriez merveille;parlez-en avec Mme Merkel,puisque vous la connaissez bien!Je verrais ce poste plus de votre compétence et préservant mieux votre Avenir.IL faut sauver l'Europe!pour cela il lui faut un Chef crédible et vous êtes celui là!Pensez -y Bien à vous bertrand(celui à qui vous ne répondez jamais,mais qui vous aime bien quand même...)
    bertranus
  • mamie blue
    Le 16 Mars 2009 à 10 h 33 min
    j'adhère totalement à ce que vous dites, avec un petit bémol sur la décroissance et l'austérité.
    Même si c'était le cas, ne serait ce pas un juste retour des choses après tout ce "gachis consommatoire" style fuite en avant,ou on ne sait plus si c'est le besoin qui crée le produit ou le produit qui crée le besoin via la publicité.
    Nos sociétés dites développées ont usé et abusé des ressources naturelles,des travailleurs pauvres etc...
    Que ce soit le tour des pays émergeants me paraitrait naturel, voir mieux si ces pays prenaient conscience qu'il ne faut plus abuser de la planète ...notre monde aurait peut être un avenir par une meilleure répartition et gestion de ces ressouces !
    mamie blue
  • THIEBAUT Philippe
    Le 16 Mars 2009 à 00 h 28 min
    Bonjour Mr Juppé,
    Alain en toute amitié et humblement ...n'y allez pas!
    Bien sur les réformes pour notre pays
    Bien sur l'urgence et la difficulté de les expliquer pour les faire passer
    Mais dans le respect des corps intermédiaires et des contre pouvoirs
    Notre président est intelligent dominateur et manipulateur
    Votre place n'est pas a ses cotés me semble t il!
    N'y allez pas!
    Vous n'avez rien a voir avec tout ça!
    Présentez vous en 2012!
    THIEBAUT Philippe
  • hifi
    Le 16 Mars 2009 à 00 h 13 min
    J'aime bien votre slogan " Je ne mangerai plus de cerises en hiver".

    Vous êtes, et c'est assez étonnant, un des rares hommes politiques, que je connaisse qui aborde sans démagogie la défense de la planète.

    Par contre, je ne partage pas votre optimisme, pour une raison simple: les générations qui arrivent ne connaissent pas la vraie nature, ils sont nés ou vivent dans des grandes agglomérations, et pour eux, le concept de préservation de la biodiversité est trop abstrait. La nature est pour eux un toboggan géant en hiver avec le ski ou du sable en été, le reste du temps, ils fuient dans les mondes artificiels que sont l'alcool et les drogues, alors manger ou ne pas manger de cerises en hiver, n'est malheureusement pas leur préoccupation principale. Et c'est bien dommage !
    hifi
  • jerlau
    Le 15 Mars 2009 à 22 h 46 min
    Bonsoir,

    Je suis surpris de votre appréciation concernant la crise. Vous dites que "personne ne l'a vu venir". Je suis surpris que vous puissiez être aussi affirmatif, et il me semble impossible que vous ne l'ayez pas perçu. Cette crise est la conséquence d'une mécanique implacable qui s'est déclenchée en 1971 avec la déconnexion entre dollar et or. Maurice Allais avait même été très précis. Vous avez du suivre également au début des années 70 les travaux qui se faisaient autour du rapport Sudreau.

    Je ne peux pas croire que les gouvernants n'aient pas vu ce qui arrivait. On voyait monter cette pelote financière dans les bilans des banques où les actifs financiers ont été multipliés par 10 en quelques années au passif et à l'actif des bilans. C'était le signe d'un gigantesque Ponzi.

    je suis surpris que ce diagnostic n'ait pas été fait et cela me parait impossible. Nous en discutions il y a déjà 20 avec des amis, patrons de banques. Le Ponzi s'est écroulé comme tout Ponzi par manque de confiance.

    Mais si les gouvernants ne font pas un diagnostic correct sur les raisons de base de la crise, comment peuvent-ils choisir les bonnes actions à mettre en place ?

    Excusez moi pour cette remarque ; j'ai beaucoup d'estime pour vous; je vous ai croisé à Louis le Grand, mais j'y étais en taupe, et je venais de Pau.

    Désolé encore pour la remarque et toutes mes amitiés.
    jerlau
  • Ehrlicher
    Le 15 Mars 2009 à 21 h 10 min
    Bonjour Monsieur Juppé,

    Cela fait plusieurs moi un certain temps que je consulte votre blog - sans toutefois jamais avoir réagi à un seul de vos articles.

    L'article d'aujourd'hui reprends certaines des idées centrales de votre dernier livre. J'en profite donc pour vous féliciter pour ce livre (que je n'ai certes pas tout à fait terminé: il me reste 90 page sà lire) qui a véritablement réussi à me captiver ! En un mot, je dirais qu'il est génial !
    Ehrlicher

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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