Blog Notes d'Alain Juppé

Alerte blanche

Publié le 29/09/2005 par Alain Juppé

Notre bref séjour à Paris m’a éloigné de mon clavier depuis quelques jours. Les messages se sont accumulés. Pardon de ne pouvoir répondre à tous.
D’autant que la technologie est parfois défaillante: on me dit que la diffusion aux abonnés de la « newsletter » a des ratées; on essaie de réparer…

Avant-hier, j’ai expérimenté un autre intinéraire pour aller faire mon cours à Gatineau. Plutôt que l’autoroute habituelle, j’ai choisi la route qui longe la rivière des Outtaouais. La lumière était encore estivale, la végétation toujours verdoyante, les maisons fleuries et pimpantes, la rivière large mais moins imposante que le Saint-Laurent, le long du Chemin du Roy entre Québec et Trois-Rivières; à l’approche de Gatineau, les marais se succédaient entre la route et la rivière proprement dite; il se dégageait de ce paysage une sorte de douceur et de plénitude, comme si l’espace créait la paix.

CTV (une chaine de télévision anglophone) consacre un sujet au réchauffement climatique:
« Global warming causing record Arctic ice melt ».
Les scientifiques sont maintenant à peu près tous d’accord: si les taux actuels de réduction de la calotte glaciaire se maintiennent, l’Arctique pourrait être complètement libre de glace l’été d’ici la fin du siècle.
La débâcle se produit de plus en plus tôt en Alaska et en Sibérie.
Entre janvier et août 2005, la température a été supérieure de 2 à 3 degrés aux moyennes constatées dans l’Océan Arctique au cours des 50 denières années.
Les conséquences de ces phénomènes sont multiples. Je cite dans le désordre: les territoires de chasse des Inuits se rétrécissent; les conditions de vie des ours polaires sont de plus en plus précaires; et le lien avec la multiplication des cyclones sur le golfe du Mexique est établi.
Ce qui est stupéfiant, c’est de voir l’inertie de l’humanité face à l’auto-destruction qu’elle a organisée depuis des décennies. Les experts les plus éminents (et parfois les plus populaires) ont beau la prévenir que le point de non-retour est sans doute atteint, rien ne change vraiment: ni les comportements individuels, ni les choix politiques.
En novembre prochain va se tenir à Montréal la 11ème (!) session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. On y fera le bilan de Kyoto I , on y préparera Kyoto II. Ce devrait être un rendez-vous majeur pour l’avenir de la planète et des êtres vivants qu’elle abrite. Ce ne sera peut-être qu’une rencontre internationale de plus.
A moins que nous ne nous mobilisions chacun à notre place.
D’abord pour changer nos façons d’agir. Je me souviens des conseils d’un maire brésilien qui nous parlait d’écologie:  » Un: triez vos ordures ménagères. Deux: évitez de prendre votre voiture pour aller faire vos courses ». Cela peut paraître simpliste et pourtant tout commence par là.
Et puis il faut maintenant faire du sauvetage de la planète et des espèces vivantes (dont la nôtre) l’enjeu politique n°1, tant au niveau national qu’international. Ce pourrait être le visage heureux de la mondialisation.
Je serais d’avoir votre avis sur la question.
29/09/05

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44 commentaires pour « Alerte blanche »
  • David Bieder
    Le 30 Aout 2006 à 17 h 12 min
    Bonjour,
    je suis totalement choqué par la démission des conseillés municipaux pour vous permettre d'être élue. Il y a un calendrié electoral et il doit être respecté. Les elections cout chére et votre election n'apporte rien à la démocratie. Rien ne vous empêchez de participer bénévolement à la gestion de la ville en attendant votre tour. Cette action est un forme caché et malheureusement non sanctionné abus de biens sociaux.
    David Bieder
  • thomas lugagne
    Le 29 Novembre 2005 à 14 h 04 min
    En ce moment même, l'après-Kyoto est discuté à Montréal et les diplomates européens s'accrochent une fois de plus à un improbable accord a minima compte tenu de la position intransigeante de l'administration Bush sur ce thème.

    La position américaine est motivée par deux thèses bien connues.
    La première découle de la fameuse non-négociabilité du niveau et du style de vie des américains. Bien que récemment nuancée, cette idée est de moins en moins tenable politiquement compte-tenu des récentes catastrophes qui ont frappé les Etats-Unis et on sent que le discours est près à être modifié au gré de l'opinion publique.
    La deuxième est davantage d'ordre idéologique : il ne faut pas ralentir un système économique basé sur l'innovation qui apportera à terme une solution aux problèmes de ce monde, et notamment les problèmes climatiques. Or, le temps joue contre nous ... et les solutions sont connues ! Elles n'attendent qu'à être organisée au sein d'un autre politique de développement industriel intégrant la politique énergétique du pays.

    Bien sûr, les Etats-Unis ne sont pas les seuls à être montrés du doigt et trop de pays traînent manifestement des pieds pour prendre le problème à bras le corps, mais on doit tout de même saluer les efforts de l'Europe pour tenter de faire avancer le débat.

    Cependant, la recherche du consensus est-elle la meilleure voie ?
    Il est de plus en plus clair que l'administration fédérale se retrouve en porte-à-faux avec les efforts de nombreux Etats américains en matière environnementale. De plus, les entreprises américaines suivent au plus près l'évolution des normes européennes sur la question avec le souhait de ne pas rester aux portes - et on a tendance à l'oublier - du plus grand marché actuel de la planète.
    Enfin, le futur grand acteur mondial qu'est la Chine est à l'aube d'une prise de conscience sur les questions environnementales, et on peut raisonnablement penser que les modifications climatiques prévues par tous les experts du globe en rallient d'autres.

    Alors pourquoi continuer à rechercher l'assentiment des Etats-Unis ? Une mise à l'écart de l'administration bush - qui au passage n'est pas éternelle - peut être capable de créer un électrochoc dans une opinion américaine de plus en plus sceptique sur l'action du Président et creuser encore les divergences de point de vue entre les Etats et l'administration centrale au point de n'être plus tenable politiquement. De plus, cela pourrait pousser l'industrie US - lobby parmi les lobbies - à réagir et demander à son tour des comptes afin de ne pas perdre en compétitivité et de reculer en terme de pénétration de marchés.

    Bien évidemment, cette solution peut effrayer les diplomaties ayant passé beaucoup de temps à renouer le lien transatlantique et les futurs leaders européens, globalement atlantistes. Mais les opinions publiques européennes finiront par manifester clairement le souhait - si ce n'est pas déjà le cas - d'une position de rupture face à ce qui est considéré comme le plus grand problème qu'ai connu l'humanité.
    thomas lugagne
  • Antoine KOEZLE
    Le 21 Octobre 2005 à 11 h 34 min
    Il est certain que l'avenir de notre espèce est en devenir. L'humanité ne semble pas se rendre compte qu'elle va droit dans le mur, c'est tout à fait un phénomène d'autodestruction.
    Comme si l'homme devait se mener à sa propre perte...
    Ce phénomène d'indifférence est frappant, l'homme faisant preuve de tant d'ingéniosité et de créativité dans d'innombrables domaines.
    Les conséquences sont déjà là, mais on observe sans intervenir, sans se soucier de l'avenir des générations futures.
    L'argent semble rendre aveugle.

    L'homme est l'espèce dominante sur cette planète, mais il y a bien une chose qu'il ne pourra jamais maitriser : la nature.

    Un jeune étudiant qui voudrait faire changer les choses mais qui ne sait pas par où commencer...

    Antoine KOEZLE
  • Yann Thomas
    Le 18 Octobre 2005 à 03 h 42 min
    Merci pour votre coup de gueule. Je suis Yann, chef d'entreprise français de 35 ans au Québec. C'est marrant, si vous étiez encore en politique en France, on ne vous écouterais pas car les gens auraient l'impression que vous dites cela pour faire bonne figure alors que maintenant que vous n'avez plus de responsabilités officielles, votre discours a plus de chance d'être entendu !
    Je n'ai bien sûr pas de solution magique mais je recycle, chauffe normalement ma maison et m'oblige à rouler dans une vieille "minoune" (une vieille voiture en québécois) qui consomme peu plutôt que de m'acheter un VUS confortable. Ce combat pour la défense de l'environnement de nos enfants en est un citoyen mais aussi politique. En effet nous avons individuellement la possibilité d'agir chacun à notre niveau en choissisant le long terme plutôt que la satisfaction de "besoins" immédiats mais nous avons aussi le droit de vote. Heureusement certains pays au travers des hommes politiques qui les représentent (comme l'ont pu faire la France et le Canada dans leur combat pour la défense de l'exception culturelle) sont capables de défendre une vision plutôt qu'une autre ! Bref, et sans évoquer forcément l'actualité politique de la droite française, de choisir un certain jacobinisme plutôt que le libéralisme.
    Yann Thomas
  • Eric Languillat
    Le 12 Octobre 2005 à 15 h 25 min
    Je suis assez pessimiste en ce qui concerne Kyoto, etc. Il me semble que même si on s'y tient, on court à la catastrophe. En langage mathématique, on ne fait que réduire la dérivée première, mais celle-ci reste positive. Pour employer une image, c'est comme si l'on voyait que l'on fonce dans un mur en pleine accélération. En ce moment on se dit qu'il faudrait réduire l'accélération... mais la vitesse, elle, continue de croitre.
    Or, je ne vois pas comment l'on va "réduire la vitesse", à la fois parce que cela impliquerait un changement vraiment brutal des comportements que personne n'est prêt à faire dans nos "pays riches", et parce que l'émergence de pays comme l'Inde et la Chine vont rapidement multiplier les problèmes.

    Il me semble qu'il faut lentement faire le deuil de certaines choses, et se dire que même si l'on trouve ca triste, les générations futures vivront dans un monde différent (n'est-ce pas un pau toujours le cas), probablement sans ours blancs.
    Eric Languillat
  • Alain Hodé
    Le 11 Octobre 2005 à 01 h 49 min
    Bonjour,
    Je ne pense pas que les gouvernants actuels sauront réagir à ce réchauffement inéluctable. Pendant que notre bonne vieille terre continue à se dégrader, les hommes qui nous gouvernent pensent à leur prochain mandat... Il faudrait une autorité supérieure aux nations, qui imposerait aux pays des règles strictes, pour éviter l'emballement climatique. Il faudrait encore inventer un super-gendarme pour
    préserver la planète et pour ralentir l'exploitation exponentielle de nos ressources. Qui souhaite rendre des comptes au super-gendarme? Personne !
    Bonjour (comme on dit ici)
    Alain Hodé
  • Philippe Vinckier
    Le 07 Octobre 2005 à 10 h 15 min
    bonjour,
    Cela fait 4 ans que je passe mes vacances dans les alpes, près de modane. En discutant avec les habitants de cette région, tous me dises que les glaciers fondent de pls en plus en été, c'est un phénomène très visible au fil des ans!!
    Et là, c'est le grand silence de tout nos responsables!!

    A quand une prise en charge des dégats de la polution, et de vraies réponses à nos questions?

    Je signale que je suis Belge, vivant en belgique, et que nous trions nos déchets depuis déjà quelques années!!
    Philippe Vinckier
  • Jacky GUILLAUME
    Le 06 Octobre 2005 à 14 h 27 min
    SNCM ?


    Le conflit de la SNCM me semble exemplaire sur le plan strictement économique. Voici une entreprise para publique, qui a un marché captif qu’elle doit partager avec deux concurrents et qui fait tout pour perdre alors que ses adversaires dégagent des bénéfices.
    L’accumulation des grèves , des retards et un service approximatif ont eu raison de cette entreprise.

    Aurait-on pu faire différemment ? Je pense qu’il aurait fallu faire deux grandes réformes.

    La première, pour obtenir une meilleure adhésion des employés à la stratégie de l’entreprise consiste à augmenter leur participation au capital. Une façon à peu près indolore pour y parvenir consiste à attribuer des primes sur l’activité en parts sociales ou en actions pour les entreprises cotées. Cette implication dans le fonctionnement de la structure limiterait les actions de grève et aussi le dilettantisme général.

    La seconde consiste en la création de Fonds de placements. Destinés à alimenter les retraites complémentaires ils pourraient être prélevés sur les cotisations sociales retraites ou être crées comme l’a été en son temps la CSG.
    L’intérêt de ce fond serait de pouvoir intervenir pour recapitaliser nos entreprises en difficultés car plus de 30% du budget de nos entreprises est sous contrôle étranger( certains parlent de 40% et plus). Si un tel fond avait existé le retrait des investisseurs de HP aurait pu être compensé.

    A l’heure ou l’Europe se perd et démontre son impossibilité à agir de façon cohérente, il devient urgent de prendre des mesures de préservation seuls ou associés aux édiles de Bruxelles sous peine de voir toutes nos entreprises disparaître ou changer de mains. Après les américains, les chinois ?

    Je concède que ces mesures n’intéressent que le secteur productif et non les services qui posent des problèmes symétriques.
    Le ministre de la fonction publique a bien parlé de prime au mérite mais il me paraît difficile en l’absence de critères simples et impartiaux, permettant de juger de l’activité d’un agent, d’y parvenir.
    Jacky GUILLAUME
  • Isabelle Le Chaffotec
    Le 05 Octobre 2005 à 23 h 21 min
    Monsieur,

    A la fin de l’article « Alerte blanche » vous sollicitez l’avis de vos lecteurs. J’ai donc effectué une petite recherche dans d’anciennes revues « National Geographic » que je conserve précieusement. Je vous indique, à titre d’information, les références des revues qui pourraient éventuellement vous intéresser. ( Mon époux a pensé à scanner les articles ; mais vraisemblablement le lien ne doit pas être possible par le biais de l’e-mail.)
    - « National Geographic » de septembre 2004
    titre de l’article : « Alerte sur le climat » pages 44 à 69
    - « Nat. Géo. » de février 2004
    titre : « l’énigme du carbone manquant » pages 68 à 97
    - Article « Géoalerte » paru dans le numéro d’octobre 2004
    - Article « Chronoalerte » paru en novembre 2004

    Site internet : WWW.NATIONALGEOGRAPHIC.FR

    Ne pouvant vous transmettre directement ces infos, je souhaite vous laisser un aperçu. Je suis donc obligée de retranscrire l’article « alerte sur le climat » rédigé par les auteurs suivants :
    -Tim Appenzeller, service sciences
    - Dennis R. Dimick, service environnement et technologie

    ALERTE SUR LE CLIMAT :
    « Le réchauffement planétaire peut sembler trop éloigné dans le temps pour que l’on s’en inquiète, ou trop incertain – un scénario échafaudé par ces mêmes logiciels par ailleurs bien souvent incapables de prévoir avec justesse le temps qu’il fera la semaine prochaine. Par une glaciale journée d’hiver, on peut même penser que quelques degrés de plus seraient après tout une bonne chose. Et les cris d’alarme à propos du changement climatique ne sont peut-être qu’une tactique utilisée par les écologistes pour nous faire peur et nous forcer à renoncer à nos voitures et à notre mode de vie. Chacun peut se rassurer comme il peut. Mais les nouvelles de notre Terre sont hélas, très inquiétantes.
    De l’Alaska aux pics enneigés des Andes, le monde se réchauffe, en ce moment même, et très rapidement. A l’échelle du globe, la température moyenne a augmenté de 0,6°C par rapport au siècle dernier, mais les zones les plus froides et les plus reculées, comme les régions polaires ou la Sibérie, se sont réchauffées bien davantage. Les conséquences de ce phénomène ne sont guère souriantes. La glace fond, les fleuves s’assèchent et les côtes sont rongées par l’érosion, menaçant des populations entières. La flore et la faune ressentent également les effets de la chaleur.
    « Attendez une minute », diront certains esprits sceptiques. Le climat, tout le monde le sait, est instable et changeant. Il y a mille ans, l’Europe jouissait d’un temps très doux, et la vigne était cultivée en Angleterre. Au début du XVIIe siècle, le climat s’est refroidi, et la Tamise a gelé à plusieurs reprises. Le réchauffement actuel n’est peut-être qu’un caprice de la Nature, un phénomène passager. « Détrompez-vous », répondront les climatologues. Assurément, les rythmes naturels du climat pourraient expliquer certains signes de réchauffement décrits dans les pages qui suivent. Mais la fièvre qui accable la planète a des causes beaucoup plus graves.
    Depuis des siècles, nous défrichons nos forêts et brûlons charbon, pétrole et gaz, déversant dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et autres gaz piégeant la chaleur plus vite que les plantes et les océans ne peuvent les absorber ( voir l’article « l’énigme du carbone manquant » , publié dans notre n° de février 2004 ). Le taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevé depuis plusieurs centaines d’années.
    L’activité humaine est, de façon quasi certaine, la cause principale du réchauffement observé au siècle dernier, a conclu l’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) des Nations unies en 2001 , dans un rapport qui a fait date. La température moyenne du globe monte en flèche – plus vite qu’à n’importe quel moment au cours de ces derniers millénaires. Et les modélisations des experts montrent que les forces climatiques naturelles, telles les éruptions volcaniques ou les fluctuations de l’activité solaire, ne peuvent expliquer que très partiellement ce réchauffement.
    Tant que le CO2 continuera d’augmenter, le mercure continuera à monter – dans une fourchette de 1,5 à 5,5°C supplémentaires avant la fin du siècle, selon les prévisions de l’IPCC. Et ce réchauffement pourrait être subit. Certains climatologues craignent que la hausse de la température actuelle connaisse de brusques et dévastatrices accélérations. Nous avons déjà rejeté suffisamment de gaz à effet de serre pour réchauffer la planète pendant plusieurs décennies. « Nous avons créé l’environnement dans lequel nos enfants et nos petits-enfants vont devoir vivre », explique Tim Barnett, de la Scripps Institution of Oceanography. Nous leur devons de préparer cet environnement à de plus hautes températures et à des changements climatiques, et de ne pas fermer les yeux sur les dégâts dont nous nous sommes rendus coupables.
    Il ne sera pas facile à un monde si dépendant des combustibles fossiles de limiter ses émissions. Il y a trois ans, les Etats-Unis ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto, arguant de son coût exorbitant. Mais même Kyoto aurait à peine ralenti l’augmentation des gaz piégeant la chaleur. Pour maîtriser cette hausse, « il faudrait 40 Kyoto couronnés de succès », estime Jerry Mahlman, du National Center for Atmospheric Research. « Il n’y a pas d’autre solution ».
    Les signes de réchauffement décrits dans les pages qui suivent ont de quoi inquiéter, mais ils ne constituent qu’un faible aperçu des bouleversements dramatiques que notre siècle pourrait connaître. Pouvons- nous agir à temps pour éviter le pire ? La Terre le dira ».
    Tim APPENZELLER, service sciences et Dennis R. Dimick, service environnement en technologie

    Monsieur votre réflexion sur le réchauffement climatique souligne parfaitement les problèmes auxquels seront exposées les générations futures ; et la mondialisation défendrait alors effectivement une noble cause. Vous avez parfaitement raison.

    Très respectueusement

    I LC
    Isabelle Le Chaffotec
  • Pascal TIERCE
    Le 05 Octobre 2005 à 15 h 53 min
    Vous avez, il y a quelques jours, fait un article sur le réchauffement climatique et la nécessité de changer nos habitudes de vie. Pour ma part, j’ai toujours considéré l’écologie comme une manière de vivre. Cette démarche éminemment citoyenne ne peut donc pas être l’apanage des seuls partis dits écologistes dont souvent l’unique raison d’exister consiste à servir les ambitions de certain(e)s et assurer la carrière des autres.

    Trier les ordures ménagères et éviter de prendre sa voiture sont effectivement les premiers gestes que devrait faire chaque citoyen(ne). Cependant, ces attitudes, pour s’inscrire dans la durée, doivent être prises en compte et valorisées par nos élus.

    Ainsi, les municipalités ont mis en place le tri sélectif. Bonne initiative ! Mais alors, comment expliquer les errements de la taxe sur les ordures ménagères supportée par les contribuables.

    Dans une ville comme Royan que je connais bien, cette taxe enregistre des augmentations (les baisses ne sont jamais à l’ordre du jour !) très erratiques. Cela sans justification apparente. Royan est certes une ville balnéaire. Mais globalement, la population ne varie pas beaucoup d’une année sur l’autre. Alors ? Imprévoyance, gabegie… ? Tous les doutes sont permis, d’autant que l’équipe municipale ne communique pas sur le sujet (sur les autres non plus, d’ailleurs !).

    La voiture est au Français ce que le cheval est au cow-boy américain : L’un ne va pas sans l’autre. Il faut bien reconnaître, qu’outre un matraquage publicitaire ancien et intensif en faveur de l’automobile, le Français se méfie un peu des transports en commun. D’abord, à cause des grèves à répétition (sans service public garanti) et d’autre part, en raison d’une certaine inadaptation de l’offre à la demande. Essayez donc de vous balader en bus dans Paris le dimanche, les jours fériés ou même en soirée ! Ce n’est pas particulièrement évident.

    Un autre exemple des efforts à faire est d’encourager la SNCF à développer ses trafics voyageurs trans-régionaux. La politique passée du « tout TGV » a permis de remarquables réalisations techniques et des gains de temps appréciables sur des relations comme Paris-Marseille via Lyon ou Paris-Bordeaux. Cependant le bruit des lignes à grande vitesse a du mal à couvrir le silence des lignes secondaires, celles desservies par les trains Corail.

    A cet égard, il convient de mentionner l’initiative du gouvernement d’imposer à la SNCF, dans le cadre de ses missions de service public, un investissement de 130 M€ d’ici à 2009 pour la modernisation des rames Corail dont bénéficieront notamment les trois lignes : Caen-Tours, Quimper-Nantes-Bordeaux-Toulouse, Nantes-Lyon. Trois lignes dont l’avenir semble maintenant assuré. Il reste à la SNCF à relever le défi de rentabiliser de telles liaisons en adaptant son offre à la demande potentielle. Les TER, gérés par les régions, paraissent pour l’essentiel avoir gagné ce pari en fidélisant leur clientèle. Pourquoi pas les trains Corail ?
    Pascal TIERCE
  • Jonathan Charrier
    Le 05 Octobre 2005 à 14 h 48 min
    Je suis content que vous vous intéressiez a ce sujet qu'est l'avenir de notre planète
    Juste une question : Connaissez vous la différence de budget entre le ministère des anciens combattants et le ministère de l'énvironnement et du développement durable en France????

    Je vous laisse chercher...

    C'est une proportion totalement abérrante, le gouvernement prends-t-il des décisions pour le passé ou pour le futur?? Mais bon attendons une catastrophe mondiale pour réagir comme d'habitude...

    Le ministère de l'environnement n'est ni un ministère de droite ni un ministère de gauche, c'est le ministère qui doit être le plus respecté, car sans environnement, sans énergie, elle sert a quoi la croissance????
    Jonathan Charrier
  • Florent MACHABERT
    Le 05 Octobre 2005 à 12 h 55 min
    Deux modestes réactions à la lecture (toujours aussi agréable) de vos articles.

    1/ Il est impératif qu'une conscience collective émerge en matière de protection de notre environnement planétaire, et à ce titre là, des personnalités comme Albert Jacquard ou Hubert Reeves devraient être beaucoup plus et mieux écoutées ; si l'on cherche encore plus en amont la source des problèmes politiques nationaux, je suis convaincu qu'il faut aller regarder du côté des chocs de la mondialisation sur nos structures (institutionnelles, humaines, économiques, et justement environnementales).

    2/ Ce nouveau visage de la mondialisation, comme vous le dites, est je crois lié à la conception qu'on se fait de l'Homme en société et dans le cadre politique : l'Homme comme fin ? ou l'Homme comme moyen ? (cf. les excellentes discussions littéraires sur le sujet d'Alberto Moravia). Toutefois, de la planète ou de l'Homme, je crois que c'est bel et bien l'Homme le plus en danger, car la planète pourra toujours se remettre de la folie des Hommes... mais pas les Hommes.
    Florent MACHABERT
  • françois desmazière
    Le 05 Octobre 2005 à 10 h 51 min
    Ayant en charge la communication d'un grand projet d'infrastructure de transport qui participerait à la réduction des émissions de CO2, le canal à grand gabarit seine-nord europe, je mesure l'absence de vision à long terme de beaucoup de politiques : on regarde la rentabilité immédiate des projets sur le plan financier.. et sur le plan politique (comme me l'a dit un élu : "votre problème, c'est que les marchandises ne votent pas..") sans se projeter sur l'apport à long terme (désaturation routière, accessibilité aux agglomérations, etc)
    françois desmazière
  • Henri CESTIA
    Le 04 Octobre 2005 à 22 h 56 min
    Je ne comprends pas pourquoi il est interdit en France de mettre dans sa voiture de l'huile végétale à la place de son diésel. Popurquoi est-il interdit de produire et vendre librement ce type de Carburant. Face aux inerties que vous dénoncez et que vous connaissez sans doute bien, somme toute vous avez été aussi premier ministre avant de devenir professeur, il faut liberer les énergies, toutes les forces vives de ce pays ... j'ai déjà entendu ça quelque part ... les initiatives libérées sont la condition nécessaire au sursaut salutaire. Donc de grace militons tous pour les huiles végétales ... pas dans nos assiettes, l'huile d'olive est meilleure ... mais dans nos réservoirs.
    Henri CESTIA
  • Didier Boutellier
    Le 04 Octobre 2005 à 06 h 34 min
    Vaste programme que celui que vous abordez ce jour, soyons en conscient c’est bien du devenir de la Terre et de sa biodiversité qui sont en péril qu’il s’agit, sans catastrophisme outrancier. Ce sujet est à mon sens le plus prioritaire qui soit car la progression des dégâts causés à notre Terre est proportionnelle à la lenteur des autorités mondiales à prendre conscience et à réagir. Lenteur… pour simple exemple : en France dix ans se sont écoulés entre le moment où une loi européenne sur le tri sélectif à été adopté et sa mise en application partielle, tout reste donc à faire. Sans énumérer les domaines d’actions car la liste est plus longue que la muraille de Chine, travail titanesque, il est urgent de coordonner une politique mondiale, non pas une coquille vide à l’image du développement durable qui n’est à leur actuelle qu’une vitrine sans arrière boutique mais bien une volonté commune de chaque pays et quelque soit sa taille, petit ou grand sans exception ni dérogation, une politique de taille humaine car en fait il n’est bien question que de cela, l’avenir de tous
    Didier Boutellier
  • P Leclercq
    Le 04 Octobre 2005 à 00 h 29 min
    Mr le premier ministre
    Cher alain

    Pour compléter rapidement un dossier sur Le réchauffement climatique (le changement climatique)
    Voici selon moi un superbe site qui scientifiquement semble bien tenir la route

    http://www.manicore.com/documentation/serre/

    Mais si ca ce trouve….. la terre etait en train de renter dans une nouvelle ere de rafraichissement pre glaciaire et grace a nos 4X4 on a reussi a inverser la tendance ?? ( humour)
    Amicalement
    P Leclercq
  • P Leclercq
    Le 04 Octobre 2005 à 00 h 09 min
    Mr le premier ministre
    Cher alain

    Voici une rapide revue de presse et quelques faits a propos du réchauffement de la planète attribue aux gaz a effet de serre du a la combustion des dérives du pétrole….

    Les Américains consomment plus que 'leur part' des ressources mondiales. Globalement, ils représentent environ 5% de la population mondiale, mais consomment plus de 25% des ressources de la planète.
    Justice Litle, rédacteur de la lettre Outstanding Investments : '... La flambée du pétrole représente une menace politique bien plus qu'une menace physique... Nous sommes tout à fait en mesure de résoudre nos problèmes d'énergie à long terme. Cela dépend simplement des maux qui nous seront infligés à court terme'.
    Dan Denning, rédacteur de Strategic Investments, réplique : 'L'économie américaine n'est pas préparée à une augmentation du coût de l'énergie... l'économie américaine s'est construite sur une aberration et a été encouragée par une erreur. L'aberration, c'est le pétrole bon marché, qui constituera l'exception qui confirme la règle du développement industriel...'.
    A propos du problème du réchauffement de la planète permettez-moi de signaler ce site très intéressant :http://www.terraspei.be/kyoto/
    Il contient notamment un texte de Jeremy Rifkin qui semble être assez fâché avec la politique actuelle de l’administration et les SUV 4x4 …

    Le CO² est-il responsable de la destruction de La Nouvelle-Orléans ?
    Voici un extrait de la CARTE BLANCHE de Jeremy Rifkin parue en page 43 du journal belge LE SOIR le samedi 4 septembre 2005
    La Nouvelle-Orléans : la polémique après le désastre
    Ci-après un petit extrait du texte de Jeremy Rifkin :
    D'abord le grondement assourdissant de Katrina fonçant à plus de deux cents à l'heure sur le golfe du Mexique. Et maintenant le silence surnaturel à mesure que les victimes sont rejetées sur le rivage, ou au large. Après coup, il semble que tout ce que Washington compte d'officiels est en train de retenir son souffle, de peur que le vilain petit pot aux roses ne soit découvert : à savoir que Katrina est la facture à payer pour l'augmentation des émissions de CO² et le réchauffement de la planète. Les savants nous avaient prévenus depuis des années. Ils nous disaient d'avoir les yeux fixés sur les Caraïbes où les effets dramatiques des changements climatiques allaient vraisemblablement se révéler sous forme d'ouragans plus sévères, voire catastrophiques. Effectivement. Au cours des dernières années, les ouragans ont repris du poil de la bête dans la mer des Caraïbes. Aujourd'hui Katrina, la tempête qui tue, a frappé à outrance, ravageant comme jamais auparavant une large bande de la côte méridionale des Etats-Unis.
    En réalité, Katrina sera considérée rétrospectivement comme un « point de non-retour » de l'âge pétrolier - le moment où le public américain a commencé à se débarrasser du mythe confortable selon lequel la fin de l'âge pétrolier et les effets cataclysmiques du réchauffement planétaire relevaient d'un lointain futur. Le futur s'est accompli sur les rives du lac Ponchartrain, le lundi 29 août, avec cette vague géante dévalant à travers les rues de La Nouvelle-Orléans et semant la destruction sur les basses terres du golfe du Mississipi. En conséquence de quoi, l'Amérique et le monde entier ont changé pour toujours.
    Katrina, ce n'est pas simplement un coup dur, une surprise occasionnelle que la nature réserve à une humanité au-dessus de tout soupçon. Qu'on ne se méprenne pas la-dessus ! C'est nous qui avons créé cette monstrueuse tempête. Il y a de cela une génération, nous étions au courant de l'impact potentiellement dévastateur du réchauffement de la planète. Mais nous avons fermé l'arrivée de gaz, comme pour dire que nous nous en fichions éperdument. Qu'espérions-nous ? 52 % des véhicules en Amérique sont des « véhicules sportifs et utilitaires » (SUV) et chacun est un engin de mort, vomissant des quantités record de CO² dans l'atmosphère terrestre.
    Comment expliquer à nos enfants que nous autres. Américains, qui représentons moins de 5 % de la population du globe, nous dévorons plus du quart de l'énergie fossile produite chaque année ? Comment dire aux parents affligés des victimes disparues dans la tempête que nous avons été trop égoïstes pour autoriser ne fût-ce qu'une petite taxe de 5 cents sur le bidon d'essence affin d'encourager la conservation de l'énergie ? Et quand nos voisins d'Europe et du monde qui nous entoure demanderont pourquoi le public américain est si peu désireux de faire du réchauffement de la planète une priorité en signant le traité de Kyoto sur le changement climatique, qu'est-ce que nous leur dirons )……..(
    A l'évidence, c'est maintenant que nous payons la facture. Nous sommes d'ores et déjà pris entre deux tempêtes. D'une part, la demande planétaire en matière pétrolière est, pour la première fois de l'histoire, en train d'éclipser l'offre globale. Le prix d'un baril de pétrole frôle les 70 dollars sur les marchés mondiaux. L'essence et le mazout montent aussi vite que les inondations dans les Etats du golfe, en partie parce que la tempête a balayé les plates-formes pétrolières dans le golfe du Mexique et mis à mal une large portion de nos raffineries.
    Nous entrons dans les toutes dernières décennies de l'âge du pétrole, avec tout cela implique de menaces pour l'avenirs de l'économie planétaire fondée en pratique sur le combustible fossile. Alors que nos géologues ne savent pas quand la production du pétrole atteindra sur la planète un nouveau record - le moment où la moitié du pétrole exploitable est épuisé -, il ne fait de doute à personne, sauf à tous ceux qui se bercent d'illusions sur l'industrie pétrolière que le début de la fin est en vue.
    D'autre part, notre biosphère est en train de se contracter sous la chape des gaz CO², et nulle part il n'y a d'échappatoire. Notre planète se réchauffe, nous coinçant, tous tant que nous sommes, dans une nouvelle et imprévisible période de l'histoire……
    ] On dirait que Mr rifkin n’est pas prêt de rouler en SUV 4x4 après une telle déclaration….
    P Leclercq
  • françois mouchot
    Le 03 Octobre 2005 à 12 h 56 min
    Oui, nous avons un problème de climat auquel nous devons réflechir et sur lequel il faut que nous agissions. Mais comment êtes-vous sûr qu'il ait pour cause l'activité humaine? Toute l'histoire de notre planète nous dit le contraire, et que pese l'humanité et ses activités quand on observe les énergies développées par la nature, eruptions, tsunamis, tremblements de terre, météorites et j'en passe?
    françois mouchot
  • Benoît G*****
    Le 03 Octobre 2005 à 10 h 57 min
    "Selon l'International Institute for Applied System Analysis (IIASA), la part globale des énergies renouvelables dans le bilan énergétique mondial devrait osciller entre 16 et 21 % en 2020, contre 17 % au début de la décennie [1990]. La biomasse devrait continuer à satisfaire 12 % des besoins dans le monde et l'hydroélectricité se maintiendrait entre 5 et 6 %.
    Le solaire devrait enregistrer une progression importante, passant de 0,8 à 2,7 %."
    (source: http://www.senat.fr/rap/l97-4391/l97-439138.html)

    Est-ce suffisant? Pourquoi n'encouragerait-on pas les français, par des mesures fiscales par exemple, à poser des cellules photovoltaiques sur leurs toits comme cela se fait actuellement en Allemagne? (jusqu'à Hambourg!... qu'on ne me dise pas que les conditions climatiques de notre pays ne le permettent pas!!). On parle beaucoup des lobbies pétroliers. Mais si chaque particuliers peut créer lui-même sa propre électricité à un coût virtuellement nul (hors frais d'installation et d'entretien), EDF n'aurait-elle pas beaucoup à perdre dans un tel changement?...
    Benoît G*****
  • Dominique Weill
    Le 02 Octobre 2005 à 20 h 41 min
    Il a a fait une chaleur torride cet été en Sibérie...
    Qui s'inquiète de ces phénomènes alarmants ? L'Administration Bush travaille pour les grandes multinationales. C'est vrai. Mais Il est important de réagir et de ne pas laisser à José Bové l'exclusivité de la défense de la nature. Des Maires de grandes villes américaines souhaitent que les Etats Unis signent le Protocole de Kyoto. C'est rassurant de se dire que l'Amérique est un grand peuple qui peut très rapidement inverser la tendance et décider que l'on peut lutter par des décisions politique . Mais pour l'heure , on en est pas là.Que peut-on faire dans ce domaine en dehors de l'Europe ? Quel dommage que le Parlement européen ait perdu une occasion de peser plus lourd politiquement. Il faut agir sans préjugés idéologiques mais avec une grande méfiance vis à vis des machines à profit qui sont indifférents aux problèmes des populations.
    Cordialement.
    Dominique Weill
  • Mario VALLOTON
    Le 02 Octobre 2005 à 10 h 55 min
    Bonjour Monsieur Juppé

    Je pense aussi qu'un changement de nos comportements peut contribuer à réduire notre consommation énergétique.
    En Suisse où je vis, particulièrement dans la partie germanophone,la population fait beaucoup d'efforts dans ce sens. On peut certainement faire davantage et pour cela il me paraît utile de:

    1) Expliquer à tous les conséquences de leurs choix de tous les jours, par exemple
    - Choix du lieu d'habitation en fonction de l'éloignement et des transports publics disponibles pour aller travailler
    - Prise en considération des aspects énergétiques dans le choix du lieu de vacances
    - Idem pour le choix des activités de loisirs (par exemple la pratique du ski de piste consomme plus d'énergie que celle du ski de fond)
    - Prise en considération de l'éloignement du lieu de production des denrées consommées (est-il raisonnable d'acheter des pommes en Afrique du Sud ou de la viande en Argentine)
    - Réduction de sa consommation de viande
    - etc.
    Ceci devrait pouvoir être expliqué dans les écoles, dans des cours de sensibilisation destinés aux adultes (genre université populaire)sous une forme permettant à chacun ensuite d'intégrer l'aspect de consommation énergétique dans ses choix de tous les jours.
    2) Au niveau politique, nous avons pu constater en Suisse que la démocratie directe, en contre-balançant la pression des puissants lobbys routiers au niveau du parlement, permettait d'avancer dans la mise à disposition d'un réseau de transport en commun performant. Ces dernières années, des investissements de l'ordre de plusieurs milliards de francs suisses ont été votés pour le développement de nouveaux tunnels ferroviaires alpins et des crédits destinés à élargir des autoroutes et à doubler le tunnel routier du Gotthard ont été refusés.
    3) Enfin, je pense que les églises pourraient jouer un rôle plus actif en sensibilisant leurs fidèles à l'aspect du partage nécessaire des ressources disponibles; le fait de laisser un peu d'énergie pour les autres me paraît tout à fait compatible avec l'engagement d'un bon chrétien

    On peut faire beaucoup de choses et cela doit partir de la base.

    Comment la mobiliser d'avantage ? Comment trouver les ressources nécessaires pour une avance significative. Ce n'est pas évident, et vous avez certainement plus d'expérience que moi pour imaginer un plan d'action réaliste.

    Avec mes respectueuses salutations


    Mario VALLOTON
  • gabriel fradet
    Le 02 Octobre 2005 à 07 h 45 min
    Je jette, un peu exaspéré et désespéré, ces mots sans construire le texte…
    Etonnante question au lecteurs de ce bloc notes de la part d’un ancien Premier Ministre, appartenant à l’Elite intellectuelle de la France ! N’y aurait-il jamais eu de groupe de prospective au Gouvernement , au Plan…ou de conseiller lié à des groupes de prospective logés à l’IFP etc…Allons donc. Ou bien Monsieur le Premier Ministre veut-il nous dire que Gouverner c’est suivre et sûrement pas prévoir, anticiper même… Remarquez que à voir l’état de ce pays qui n’est pas en crise (même si on multiplie les adjectifs qualificatifs pour caractériser cette Crise pour éviter le mot déclin qui est une tendance longue et donc une lourde responsabilité, déclin ou même l’impasse où les politiciens nous ont conduits…. Quelle naïveté ou quel mépris du citoyen enfin de ce qui fut un citoyen mais dont on a fait simplement un hédoniste tremblotant.

    En 1969, je faisais partie d’un groupe de prospective, à la Shell Française, mandaté par Royal Dutch Shell, pour imaginer Shell en…1985 et, par intra-polation les grandes options stratégiques qu’il convenait de prendre. En 1969, on avait compris le monde car on savait que le raisonnement par extrapolation nous conduisait dans le mur compte tenu de la révolution technologique qui précipitait un changement généralisé à la vitesse V et de manière universelle. En 1969 !

    Et au Plan, au Gouvernement…rien ?

    Les voitures qui déjà sortent avec deux sources d’énergie et bientôt 3 sont sorties comme ça par un coup de baguette magique des centres de recherche des groupes concernés et par la pollution et par la raréfaction des énergies fossiles et les piles photovoltaïques et autres systèmes utilisant l’énergie solaire Il suffit de regarder la pub à la télé…et l’argumentaire : le plus percutant en France : économisez de l’argent…et mettez vous à l’abri des risques de pénurie (le porte monnaie et la précaution)

    Pour la circulation, mon ami Mesmin et son ami Lépine ne réclamaient-ils pas dans les années 70 la mise en place d’un nouveau système d’accès à Paris et le lancement de covoiturages? Etc.

    Je ne listerai pas ici tout ce qui est en carton et que le Premier Ministre ne peut que savoir, en carton et prêt à être commercialisé, en carton et prêt à être mis en fabrication etc. Car les entreprises , elles, si le Gouvernement se contente du jour le jour, veillent à leur propre survie ! Mais on les vitupère au bénéfice de profiteurs-prédateurs !

    Tout ce qui économise de l’énergie fossile est forcément bon pour la pollution !

    A qui fera-t-on croire que le boom chinois et même indien n’était pas prévisible. En 1995 un de mes amis allait prendre la direction à Pékin d’une société construisant des ascenseurs… Des ascenseurs ? pas pour des maisons traditionnelles chinoises évidemment. ET cela était anticipé en Europe quelques années avant. Les chefs d’Entreprise avaient lu Peyrefitte …pas les politiciens ? Et l’incidence sur les prix et les quantités n’étaient pas anticipées ? ni les crises ?

    Quant à l’énergie verte, la biomasse etc. cela fait belle lurette qu’on le sait, qu’elle est destinée à se substituer en partie aux autres combustibles. Mais Au lieu de citer ce maire brésilien qui visiblement ne voir pas l’état des rues ni des banlieues, ni la banlieue industrielle de Santos, Cubatão, ou de Rio, ni les rivières ni les décharges il faudrait citer les ravages en Amazonie pour produire de la viande de ruminants qui sont les plus grands pollueurs de la planète (méthane régurgité et stérilisation des sols par le piétinement ; en 1992 j’ai traduit un article sur cxe sujet paru dans der Spiegel pour un jésuite spécialisé dans les questions environnementales !). En 1992 !
    Etc. Et j’ajoute que le Brésil a depuis longtemps développé la production de canne pour produire de l’alcool pour voiture (il suffit d’aller à Sao Paulo et de respirer ). Mais en France on a préféré archi subventionner la production du maïs ensilage qui prolifère naturellement sous les Tropiques et pomper comme des fous les rivières et les nappes phréatiques qu’on a laissé polluer gaiement à coût de subvention aussi pour l’élevage porcin (qui ignore le pb des algues vertes sur les plages des cotes d’armor ? etc.). En 1976, j’ai été révolté par cet usage intensif d’un bien collectif, l’eau , au bénéfice de producteurs devenus prédateurs de la nature ; et qu’ont fait les pouvoirs dits publics ; pousser l’extension du maïs sur toute la France !
    Dés les années 50 on savait l’essentiel ; je garde le souvenir d’un livre acheté par mon père que j’ai lu à 13 ans : le ricanement du diable écrit par une américaine (dont j’ai, excusez moi, oublié le nom…tout était déjà dit ! Dès 1950 !
    J »e pourrais allonger la liste et des causes et des critiques et des responsabilités car le problème concerne l’ensemble des « nécessités » crées par une société de consommation débridée et fondée sur l’hédonisme (dont J Lang fut un des grands Héros)
    Bref on sait partout tout sur tout et le coût et la taille critiques des marchés nécessaires et le prix du pétrole provocateur d’un tsunami d’offres . Oui, on le savait, notamment en France, j’en suis témoin. Ai-je assez protesté ! Mais que faisaient les politiciens ? bla bla bla et creuser les trous et endormir le peuple ! Après nous le déluge, demain il fera jour etc. Alors que l’on voyait s’emballer la machine et se multiplier les causes et s’aggraver la difficulté à revenir à des normes compatibles à un vivre ensemble planétaire! Mais après tout il s’agit là sans doute d’une loi d’Evolution de l’espèce qui de plus en plus crée les conditions d’un changement de la nature humaine elle-même !

    Tous ces etc forment un acte d’accusation auquel je vais ajouter l’un des plus graves : par leur incompétence, par leurs lâchetés, leur cécité, leur paresse etc. leur volonté de ne jamais anticiper mais toujours suivre le mouvement au plus prés si possible, en faisant croire pour endormir que demain on raserait encore plus gratis et que l’âge d’or était là pour longtemps même s’il y avait quelques ajustements et en distribuant la manne en creusant le trou collectif, en laissant se détériorer éducation et culture, les « irresponsables politiques » ont peu à peu tué la citoyenneté et fait des français non plus un peuple mais des individus , pas des partenaires mais des veaux qu’il fallait gaver et des imbéciles qu’il fallait amuser tant et plus. Panem et Circenses. Regardez le calendrier festif de la France. Cela existe-t-il ailleurs ? j’en doute. Etc.

    Alors pour faire des français des économes d’énergie et de pollution il n’y a plus que la carotte des allègements fiscaux ou financiers et le bâton des impôts, restrictions de toute nature, contraintes légales et toutes choses qu’aiment à décider les fonctionnaires puisque ce sont eux, grands et petits, qui dirigent la France depuis des décennies grâce à un Statut inégalitaire au regard des lois fondamentales de la République (constituant une véritable Eglise et consacrant la main mise sur la Noblesse et le Clergé après 1789 qui fut une vraie révolution, c'est-à-dire un retour au point de départ avec seulement un changement de propriétaire ! ). De gré ou de force, lui faire faire des économies à ce bougre dont on connaît l’âpreté au gain et le goût pour la jouissance. Harpagon est français, pour sur ! Quel autre levier puisque Hédonisme + individualisme + modèle social français + redistribution à tout va + dette collective +…etc ! Avez-vous remarqué le lien entre influence du catholicisme et cette dégradation généralisée…

    En juillet 1991, je suis allé à Compostelle à pied bien sur en partant de La Souterraine. Rien de tel, Monsieur, pour constater les dégâts que de vivre ainsi la nature, km par km ! Dégâts qui procèdent d’un mépris de la nature inscrit dans notre Histoire par le catholicisme !

    Vous me direz : et vous, le beau parleur ! Moi, je n’ai cessé de me battre pour la vérité, et bien sur dans ce pays de tabous et de mensonges ,en ai pris parfois plein la G…Mais je n’ai jamais cédé, sur d’avoir raison. Et en 1991 j’ai abandonné la voiture en découvrant : les jambes, la bicyclette (et ce m’a bien servi pendant les grèves de 1995…), le train, le car, le bus, le métro, les voitures de location, la voiture des autres…la douche au lieu du bain, des habitudes alimentaires plus saines , tout en continuant de respecter la nature (sans y jeter mes déchets, sans employer des engrais chimiques n’importe comment) etc. en en disant, au risque que l’on me ridiculise ou me tue, la vérité, même pendant ma période « ecclésiale », ce passage en enfer !

    Un politicien (pour ne pas employer le mot méchant de de Gaulle qui n’était pas à une incompréhension près poiur le plus gra ,nd mal de la France) n’aime pas anticiper et un fonctionnaire et un politicien fonctionnaire ? Aime-t-il cette volée de bois vert ?

    Je ne voulais pas vous offenser en énumérant toutes les actions possibles que l’on sait depuis longtemps et dont savait le chronogramme nécessaire pour un passage en douceur, là comme pour d’autres sujets sociétaux, d’un monde fini à un nouveau monde.

    Alors maintenant s’affrontent la vitesse d’un monde nouveau que l’on vu se développer depuis des .décennies, j’en suis témoin et j’ai surfé sur cette vague, parfois au risque de ma carrière, et l’inertie de nos structures mentales et institutionnelles ; l’inertie ? et la tétanisation du corps social … ?.

    Voilà ! votre question était une provocation ! j’y ai répondu comme il convenait sinon j’aurais été l’offensé et je m’estime tous les jours suffisamment méprise comme ça par votre caste qui a manifestement œuvré pour le déclin de ce pays (comme les fonctionnaires de Dieu pour leur Eglise) et non pas pour son adaptation comme ont su le faire de gré et souvent de force il y 30 ans déjà les Grands Groupes Français confronté aux vents du large ! Mais Combien ont coulé…vous les connaissez : Boussac, Manufrance, Olié, Creusot Loire, La Transat, Moulinex etc. et combien ont du licencier avec brutalité et précipitation, en se restructurant ! Quel prix ! Car ces groupes étaient à l’image de notre Etat et pollués par les transferts de fonctionnaires et cette connivence mortelle qui s’établissait entre un système politique figé et un système économique appelé à tailler au large ! La France est encore largement fonctionnarisée et cela interdit une véritable citoyenneté nationale et encore moins planétaire.

    Alors, pour l’écologie…de grâce ! Et vivement et enfin des Etats Généraux des Citoyens ! Car il est plus que temps , et peut être déjà trop tard, de neutraliser enfin la « Révolution » et ses hypocrisies néo-ecclésiales comme les droits de l’Homme sans parler des devoirs tout aussi importants pour enfin évoluer partout en mettant les pendules à l’heure, notamment dans les têtes. Cela passe par une responsabilisation des citoyens, l’abandon du « modèle social français », de cette « exception culturelle » ridicule et onéreuse. Cela passe donc par des Etats généraux des Citoyens. Car les gouvernants ne peuvent plus coller au train de la modernité, ils ne peuvent que suivre et de plus en plus loin si la gouvernance elle-même ne change pas rapidement en s’adaptant aux moyens offerts par la technologie c'est-à-dire par l’Homme ! Sinon ces moyens se retourneront (ils le font déjà) contre l’ «humanité » si ce mot a un sens autre que celui objectif d’agrégat de prédateurs.
    Alors ou pourra peut-être enfin pouvoir prétendre à éclairer le monde où nous n’avons cessé de jouer un rôle néfaste si conforme à l’hypocrisie religieuse « f aites ce que je dis et pas ce que je fais ! ».
    Gabriel Fradet
    gabriel fradet
  • daphné anonyme
    Le 01 Octobre 2005 à 20 h 09 min
    mini quizz: quelle température pensez vous qu il va faire cet hiver?
    combien de cm de neige va tombé cet hiver? savez vs patiné?

    derniere question: je ne vs emmerde pa tro?

    bon hiver!

    une montréalaise de 16 ans

    daphné anonyme
  • Christian JOULOT
    Le 01 Octobre 2005 à 19 h 19 min
    Bonjour Monsieur,

    Aujourd'hui il m'arrive de perdre ma philosophie, et devant l'inertie de l'action, il me vient à penser qu'être drastique et volontaire a du bon, surtout...de temps en remps en politique!

    Cela rejoint le véritable drame qui se deroule ces jours-ci : un bateau est détourné, des passagers subissent un rapt et sont de fait sequestres! les ports et les aeroport sont occupes et fermes, un ile est isolee... une action syndicale! Croyez-vous?... ces gens sont peut-être bouscules, bouleverses par leurs situations... je veux bien, mais je crois plutôt qu'il sont de la CGT et que c'est un bon podium pour se montrer. Tirer à la roquette sur une Préfecture! apres avoir assassine un Prefet... ce n'etait pas le syndicat mais c'etait quand même en Corse! Hasard, hamalgame? Mais enfin, il est non acceptable que cela se fasse : c'est du terrorisme ou une guerre civile, ou une guerre tout court!
    Je suis un peu comme vous : je suis jeune retraité, j'ai 4 enfants dont deux de 12 et 16 ans... et je me demande ce que je fais pour réussir à convaincre un 1er Ministre que ce n'est pas une partie de diplomatie, que si le raid a réussi et les CRS leurs interventions, ce n'est pas pour libérer des "assassins" qui se disent syndicalistes! La Justice va en encaisser les conséquences en la décrébilisant... Et l'homme Politique qui a besoin d'exister pour FAIRE, et bien décide de passer la main, relacher, et "oui, au tribunal plus tard!"... Quel pays vais-je laisser à mes enfants? Rien en ordre, rien en perspective, et une dette monumentale, et sans retraite avant 70 ans si on la veut acceptable! Il n'y a pas une fois encore de vue à moyen terme. Je suis sidéré, ahuri de l'absence de fermeté, de volonté et de vouloir...
    Bien à vous.
    Christian JOULOT.
    Christian JOULOT
  • Cyrille LOCICIRO
    Le 01 Octobre 2005 à 18 h 29 min
    Votre découverte de l'écologie ressemble à une "révélation" au sens religieux du terme. Certains ont vu la vierge, vous, vous avez entendu Nicolas Hulot et en faites l'alpha et l'oméga de votre corpus idéologique sur l'écologie. Excusez moi, mais c'est un peu court. Triez ses ordures, prendre moins sa voiture, c'est une démarche citoyenne (que d'ailleurs bon nombre d'entre nous appliquent depuis longtemps, même à l'époque où vosu même, en situation de pouvoir, n'avait que mépris pour ceci !!!). Par contre, cela ne peut faire office de programme politique.
    Cyrille LOCICIRO
  • JF Marmonier
    Le 01 Octobre 2005 à 17 h 33 min
    Un petit séjour à Paris et vous revoilà à tenir des discours langue de bois !

    Le tri des ordures ménagères représente certes une belle démonstration de l’engagement au niveau individuel mais cela va-t-il au delà du symbole ? La situation ne requiert-elle pas davantage d’action que de symbole ?

    A tenir ce genre de propos, on pourrait aussi demander aux gens de boire moins d’eau pour sauver les nappes phréatiques du sud de la France avec une grande campagne à grand coups de spots publicitaires : « sacrifiez vos reins pour vos petits enfants », non ?

    Ne faut-il pas être tout d’abord rationnel face à la pollution ? Cela passerait dans un premier temps par l’établissement :

    1/ d’une liste des pays et de leur niveau de pollution (cette liste existe déjà)
    Mais surtout :
    2/ de la liste mondiale des facteurs de causalité de la pollution

    Ce second point nous permettrait de savoir d’où vient le réchauffement climatique.
    Personnellement je ne connais pas cette liste et elle n’a pas l’air d’intéresser grand monde…dommage.
    Pendant des années on nous a dit que les responsables étaient les CFC. On les a supprimés et on ne peut pas dire que la Terre se soit refroidie !

    Quelle est la proportion du réchauffement liée aux voitures ? 1% ? 40% ?
    Et le transport aérien ? on ne parle jamais du transport aérien car il nous rapporte tellement avec notre fleuron Airbus…mais quelle est la part du réchauffement liée à l’utilisation du kérosène, carburant tellement peu raffiné et tellement utilisé ?
    Quelle est la proportion du réchauffement liée au méthane rejeté par les élevages bovins ? 5% ? 50% ?
    Quelle est la proportion du réchauffement liée à l’industrie ? 10% ? 60% ?
    Et de quelle industrie parle-t-on ? Centrales thermiques ? Quelles autres industries ?

    Dresser une liste claire et précise permettrait :

    1/ de savoir dans quelle direction il peut se révéler salvateur d’engager des mutations
    2/ de savoir dans quelle direction affecter des crédit massifs pour la recherche afin de contrer les effets dévastateurs du réchauffement à moyen terme.

    Car, une fois de plus, la recherche représente certainement l’unique issue par le haut là où les limitations en tous genres ne sont qu’une sortie par le bas, car limitant à terme le développement économique.

    N’est-il pas grand temps de doubler, tripler, décupler les crédits affectés à la recherche, seul moteur de la croissance de demain ? (Ah non pardon, nous avons le taux de natalité le plus fort d’Europe de l’Ouest alors nous sommes sauvés…)
    JF Marmonier
  • claude rollier
    Le 01 Octobre 2005 à 16 h 56 min
    Kyoto pose l'éternel problème de l'humanité en face de ses ressources à long terme .
    On peut envisager d'organiser l'écologie au niveau mondial pour les économiser ,mais il faut alors accepter une discipline commune,des contrôles et des sanctions....mission impossible .

    Curieux que personne n'ait proposé le vieux principe de survie de toute collectivité vivante ,et plus seulement humaine :le malthusianisme .

    Que chaque pays ajuste le niveau de sa population à celui de ses ressources et moyens ,comme le fait la Chine avec le seuil d'un enfant par couple .

    L'Afrique,si féconde, en particulier .....Elle ferait mieux de se souvenir de ses traditions malthusiennes passées plutôt que de quémander,et sur quel ton!, des subsistances qu'elle est incapable de produire elle-même.
    claude rollier
  • Jean-Yves Blanche
    Le 01 Octobre 2005 à 15 h 56 min

    Et oui nous y voilà !!!!

    Pas un jour sans qu'au 20 heures, les politiques, journalistes... pleurent sur une croissance en berne : et oui les français ne consomment plus assez !!!

    Quel comble d'entendre ça, vraiment une insulte à l'intelligence !!!
    Le réchauffement climatique semble bien là pour en attester !

    Nous allons droit dans le mur si j'en crois le discours électoraliste officiel dans notre pays (mais c'est partout un peu pareil ceci dit) : "il faut relancer la croissance", "avec nous ça va redémarrer" !

    Tout ça pour que l'humain consomme et que la machine puisse continuer à tourner à plein régime, que dis-je en surchauffe !!!
    Tout ça pour le fameux "plein emploi" !

    Il est plus que temps de produire moins et de la qualité, de consommer moins mais mieux !!!!
    Mais bien entendu celà va à l'encontre de la fameuse "réalité économique" qui dit toujours + et + et + ... quitte à broyer de l'humain ! (des gens heureux au boulot je n'en connais pas beaucoup autours de moi...)

    Et bien moi je ne m'y retrouve pas là dedans : ma réalité est plutôt écologique et par là même humaine !!!

    Et pour ce qui est des énergies nouvelles j'ai la conviction qu'une humanité qui a les moyens technologiques pour faire des prouesses dans l'espace comme par exemple envoyer depuis la terre un projectile en plein dans le mille d'une comètes à des millions de km de là, et j'en passe d'autres prouesses...;
    et bien je me dis que cette humanité aurait dû pouvoir depuis longtemps se passer des énergies fossiles !!
    Mais bon les lobbies en tous genre ( et notament du pétrole) tiennent bien le pouvoir et d'une main de fer !!!

    Alors oui pour la planète donc "nous", c'est mal barré !
    Jean-Yves Blanche
  • Michel Boullé
    Le 01 Octobre 2005 à 10 h 55 min
    C'est un sujet que je traite fréquemment sous une forme ou une autre dans mon blog-notes... je constate près de 900 connexions en 5 mois mais pas un seul message écrit? Dommage ? il est triste de constater que les etres humains ne veulent prendre position... préfèrent laisser aller les choses sans participer évitant toute prise de responsabilité
    cf: presentetavenir.tooblog
    nous sommes peu à réagir... à quand une véritable prise de conscience ?
    Mais il en est qui sont tenaces!!!
    Michel Boullé
  • Andrée Comtois
    Le 01 Octobre 2005 à 03 h 14 min
    Bonjour,
    Je venais de découvrir vos textes, et plus rien. Je suis contente de vous relire.
    Oui, comme vous dites, la rencontre de Montréal ne sera probablement qu'une rencontre de plus.
    Chacun de son côté, on fait attention. J'habite en banlieue. Je me dis, au moins un jour par semaine, je prends le train. C'est un début. Mais je suis en train, et là, sur l'autoroute, les automobiles à la queue leu leu. Finalement, est-ce que ce petit peu d'effort, peut faire une différence?
    Il y aussi la méthode forte. Greenpeace? Cette méthode peut provoquer l'effet inverse. Les gens n'aiment pas perdre le contrôle.
    Alors quelqu'un a une suggestion?
    Quand on voit une ville prise dans le smog, ça nous fait sentir l'urgence de la situation. Je suis d'accord avec vous. Il faut faire quelque chose. Mais , à bien y penser, la seule façon est par le politique. Le parti vert?
    Dans certains pays d'Europe, je crois que ces partis ont une certaine influence, mais ici, ça reste marginal.

    On peut peut-être imaginer trouver des personnes qui auraient le charisme nécessaire, et qui défendraient ces idées. Ça ferait avancer , et améliorer les choses.


    notre prof de météo nous disait que selon lui, il est trop tard pour revenir en arrière. Les jeux sont faits!

    Finalement, j'avoue que je ne vois pas de solutions. Je continue donc à faire le petit peu , à chaque jour.
    On verra bien. Mais, dans le fonds, la consommation, qui est à la base de notre économie, vient en contradiction avec ces économies d'énergie, pour essayer de sauver notre planète. Pour moi, c'est paradoxal.

    À une prochaine,
    Andrée
    Andrée Comtois
  • FX Liagre
    Le 30 Septebmre 2005 à 21 h 16 min
    Bonjour,

    Je ne réside pas dans votre quartier mais dans Rosemont, et travaille au centre-ville.

    Dites-moi, ces beaux et nécessaires préceptes que vous défendez, les appliquez-vous vous-même ?

    Je comprends aisément que pour aller à Gatineau ou Québec vous preniez une voiture. Mais à Montréal ? Comment vous promenez-vous ? Comment faites-vous vos courses ? Comment sortez-vous ?

    Si chacun sur l'île se posait ce genre de question, nous ne serions pas, comme par exemple dans la tour où je travaille downtown, 11 mois par an, de 3 à 8 personnes à venir en bicycle, contre trois niveaux de stationnement amplement saturés de vannettes et autres 4x4... (exemple cité pour la proportion. Beaucoup dans la tour viennent en transports en commun. Et beaucoup stationnent leur char ailleurs...)

    Il est bien dommage que les Montréalais, prêts à venir à 30 000 et plus faire 50km le jour du tour de l'île, ne soient pas aussi nombreux sur les routes et les (encore trop peu nombreuses) pistes cyclables, tous les jours de semaine, à l'année longue ou presque.

    Car cela vous dispense d'avoir un char, tant que vous restez en ville. Le réseau train / bus / métro étant amplement suffisant pour passer les jours de pluie et de neige. Et le mois de janvier, OK.
    Et pour la route, on loue à la journée.

    Le résultat ? C'est du vraiment concret, tant sur la consommation d'énergie, la génération de gaz à effet de serre, que pour la forme physique (dans les 3000 km par an rien que pour les trajets domicile/travail en ce qui me concerne. Et c'est à la portée de 75 % de la population active).

    Ah, et j'oublie : le portefeuille (surtout vu le prix du gaz maintenant...)

    Mouais... Mais encore faut-il le faire, et non pas se contenter de dire "Il faut absolument faire quelque chose" dans les dîners en ville, attitude de bien trop de gens. Défendre l'idée oui, mais si on n'agit pas au quotidien en tant qu'individu, cela ne va pas loin.

    D'où ma question initiale (sans méchanceté même si avec un peu de malice) sur votre pratique personnelle... Dans quel camp vous rangez (ou rangerez, on peut évoluer...) vous ? Kanuk et piste cyclable, ou chemisette et BMW X5 ?

    A cet hiver... ;-)

    PS: Du 7 au 10 octobre à Trois-Pistoles, c'est le festival du "Rendez-vous des Grandes Gueules". Si vous pouvez, ne ratez pas, tant pour les lieux que pour le festival et les conteurs... (http://www.contes-recits.ca/)
    FX Liagre
  • Olivier Lacroix
    Le 30 Septebmre 2005 à 20 h 50 min
    Bonjour monsieur Juppé,
    Je me suis laissé dire que suite aux catastrophes aux Etats-Unis GW Bush serait de plus en plus sensible à la problématique du réchauffement climatique.
    Peut-être qu'il serait judicieux d'encourager encore plus ce cher monsieur à faire ce pas.
    On a beaucoup vu TOTAL ces derniers temps, pourquoi une belle entreprise comme Veolia n'a pas été suffisamment mise en avant pour la signature récente d'un contrat de 800 millions d'Euros avec la Chine ?
    Si à un niveau mondial, on mettait en avant les entreprises qui respectent l'environnement(C.A, BENEFICE et image de marque) les américains verraient ça comme un business et très certainement un tiers du travail serait fait, le prix du pétrole qui ne diminuera plus durablement ainsi que la fin de la saison des ouragans devraient achever ce travail de sensibilisation.
    A quand une ONU suffisamment indépendante et puissante pour IMPOSER des décisions qui vont dans le sens de l'interet général ?
    Olivier Lacroix
  • Alexia Millequant
    Le 30 Septebmre 2005 à 20 h 25 min
    Bonjour Monsieur,
    je pense sincèrement que la préservation de l'environnement est un effort collectif qui commence par de simples gestes à la portée de tous. Couper l'eau lorsqu'on se lave les dents, éteindre la lumière quand on quitte la pièce, trier ses déchets, même en immeuble (ca ne prend pas tant de place que cela),
    Que les hommes d'Etat prennent des résolutions qu'ils n'apppliqueront jamais! Ayons confiance en l'homme !
    Alexia Millequant
  • Denis Duquette
    Le 30 Septebmre 2005 à 19 h 19 min
    J'ai bien aimé votre réflexion sur les efforts qu'il faudrait faire pour inverser la tendance actuelle au réchauffement de la planète. Voici quelques commentaires personnels sur le sujet. Je fais déjà des efforts depuis plusieurs années : recyclage, compostage, transport en commun, consommation modérée font tous partie de mon quotidien. Pourtant, alors que tous devraient en faire autant, dans mon entourage je fais encore figure d'exception. Je constate que parents, amis et voisins roulent dans de grosses voitures ou dans des 4x4, consomment à outrance et gaspillent beaucoup. Quand j'aborde le sujet on réplique : « Ah oui, c'est vrai qu'il faudrait faire quelque chose ».

    Les Canadiens et plus particulièrement les Québécois souscrivent à Kyoto et approuvent le Défi d'une tonne lancé par le gouvernement fédéral. Pourtant, en voyons-nous beaucoup de gens qui ont changé leurs habitudes pour relever le défi? Les gens approuvent le principe, mais laissent l'effort à d'autres! Les gouvernements de leur côté, tiennent plus à conserver le pouvoir qu'à réellement changer les choses; on fait de belles pubs pour se donner bonne conscience.

    Comme utilisateur des transports en commun, je constate à tous les jours que les investissements y sont déficients. Les véhicules – bus, métro, trains – sont bondés; comment réussirons-nous à encourager un automobiliste invétéré à laisser son « char » et toutes ses commodités pour aller se faire transporter comme de la marchandise. De mon côté, je le fais car j'y crois! Priorité absolue devrait être donnée aux transports collectifs, on devrait y investir massivement, c'est la seule solution pour retirer des bagnoles de la route.

    Le changement d'attitude face au réchauffement planétaire ne viendra pas uniquement du « peuple » qui dort paisiblement bercé par la pub et le discours rassurant de l'économie. Les gens ont cette fâcheuse habitude de toujours s'en remettre au gouvernement; on s'attend à ce que les changements s'opèrent seuls. C'est sûr que si on consomme moins, le commerce vendra moins; que si tous voyagent par transport collectif qu'il se fabriquera moins d'automobiles, qu'il se vendra moins de carburant et que par conséquent il y aura un rééquilibre dans certains secteurs d'emplois. Mais faut cesser d'attendre et agir!
    Denis Duquette
  • Ahmed REZGUI
    Le 30 Septebmre 2005 à 15 h 03 min
    Monsieur le Premier Ministre.

    On n'entend plus parler des recherches du commandant marin Cousteau.Les fondations qui travaillent à travers le Monde ont un devoir à coordonner les travaux scientifiques et de recherches accomplies. Faire des ces travaux
    la promotion de création d'activité solidaire dans la sauvegarde de la planète. Et tant d'autres idées qui sommeillent dans les tiroirs.
    Amicalement
    Ahmed REZGUI
    www.culture.fr
    Ahmed REZGUI
  • fred larsan
    Le 30 Septebmre 2005 à 11 h 55 min
    Bien sûr, vous avez raison : l'écologie, c'est une priorité que chacun doit avoir au quotidien comme le rappelle N. Hulot avec son "défi pour la terre". Mais si les citoyens se prennent en charge, c'est aussi aux politiques (de gauche comme de droite, mais il se trouve qu'en ce moment, ce sont des gens de votre "bord") de donner VRAIMENT une impulsion financière (quel budget pour le ministère concerné ? Quid de la journée sans voiture transformée en incitation polie à prendre les transports en commun sans pour autant, concrétement, les favoriser ?)et "éthique" en ne cédant à aucun lobby (pétrolier, nucléaire, automobiliste, agricole...). Un espoir dans la mise en place de transports de nuit de Paris vers sa banlieue même lointaine (le Noctilien); mais c'est une mesure de la Région Ile-de-France...
    "La maison brûle et nous regardons ailleurs" disait un certain M. Chirac. Puissiez-vous le lui rappeler pour qu'à votre niveau, les moyens soient mis en place, sans seulement compter sur les citoyens qui trient, se déplacent en bus ou éteignent la lumière. Si leurs impôts pouvaient contribuer à cela, sans qu'ils entendent (pour détourner l'attention ?) que le grand méchant Bush ne veut pas ratifier Kyoto et que tout le problème vient de là.
    C'est donc au fond qu'il manque un intermédiaire entre accuser un très gros (les USA) ou culpabiliser de très petits (le citoyen lambda qui prend un bain. Et vous, politiques, êtes peut-être ce chainon manquant.
    Je continuerai bien sûr à utiliser mon vélo et à maudire Georges Walker mais si vous pouviez faire en sorte que je cesse d'y ajouter ceux qui, àla tête del'Etat pense, paraît-il, que les promesses n'engagent que ceux qui y croient, vous en seriez remercié.
    Cordialement
    Fred

    fred larsan
  • Benjamin MOREAU
    Le 30 Septebmre 2005 à 11 h 38 min
    Monsieur le Premier Ministre,

    Je suis d'accord avec vous, la nécessité est grande de préserver notre planète. Vous parlez de Kyoto I, texte que les Etats-Unis n' ont pas voulu ratifier du fait d'un Président BUSH Jr réticent à tout ce qui pourrait en apparence être contraire à son Economie. Je pense que ce n'est qu'une apparence ,il suffit pour s'en convaincre de regarder l'exemple Japonais qui ont réussi à réduire substanciellement leur émission de CO2(de 40%,il me semble) tout en augmentant la rentabilité de l 'industrie dégageant du CO2(de 10%).

    Mais ne peut-on pas admettre, que la résolution de ce problème passe certes par des actes civiques,mais aussi et surtout par un effort technologique, industrielle, pour axer un développement prenant en compte la nature.
    On le voit par l'intermediaire de la voiture automobile,qui consome de moins en moins d'essence,voire qui par moment n'en consome plus du tout avec l'utilisation de moteur mixte,et un jour la généralisation de moteur à eau, à hydrogène, ce qui ainsi réduit le dégagement de CO2.
    Ainsi on peut esperer que dans quinze à vingt ans la pollution par la voiture sera sensiblement réduite voire divisée.Il faut par ailleurs esperer que ce type de véhicule propre touchera de manière importante l' Inde et la Chine,qui bientôt voudra aussi s'adonner à la voiture.
    Nous ne pouvons évidemment nous contenter d'un effort sur les véhicules.L' industrie doit aussi faire sa part en comprenant que c'est un intérêt, pour des questions d'image et principalement d'Humanité. La maison brûle et nous nous regardons de l'autre côté...

    Ainsi donc n'est-il pas réducteur de vouloir se dédouaner par des actes de tous les jours certes visibles et nécessitant un effort louable?
    L'effort ne doit-il pas se porter sur notre attitude de consomateur, en recherchant des produits respectant notre planète, à tout niveau, de l'alimentation et à la voiture? Quant aux pouvoirs publics, ne devraient-ils pas plus contrôler et imposer des objectifs aux industries?
    La pente est certes forte,mais la route n'est elle pas droite? Le salut de l'Homme passerait-il ainsi par l'homme?
    Benjamin MOREAU
  • Laure Durand
    Le 30 Septebmre 2005 à 11 h 32 min
    Je ne ferai pas de grandes phrases... Je travaille dans une commune de plus de 24 000 habitants, et en ce moment nous préparons un Agenda 21. Parallèlement à cela, nous cherchons à sensibiliser nos élus sur les achats éco-responsables.
    Les problèmes étant que :
    - l'Agenda 21 est, ici, une longue liste de choses auxquelles on pense mais qu'on ne fera pas (trop cher)
    - les achats éco-responsables, c'est bien mais c'est trop cher.
    Résultat : les élus s'en fichent, ils ne cherchent qu'à gagner quelques voix électorales en rabachant les vieux discours : "y'a qu'à faut qu'on"...
    Ma question est donc :
    Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut agir individuellement ET collectivement.
    Mais, concrètement, quand M. le Maire est le 1er à gaspiller les ressources, quand les grosses voitures polluantes appartiennent aux décideurs, quand ceux-ci refuseront de rouler à l'électrique... Quelles armes avons-nous face à l'expression de l'individualisme et du je-m'en-foutisme au plus au point?
    Laure Durand
  • Sylvain Faure
    Le 30 Septebmre 2005 à 11 h 30 min
    Cher Monsieur,

    Votre texte constitue le premier pas d'une prise de conscience extraordinairement intéressante, qui devrait vous porter à rejoindre bientôt le camp de ceux qui refusent de voir dans la croissance économique la solution à tous les problèmes - et y voient même la source de bien des maux, dont la destruction de la planète est le premier. Ces gens ne sont ni des écolos patentés, ni des gauchistes, ni des militants d'Attac, etc. - ce sont des citoyens qui, comme vous, ont ouvert les yeux et ont compris qu'il y avait quelque chose de pourri dans cette course à l'épuisement des ressources. La "mondialisation" est une chose, mais l'économisme qui nous pousse à un développement délirant, à une croissance exponentielle qui multiplierait chaque jour nos "richesses" (?????) est un problème plus grave encore. Puis-je vous recommander de lire le très bon livre de Amiech et Mattern, "Le Cauchemar de Don Quichotte" (Climats) ?

    Bien cordialement

    Sylvain
    Sylvain Faure
  • Michel Claveleau pierre michel
    Le 30 Septebmre 2005 à 08 h 46 min
    Bjr Alain.
    L'industrialisation, les déplacements en voiture, la destruction des forêts , tout ceci est lié au système de consomation moderne (et égoîste de la planète). Si le gens ne sont plus prêts à faire un effort pour limiter les déplacements automobiles, par exemple, il faut les aider à moins polluer "malgré eux". Comment? Est ce qu'un jour on décidera réellement à de développer d'autres sources d'énergies? Le pétrole coute tjr plus cher et les gens achétent quand même. Mettons de nouveaux produits au point (est il possible de se defaire du lobie pétrolier)et sortons de ce cercle infernal.
    Bien à vous
    Michel Claveleau.
    Michel Claveleau pierre michel
  • Frederic Mere
    Le 30 Septebmre 2005 à 08 h 14 min
    Bonjour,

    D'accord pour trier les déchets mais vous connaissez le manque de place dans les immeubles urbains et les appartements.Alors, je préfère tout mélanger et avoir plus de place pour la famille. En un mot, je préfère, faut de place, donner l'espace à la vie immédiate (enfant) qu'à la poubelle.
    Frederic Mere
  • Yann Mersch
    Le 30 Septebmre 2005 à 06 h 00 min
    Mr Juppé je vous lis depuis vos débuts, je n'ai réagit qu'une seule fois à un de vos article, c'était il y a quelques mois environ, mais je lis chacun de vos articles avec beaucoup d'attention, non pas que je partage toutes vos idées ou visions, mais parce que j'ai l'impression d'enfin voir ce qu'un homme d'état pense en dehors de sa fonction.
    Le débat sur l'environement n'en est pas un, c'est une question de temps, de volonté. Le monde entier, apres un peu d'explication scientifique, est d'accord avec le fait qu'il est urgent d'agir, pour être honnête et un poil optimiste, cette question du quand trouvera bientôt une réponse, la nature nous dira le quand, pas nous.
    Voila pour votre article du jour, disons qu'il s'agissait d'une introduction.
    Je voulais revenir sur votre impression générale du Québec, je suis Français et j'y habite depuis 2 ans maintenant, c'est d'ailleurs en prenant un café à Outremont hier en face d'une boucherie qui vendait des saucisses de Bordeaux que j'ai pensé à vous, nous sommes voisins. Je partage votre opinion sur ce pays, c'est fascinant, même apres deux ans je ne m'en lasse pas, au contraire.
    Voici l'objet de mon commentaire: applaudir (fort) des deux mains le commentaire de Normand Cloutier, je trouve que c'est tres bien écrit, juste, parfait, pas parce qu'il donne à la France une image flateuse mais parce que comme ses plaques de "char" il se souvient et en plus, regarde en avant. J'en suis encore ému. Merci Mr Cloutier, si vous avez un blog je veux bien le visiter chaque jour.
    Pour ma part je retourne dans mon combat du net www.fuckfrance.com, un site haineux avec des gens vulgaires. Je m'y interesse parce que je veux absolument me confronter aux pires enemis de l'humanité, l'ignorance et la haine. Je progresse depuis 1 semaine, j'ai le respect de presque tous, et chacun de mes commentaires est tres discuté, argumenté et contesté. Mon discours n'est pas frontal je fais mine d'essayer de les comprendre et ça marche petit à petit, j'ai reçu des messages d'encouragement, ça me donne l'impression d'être utile à la réconciliation necessaire entre nos peuples.

    Toodles

    Yann Mersch
    Yann Mersch
  • Normand Cloutier
    Le 30 Septebmre 2005 à 03 h 13 min
    M. Juppé,

    Merci pour vos commentaires toujours objectifs sur mon coin de pays. Cette petite phrase de votre dernier blog " il se dégageait de ce paysage une sorte de douceur et de plénitude, comme si l'espace créait la paix." me démontre que vous avez tout (ou presque) comprit.

    Ce paysage et l'immensité de ce continent ont façonné le caractère etl'esprit d'indépendance des habitants de ce pays de même que celui des habitants de tout ce continent. À l'époque de la Nouvelle-France, nous étions loin de la Métropole, du Roi et du pouvoir. Nous ne pouvions en quelque sorte compter que sur nous-mêmes. Nous en avons même prit l'habitude semble-t-il. Déjà vers 1700, le Gouverneur du Gouverment de Québec se plaignait de l'esprit rebel des habitants de sa colonie.

    Puis l'histoire à suivi son cours. La France perdit la guerre contre l'Angleterre, connut la Monarchie absolue et la Révolution et nous le régime anglais.

    Puis à l'été 67 est venu De Gaule. Je m'en rappelle, j'y étais. J'étais petit assis sur les épaules de mon papa à le regarder par dessus la foule et il était là debout sur le balcon de l'Hôtel de Ville. Cette journée là, l'espoir est revenu où à tout le moins l'estime de soi. L'estime d'être ce que nous étions.

    Par la suite notre histoire a connu une effervescence effrénée. Les Québécois ont résolument prit le contrôle de leurs institutions nationales, ils se sont bâtis des universités, des collèges et des bibliothèques. Ils se sont mit résolument au vin et au fromage sans doute inconsciemment pour faire oposition au Scotch et au Gin de nos amis Anglais. Finit l'époque des "nègres blancs d'Amérique".

    Les Québécois n'ont plus (ou presque)de complexe vis-à-vis la France et je crois que la France de son côté ne rève plus de venir bâtir sa cabane au Canada. Pour les Québécois, finit (ou presque) l'époque du "la France nous a abandonné" et des "maudits Français". Pour les Français, finit (ou presque) l'époque du Québécois scieur de bois et bûcheron.

    Ne croyez-vous pas que le moment serait particulièrement bien choisi pour multiplier tout aximut les échanges entre nos deux pays? (échange d'étudiants, programmes d'études avec stages en France ou au Québec, etc...).

    Comment se fait-il que j'ai accès à tous les postes de télé américains (ABC, NBS, CBS, PBS, CNN, FOX, etc) et que je dois me contenter de TV5? Où sont les réseaux Français? Nous sommes bien à l'époque des satellites pourtant. Le Gouvernement fédéral vient d'octroyer 2 licences pour la radio par satellite. La majorité des postes seront américains. Où sont les postes Français ? (oui je sais celà relève beaucoup plus de la politique interne canadienne)

    Nos deux pays en retireraient certainement des enseignements bénéfiques et de plus, de par la taille de notre population sur ce continent, nous avons et aurons toujours besoin de la France. Que Dieu la garde.

    Normand Cloutier
  • régis Beaudouin
    Le 30 Septebmre 2005 à 02 h 08 min
    Bonsoir Monsieur,
    je dirais visage indispensable de la mondialisation...
    J'attends de l'avenir proche une prise en considération conséquente de nos dirigeants comme de nous toutes et tous pour la preservation de l'environnement. Ho, je ne suis pas un dictateur, mais il y a urgence, j'en suis persuadé. Tous les spécialistes le disent et l'avenir sur la pollution de la terre est loin d'être optimiste. Bien des éléments sont défavorables à ses changements. Lobbies économiques, industriels, habitudes de la population à vivre et à générer une grande pollution ( automobiles, rejets ménagers... )
    J'ai 37 ans et je crois me souvenir, étant petit, que la consommation, terme général, était différente. J'entends par là que les bouteilles étaient en verre, que de mémoire, il y avait moins de sacs plastiques, bref je crois que la consommation était moins polluante. Le plastique a nuit à la planéte. Et les politiques qui devraient avoir une affluence plus forte face aux associations d'environnement pour faire évoluer les pratiques des industriels se doivent d'agir. Car les enfants de la terre de demain seront des enfants d'ouvriers, d'employés comme ceux des classes plus privilégiés.
    Cordialement. R.B.
    régis Beaudouin

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
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