Blog Notes d'Alain Juppé

Amitié

Publié le 31/05/2005 par Alain Juppé

Je sais combien compte l’amitié dans les moments difficiles. Je veux dire la mienne à Jean-Pierre Raffarin qui a bien fait son travail, quoi qu’en pense aujourd’hui un microcosme versatile.

PS : je suis débordé par le nombre de messages que vous m’envoyez. Je m’efforce de tout lire mais je ne peux répondre à tout. Ne m’en veuillez pas.
31/05/05

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13 commentaires pour « Amitié »
  • rodolphe grosset
    Le 07 Juin 2005 à 00 h 32 min
    bonjour,
    j'habite aux usa depuis 4 ans maintenant et je retourne en france prochainement. je suis heureux de rentrer dans mon pays mais tres tres soucieux du dernier recent virage europeen pris.... la classe politique francaise est , vu de loin, archaique au mieux , incompetente au pire . quid des francais, de la france... vous, qui avais eu la chance et l'honneur de diriger ce pays et qui maintenant avais pris un peu de distance, qu'en pensez vous ?

    bien a vous
    rodolphe
    rodolphe grosset
  • Alain Ragot
    Le 02 Juin 2005 à 12 h 47 min
    Bonjour Monsieur,
    Je rends grâce à Monsieur Raffarin d’avoir su mettre le doigt sur certains déséquilibres structurels (retraite, assurance maladie…), et je l’en remercie. Toutefois, il me semble que les réponses apportées ont manqué de profondeur. Je ne l’en tiens pas pour responsable, compte-tenu des garde-fous de notre démocratie, et du sacro-saint principe des droits acquis. A mon avis, un exemple de courage (proche de la témérité, il est vrai), afin de limiter les effectifs de la fonction publique et de la rendre plus efficace, eût été de "forcer" le regroupement des services des impôts et de la perception. Si vous saviez ce qu’il peut-être agaçant, pour un contribuable, de faire la navette entre ces deux institutions. Chacune rejette tout disfonctionnement sur l’autre, sans vouloir contacter directement l’administration partenaire. Je suis à la retraite d’une profession "libérale" : je ne regrette absolument pas cette orientation, malgré la suspicion et les ponctions financières parfois abusives des administrations. Je trouvais sain d’être rémunéré à l’acte (à la tâche), de payer mes vacances, d’équilibrer mes comptes, de devoir faire correctement mon travail et donner satisfaction... sous peine d’abandon de mes patients. Par contre, combien de fois n’ai-je pas été agacé lorsqu’il n’était plus possible de joindre la Sécurité Sociale après 15h 45, ou que je devais attendre devant un guichet de la Poste ou de la SNCF que l’employé exécute "tranquillement" son travail ? Mais je m'égare, et me contenterai d'associer Monsieur Raffarin, à vous-même et Monsieur Barre en tant que vrais Premiers Ministres (selon mes critères évidemment). Cordialement.
    Alain Ragot
  • François Descamps
    Le 02 Juin 2005 à 09 h 40 min
    Monsieur Raffarin avait le sens de la formule, Monsieur Villepin du lyrisme, (que l'on a perdu depuis Malraux). Je préfère le language de Monsieur Sarkosy qui souvent appelle un chat un chat! (cf. son discours après les résultats du référundum).
    Quoi qu'on en dise les politiques prennent du temps pour se mettre en place. Et c'est le travail de Mr. Raffarin qui portera ses fruits dans les mois à venir...
    Ce que l'on attend de la nouvelle équipe, se sont des décisions judicieuses et COURAGEUSES.
    (Suite de mes propositions à deux balles : la France et l'europe DOIVENT se donner les moyens de controler les flux financiers vers les paradis fiscaux, La politique europeenne doit se pencher sur la circulation des biens dans et vers l'Europe (bateaux poubelles, grands voies navigables, rails, harmonisation des emplois dans le transport). Malgré la peur que se mot inspire à vos correspondants, les syndicats français doivent être renforcés, pourquoi pas une obligation de se syndiquer ?. Le monde du travail aura alors les représentants reconnus pour le défendre.
    François Descamps
  • Olivier Espérance
    Le 02 Juin 2005 à 00 h 37 min

    Bonjour Monsieur Juppé,

    Comme vous, je suis très triste du résultat du référendum.
    Pendant la campagne, j'ai été choqué par les tenants du "non", utilisant le mot "libéralisme" comme une insulte, un pêché. Pourquoi tant de haine envers une idéologie, qui a pourtant aidé beaucoup de pays à se développer ?

    Pourquoi opposons-nous systématiquement le social et le libéral ?

    N'y a-t-il pas selon vous des abus de langage, et ne trouvez-vous pas aussi qu'il faudrait expliquer un peu ce qu'est vraiment le libéralisme, trop souvent assimilié au simple libre échange ?

    Mais, je me trompe peut-être.

    Cordialement

    Olivier Espérance
    Olivier Espérance
  • Germain Ghorbal
    Le 01 Juin 2005 à 17 h 06 min
    Lorsque l'on relit votre article intitulé "Malentendu" au sujet de la Constitution Européenne, on mesure l'ampleur de l'embardée anti- pédagogique qui s'est accentuée jusqu'au 29 Mai.
    De la bonne explication attendue au sujet de cette Constitution, on est passé au brouillage puis au tintamarre.
    On constate que ce sont les personnalités de la société civile qui ont tenté d'expliquer des chapitres trop compliqués.
    On constate surtout l'ampleur de la faillite de la classe politique dont c'était le rôle de s'informer et d'expliquer.
    Le train est passé et comme d'habitude on sera peut être prèt pour le suivant.
    Mais quand?
    Germain Ghorbal
  • Charles-Alexis Chêne
    Le 01 Juin 2005 à 16 h 50 min
    Mr Le Premier Ministre.
    Je me permet de réagir, et de me joindre a vous pour présenter mes salutations et mon estime, à Mr Raffarin. Je pense qu'il a fait preuve de courage. Ce n'était pas facile de passer de la province tranquille aux turbulences parisiennes. Il a essayé de tenir le coup, mais, je pense qu'il s'est trompé sur une chose. Je pense qu'il ne pouvait pas diriger un gouvernement comme il dirigeait (fort bien par ailleurs) un conseil régionnal. Je le trouvais fort compétent en Poitou, beaucoup moins a Matignon. Je lui souhaite en tout cas désormais, peut etre de bonnes vacances, et de, pourquoi pas, le revoir à un autre poste, peut etre moins "clé", mais ou ses capacités, et ses compétences seraient mieux appropriés..!
    Je souhaite bon courage a Mr de Villepin et j'espere qu'il saura redresser la barre. Nous verrons bien d'ici quelques mois...
    Cordialement
    Charles-Alexis Chêne
  • Maurice Marouani
    Le 01 Juin 2005 à 16 h 10 min
    Mesages polis et convenus à l'attention de JP Raffarin, jeu de chaises musicales au gouvernement ...

    Malgré les déroutes aux regionales, aux européennes et lors du référendum, nos élites tentent de faire du neuf avec du vieux alors que justement tous les scrutins depuis 2002 entérinent le rejet des élites, le décalage entre le peuple et ses dirigeants.

    On va nous faire du saupoudrage social, le chomage va redescendre à 9% via des emplois aidés en vue de sauver les meubles pour 2007 mais l'enjeu est autrement plus complexe. Et lourd de conséquences.

    L'enjeu c'est la mondialisation. Un truc que personne n'a vu venir et qui va se réveler comme un séisme pire que la révolution industrielle.

    Qui pour parler vrai ? Qui pour avoir le courage de dire la vérité ? Qui pour réagir ? Qui pour proposer un PROJET et une VISION dépassant le cadre des promesses électorales sur fond de langue de bois ? Villepin est bel homme, parle bien, mais fera-t-il illusion plus de quelques mois ?

    Aujourd'hui, le Président de la République ouvre la route à Bayrou ...

    ... à moins que.

    Je ne sais pas si vous publierez ce billet, mais si déjà vous le lisiez, mon but serait atteint.
    Maurice Marouani
  • Bocar University of Maryland
    Le 01 Juin 2005 à 14 h 56 min
    La ressemblance de nos destins doit contribuer encore à faire naître notre amitié »
    MOLIÈRE,

    Les Anglais disent << A friend in need is a frien indeed >>

    Je suis tombe sur votre blog par hasard et je pense que votre message a M. Raffarin est a saluer. Ca ne doit pas etre facile pour lui et malheuresement c' est ce moment que les amis nous manquent.
    Un Franco-Malien aux USA
    Bocar University of Maryland
  • Franck Ville
    Le 01 Juin 2005 à 11 h 31 min
    Bonjour Alain,
    Je suis un étudiant de 22 en école d'ingénieur à Lyon. Je me pose beaucoup de questions depuis les résultats du référendum. Je ne sais pas si je perd la foi en la démocratie, ou en la France.
    Ce choix erroné des français est-il la conséquence :
    - du système démocratique?
    Quand la société est devant un problème, une question, il semble convenu que la réponse à donner est celle du peuple. Sous-entendu, la majorité a forcément raison. Demande-t-on à un avocat de piloter un avion? Pourquoi une entité se voit-elle accordée le droit de répondre à une question pour laquelle elle est incompétente?
    - de l'état d'esprit des français?
    Qui demandent à être plus protégés, isolés de la réalité du monde, alors qu'ils sont privilégiés dans celui-ci. Qui veulent un modèle social équilibré et solidaire à l'échelle de la France, mais prônent l'égoïsme à l'échelle de l'Europe.


    Je suis si déçu de voir l'Europe sabotée. J'espère qu'elle se fera, avec la France si c'est un moteur, ou sans si c'est un boulet.

    Bonne journée. Franck
    Franck Ville
  • Nicolas Brugère
    Le 01 Juin 2005 à 01 h 19 min
    Jean-Pierre Raffarin a été un premier ministre honnête, loyal et courageux. Il a mis en place des réformes indispensables dans un contexte social, politique et économique difficile. Il a tenu le cap malgré les lazzis et les quolibets. Il faut, parait-il, avoir le cuir épais pour faire ce genre de métier... vous en savez quelque chose, Alain Juppé.
    Je voudrais moi aussi présenter à Jean-Pierre Raffarin mes sentiments cordiaux, respectueux et reconnaissants.
    Nicolas Brugère. Bordeaux
    Nicolas Brugère
  • Jean-Pierre Lazerges
    Le 31 Mai 2005 à 18 h 41 min
    D'accord avec vous, mais à la nuance près que certaines réformes n'ont été faites qu'à moitié, par exemple celle des retraites qui laisse vivre des tas de régimes spéciaux !!

    A quand et pour qui le courage politique de remettre enfin à plat les privilèges de notre nomenklatura politico-syndicale de plus en plus choquante au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la crise !

    En tous cas JP.Raffarin n'aura pas été cet homme courageux mais sera resté le notable d'un consensus mou qui lasse de plus en plus de français ...

    Salutations respectueuses.
    Jean-Pierre Lazerges
  • Julie Garnier
    Le 31 Mai 2005 à 18 h 39 min
    Monsieur le Premier Ministre,

    j'ai aussi beaucoup d'admiration pour Jean-Pierre Raffarin, et pour son courage dans les réformes. Force est cependant de constater que la situation n'est pas très rassurante. On nous annonce un nouveau gouvernement, avec D. de Villepin à sa tête. J'entends sur France 5 que le pacte de stabilité ne serait volontairement pas respecté, le futur gouvernement préférant créer des emplois subventionnés. Evidemment, personne ne s'attendait à un virage libéral. Il reste 22 mois à Jacques Chirac : je ne pense pas qu'il veuille changer la France ni mettre sa popularité en jeu.

    Moi, j'ai 24 ans, et je suis dégoûtée. La France meurt à petit feu, ses déficits publics la dévorent, son taux de natalité est tout juste sauvé par les migrants qu'elle accueille, et son Président n'a même pas été capable, en dix ans, de provoquer l'électrochoc attendu.

    Au lieu de se scandaliser des dettes que traîne l'Etat, on hurle après l'appartement d'Hervé Gaymard. C'est dérisoire.
    On semble être dans la situation de l'Empire romain avant sa chute.

    J'envie parfois ceux qui ont votre âge, ou même les personnes âgées, parce que vous ne verrez pas l'état du pays quand ma génération aura 80 ans. Moi j'aurai peut-être le malheur de le voir. On ne parle même plus de politique de l'immigration : demander une baisse du nombre d'entrants est assimilé à du racisme. Et la droite elle-même a contribué à ce non-sens ! C'est facile de dire ça quand on vit dans de beaux quartiers... et qu'on ne prend ni le métro, ni le RER. Savez-vous que, selon B. KOUCHNER, 67% des gens qui ont voté NON trouvent qu'il y a trop d'étrangers en France ? Est-ce très surprenant ? Est-ce très choquant ?
    Je peux vous jurer que cette impatience -notamment sur l'immigration- est partagée par de nombreuses personnes. Sans cela, Le Pen, dont c'est le seul thème de bataille, n'aurait jamais réuni autant de voix en 2002.

    On ne sait même plus si Nicolas Sarkozy incarne un vrai changement. On a envie d'y croire : et pourtant, il est sans doute comme les autres. Enfin, comme tant d'autres Français, j'apprécie qu'il parle du modèle anglais, et d'immigration choisie. Il a ce méite.

    Je pense que les nombreux messages que vous dites recevoir portent la même lassitude que j'éprouve.
    J'espère que vous vous ferez le relais de cette colère.
    Julie Garnier
  • Nadine Bauguen
    Le 31 Mai 2005 à 18 h 15 min
    Cher Monsieur,

    Je pense que malgré le climat quelque peu difficile en France, Jean-Pierre Raffarin sera un jour, sans aucun doute trop tard apprécié et considéré comme un bon premier ministre, tout comme en son temps l'a été Raymond Barre.
    C'est un honnête homme courageux et efficace, il est bien dommage que ces qualités ne soient plus reconnues.
    Vous partagez les mêmes valeurs, il est bien normal qu'il puisse compter sur votre amitié.

    Bien cordialement.

    Nadine BAUGUEN
    Nadine Bauguen

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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