Blog Notes d'Alain Juppé

Arlette Gruss

Publié le 04/01/2006 par Alain Juppé

Tristesse d’apprendre la mort d’Arlette Gruss qui, malgré son courage exemplaire, n’a pas gagné son long combat contre le cancer.
Arlette était devenue une amie, grâce à Jean-Michel G. qui, à chacun de ses passages à Bordeaux, nous conduisait dans sa roulotte où nous retrouvions la « patronne » pour un moment chaleureux, à l’entr’acte du spectacle.
Depuis mon enfance, je n’ai cessé d’aimer le cirque et le mélange unique qu’il offre de rudesse et d’élégance, de rire et d’angoisse, de tradition apparemment désuète et d’invention toujours magique.
Je ne manquais pas la venue à Bordeaux du cirque Gruss qui commençait toujours dans notre ville, au coeur de la place des Quinconces, sa tournée nationale annuelle.
J’aimais parler avec Arlette, entendre sa voix rauque et chaude, surprendre dans son regard l’éclair de la générosité et de la passion qui l’animaient, discuter des difficultés d’un métier si décalé et toujours si fascinant.
Je penserai à elle vendredi, au moment où tous ses amis l’entoureront pour la dernière fois.
4/10/05

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9 commentaires pour « Arlette Gruss »
  • Laurent Cittone
    Le 25 Janvier 2006 à 09 h 35 min
    Arlette Gruss est morte, dignement. Comme vous et bon nombre de ceux qui l'ont approché,c'était un personnage authentique et chaleureux. Le cirque est revenu cette année encore sur les Quinquonces pour la joie des enfants et des grands. Le temps passe,les saisons se succèdent et nous vieillissons, doucement mais aucune nostalgie vraiment lorsque chaque jour nous découvrons notre ville embellie, s'épanouissant de jour en jour, lorsque nous voyons s'ouvrir une nouvelle boutique, la matérialisation de projets dynamiques, assistant ainsi au désir de construire, de gagner, de vivre tout simplement. Bordeaux bouge, s'ouvre et les bordelais se redécouvrent fiers et amoureux de leur ville. "Que c'est beau maintenant" disait mon fils Jean,(12 ans) pourtant souvent grognon et taciturne en remontant le cours du Chapeau Rouge quasiment achevé. Partout du monde et des jeunes, plein de jeunes qui ne sont pas la pour bruler des voitures ou casser des vitrines mais qui pour la plupart ont des projets, des ambitions... Cette métamorphose que l'on doit à vos choix, à votre ténacité et au travail de votre équipe, comme illustration de mes voeux pour 2006.Pour vous et les vôtres. Tillinac a bien mieux formulé que nous tous ce qu'il faut souhaiter : loin des modes, des faux-semblants,soyons heureux.
    Ce qui est passé est derrière nous tous. Ce qui va advenir est encore un mystère. A la grâce de Dieu et en avant !
    Laurent Cittone
  • Philippe Michas
    Le 06 Janvier 2006 à 17 h 04 min
    Bonjour M Juppé
    Nancéien, défenseur et ami du cirque, j'ai mis ma connaissance au service de la municipalité de Nancy comme "médiateur" et conseiller bénévole "cirque", municipalité que je remercie d'ailleurs de son écoute et de son esprit d'ouverture vis à vis du cirque.
    Cet esprit d'ouverture vous l'avez aussi M Juppé. Je vous serai toujours infiniment reconnaissant de l'accueil que vous avez réservé chaque année au cirque Arlette Gruss sur cette belle place des Quinconces. au fil des années j'ai appris à connaître, à apprécier puis à aimer Mme Arlette Gruss et son établissement. Et dans la description que vous faites de vos rencontres avec elle, je retrouve toutes les sensations que j'ai aussi éprouvé face à cette femme d'autorité et d'exigeance, mais aussi de droiture et de générosité. J'ai été très ému en lisant ce texte et moi aussi ce vendredi matin j'ai pensé très fort à ellle, ne pouvant me rendre aux obsèques. Et dès la semaine prochaine, le chapiteau de Mme Gruss illuminera de nouveau la place des Quinconces...la vie doit continuer. Merci M Juppé d'avoir pensé à Mme Gruss sur votre blog, vous êtes un homme de coeur.
    Amicalement
    Philippe Michas
  • philippe bernard
    Le 06 Janvier 2006 à 11 h 28 min
    monsieur

    La perte de nos valeurs , la dictature imposée par les minorités ethniques et sexuelles , le mépris de nos traditions , tout ceci est de plus en plus compris par les français comme une atteinte à leur propre existence et leur dignité.
    Je constate , étant commercial , une lame de fond pour la défense de nos symboles .Les non pratiquants défendent la religion catholique ,les footeux et non footeux gueulent sur cette équipe entiérement black ,les propriétaires ne veulent louer qu'à des français pure souche ,la trahison d'un chirac qui a bradé la France aux étrangers est abordée sans complexe...
    Ces manifestations sont verbales , elles se manifesteront demain dans les urnes .Certains comme alain griotteray proposent la révolution bleue avec comme embleme l'écharpe bleue portée autour du cou , c'est une bonne idée , elle prend exemple sur la révolution orange en Ukraine.
    D'autres proposent la soupe au lard (les identitaires) une façon de tester en temps réel l'ethnomasochisme des élites et des associations hurlant au racisme ....une maniére également de mesurer le poids du lobby islamique dans notre pays.
    Certains intellectuels non labellisés gauchistes officiels et anti américains sortent la tete de la cuve à purin , je pense à finkielkraut lynché en rase campagne par nos zélites catastrophés de voir remise en cause la pensée unique ; package qui inclut , le jusqu'auboutisme des droits de l'homme , de la tolérance à tout crin et du laissez faire général.
    Fink se voit accompagné plus timidement de gluksmann , gallo ou houellebeq tiens que des anciens gauchistes...
    Quant à la droite ; la vieille garde se mobilise timidement , Balladur a compris depuis longtemps le danger , certains députés UMP osent s'affranchir du tabou (merci à eux)sous les hurlements des nantis de la république , en attente de la légion d'honneur ou d'un maroquin ministériel.
    Quant à vous mr JUPPE , mystére.. tiraillé entre votre amitié présidentielle , votre retour aux affaires et votre sens inné des réalités , peut etre choisirez vous de ne pas choisir...

    saluations



    philippe bernard
  • christophe olivier
    Le 06 Janvier 2006 à 10 h 53 min
    Le bloc-notes d'Ivan Rioufol
    [06 janvier 2006]
    le figaro
    L'année s'annonce rude pour le bien-pensisme : son aveuglement sur l'état du pays a rendu nombre de Français hostiles au discours unique. Il a interdit de critiquer, sous peine de bannissement, l'insouciant assistanat et l'angélique mélangisme, qui ont conduit au surendettement et à l'éclatement ethnique. Banqueroute et guerre civile ne sont plus des scénarios farfelus. C'est pourquoi les lucides veulent rompre avec ces démolisseurs qui pontifient encore.


    Depuis la fronde du 29 mai, qui a vu les électeurs tenir tête aux oukases des politiques et des médias, le bon sens est redevenu une vertu. Comme le remarquait Voltaire en 1762 dans son Traité sur l'intolérance : «Chaque jour la raison pénètre en France, dans les boutiques des marchands comme dans les hôtels des seigneurs. Il faut donc cultiver les fruits de cette raison, d'autant plus qu'il est impossible de les empêcher d'éclore.»


    Le vacarme des réalités oblige nos mandarins à sortir de leur «Cité interdite» et à écouter le peuple. Ce qu'il dit ébranle l'idéologie «antiraciste» et ses fausses bontés. Un sondage du Monde (15 décembre) a révélé que 73% des Français estiment que leurs valeurs traditionnelles ne sont pas assez défendues, tandis que 63% jugent qu'il y a trop d'immigrés. Un sondage du Figaro (1er décembre) a montré que 64% défendent les «aspects positifs» de la colonisation.


    Le déballage iconoclaste ne fait que commencer. Les donneurs de leçons vont avoir du mal à museler ce mouvement de fond, né en réaction à leur dogmatisme liberticide. Même des historiens de gauche dénoncent les repentances obligées de l'histoire officielle, tandis que les attaques contre l'esprit critique tombent à plat : le lynchage d'Alain Finkielkraut, coupable d'avoir décrit le caractère «ethnico-religieux» de la rébellion des cités, a souligné le sectarisme des bons apôtres.


    Au-delà de la redécouverte du patriotisme, défendu par Jacques Chirac lors de ses voeux télévisés, 2006 pourrait être l'année d'un tournant conservateur, préfigurant la tonalité de la campagne de 2007. Les censeurs croient y voir la marque des «néo-réacs» et d'une «lepénisation des esprits». Cette diabolisation illustre le refus d'abdiquer des faussaires. Malgré eux, une révolution des esprits est en marche. Puisse-t-elle se dérouler sans excès et sans heurts.

    Nerfs à vif


    La propagande des adeptes du parler faux est intacte. Les illusionnistes font passer le cogneur Joe Starr pour un modèle de civisme auprès des «jeunes», mais assimilent Nicolas Sarkozy à Jean-Marie Le Pen. Ils acquiescent quand Jamel Debbouze déclare «Je suis fier de mon appartenance» (Figaroscope du 21 décembre) mais hurleraient à la xénophobie si ce propos était tenu par un «Gaulois». Ils accablent la colonisation française mais chantent l'occupation musulmane de l'Andalousie.


    Ceux qui retrouvent la vue se lassent de ces bourrages de crâne et culpabilisations. Ils ne comprennent pas que le président Bouteflika choisisse de se faire soigner à Paris après avoir insulté la République pour sa présence passée en Algérie, comparant ses méthodes à celles des nazis. Ils s'interrogent sur les «blessures» des anciens colonisés, qui s'installent massivement en France pour y bénéficier de sa civilisation.


    Bref, les gens ne veulent plus être pris pour des poires. Y compris par une gauche qui s'entête à penser de travers. Une note des Finances fait apparaître (Le Point, 22-29 décembre) que 38% de la dette nationale sont dus aux coûts de la retraite à 60 ans, aux 35 heures et aux embauches supplémentaires de fonctionnaires. Après Hewlett-Packard et Bosch, c'est la société Fenwick qui propose de renoncer aux 35 heures pour préserver l'emploi.

    L'arrogance des «consciences» ne passe plus, auprès d'une population prête à reprendre son destin en main. Aussi faut-il redouter d'autres tensions, répondant à celles qui sont apparues l'année dernière, notamment à travers les conflits sociaux et le soulèvement des cités. Ces violences ont inspiré dernièrement les chasseurs à Rouen et les étudiants à Rennes, tandis que les usagers des transports ne cachent plus leur exaspération pour les revendications catégorielles. De part et d'autre, les nerfs sont à vif.

    Désirs et réalités

    Face à ce constat, la tentation est grande pour les autorités de relativiser l'insécurité. En novembre, des observateurs se disaient effarés par la haine de certains émeutiers, mentalement prêts à tuer. Une autre sauvagerie s'est manifestée dans le train Nice-Lyon, le 1er janvier. Une poignée de voyous a pu terroriser 600 passagers, en agressant deux femmes, dans l'indifférence des «droits-de-l'hommistes». A celui qui protestait, la racaille lançait : «Tu vas crever, t'es mort.»

    Or ces scènes inouïes n'ont donné lieu qu'à deux incarcérations. Et elles n'ont été rendues publiques, fortuitement, que mardi après-midi. Le jour même, le gouvernement décidait de suspendre l'état d'urgence : «La situation semble s'être largement apaisée» (Jean-François Copé). Dimanche, 425 voitures avaient néanmoins été brûlées, en augmentation de 27,6% par rapport au réveillon de 2005. Le gouvernement semble prendre ses désirs pour des réalités.

    Les raisons d'une absence

    De nombreux lecteurs se sont inquiétés de l'absence du bloc-notes (cinq semaines). En réalité, j'ai dû être hospitalisé le 26 novembre pour une opération relativement bénigne, qui a été suivie de complications. Dieu merci, tout est rentré dans l'ordre. Que ceux qui m'ont écrit leur soutien trouvent ici mes remerciements amicaux. Excellente année à tous.

    christophe olivier
  • etienne Matter
    Le 06 Janvier 2006 à 03 h 25 min
    Monsieur Juppé,
    je réagis à un reportage sur le quotidien des fonctionnaires de police de Noisiel (banlieue parisienne) diffusé le 5 janvier dans l'émission 'Envoyé spécial' sur France2. En regardant ce reportage qui suit bien d'autres sur le même sujet, j'ai été frappé de voir la place prépondérante que prend la répression de l'usage (et du petit trafic) de cannabis. Je crois qu'il faut à présent aborder cette question sur le fond, car elle est en train de pourrir les relations entre 'jeunes' et police et finalement l'idée même qu'un citoyen peut se faire des missions de la police et des conditions dans lesquelles elles doivent s'effectuer (rapports manquant de respect fondés sur une double impuissance).
    Quelques constats tout d'abord. En France, l'usage de cannabis est un délit punissable d'une peine de prison de 2 mois à 1 an et/ou d'une amende de 3750 euros, le double en cas de récidive. Ce sont de lourdes sanctions.
    Le cannabis, quoiqu'on en pense, est une substance psychotrope utilisée occasionnellement par 4 millions de français, dont 850.000 (environ) usagers habituels et 350.000 (environ) usagers abusifs, considérés comme 'à problèmes'. La consommation de cannabis ne cesse d'augmenter en France depuis 35 ans au point qu'il est évident qu'il s'agit d'un problème de société.
    Ces consommateurs sont dans leur majorité des jeunes de moins de 30 ans, en effet la plupart des consommateurs suivent le cycle suivant : début de la consommation vers 17 ans, augmentation jusqu'à 20 ou 25 ans, stabilisation, puis, vers 30 ans, déclin progressif et quasi extinction de l'usage vers 40 ou 50 ans.
    L'usage de cannabis a augmenté dans tous les pays d'Europe et nos voisins sont confrontés au même problème. Quelle est la fonction du cannabis chez ces jeunes ? Il est associé à la fête par certains, il est pour d'autres un moyen d'affirmation de soi, au même titre que l'alcool et le tabac (tous deux légaux), et, pour un nombre non négligeable, j'ai l'impression qu'il fait fonction d'anxiolytique. On conçoit difficilement qu'un jeune ait besoin de prendre des 'cachets' pour se relaxer ou arriver à dormir, et pourtant bon nombre de jeunes se sentent mal (A cet âge, la cause de mortalité principale est le suicide. Eh oui, une jeune fille de 20 ans de mon entourage s'est encore suicidée le mois dernier. Chagrin d'amour.). Familles déchirées ou en détresse sociale, mauvais résultats scolaires, difficulté à communiquer avec les autres, peur d'un avenir auquel on se sent mal préparé, les raisons ne manquent pas. Ces jeunes n'ont souvent aucun moyen de faire entendre leur souffrance ni de se faire prescrire un traitement médical sauf ' à péter les plombs', le mal est alors déjà fait.
    A l'opposé, aux USA, le réflexe de prescrire des antidépresseurs ou des anxiolytiques à des enfants et des adolescents existe, mais peut-être instrumentalisé par les parents, 'pour avoir la paix'.
    En France, ces jeunes prendraient sans doute du cannabis ou de l'alcool.

    Quels sont les dommages réels causés par le cannabis ? Ils sont sujets à débat car la question a longtemps été occultée par le statut illicite du cannabis. On dispose de peu d'études sérieuses ou convergentes. D'autre part, les dommages causés par le cannabis seraient essentiellement indirects, en relation avec des troubles du comportement et de l'attention causés par 'l'ivresse cannabique'. Ces troubles sont d'ailleurs considérés comme à peu près comparables à ceux provoqués par l'ivresse alcoolique.
    En tout état de cause, ils ne peuvent, de bon sens, être supérieurs à ceux de l'alcool dont l'abus tue 50.000 personnes par an et provoque de nombreux troubles du comportement et d'atteintes neurologiques.
    Le sujet m'emmène loin de Noisiel et je ferai une conclusion partielle.
    La focalisation de l'action de la police sur la répression de l'usage de cannabis me semble néfaste. Chaque année on met en oeuvre une débauche de moyens pour arrêter environ 100.000 jeunes porteurs de quelques grammes (ce qui fait du dégât dans les familles et compromet parfois gravement l'avenir de ces jeunes, car des peines de prison sont plus souvent qu'on ne croit prononcées pour simple usage) sans pouvoir donner de réponse au problème. On essaie de donner une réponse policière à un problème qui est d'abord humain, ce qui met la police dans la situation impossible de devoir juger de la conduite privée des personnes alors que le trouble à l'ordre public n'est pas constitué. L'immense majorité de ces usagers de cannabis ne commettent ni infractions, ni délits, excepté qu'ils consomment du cannabis.
    Je pense que nous ni les moyens, ni même l'envie, de cette politique qui est un gâchis. Résumer l'usage de cannabis à un délit empêche que l'on s'attache aux dommages qu'il produit. Parce que l'usage est sévèrement punissable, les jeunes n'en parlent pas (aux adultes), les familles n'en parlent pas, les psychologues n'en parlent pas, les médecins n'en parlent pas. Le fait d'en parler 'sous un jour favorable' est d'ailleurs un délit et qui sait si je ne risque pas à cet instant la prison puisque je critique la loi qui réprime l'usage. C'est ahurissant. Quelle hypocrisie de créer des 'consultations cannabis' à l'entrée desquelles on peut se faire arrêter, ou bien alors faut-il admettre que le rôle des psychologues, des travailleurs sociaux et des médecins n'est que de traiter (je devrais peut-être dire 'dé-conditionner' ou 'reconfigurer') les patients qui leur sont adressés par la police ou les juges ?
    La loi de 1970 sur l'usage des stupéfiants doit évoluer, tous nos voisins européens l'ont fait. Pourquoi, en matière de répression, ne pas séparer ce qui pose un problème d'ordre public de ce qui n'en pose pas ?
    Différentes instances, non suspectes de laxisme me semble t-il, ont proposé de séparer l'usage privé du cannabis de ses manifestations publiques. Pourquoi ne pas aligner la loi sur celle qui régit la consommation et l'abus d'alcool ?
    Décriminaliser la consommation en espaces privés et sanctionner 'l'ivresse cannabique manifeste' se traduisant par un trouble à l'ordre public (tapage, gêne aux personnes, insultes, problèmes de comportement, etc ...) ou une dégradation de la propriété d'autrui (jets de mégots, papiers et déchets par terre, etc ...).
    Bien évidemment, cela ne règlerait pas la question de fond que pose l'usage de cannabis, aucun pays développé ne peut se vanter de l'avoir résolue, toutefois cette expérience me semble un préalable nécessaire pour que cesse le gâchis économique et humain auquel nous nous livrons actuellement.
    Les faits sont là : le cannabis est devenu dans notre pays une réalité au même titre que l'alcool, le tabac ou la consommation de tranquillisants, des substances dont l'état régule la consommation sans recourir à la seule prohibition. Inutile de se retourner vers l'âge d'or où l'alcool était le seul psychotrope massivement utilisé par la jeunesse, ce temps est révolu. Ne croyez-vous pas qu' état qui n'expérimente pas, qui est incapable de s'adapter aux tendances lourdes qui traversent sa population, qui n'ose pas faire évoluer ses lois comme ses voisins aura du mal à donner à sa jeunesse des leçons d'audace et d'adaptation aux circonstances ?
    etienne Matter
  • Jean-Pierre Bourgeois
    Le 05 Janvier 2006 à 21 h 07 min
    Bonjour,

    Pourquoi ne pas instaurer un impôt sur les bénéfices qui pourrait s'intituler "Impôt citoyen sur les profits"?

    Il suffirait de moduler l'imposition sur les bénéfices des sociétés en pénalisant les licenciements et avantageant l'embauche.

    Par exemple, on pourrait tenir compte l'évolution de la masse salariale moyenne de l'année de référence des bénéfices.

    Les recettes de l'état resteraient ajustables en moyenne, en modulant convenablement le "bonus-malus" instauré.
    Les investisseurs ne seraient que guidés vers des entreprises embaucheuses.
    Les actionnaires ne rechercheraient plus des bénéfices pénalisant l'emploi à outrance.

    Il me semble que le parti, ou l'homme politique qui soutiendrait cette idée se trouverait propulsé en avant.

    Cordialement.

    Jean-Pierre Bourgeois
    [email protected]
    Jean-Pierre Bourgeois
  • jean hendrickx
    Le 05 Janvier 2006 à 19 h 19 min
    Monsieur Juppé
    Je vous aime bien et je vais vous dire pourquoi .
    Vous au moins vous ne vous rabaissez pas a participer a touts ces emissions de variétés bas de gamme style fogiel ou ardisson ou arthur et cie .
    En effet , combien d hommes politiques
    " pour faire jeune " ne voit on pas dans ce genre d emission
    Mieux vaut passer pour quelqu un de froid plutot que de jouer les cons
    jean hendrickx
  • Pierre Larouche
    Le 04 Janvier 2006 à 21 h 33 min
    J'ai fait quelques voyages en France au cours des dernières années et je n'ai jamais eu de problème avec quiconque et je me suis toujours senti en sécurité. Toutefois, je viens de lire un article au sujet de l'agression qu'ont subie 600 passagers du train Nice-Lyon par une vingtaine de jeunes qui leur ont dérobé argent, cellulaires et autres articles de valeur sous la menace de couteaux. Et puis, il y eu les troubles dans les banlieues de Paris et dans certaines grandes villes de France en décembre 2005. Je considérais la France comme un des pays européens les plus sûrs et je me pose maintenant des questions sur l'opportunité d'y planifier un autre voyage à l'automne 2006. Peut-être ai-je tort. Mais que font les autorités françaises pour enrayer le problème de la sécurité partout sur le territoire français?
    Pierre Larouche
  • Jean LOMBARD
    Le 04 Janvier 2006 à 18 h 40 min
    Vœux poétiques

    « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
    et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns .
    Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
    Et d’oublier ce qu’il faut oublier .
    Je vous souhaite des passions
    Je vous souhaite des silences.
    Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
    Et des rires d’enfant .
    Je vous souhaite de résister à l’enlisement et à l’indifférence
    Aux vertus négatives de notre époque .
    Je vous souhaite surtout d’être vous »
    Jacques Brel
    Jean LOMBARD

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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