Blog Notes d'Alain Juppé

Au CEGEP de Drummondville

Publié le 17/04/2006 par Alain Juppé

Outre mes cours à Montréal, à Gatineau et à Québec, j’ai fait, depuis mon arrivée, une bonne vingtaine de conférences, par exemple sur l’Union Européenne au lendemain de l’échec des référendums français et néerlandais, sur l’état de la France, sur les relations transatlantiques, sur la mondialisation et le rôle des Etats-Nations etc.
Cette semaine, les professeurs du CEGEP de Drummondville m’ont demandé de venir parler à leurs étudiants de la politique d’immigration et d’intégration de la France.
Le Collège d’Enseignement Général et Professionnel (CEGEP), dans le système éducatif québécois, accueille les étudiants à la sortie de ce qu’on appelle ici l’enseignement secondaire proprement dit (niveau seconde) et les conduit en deux ou trois ans au DEC (diplôme à peu près équivalent de notre baccalauréat), porte d’entrée de l’enseignement supérieur.
J’ai accepté volontiers l’invitation, car je n’ai pas encore pu dialoguer avec des étudiants aussi jeunes (17/18 ans).
Et puis, Drummonville n’est qu’à une heure et demie d’autoroute de Montréal. Le temps de discuter tranquillement avec Isabelle.
L’itinéraire qu’on m’a donné est précis. Nous allons droit au but et arrivons pile à l’heure.
Enorme bâtisse moderne, dans la banlieue de Drummondville. Accueil chaleureux du directeur et des enseignants.
La salle est bondée et surchauffée.
D’emblée, je réagis à la liste des « thématiques à aborder » qui m’a été adressée il y a quelques jours. J’y lis en effet:
« Le rôle de la persécution des tenants de l’Islam dans les violences déclenchées (en France) avant la période des Fêtes de 2005 »
Je précise avec force: « en France, on ne persécute pas les musulmans; la République française reconnaît et respecte toutes les religions, et bien sûr l’Islam qui est devenu la deuxième grande religion du pays. C’est cela la laïcité. »
Sans doute avons-nous sous-estimé la mauvaise compréhension de notre loi sur le voile à l’école. Le mot et le concept de laïcité sont souvent d’exportation difficile!
Je rappelle ensuite que la France a toujours été dans son histoire un grand pays d’immigration. On l’a même dépeinte, au XIX° et au début du XX° siècle, comme un pays d’immigration dans un continent d’émigration. En 1930, il y avait plus d’étrangers pour 100 000 habitants en France qu’aux Etats-Unis.
J’essaie d’expliquer ce que nous entendons par modèle républicain d’intégration: nous accueillons chaque nouveau venu en tant qu’individu, titulaire de droits et de devoirs personnels à égalité avec tous les autres membres de la collectivité nationale (sauf différences prévues par la loi), indépendamment de son appartenance à une communauté, ethnique ou religieuse.
Dans le modèle communautariste de type nord-américain, on traite l’immigrant comme membre d’une communauté à laquelle on accorde un rôle important dans la réussite de l’intégration individuelle et qui peut bénéficier, à ce titre, de droits ou de mesures spécifiques (affirmative actions).
Je souligne que le modèle français a bien fonctionné pendant des décennies, mais qu’il est aujourd’hui en difficulté: à preuve, les images de violence dans les quartiers diffusées partout ici à la télévision à la fin de l’année dernière. Visiblement elles ont impressionné les jeunes de Drummondville, qui ont du mal à comprendre qu’on puisse brûler la voiture de son voisin en signe de colère.
Pourquoi cet échec? Je résume mon analyse en une formule:
« Nous promettons l’égalité et nous donnons la discrimination ».
En m’appuyant sur l’excellent rapport que notre Cour des Comptes a publié sur le sujet en 2004, j’analyse sans complaisance la réalité des discriminations: faibles dans le sytème de santé, indirectes dans le sytème éducatif, brutales en matière d’emploi et de logement, totales dans la représentation politique…
Question: faut-il changer de modèle et faire évoluer la France vers le communautarisme?
Je leur fait part de mes interrogations: sommes-nous prêts à renoncer à des valeurs aussi indissociables de la République que l’égalité des droits et la laïcité? et surtout, sommes-nous sûrs que l’autre modèle fonctionne mieux?
Il y a en ce moment dans les rues des grandes villes américaines des manifestations monstres d’immigrants sans papiers (undocumented) qui constituent une main d’oeuvre facilement exploitable. On évalue le nombre de ces « undocumented immigrants » à plus de dix millions, dont une majorité de « latinos ».
Au Canada même, il y a problème: faut-il autoriser l’application de la charia pour régler certains conflits internes à la communauté musulmane? faut-il autoriser le port du « kirpan » (poignard rituel des Sikhs) dans les écoles? faut-il obliger les établissements d’enseignement supérieur à ouvrir des lieux de culte pour leurs étudiants musulmans?
J’observe que ces questions sont en débat et troublent les opinions publiques nord-américaines.
L’autre option, c’est de faire des efforts renouvelés pour « dégripper » le modèle républicain et mieux assurer dans les faits l’égalité des chances. Depuis 2002, trois inititiatives gouvernementales ont été prises dans ce sens: création du « contrat d’accueil et d’intégration » qui doit permettre de mieux accompagner le nouvel arrivant dans son parcours d’installation (y compris sur le plan linguistique); institution de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) dont le nom définit bien la mission et dont les moyens viennent d’être renforcés par -troisième initiative- la récente loi sur l’égalité des chances qui comporte bien d’autres dispositions que le défunt CPE.
Je conclus en évoquant l’évolution de notre politique d’immigration qui s’inspire en partie de ce qui se passe au Canada: une immigration choisie et non plus subie.
J’ai parlé plus d’une demi-heure. J’ai le sentiment que l’auditoire n’a pas décroché. Les questions fusent. J’y trouve une grande curiosité, et même un peu plus: de l’intérêt réel pour ce qui se passe en France.
A la sortie, je passe un peu de temps dans les couloirs où des groupes de jeunes tiennent des stands destinés à leurs camarades. Dans le cadre d’une « Semaine des Sciences Humaines », les étudiants sont invités à donner une dimension plus horizontale aux connaissances spécialisées qu’ils ont acquises pendant l’année.
Deux exemples de projets me frappent :
– un « examen de conscience » proposé aux consommateurs: conseils à retenir avant, pendant, après le magasinage (en français de chez nous, « magasiner » = « faire du shopping »).
Exemples: « Mon bonheur dépend-il de cet objet? Suis-je en accord avec la politique du magasin dans lequel je vais acheter ce bien? Est-ce qu’il me manque vraiment quelque chose? »
– « quelques attitudes pour être un touriste responsable »:
« Prendre le temps de vivre l’expérience du moment. Respecter la population et les coutumes de l’endroit visité. Utiliser des moyens de transport écologiques… »
Ce mélange de bon sens et d’idéalisme donne confiance dans la capacité de ces jeunes à ne pas renoncer!

Sur le chemin du retour, je décompresse.
Le beau temps s’installe. On nous avait décrit le mois d’avril comme interminable: encore froid et souvent gris. Décidément,la météo nous aura été favorable: un hiver parmi les plus cléments des deux dernières décennies; un printemps déjà prometteur… Que demander de mieux?
16/04/06

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8 commentaires pour « Au CEGEP de Drummondville »
  • Yves ARTRU
    Le 15 Mai 2006 à 18 h 07 min
    Bonjour Monsieur Juppé.
    J’ai envie de vous faire part de ceci:
    Je termine la lecture d’Américan Vertigo de Bernard Henri Levy.
    Je ne suis pas spécialement seduit par son survol bien sommaire des traces de Toqueville mais sa conclusion m’a vraiment donné à penser.
    Il pose la question de savoir ce que c’est que “un Américain”, quel est le ciment entre tous ces individus disparates, déracinés depuis peu ou prou, de cultures et de religions diverses.
    Il y a des réponses mais il y en a une, la fierté d’être américain, citoyen de la nation la plus riche, la plus forte, la plus grande, la plus belle, la plus sécurisante, même si actuellement il constate un “vertigo” dû au fait qu’un certain nombre de ces certitudes sont ébranlées.
    Et je fais le parallèle avec mon pays la France, qui est devenue un pays multi culturel, multi ethnique, multi religieux.
    De quoi est-on fier?
    De quoi peut-on être fier?
    Oui j’ai des sentiments de fierté d’être Français, mais les autres? Les jeunes? Ceux qui nous rejoignent? De quoi les rend-on fier? Est-ce qu’on mène une action en ce sens?
    Dès que quelqu’un réussit, on le critique. Dès qu’une réalisation est visible elle est démolie. J’ai travaillé pendant des années dans l’industrie et j’ai passé pour un affreux patron aux yeux des jeunes, des maîtres....
    Ne pensez-vous pas que la fierté est un ciment important de l’unité nationale, que la fierté pourrait être efficace aussi dans le “problème des banlieues” , que ce sentiment devrait être étudié, cultivé, dépassant les clivages des partis?
    Je ne sais pas si je suis “de droite” ou “de gauche” mais j’aimerais bien être , en groupe, fier d’être Français; et puis aussi fier d’être Européen.
    Merci si vous m’avez lu .
    Yves ARTRU
  • nicolas albrespy
    Le 24 Avril 2006 à 17 h 50 min
    Si malgré toutes les reparations et tout les rafistolages que je fais sur ma voiture, celle ci persiste à tomber en panne une fois tout les mois, dois je penser à changer ma voiture?
    Mon voisin à un autre modèle, je dis pas que j'en rêve et que c'est la plus belle voiture qu'il m'ait été donné de voir, mais il me dit que la sienne ne tombe pas en panne aussi souvent que la mienne, ça lui arrive, mais moins souvent. Bon bien sûr la mienne à quelques avantages sur la sienne, deux trois options interessantes. Mais ce qu'on demande à une voiture, c'est quand même avant tout d'avancer et à ce jeu, la sienne est meilleure.
    Je sais pas si je vais acheter exactement la même que lui, mais une chose est sûre, je vais changer de modèle et peut être en prendre une qui se rapproche un peu plus de la sienne. Après tout, je vais pas investir dans un produit qui marche pas, c'est pas ma logique, mais après tout, chacun la sienne...
    Signé quelqu'un qui regarde passer les voitures an agnleterre depuis un ans.
    nicolas albrespy
  • Javed MIRI
    Le 18 Avril 2006 à 00 h 11 min
    Je suis un jeune étudiant Afghan vivant en France, bientôt depuis 4 ans. Je partage totalement votre analyse. Je ne sais pas si vous regardez toujours la télévision française ou non, mais le 08 mars dernier, je suis intervenu, sur France 2 dans l’émission « Ca se discute » dont le thème était : « français : pourquoi avons-nous si mauvaise réputation ? ». j’y est défendu entre autres les mérites de la France envers tous ceux qui l’habitent au-delà de leurs différences culturelles, raciales, religieuses et autres en matière de santé, éducation etc…

    Aussi, Monsieur Jupé, je ne crois même pas un seul instant en le racisme des français. Par contre comme le dites dans votre article «Nous promettons l'égalité et nous donnons la discrimination » ceci ne réponds pas «totalement» aux attentes des nouveaux arrivants en France. Les gens qui viennent en France pour y vivre et travailler sont, pour une grande majorité d’entre eux, des individus bien avertis. De plus, ces femmes et hommes sont presque toujours déçus du système de leurs pays d’origine.

    Lorsqu’ils sont dans leurs propres pays, ils savent pertinemment, que pour réussir il leur faudra avoir des appuies hauts placés. Seuls leurs compétences ni leurs motivations ne vont jamais les mener là où ils souhaitent arriver. En même temps, en quittant leurs pays d’origines, ces femmes et hommes, sont persuadés que la France est un endroit où tout le monde peut y arriver et se faire un avenir meilleur s’il s’en donne les moyens. Que la « mère France » est généreuse et égalitaire envers tous ces enfants. Qu’enfin, on pas leur demander s’ils connaissent un conseiller d’un ministre ou un cousin de tel chef de service pour pouvoir régler les problèmes de leur vies quotidienne.
    En disant tout ceci, rassurez-vous que je n’idéalise absolument pas et que je suis parfaitement conscient de comportement « petit » de certaines personnes de cette nature qui peux y avoir comme dans tous les pays.

    Donc, en pensant ainsi, et en arrivant en France, dans les bras de cette « mère France » qu’ils ont si idéalisées, souvent ils sont déçus. Car vous le dites encore une fois, en France comme partout ailleurs, il y a des discriminations « faibles dans le système de santé, indirectes dans le système éducatif, brutales en matière d'emploi et de logement, totales dans la représentation politique ».

    Malgré tout ça, je ne désespère pas, les français ne sont pas pessimistes, contrairement aux apparences, le taux de natalité des français est le deuxième en Europe et dans bien d’autres domaines.

    Que l’avenir soit meilleur et que la paix et la fraternité entre humains triomphe !

    Je participe aussi, modestement, aux débats de nos vies de tous les jours sur mon blog :www.ajmiri.skyblog.com. Je vous y invite et je serai heureux de vous lire dans mon blog.
    Javed MIRI
  • Louis-Philippe Lussier
    Le 17 Avril 2006 à 23 h 29 min
    Bonjour!

    J'ai assisté à votre conférence au Cégep de Drummondville sur la politique d'immigration française. Je dois dire que votre conférence était la plus intéressante de la semaine des sciences humaines. Votre présentation a bien rejoint les élèves et votre discours était fort pertinent. J'ai bien aimé la question sur les CPE. La France deviendra d'ici quelques années très peu compétitive. Mon père possède une usine à Lille et il risque de vendre puisqu'il est très difficile de renvoyer des employés lorsqu'il n'y a plus de travail.

    J'ai quelques questions pour vous :
    1) Prévoyez-vous rester au Canada définitivement?
    2) Allez-vous revenir au Cégep de Drummondville si on vous invite encore?

    Merci et j'espère vous revoir un jour à Drummondville!
    Louis-Philippe Lussier
  • Laurent LATOUR
    Le 17 Avril 2006 à 21 h 32 min


    Bonjour Alain et à vous tous,

    Bernard SANTE a écrit: "De plus, je considère que c'est à l'immigré de respecter nos us et coutumes et non à la France (donc aux Français)de s'adapter aux lois des arrivants".
    C’est un lieu commun de dire qu’un immigré, un visiteur, un touriste, doit respecter les lois du pays qui l’accueille. Ce qui est souvent ignoré, y compris par de « bon français ».
    Pour ce qui est des coutumes, avant de les respecter, il faut d’abord les connaître.
    Chacun au cours de sa vie s’est livré ou se livrera à ce travail.
    Il y faut parfois du temps
    Si la France est une terre d'immigration, nous sommes donc peu ou prou, d'anciens immigrés.
    Avons nous renoncé à nos cultures respectives pour autant?
    Il est toujours dangereux de nier les lois naturelles, par ignorance ou par démagogie.
    Pour qu'une mayonnaise prenne, l'huile doit accepter de ne pas rester émergée en suspension, mais de se mélanger à ce qui lui est apporté.
    Quand réaliserons nous que le concept d’égalité n’est qu’un concept philosophique, qui mérite d’être compris, mais pas d’être enseigné ?
    C’est une des particularités françaises que d’avoir affiché ce concept au grand jour des frontons de nos mairies.
    Les anciens savaient garder à l’ombre ce qui était important, pour le protéger de l’incompréhension.
    Nous sommes tous « égaux » comme fils de la Lumière, ça s’arrête là…
    Comme me l’a dit souvent l’un de mes maîtres : “Each pass meet at the top of the mountain”
    Il en va de même du concept bien français de laïcité, que l’on ne retrouve pas ailleurs.
    Serions nous les derniers de la classe ?
    J’observe une nouvelle fois que nous avons beaucoup à apprendre de nos amis canadiens, dont le bon sens n’a pas été égaré.
    Fasse le Ciel qu’Alain Juppé puisse nous le ramener, pour le salut de la France, des français « de souche » et d’ailleurs…

    Laurent LATOUR
    Laurent LATOUR
  • Frédéric Godfrin
    Le 17 Avril 2006 à 20 h 29 min
    J'habite aussi le Québec et j'ai moi aussi constaté à quel point les gens ne comprennent pas que la stricte application de la laïcité à la francaise n'est pas forcément une entrave à la liberté religieuse! Cette phrase : "oppression des musulmans en France" est assez symptomatique de l'incompréhension que génère la politique francaise ici, et certainement dans pas mal de pays du monde. Je me retrouve souvent à longuement disserter avec des amis québécois pour essayer de leur faire comprendre que la France respecte les religions, mais que la sacro-sainte laïcité prime, ce qui limite l'expression religieuse à la sphère privée, et personnelement je trouve que c'est une excellente chose. D'ailleurs je leur précise que dans un système laïc strict comme nous l'avons en France, les débats sur le port du kirpan, l'application de la charia en Ontario ou les locaux religieux à l'université, n'auraient pas lieu d'être, la règle francaise étant très simple et très claire : tout signe ou expression religieuse doit être banni de l'espace public (j'entend par public ce qui découle de la responsabilité de l'Etat), quelque soit la religion! Je précise "quelque soit la religion" car beaucoup de québécois pensent que les récents débats qu'il y a eu en France concernaient uniquement les signes religieux musulmans, et c'est certainement du aux médias qui ont parlé de "loi dur le voile", alors que cette loi aurait du être présentée sous le nom de "loi sur les signes religieux" et je précise souvent aux québécois avec qui je parle de cette situation que la laïcité n'est pas sélective et qu'elle concerne absolument toutes les religions, y compris le catholicisme!
    Quoi qu'on en dise je trouve que le laïcisme est une excellente chose quand on regarde les ravages que cause un gouvernement théocratisé (dans le passé et encore aujourd'hui). Notre pays est certainement un pays intégriste laïc et c'est certainement l'un des pays du monde où la religion pervertit le moins les pouvoirs publiques. Ca permet à la France de pouvoir dialoguer avec n'importe quel autre pays, car la France n'est pas la défenseresse d'une quelconque religion... Voilà une solution remarquable aux "chocs de civilisation"!
    Frédéric Godfrin
  • Jacques Coudol
    Le 17 Avril 2006 à 14 h 27 min
    Je suis tout à fait d'accord avec la réponse que M. Bernard SANTE fait à propos de votre dernier blog. Tout en ajoutant qu'il y a sans doute contradiction très sérieuse entre la civilisation européenne/française que nous avons forgée (avec tous ses grands défauts, mais aussi ses valeurs fondamentales) et l'Islam. Contradiction et parfois même incompatibilité. Il est trop tard pour proner toute approche conciliatrice. Sans tomber dans le piége du Front national, c'est à nous Européens de réagir avec TOUS les moyens civilisés à notre disposition -- et il ne peut être donc question de soutenir quelque communautarisme que ce soit.
    Jacques Coudol
  • Bernard SANTE
    Le 17 Avril 2006 à 10 h 50 min
    Votre analyse est excellente,comme toujours d'ailleurs, mais on ne peut pas comparer l'immgration d'aujourd'hui avec celle de la première moitié du 20ème siècle; celle-ci venait travailler car la France avait besoin de mains-d'oeuvres, alors que maintenant les immigrés viennent chercher des subsides, pas du travail puisqu'il n'y en a plus!
    De plus, je considère que c'est à l'immigré de respecter nos us et coutumes et non à la France (donc aux Français)de s'adapter aux lois des arrivants. Quand je vais dans un pays étranger je dois respecter les autochtones, sinon je suis un colonisateur! Il ne me viendrait pas à l'idée de commander un steack frites dans un restaurant japonais à Tokyo.
    Par ailleurs êtes-vous sûr que l'islam est la deuxième religion en France, et n'est pas devenue la première?
    Bien à vous.
    Bernard SANTE

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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