Blog Notes d'Alain Juppé

Blé d’Inde

Publié le 23/08/2005 par Alain Juppé

Nous sommes invités à une « épluchette de blé d’Inde ».
Le blé d’Inde, c’est le maïs.
Le maïs nous vient d’Amérique, et l’Amérique surgit par surprise, on s’en souvient, sur la route de nos grands découvreurs partis à la recherche des Indes, par la route occidentale. D’où « blé d’Inde ».
L’épi de maïs (doux) se cuit à la vapeur, quelques minutes. Un peu de sel, beaucoup de beurre. On saisit l’épi encore chaud par les deux extrémités et l’on dévore à pleines dents les grains tendres et sucrés. Un vrai délice!
Avant de le cuire, il faut bien sûr retirer les fanes de l’épi et ce que, enfants avec ma soeur, nous appelions les « cheveux »; bref, il faut l’éplucher.
« Epluchette de blé d’Inde »: une jolie formule sur un carton d’invitation pour une soirée amicale.
23/O8/05

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4 commentaires pour « Blé d’Inde »
  • Philippe Reignault
    Le 30 Aout 2005 à 22 h 33 min
    M. le Premier Ministre,
    Une "tradition" en lien avec celle que vous décrivez se déroulait (se déroule encore ?) dans le 18ème arrondissement de Paris à la sortie du métro "Chateau Rouge", au début des années 90. Un groupe d'Africains de quelques personnes se tenaient là tous les jours vers 18 heures, pendant la période de la récolte du maïs avec d'énormes sacs de plastiques fumants. Ils annoncaient haut et fort la nature de leur contenu, des épis de maïs cuits à la vapeur, qu'ils vendaient à la sauvette, à 5 francs l'épi. Dès qu'on se déclarait client, le vendeur sortait fébrilement un épi, se livrait à "l"épluchette", et tartinait le tour de l'épi d'un peu de sel. C'était bon aussi, autant par le plaisir de manger que par le côté exotique et furtif de cette emplette improvisée.
    Bien cordialement,
    Philippe Reignault
  • Marc Gauthier
    Le 29 Aout 2005 à 15 h 20 min
    Vous savez moi, la philosophie ...

    P.S: vous pouvez me citer si vous en avez besoin.
    Marc Gauthier
  • Gilles Lecannelié
    Le 24 Aout 2005 à 16 h 19 min
    Marcel trempait sa madeleine dans du tilleul pour retrouver le temps perdu ( son enfance, sa gd-mère), Albert Cohen trouvait celà "pervers",et a pourtant "trempé son biscuit" sans jamais retrouver chez ses maitresses la saveur de l'amour maternel, du temps où sa Mère l'appelait "mon écrivain chéri" et déposait des petits mots , des histoires ,auprès de sa tasse...
    A chacun ses métaphores ...certains croquent dans du maïs , mais c'est tout pareil. S. Gainsbourg chantait" la petite barbe de maïs ", ce qui est moins correct que des mots d'enfants...
    En France, le maïs, ce n'est pas une réussite, surtout pour nos paysages et nos reserves d'eau;en prime, il nous a rapporté des Amer'indes la chrysomelle, ce qui nous vaut des tonnes d'insecticides en plus....
    Je préfère les champs de colza ou de tournesol, mais j'ai beau chercher ,ça ne marche pas comme la madeleine, ça m'évoque rien...
    Gilles Lecannelié
  • Anne-Marie DELANGE-LARRIEU
    Le 23 Aout 2005 à 15 h 46 min
    Voici comment l'évocation du mot "maïs" me fait réagir. Nous étions la semaine dernière en visite chez des amis producteurs de canards, foies gras, confits et autres douceurs en Chalosse (Landes). Privilégiant la qualité, ils fournissent les meilleures tables de Monaco à New York. Ces "paysans landais" nous disaient que la politique agricole les incite à abandonner la culture du maïs pour des raisons de maîtrise de l'eau (ou d'autres raisons qui échappent à la citoyenne lambda que je suis), moyennant une subvention correspondant à 75% de la subvention actuelle pour cultiver.
    Avec quoi allons nous gaver nos canards ?
    Devrons nous importer du maïs d'Espagne, d'Amérique et pourquoi pas du Canada ? A ce sujet j'ai lu que le Quebec fait des recherches en génie génétique sur cette céréale. De plus cette région ne risque pas de connaitre de manque en eau.
    Peut être devrions nous essayer de gaver les canards avec des cacahuettes (ou plutôt arachides) . Le goût plairait bien aux américains et il pourrait y avoir un marché à saisir...
    A quoi vont ressembler nos paysages français si nous laissons nos terres à l'abandon? banales questions que je ne suis pas seule à me poser. En attendant, n'abusez pas du maïs et du beurre, mais plutôt de la convivialité du Québec.
    Cordialement
    Anne-Marie DELANGE-LARRIEU

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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