Blog Notes d'Alain Juppé

Bordeaux, bientôt!

Publié le 25/05/2006 par Alain Juppé

Malgré la pluie, que la ville est belle!
Assis à la terrasse de la nouvelle et élégante
« guinguette » des quais, Isabelle et moi ne nous lassons pas d’admirer le Port de la Lune et de constater les progrès de l’aménagement des berges de Garonne.
Le garde-corps le long du fleuve, les lanternes de l’éclairage public, les revêtements du sol de la piste cyclable et de la promenade piétonne… chaque détail me remet en mémoire les heures de discussion, de concertation, d’arbitrage qui ont été nécessaires pour définir et lancer cet extraordinaire projet. Aujourd’hui, le rêve devient réalité. Superbe!

L’accueil des Bordelais que je rencontre dans la rue me fait chaud au coeur. Pas une fausse note. Je pense, par exemple, à cet ouvrier du chantier du tramway sur le quai des Chartrons qui vient me serrer longuement et amicalement la main.

Je me réjouis que la mobilisation générale de tous les responsables contre la fermeture du site de la SOGERMA à Mérignac commence à porter ses fruits. Hugues Martin est intervenu avec beaucoup d’efficacité lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée Nationale. J’ai vu aussi, sur les écrans de télévision, M. Sainte-Marie, député-maire de Mérignac. Tout le monde s’y est mis, y compris le Premier Ministre qui est venu sur place.
La mondialisation a parfois bon dos. Elle ne doit pas être l’alibi du renoncement. Nos amis Canadiens nous montrent que le volontarisme économique garde tout son sens: au moment de renouveler le matériel roulant du métro de Montréal, ils ont attribué le marché à une entreprise canadienne, sans s’embarrasser d’un appel d’offres qui aurait pu donner sa chance à un concurrent français, Alstom…

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11 commentaires pour « Bordeaux, bientôt! »
  • Jacques Chirac
    Le 10 Juin 2006 à 03 h 12 min
    pour info..un contrat est passé sur ta tete
    Jacques Chirac
  • Laurent Cittone
    Le 29 Mai 2006 à 22 h 08 min
    C'était donc bien vous, cet homme qui ressemblait drôlement à Alain Juppé, le visage détendu, aperçu l'autre jour à un feu rouge cours de Verdun... J'étais dans mes pensées. Deux ou trois détails sur des choses mal fichues aperçues sur mon chemin et qu'il serait facile d'améliorer occupaient mon esprit... J'avais aussi un texte en tête pour mon blog sur Venise. Bref, je ne pensais pas à vous. J'avais oublié que vous deviez revenir faire un tour par chez nous. On en avait parlé je crois dans un dîner ou bien était-ce Bertrand de Bentzmann sur le parvis de Saint Louis, un dimanche ? Je n'avais pas lu les journaux, la couverture du Monde Week End... Comme beaucoup de nos concitoyens, vous apercevoir m'a (agréablement) surpris mais il était trop tard pour réagir, pour vous adresser un vrai sourire. Un salut. Banal que cet embarras. J'ai simplement croisé votre regard et quelques pas plus loin, en réalisant, je me suis souvenu de toutes ces années bordelaises, votre élection, la première fois que je vous ai vu avec votre épouse et Hugues Martin, devant le kiosque du poète, cours Clémenceau, avant votre première élection. A la mairie ensuite, où bouleversé par l'émotion et la fatigue du Président Chaban-Delmas, je m'agaçais de votre triomphe et de ce que je ressentais comme une reddition de mon héros. J'ai revu ces matins où je gagnais mon cabinet et que vous passiez dans votre voiture rue Hustin. J'ai repensé aussi à cette soirée sur Montesquieu à la petite librairie, près de chez vous, là-même où votre épouse était venue présenter son livre. Et l'inauguration de votre permanence rue Vital-Carles, tous les courtisans impeccablement au garde à vous et vous qui êtes allé rendre visite aux commerçants d'en face, médusés de vous voir chez eux. De réunions en rencontres, de débats en réceptions, j'ai peu à peu acquis la conviction que Bordeaux allait enfin se réveiller et que nous étions, grâce à votre énergie, votre réflexion, votre volonté, sur le bon chemin. Bordeaux allait retrouver la place qu'en 1970 elle avait presque pu obtenir, avec l'aide et l'obstination de votre prédécesseur à Matignon et au Palais Rohan. Au lieu du rêve industriel de Chaban, vous laissiez entrapercevoir une autre réalité, liée au tourisme, aux industries innovantes, au commerce, à l'éducation... Depuis notre ville est (re)devenue une étape obligée des tour opérateurs mondiaux. On vient d'Espagne, d'Italie (vous savez combien cela touche le vénitien que je suis), des Amériques, d'Asie, d'Europe du Nord et on y revient... Voilà ce qui me fait regretter de ne pas vous avoir salué spontanément l'autre jour, cours de Verdun.
    Et puis il y a tout ce qu'on entend sur vous : "le Canada l'a changé, il a réfléchi, il est plus ouvert, plus humain..." Etiez-vous inhumain, irréfléchi, hautain et enfermé dans des idées et des principes rigides ? La fonction enveloppe souvent celui qui l'occupe d'un voile mystérieux qui opacifie la réalité. Se fabrique ainsi une image artificielle qui devient vérité vraie aux yeux des imbéciles. Cela arrange tout le monde. Les catégories bien rigides cela rassure. Je vous ai vu si souvent le matin amener votre fille à l'école - nous avons quelques fois fait le chemin ensemble (j'avais la stupide idée de vous parler des crottes de chien ou de la sécurité des enfants là où j'aurai bien mieux aimé vous parler de la Francophonie ou de Venise !). Je vous ai rencontré avec votre épouse dans des restaurants, dans des magasins (ou en Normandie où nous sommes presque voisins) et puis vous aimez et parlez bien de Venise. Tout cela n'est pas le fait d'un "technotocrate" rigide et coincé. Mais d'un homme passionné. Car il fallait beaucoup de passion pour entamer l'oeuvre magistrale qui est la vôtre ici à Bordeaux et que votre successeur prolonge avec efficacité ce me semble. Reviendrez vous ? La question est posée par tous. Mais peu importe. Votre départ, les circonstances douloureuses qui vous ont éloigné, votre réflexion pendant ces longs mois, et votre éventuel retour à la barre ici, tout cela vous appartient. La France a besoin d'hommes nouveaux. En vous renouvelant par cette absence, votre vie, vos activités là-bas, vous ne pouvez qu'apporter autre chose tout en rassurant, puisque, bien que différent forcément, vous êtes le même et que vous restez à l'évidence homme de fidélité et de convictions, comme seuls les vrais gaullistes savent l'être... N'est-ce pas après tout plus important que tout le reste ? Nous serons nombreux à vos côtés, ici et ailleurs.
    Laurent Cittone
  • Juliette PABIA
    Le 28 Mai 2006 à 00 h 30 min
    Monsieur Juppé ,

    Je me permets de vous envoyer ce courrier car On parle de la Sogerma sur toutes les radios et médias ( je n'ai absolument rien contre eux et même je les soutiens profondément ) mais j'aimerai vous signaler que sur Bordeaux il y a une autre entreprise sinistrée qui vit actuellement un drame ;

    Le laboratoire d'analyse médicale RUFFIE & Associés, 3 ème Laboratoire de France , Seul laboratoire de la région Aquitaine à effectuer des analyses très spécialiseés , où 69 personnes sur 143 vont être licenciées d'ici la fin du mois de juin pour Arrêt de cette activité et transfert sur le laboratoire Levy à Paris ( filiale du très prestigieux groupe Marcel MERIEUX ET Claude Levy à PARIS )


    Le Laboratoire Ruffie , fleuron des analyses spécialisées depuis 40 ans .

    Les salariés qui ont contribué à la renommée du Laboratoire Ruffié sont aujourdh'ui méprisés par la direction avec un plan de sauvegarde de l'emploi inacceptable et humiliant ...

    Comme toujours , les salariés sont les premières victimes d'une stategie politique et financière ....

    jE SAIS QUE bordeaux EST TOUJOURS DANS VOTRE COEUR ET QUE VOUS ALLEZ BIENTÖT Y REVENIR ? ALORS POURREZ VOUS PEUT ETRE FAIRE REFLECHIR NOS DIRIGEANTS SUR LEUR DECISION ET SUR L IMPACT REGIONAL DE CELLE CI .

    mERCI DE TOUTE L AIDE QUE VOUS POURREZ NOUS APPORTER .

    En vous remerciant par avance , je vous prie d'agréer Monsieur , l'expression de mes salutations distinguées .


    Une employée du Laboratoire Ruffié

    Juliette PABIA
  • Liliane MAIRESSE
    Le 27 Mai 2006 à 18 h 49 min
    Bonjour Monsieur,
    J'ai travaillé pendant 41,5 années dans la même entreprise et j'ai toujours été surprise et scandalisée, par les élections des représentants du personnel. Je m'explique : par la loi 2001-152 du 19/02/2001 on ne peut élire au 1er tour que les listes présentées par les organisations syndicales. Ne pourrait-on pas changer cette loi pour pouvoir élire de vrais représentants du personnel, indépendants (on se retrouve toujours avec les mêmes. Exemple la CGT qui n'a rien d'autre à faire que la grève ou la manif).
    Maintenant, après 43,5 années de travail, je suis à la retraite et je vois toujours les mêmes... aux manifs ou en grève.
    Je vous souhaite un bel avenir politique car "vous le valez bien".
    Mes respects.
    Liliane MAIRESSE
  • JUDITH simeone
    Le 26 Mai 2006 à 21 h 40 min
    "Malgré la pluie " : comme si la pluie était exceptinnelle à Bordeaux ! Comme si justement les nuages n'étaient pas la part qui rend certaines cités exceptionnelles, qui rend Bordeaux exceptionnelle ! Cette lumière !
    Tais- toi le prof! Dis-lui que tu LE savais dans SES murs et que tu t'en réjouissais.
    Dis-lui que tu t'inquiétais de lui avoir dit "mon p'tit loup ", mais qu'après avoir lu "très cher Alain " dans les réactions des groupies , tes inquiétudes se sont envolées, d'autant qu'il y a une jolie petite brise, au moment ou tu pianotes .
    Dis-lui aussi que tu comptes sur lui pour mettre dans ses bagages toutes les bonnes idées des cousins et des cousins de cousins : -les balançoires ça va de soi- mais aussi tous les moyens pour combattre la misère financière , morale et intellectuelle . Dis-lui qu'il faut qu'il aille ,avant de quitter le continent Nord Américain , voir l'aménagement des rives de L'Hudson , qu'il file à San - Francisco voir la réutilisation des hangards portuaires, qu'il aille à Boston !Même configuration que Bordeaux :Rive Gauche , Rive droite la Charles 's River mais tellement différent :l'aménagement conçu pour un art de vivre , cela permet au pingouin moyen , au sportif ou au radasseur de vivre , avec plaisir !
    Dis-lui aussi que ce serait bien qu'il revienne....mais avec plus de projets qu'il ne semble en avoir !
    Dis-lui que le type d'enseignement qu'a reçu sa fille n'a rien d'exceptinnel outre - atlantique mais qu'en France ça n'existe pas , plus ,ou rarement , à moins qu'il n'inscrive sa fille à Cheverus, et après à Magendie. Et ce retour en France sera moins douloureux pour ses enfants
    grâce à la qualité des enseignants de ces filières internationales ( exceptionnelle à Bordeaux) . Il découvrira ! Arrête la prof , laisse -le rentrer avec les idées de balançoires !

    Judith
    JUDITH simeone
  • Jean-Philippe Mollet
    Le 26 Mai 2006 à 17 h 02 min
    Si les élus locaux ont fait leur travail en soutenant le personnel de cette entreprise, je ne comprends pas ce que l'Etat est allé y faire alors que ses pertes et son endettement rendent les licenciements nécessaires dans cette entreprise privée qui perd des clients, y compris l'armée, très régulièrement. Pour moi, cela s'appelle de la démagogie électoraliste. Que l'Etat s'occupe d'abord de ses fonction régaliennes !
    Jean-Philippe Mollet
  • Fernande Mattéra
    Le 26 Mai 2006 à 16 h 38 min
    Bonjour M. Juppé,

    Certes la mondialisation à quelques fois bon dos mais si la France ne faisait pas d'appel d'offres ne serait-elle pas pénalisée par Bruxelles ?

    Par ailleurs, je suis extrêmement choquée que la Pologne, peu de temps après son entrée dans l'Europe, est acheté des avions aux Américains. Il y a aussi des bons "avioneurs" dans l'Europe et pas seulement les Français.

    Pour l'instant je suis déçue de l'Europe malgré des points positifs pour cette dernière.

    Bon courage et bonne chance pour votre retour. Les médias vont sans aucun doute avoir un oeil sur vos faits et gestes.
    Fernande Mattéra
  • Philippe Thiébaut
    Le 25 Mai 2006 à 23 h 23 min
    Je viens de terminer un bouquin interessant de Magnus Falkehed "le modéle suédois " vous l'avez déja surement lu , ce journaliste couvre l'actualité française pour les grands journaux suédois.C'est passionnant.
    Philippe Thiébaut
  • frédéric doussiet
    Le 25 Mai 2006 à 21 h 48 min
    Je me permets de vous signaler l'édito de Capèle dans Le Figaro du 24 mai ("L'Etat schizophrène"). Au-delà du drame humain et du choc pour l'économie locale, le journaliste souligne que la décision d’EADS s’explique du point de vue industriel (perte d'un tiers du CA de la Sogerma) dans un secteur économique en forte restructuration, que l'Etat en tant qu’acheteur public (Défense) ne s’est pas privé de faire jouer la concurrence (garant des deniers publics, normal) en attribuant des marchés à d’autres sociétés, et enfin en tant qu'actionnaire d'EADS, il est surprenant que l’Etat ait semblé découvrir le dossier ...
    J’ajoute que cette nouvelle position des pouvoirs publics, à savoir chercher à s'opposer à une restructuration industrielle, est aussi un mauvais signal donné à de futurs industriels étrangers. Se battre dans un monde mondialisé, c'est d’abord chercher à être les meilleurs, et pas s'opposer aux restructurations qu'un manque de compétitivité engendre (sans remettre en cause la qualité des prestations fournies par cette entreprise). Au lieu de chercher à infléchir la décision d’EADS, l’Etat devrait porter son effort sur le devenir des salariés : ne s’agit-il pas d’un chantier ouvert par le gouvernement : sécuriser les parcours professionnels ? Une autre question reste ouverte dans mon esprit : en respectant la vie des affaires, quel rôle pour les collectivités locales face à de telles situations ?
    frédéric doussiet
  • Hélène FOURCADE
    Le 25 Mai 2006 à 08 h 43 min
    Très cher Alain,
    Vendredi dernier, en rentrant de notre travail à Blanquefort, un collègue et moi étions arrêtés à un feu rouge, non loin du Colbert, lorsque nous vous avons vu traverser les quais en compagnie de votre épouse, juste devant nous...
    Nous étions si content de vous revoir à Bordeaux !
    Nous avons eu un petit sourire quelques centaines de mètres plus loin, lorsque nous sommes arrivés devant la Place de la Bourse. Le matin même, lors de notre trajet "aller", la fontaine était toujours aussi désespérément "sèche", alors que nous attendions sa mise en eau depuis la fin du mois de Février, comme cela était prévu initialement. Voilà, c'était un petit miracle sous nos yeux : les jets d'eau des trois grâces fonctionnaient de nouveau. C'est peut-être une coïncidence, mais je la trouve jolie et plaisante...
    Revenez vite, très cher Alain, et si ce petit "signe" était véritablement annonciateur, nous aurons certainement le bonheur de voir tous les travaux entrepris du côté du quartier Saint-Jean reprendre soudain leur cours et les aménagements urbains se concrétiser. Vous étiez venu plusieurs fois visiter le quartier avec Alain Moga avant votre exil au Québec. Rien n'a changé depuis, et nous attendons toujours (par exemple) de vrais trottoirs cours de la Marne et aussi, entre autres, un aménagement digne de ce nom des ignobles petites rues qui desservent les nouvelles résidences de la rue de Tauzia... Alors imaginez comme j'espère vivement votre retour !
    Je ne pense pas que vous publierez mon message sur votre blog, mais une réponse personnelle m'obligerait.
    Mille merci d'avance, et à très bientôt.
    Hélène FOURCADE
  • JACQUES COLOMÈS
    Le 25 Mai 2006 à 02 h 10 min
    Avez-vous regardé, mardi 23 mai à 20h50 sur FR3 l'émission "à coeur et à cris"?
    La France est peut-être malade, mais il y a encore de belles choses qui se font, des gens qui croient et réalisent en osant. L'innovation et la créativité débouchent sur des réalisations où leurs acteurs ont plaisir à travailler et "s'éclater" utilement. Pourquoi toujours se morfondre, être frileux de précarité, avoir des informations médiatiques déformées au point d'écoeurer les plus optimistes...
    Oui la France existe il faut y croire, mais pour cela chacun doit croire en lui, en ce qu'il peut apporter, retrouver les vraies valeurs des choses et du "faire ensemble", avec pour seul objectif de retrouver notre place d'Etat majeur européen et mondial.
    Souhaitons nous le courage d'oser ce challenge! JC
    JACQUES COLOMÈS

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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