Blog Notes d'Alain Juppé

Ce que j’ai dit au congrès UMP le 14 janvier dernier…

Publié le 01/02/2007 par Alain Juppé

 » Mes amis, nous vivons, vous en êtes conscients comme je le suis, un moment d’exception.

Ce moment est d’abord pour moi un moment de joie, la joie de vous retrouver innombrables et enthousiastes.
Vous êtes aujourd’hui des dizaines de milliers rassemblés sous le sigle de l’Union pour un Mouvement Populaire, ce parti pour lequel, vous le savez, j’ai tant d’attachement.
Je voudrais vous dire aussi mon respect pour le militantisme politique dont vous donnez une si belle image.

Ce moment est aussi pour moi un moment d’engagement. L’occasion de redire devant vous et devant les Françaises et les Français qui nous regardent mon soutien loyal et actif à Nicolas Sarkozy.
Pour moi, cette démarche est toute naturelle.
Nous appartenons depuis toujours à la même famille politique et, dans ma vie publique, j’ai toujours soutenu le candidat choisi par ma famille.
J’apprécie aussi bien sûr, et c’est la raison de mon choix, les qualités de l’homme. Je connais son goût de l’action, son formidable dynamisme. Nous avons vu ses résultats brillants au ministère de l’Intérieur. Je connais sa capacité d’inventer, d’organiser et sa volonté de rassembler.
Je sais enfin que nous allons nous retrouver sur les mêmes grands objectifs.

Ce moment est enfin un moment de confiance partagée.
La confiance que nous avons, tous, dans la France.
Oui, je crois en la France, mon pays, dont j’ai mieux mesuré les forces et les faiblesses pendant mon séjour un peu loin d’ici, à quelques milliers de kilomètres.
Je crois en la France lorsqu’elle est fidèle à elle-même, fidèle à son histoire, à sa culture, à sa langue, à ses valeurs. Je crois en la France quand elle épouse son siècle, ce XXIe siècle, si riche de promesses et si lourd de menaces.

Dans mon esprit et dans mon cœur, la France du XXIe siècle est d’abord une France capable de rénover son modèle économique et social et de faire progresser tous les Français.
Ce modèle repose sur de bons principes: la libre entreprise et l’économie de marché d’un côté, la solidarité et la protection sociale de l’autre, étroitement associées.
Depuis quinze ans, nos gouvernements successifs, celui d’Edouard Balladur, le mien, celui de Jean-Pierre Raffarin et celui de Dominique de Villepin, ont engagé et réussi de nombreuses réformes.
La France a progressé, ce n’est pas un pays en déclin. Elle connaît, il est vrai, des difficultés. Un nouveau souffle est nécessaire, un nouvel âge doit commencer, l’âge de la responsabilité.
La responsabilité, reconnue et respectée, dans la vie de travail, ce qui implique que l’effort et le mérite individuels ne soient pas confisqués par des impôts excessifs.
La responsabilité dans nos régimes sociaux où il ne faut pas confondre solidarité et culture de l’assistance.
C’est en faisant confiance au sens des responsabilités de chacun que nous trouverons le chemin d’une croissance plus forte, créatrice d’emploi et de pouvoir d’achat.

La France du XXIe siècle est aussi une France capable de profiter des bienfaits de la mondialisation.
Conjurons la peur, refusons le repli sur nous mêmes et la frilosité! Choisissons la recherche, l’innovation, une stratégie industrielle offensive, donnons la priorité à l’éducation et à l’enseignement supérieur, parce que notre principale richesse, ce sont évidemment nos ressources humaines.

La France du XXIe siècle est une France capable d’assumer sa diversité en mettant en oeuvre une politique d’immigration organisée et non pas subie ; en luttant, dans le respect de notre laïcité républicaine, contre les discriminations et pour le droit à l’égalité.

La France du XXIe siècle est une France capable de donner un nouvel élan à l’Europe, telle que nous l’avons rêvée. Ne manquons pas le rendez-vous du deuxième semestre 2008 où la France assurera la présidence de l’Union européenne.
Après la nécessaire pause dans l’élargissement, il nous faudra reprendre la réforme des institutions européennes, ramener l’Europe à sa vraie vocation, qui est de réaliser des projets concrets qui changent la vie des Européens. Constituer peut-être au cœur de l’Union une avant-garde au sein de laquelle la France jouera tout son rôle.
Donnons à la France les moyens d’être en pointe dans cette relance de la construction européenne en gardant sa liberté de penser les relations internationales et sa capacité de défense autonome.

La France du XXIe siècle enfin est une France militante de la Terre. Nous savons qu’il y a péril en la demeure et je voudrais que nous en parlions davantage dans cette campagne. Si nous ne faisons rien, nous allons au suicide collectif.
Il nous faut accomplir une véritable révolution des mentalités et des comportements. Inventer une croissance écologique, c’est-à-dire une croissance qui améliore notre qualité de vie en diminuant la quantité de nos gaspillages.
Il nous faut créer une grande chaîne d’initiatives, du local au global, de nos territoires de proximité, nos villes et campagnes, en passant par nos Etats, par l’Union européenne, jusqu’à la gouvernance mondiale pour laquelle le président de la République propose de créer une organisation des Nations Unies pour l’environnement. Ce sera l’objet de la Conférence de Paris les 2 et 3 février prochains dont il m’a confié avec d’autres, notamment Nicolas Hulot, la préparation.

C’est le moment pour moi d’affirmer devant vous ma fidélité personnelle à Jacques Chirac et ma reconnaissance de citoyen pour tout ce qu’il a fait pour notre pays depuis douze ans.
Pour le courage et la lucidité dont il a fait preuve dans la conduite de notre politique étrangère.
Pour sa capacité d’anticipation, par exemple dans le domaine du développement durable.
Pour son attention à la vie quotidienne des Français, je pense au beau succès de sa politique de sécurité routière.
En faisant le choix que je fais maintenant, j’ai la volonté de me situer dans la continuité de mon engagement politique.

Mes amis, tout commence vraiment aujourd’hui.
La compétition sera serrée, ce qui nous crée un double devoir : le devoir de nous rassembler, sans arrière-pensée, autour de celui que nous avons choisi pour porter notre projet ; mais aussi le devoir d’agir, d’entrer activement dans la campagne. Que personne ne reste spectateur, que chacun soit acteur du combat qu’ensemble, autour de Nicolas Sarkozy, nous allons mener pour la France ! »
02/02/07

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3 commentaires pour « Ce que j’ai dit au congrès UMP le 14 janvier dernier… »
  • F-Xavier Duprey
    Le 11 Février 2007 à 17 h 10 min
    Bonjour Alain Juppé.
    Tout d'abord merci pour votre livre que vous m'avez amicalement dédicacé à Agon-coutainville.J'apprécie votre manière de faire de la politique,votre courage dans la défense des idées qui vous sont chères. Un seul regret,dans votre livre où vous defendez avec raison la nécessité de préservation de l'environnement, j'aurais aimé une description plus précise de votre vision de l'agriculture.Je me sens d'autant plus concerné en étant jeune agriculteur. Quel rôle souhaitez-vous conférer à l'agriculture dans les années à venir, souhaitez-vous le généralisation de l'agriculture biologique, comme le laisse supposer vos dernières prises de paroles? Sans tout attendre du monde politique à qui ma profession a certainement tendance à ce tourner trop facilement, il est toutefois ennuyeux de voir que le sujet ne semble pas mobiliser. Me répondrez-vous?
    F-Xavier Duprey
  • Mathieu Blanvillain
    Le 04 Février 2007 à 12 h 48 min
    Bonjour M. Juppe,

    Je souhaitais d'abord vous remercier pour avoir mis tant de talent et d'energie au service des francais et de n'avoir jamais perdu courage.

    Cet email pour vous informer que le service de naturalisation de la prefecture de Bordeaux connait quelques disfonctionnements...Ma femme est polonaise et ne souhaitait recemment deposer une demande de naturalisation a la prefecture. Il se trouve que ce service n'est ouvert qu'une demi-journee par semaine et que le nombre de depot de dossier est limite de ce a 40 par jour. Notez que certaines personnes font la queue des 3 heures du matin...Nous travaillons tous les deux et avons un enfant, il est donc tout simplement impossible pour ma femme de deposer son dossier. Pourquoi ne pas developper ce service sur internet ? Le service public doit reellement gagner en efficacite.

    Petite suggestion qui pourrait faire gagner du temps et de l'argent a chacun...

    Content de vous avoir de nouveau parmis nous a Bordeaux,

    Meilleures salutations.
    Mathieu Blanvillain
  • Guillaume Gouhier
    Le 04 Février 2007 à 10 h 17 min
    Bonjour M Juppé
    Instit de droite, bref bel exemple d'oxymore, je vous informe si ce n'est déjà fait qu'un appel pour la refondation de l'école a été lancé à l'initiative entre autres de M. Lafforgue, médaille Fields. Cet appel se veut trans-partisan et a déjà recueilli sans aucune couverture médiatique près de 7 000 signatures.
    Un autre initiateur de cet appel, Marc Le Bris, vice-président du GRIP sera dans le Figaro-Magazine de la semaine prochaine.

    Je ne souhaite pas que mon nom soit mis en ligne (nos adversaires pédagogistes détenant tous les rouages de l'administration de l'E.N, vous comprendrez aisément pourquoi).



    http://www.refondation-ecole.net/

    Nous, signataires, appelons le futur Président de la République à une refondation de l'Ecole, tout particulièrement de l'Ecole primaire. C'est une cause nationale, qui dépasse les clivages de la vie politique.


    Depuis des années, l'Ecole est malade. Ce constat, les Français le font chaque jour.

    • Les enfants, à la sortie de l'Ecole primaire, maîtrisent de moins en moins bien la langue française. Beaucoup ne savent pas lire en arrivant en sixième. Les capacités en écriture se dégradent. Tous les apprentissages de base de la langue sont sinistrés : orthographe, vocabulaire, conjugaison, grammaire et syntaxe (1).

    • De même en mathématiques : les quatre opérations, la règle de trois, les calculs sur les fractions ou sur les unités de mesure courantes, les éléments simples de géométrie, ne sont plus maîtrisés à la sortie de l'Ecole primaire (2). Le raisonnement mathématique a quasiment disparu jusqu'à la fin du collège.

    • L'histoire, la géographie et les leçons de choses sont aussi touchées. Les repères chronologiques essentiels de l'histoire de notre pays et les grands traits de sa géographie physique ne sont plus connus.


    Les causes internes de cette dégradation sont identifiées :

    • Depuis trente ans, les programmes de l'Ecole primaire se sont beaucoup appauvris sur l'essentiel, tout en affichant des ambitions démesurées sur l'accessoire. Une foule de sujets disparates, la pratique ludique des « nouvelles technologies » et la multiplication des activités périscolaires (prises sur le temps scolaire) empiètent gravement sur les apprentissages systématiques, en particulier en français et en calcul, qui sont les fondements indispensables de l'instruction (on est ainsi passé, en trente ans, de 15 à 9 heures de français par semaine au CP).

    • On a imposé, contre l'expérience des instituteurs, de nouvelles méthodes pédagogiques, fondées sur la « construction du savoir par l'élève », qui interdisent tout enseignement explicite, structuré et progressif.

    • On a dramatiquement baissé le niveau des exigences. Ainsi, au lieu de décider du passage ou non d'un élève dans la classe supérieure en fonction de son intérêt bien compris et de ses capacités à suivre, on pratique une politique de « flux ».


    Les conséquences à long terme sont très graves :

    • Le déficit des connaissances fondamentales entrave lourdement la capacité à former sa pensée et à raisonner. Attention, effort intellectuel, mémoire sont affaiblis par manque d'exercice.


    • Les bases n'étant plus acquises, le travail des professeurs du secondaire devient de plus en plus difficile, voire impossible. Cette dégradation a gagné les universités, les classes préparatoires et les grandes Ecoles qui s'alarment, elles aussi, de la chute du niveau de connaissance et de maturité intellectuelle (3) .


    Pour SURMONTER CETTE CRISE, il faut réaffirmer que la mission première de l'Ecole est l'instruction, la transmission des connaissances et l'apprentissage du raisonnement. Pour le traduire dans les faits, il faut :

    EN PRIORITÉ, CONCEVOIR DE NOUVEAUX PROGRAMMES pour l'Ecole primaire : courts, explicites, compréhensibles par tous, ils devront fixer la liste des connaissances à enseigner obligatoirement, selon une progression régulière et méthodique. En français, mathématiques, histoire, géographie et leçons de choses, cette liste ne saurait être inférieure, par ses exigences et les horaires prévus, aux ambitions des fondateurs de l'Instruction publique.

    Cette liste devra comporter notamment :

    • Pour le CP : l'enseignement du code alphabétique dès le début de l'apprentissage et l'entrée dans la lecture courante ; et en calcul, l'enseignement progressif et simultané des quatre opérations ;

    • Pour la fin de CM2, tous les enseignements systématiques, directs et méthodiques permettant une pratique exacte et sûre de la langue, du calcul et des constructions géométriques : conjugaisons complètes, grammaire de phrase, vocabulaire, calcul sur les nombres entiers, décimaux, fractions. Il faut y ajouter la connaissance des principaux repères chronologiques de l'histoire de France (et d'Europe), des rudiments de géographie physique et des éléments de sciences.


    RENDRE AU MAÎTRE SA LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE, dans le cadre de nouveaux programmes riches, structurés et cohérents, et dans la mesure où elle permet une transmission efficace des connaissances. Les instituteurs et les professeurs doivent pouvoir procéder comme ils l'entendent, selon les particularités de leurs classes et les leçons de leur expérience. Les inspecteurs doivent les noter uniquement sur leurs résultats.

    La formation des maîtres doit être entièrement revue : elle doit comporter d'une part des enseignements disciplinaires très sérieux -puisqu'un bon enseignant doit d'abord dominer les savoirs qu'il transmet–, et, d'autre part, un apprentissage pédagogique, particulièrement important pour les instituteurs, reçu principalement sur le terrain auprès de praticiens expérimentés.


    RÉTABLIR UN BON NIVEAU D'EXIGENCE, en respectant le principe selon lequel un élève passe en classe supérieure seulement s'il est en état de suivre le cours avec profit (ce dont les maîtres doivent pouvoir juger sans pression d'aucune sorte). Il faut en particulier, dans une perspective de rattrapage :

    • prévoir le redoublement du CP si la lecture n'est pas maîtrisée en fin d'année.

    • instaurer un contrôle des connaissances en fin de CM2, fondé sur des épreuves comportant au moins dictée, rédaction, questions et problème d'arithmétique.


    Nous, signataires, affirmons que la refondation de l'Ecole est un impératif de justice.

    En vidant les programmes, en abaissant les exigences, en déstructurant les enseignements, les réformes successives ont conduit à un renforcement sans précédent de la sélection par la naissance et par l'argent : les familles défavorisées ou non francophones sont terriblement pénalisées lorsque ce que l'on n'apprend plus à l'Ecole doit s'apprendre à la maison, ou dans des cours de soutien payants. (4)

    Laisserons-nous l'Ecole abandonner sa mission d'instruction, et des services payants se substituer à elle ?
    Voulons-nous mettre fin à la promotion sociale par l'Ecole ?
    Accepterons-nous d'entrer dans un nouvel obscurantisme ?
    Nous le refusons de toutes nos forces.

    Notre cause est trans-partisane : alter-mondialistes, libéraux, communistes, gaullistes, socialistes ou chrétiens-démocrates, croyants, agnostiques ou libres penseurs, enseignants et parents d'élèves, nous sommes rassemblés par un même attachement à l'Ecole et une même volonté : refonder l'instruction publique sur la transmission de savoirs riches, solides et cohérents, et sur la liberté pédagogique des professeurs.


    Signataires fondateurs
    APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
    Laurent LAFFORGUE Mathématicien, professeur permanent à l'Institut des hautes études scientifiques (IHES), lauréat de la médaille Fields en 2002, membre de l'Institut. Membre démissionnaire du Haut Conseil de l'Éducation. (www.ihes.fr/~lafforgue).


    APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
    Marc LE BRIS Instituteur et directeur d'école à Médréac, en Ille-et-Vilaine depuis trente ans. Auteur de Et vos enfants ne sauront pas lire ... ni compter! chez Stock. Co-responsable du réseau SLECC (Savoir Lire Écrire Compter Calculer) de classes primaires "pilote". (http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/)

    APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
    Jean-Pierre DEMAILLY Mathématicien, professeur à l'université de Grenoble, membre de l'Institut, Président du Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes (GRIP). (www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/)

    APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
    Michel DELORD Professeur certifié de Mathématiques, Vice-President du GRIP. Membre du conseil d'administration de la Société de Mathématiques de France. (michel.delord.free.fr/)


    APPEL POUR LA REFONDATION DE L'ECOLE
    Frédéric GUILLAUD Ancien élève de l'école normale supérieure. Agrégé de philosophie.

    NOTES

    (1) D'après l'Inspection Générale (rapport officiel de 1998) :

    • Selon les années, entre 21 et 35 % des élèves entrent en sixième sans avoir acquis les bases de la lecture, de l'écriture, et du calcul (évaluation qui ne prend pas en compte ceux qui déchiffrent mais ne comprennent pas bien ce qu'ils lisent).

    La dégradation des compétences en français :

    • En 2000, une association de professeurs de français (SLL) a fait faire à 2000 élèves de seconde une dictée datant de 1988, corrigée selon les consignes de notation de 1999 (avant la réforme de 2000) : un quart des copies ont obtenu un zéro (plus de vingt fautes lourdes).

    • En 2004, après quatre ans d'application des nouveaux programmes, ils ont recommencé l'expérience, sur 2500 élèves, avec la même dictée et les mêmes règles de notation : la moitié des copies obtenaient un zéro.

    Cf. aussi comparaison saisissante menée par la DEP entre les performances des élèves de 1995 et de 1923, à partir de 9000 copies du Certificat d'études retrouvées dans la Somme. Voir : http://michel.delord.free.fr/cep96.pdf


    (2) Le recul des compétences en mathématiques, à la suite des réformes des programmes du primaire de 2002 :

    Tests à l'entrée en sixième :

    % d'élèves ayant donné ..............1990 .......1995........ 2005
    la réponse exacte
    Addition posée (542+7154)......... 95,2%..... 96,7% ......96,7%
    Multiplication posée (523x305).... 72,1% ..... 69,7% ......77%
    Soustraction posée (789-3 ...... 95,6% ..... 88,3% ......80,3%
    Division posée (72 :3)................ 69,4% ..... 77,3% ..... 44,1%
    Règle de trois simple...................43,5% ..... 41,2% .....33,4%

    Statistiques extraites des données brutes de la Direction des Etudes et de la Prospective du Ministère de l'éducation nationale, 2005.

    Autres données, tirées du même test à l'entrée en sixième (DEP, 2005) :

    Écrire six cent vingt sept mille en chiffres :…….....…………...25% d'échecs.
    Quel nombre faut-il ajouter à 25 pour trouver 100 : .………28% d'échecs.
    Combien valent 60 divisés par 4 (calcul mental) : ....………60% d'échecs.
    876 x 34 (calcul posé) : ................……………………………………53% d'échecs.
    27,5 x 23 (calcul posé) : ...............……………………………………70% d'échecs.


    (3) L'inquiétude des Grandes Ecoles :

    Alain MARUANI, Professeur à Télécom Paris, animateur du groupe de réflexion sur les mathématiques (concours Mines-Ponts) : « Le niveau d'entrée des candidats ne cesse de décliner, les écarts de niveaux ne cessent de se creuser. Même corrigés du phénomène immémorial de doléance sur le déclin des jeunes générations, ces signaux sont, par leur persistance et leur force, inquiétants. » (Les Echos, 31/01/06) Un colloque s'est tenu sur la question à l'ENST le 10 mai 2005, organisé par les écoles du Concours Commun Mines-Ponts. La conclusion est très nette : le niveau en mathématiques baisse rapidement depuis une quinzaine d'années.


    (4) Le renforcement des inégalités et la montée en puissance d'un système parallèle, par défaillance du système public :
    • En 1950 : 25% d'enfants de familles modestes dans les grandes Ecoles (X, HEC, ENS, ENA).
    En 2000 : moins de 5% (Chiffres Insee)

    • Le chiffre d'affaires officiel du marché du soutien scolaire est de 2 milliards d'euros par an. Ce marché augmente à une vitesse de 20% par an.
    http://www.refondation-ecole.net/
    Guillaume Gouhier

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
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