Blog Notes d'Alain Juppé

Changement d’ère

Publié le 11/09/2009 par Alain Juppé

Avons-nous bien conscience de la profondeur de la révolution numérique que nous sommes en train de vivre? 

Trois exemples, très différents:

– Hier soir, à Bordeaux, inauguration du nouveau siège du groupe Sud-Ouest. Occasion pour évoquer, dans tous les discours, la mutation à laquelle la presse est confrontée. La crise n’est pas seulement conjoncturelle (baisse des ressources publicitaires du fait de la récession). La mutation est structurelle. A preuve, entre autres: les petites annonces d’offres d’emploi ou immobilières qui procuraient des ressources importantes à certains quotidiens ont migré sur le net. Et sans doute durablement.

– Deuxième exemple, d’une tout autre nature: vu dans un media britannique (BBC) que le Royal Opera House va monter un opéra dont le livret aura été écrit par le public sur Twitter. Ce sont les spectateurs qui créent l’oeuvre!

– Dernier exemple, pas si anecdotique quand on y pense: hier, pendant le colloque sur l’économie numérique organisé par le gouvernement, j’étais assis à côté de Nathalie Kosciusko-Morizet. Elle consultait en permanence sur son I Phone les « tweets » que s’échangeaient les participants dans la salle. La critique des prises de parole officielles se fait désormais en temps réel. 

N’est-ce pas un bouleversement de nos façons de nous exprimer, et même de penser? N’est-ce pas autre monde?

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15 commentaires pour « Changement d’ère »
  • Antoine
    Le 17 Septebmre 2009 à 10 h 44 min
    Le "grand emprunt", ça ne va pas être possible. Dans une entreprise ça serait considéré comme une erreur de gestion d'emprunter à un taux plus élevé que celui du marché juste parce que le "président-dictateur général" l'a décidé ainsi.

    Quant à la taxe carbone, faîtes savoir aux autre notables que nous aimerions bien épargner étant données les conditions économiques et sociales, et surtout l'incertitude quant à l'avenir.

    Va peut-être falloir envisager une révocation ad nutum du "président-dictateur général".
    Antoine
  • bogueaboo
    Le 16 Septebmre 2009 à 19 h 17 min
    Entièrement d'accord avec Ant1. C'est avec cette génération qu'il faut travailler sur ce qui est échangé, sur ce qui se passe sur le fond et décoller du "Oh, c'est fôrmidable la techno".
    Monsieur JUPPE, je ne partage pas vos opinions, mais alors pas du tout, mais s'il vous plait faites de la politique,organisez le débat, remuez vos collègues trop éloignés de ce qui se passe, des contraintes quotidiennes des habitants. A Bordeaux je vous rassure il n'y a pas que des Juppésiens (et je le dit sans méchanté), les échanges seront riches.
    Aborder la question de l'idendité numérique, celle des temps à l'heure du numérique couplé au "Time at market".
    Et si vous avez le temps, lors des réunions ch..., si, si vous en avez comme tout le monde, consultez donc ce site : http://www.groupechronos.org/

    Equipez vous d'un netbook si ce n'est déjà fait, sous GNU/Linux s'il vous plait, vos mises à jour de sécurité seront plus simples et vous découvrirez le monde des logiciels libres, ainsi fait vous pourrez entrer dans la ville augmentée.
    Allez voir ce qui se fait ici http://www.lehub-agence.com/site.php
    Je crois qu'un tas de gens ici sont prêts off the record à engager le débat avec vous. Vous avez mon mèl. Je ne connais pas Ant1, mais je suis certain qu'il est disposé à discuter avec vous de ces questions.

    Cordialement et sincèrement, bogueaboo.
    bogueaboo
  • vincent portier
    Le 15 Septebmre 2009 à 00 h 20 min
    Depuis Site internet pour les Droits de l'Homme:
    Allons Alain,un"autre Monde?" est impossible vous le savez bien,sauf si vous voulez dire "où allons nous!"
    Ne faisons pas de mélange entre "la réalité du Monde"je veux dire la réalité de 80% des hommes sur cette planête et "la triste mouvance des hommes dits "civilisés".Notre travail à nous tous qui, chacun suivant nos chemins, devont conduire le troupeau sur les verts pâturages de la conscience.Mais comment y arriver si nous même ne réussissont pas à marcher ensemble,les uns contre les autres et non pas "les uns faces aux autres".
    La route est encore longue et le temps vient vers nous.
    Pour méditer sur ce chemin je vous conseil à mon tour un livre:
    La France,au Patrimoine Mondial de l'Unesco

    Les 33 merveilles de France classées au Patrimoine mondial de l'Humanité.Editions Déclics http://www.declics.fr/
    Cet ouvrage décrit les trente-trois sites Français figurant en 2009 sur la "Liste du Patrimoine mondial".

    Trente-trois chefs-d'oeuvre qui embrassent à la fois l'histoire de l'homme et de la Terre,trente-trois conquêtes à protéger car malgré le prestige conféré par une inscription sur cette liste,la plupart restent fragiles et vulnérables.

    Une invitation au voyage,mais surtout une invitation au partage,un rappel que notre Patrimoine nous appartient et que peuvent parfois s'unir à merveille la pesante réalité des choses et les grâces illimitées de l'Esprit.

    Les Grecs avaient choisi ce qu'ils appelaient les sept merveilles du monde:Les pyramides de Gizeh,les jardins suspendus de Babylone,la statue de Zeus,le temple d'Artémis,le mausolée d'Halicarnasse,le colosse de Rhodes et la phare d'Alexandrie.

    Fait significatif;à l'exception des pyramides d'Egypte,elles ont toutes disparu,détruites par le feu,des tremblements de terre ou d'autres causes aussi injustes.



    C'est sans doute en éprouvant ces blessures que les hommes ont commencé à mesurer la nécessité d'un Patrimoine vivant et sauvegardé.

    Ces témoins de notre histoire culturelle ou naturelle constituent pour chacun d'entre nous,un signe d'identité,mais aussi un héritage commun.

    Afin de conserver-et transmettre-ces trésors qui témoignent aussi de nos espoirs,de notre aspiration à nous dépasser,de notre goût pour le beau,a été crée en 1972 le Comité de Patrimoine Mondial de l'Organisation des Nations unies pur l'éducation,la science et la culture (Unesco).

    Ce comité a fondé l'établissement d'une "Liste de Patrimoine Mondial de l'Humanité",énumérant les biens culturels et naturels revêtant des valeurs exceptionnelles.

    Ce livre résonne particulièrement bien avec les propos de Monsieur Bernard Vatier sur le devoir "de Culture et de Partage"pour accéder "aux Droits de l'Homme."

    voir l'article du 12 septembre 2009 sur les Droits de l'Homme intitulé "Culture et Partage".

    http://portier.canalblog.com/archives/2009/09/12/15037896.html

    Bonne lecture à tous...
    vincent portier
  • Égide Méon
    Le 14 Septebmre 2009 à 20 h 38 min
    L'expérience subjective de la numérisation constatée au quotidien, l'expérience plus abstraite de la vision augmentée du monde par la réalité virtuelle, bref l'irruption définitive des technologie de l'information et de l'imagerie numériques devrait nous amener à revoir de fond en comble la législation de la propriété intellectuelle.
    Nous n'avons pas commencé en France l'industrialisation numérique. Mais, sans que nous le sachions,il ne se passe pas un trimestre sans qu'une catastrophe informatique majeure ne plombe les comptes et les résultats d'une entreprise petite, moyenne ou grande.

    Si nous avons des sociétés de services informatiques efficaces, nous n'avons pas d'industrie du logiciel, à part quelque PMI, rapidement acquises par une holding française ou étrangère.
    Plutôt que de nous lamenter de nos lacunes, le grand emprunt ne devrait-il pas financer prioritairement le noyau initial de cette industrie du logiciel qui nous manque si cruellement ?

    Droits d'auteur et industrie du logiciel, deux chantiers majeurs, n'est-ce pas ?
    Égide Méon
  • Jean-no
    Le 14 Septebmre 2009 à 15 h 58 min
    Pour l'opéra, c'est un peu anecdotique quand même, c'est un peu comme le cinéma en odorama : ça a existé mais ça ne s'est pas généralisé. Nkm qui tweete, c'est déjà plus important à mon avis. On peut parler aussi de la vitesse à laquelle un problème de service après-vente peut ruiner la réputation d'une société (cadenas kryptonite), de la manière dont la grande presse attend qu'Internet sorte une affaire pour oser en parler (rien que cette semaine, Brice Hortefeux) ou d'initiatives de vigilance républicaine, démarrées comme une blague devenue très sérieuse, comme www.nosdeputes.fr
    Jean-no
  • Gilles Misrahi
    Le 14 Septebmre 2009 à 15 h 27 min
    Monsieur le premier ministre,

    Merci pour votre intérêt porté à la France numérique.

    Je suivais vos billets canadiens. Ils apportaient une distance nécessaire dans le débat. Ils agaçaient pas mal de politiques français. Stratégiquement, c'était bon. C'était numériquement efficace et pourtant pas bien compliqué. Nous avons été nombreux à vous découvrir alors.

    Aujourd'hui l'heure est grave et la loi Hadopi qui est en train de passer au parlement va faire prendre 10 ans de retard à notre pays.

    Oui, nous vivons une nouvelle ère. Oui, elle est démocratique. Non la France n'arrivera pas à inverser un mouvement international de développement économique et de liberté.

    Merci de votre intérêt. Vous m'avez l'air de ne pas pouvoir en dire plus mais de ne pas vouloir de cette loi rétrograde.

    Par hasard, ne serait-il pas possible de convaincre un ou deux députés de ne pas voter la loi Hadopi demain.

    Merci.

    Gilles Misrahi.
    Gilles Misrahi
  • Francois Badénès dit Corto
    Le 14 Septebmre 2009 à 14 h 57 min
    Bonjour, j'ai suivi avec attention les débats grâce aux réactions sur twitter à défaut d'avoir pu faire le déplacement. Je passe sur les commentaires de ceux qui opposent encore le virtuel et le réel à travers des procès d'un autre age. J'utilise les réseaux sociaux depuis plus de 5 ans et j'ai pu faire des rencontres "réelles" extraordinaires grâce à ce canal de communication avec des experts, des personnalités, des partenaires etc.
    Sur l'écoute de la génération Y bravo à ant1 pour son commentaire. A 43 ans je suis dans la génération qui fait le lien : équipé d'un ordi depuis 25 ans maintenant, sur le web depuis 1995...j'ai vécu toutes les évolutions d'usages et vu leur impact dans l'organisation, le management, les process. Je ne suis pas un techno (formation généraliste à dominante sociologie de Sciences Po Bordeaux). Nous sommes aujourd'hui dans une nouvelle rupture d'usages innovants qui réinterrogent les organisations sur leur capacité à partager le savoir et la connaissance, le politique à faire vivre ou pas les déclarations d'intention sur le participatif. Entrepreneur et vice-Président de l'association "Atlantic 2.0" (clusters d'entreprises innovantes grand ouest) nous faisons partie du pole de compétitivité "Images et Réseaux". Derrière les enjeux décris il y a aussi des enjeux énormes de création d'emplois, de création de richesse et de valeur pour aider les entreprises innovantes, les start-up et la nouvelle génération d'entrepreneurs. Nous sommes à la fin du monde centré sur la seule vision industrielle et sommes censés aider notre pays à entrer dans l'ère de la société de la connaissance : accès au savoir, partage, mise en relation, cartographie des compétences et des connaissances...les outils ne sont pas un problème car ils existent déjà : ce sont les usages innovants qu'il faut contribuer à développer. C'est un enjeu capital de productivité, de vision du monde, d'efficacité et de qualité par exemple, de notre système éducatif. Nous avons fait des propositions très concrètes et pragmatiques pour rénover les dispositifs de soutien à l'innovation (dont OSEO) qui ne doit plus s'entendre seulement sur le seul critère technologique mais aussi marketing, organisationnel etc. L'éducation numérique des entreprises, des élus, des réseaux consulaires et de tous ceux qui sont censés accompagner les entreprises et l'innovation doit être une priorité nationale pour aider à faire émerger les entreprises de demain. C'est aussi un lien direct avec le volet humain du Développement durable (trop souvent oublié) et notre capacité à moderniser le management, inciter au partage de l'information pour la transformer en connaissance utile etc. Bref, ne plus laisser les informaticiens seuls pour s'occuper des systèmes d'information. Il faut d'ailleurs arrêter d'inviter seulement des SSII de type CapGemini qui sont en décalage par rapport au mouvement de fond qui s'opère dans les entreprises du web ou de ceux qui travaillent sur le "richmedia" (c'est à dire les contenus,le e-learning, les usages innovants etc.).
    Je suis volontaire M.Juppé pour vous aider à relayer ces messages sur la base de propositions très concrètes que nous avons transmis au pôle pour accélérer le développement des start-up du web, créer les conditions pour faire émerger des "success stories" francaises, bref, essayer ensemble de faire avancer le schmilblik. Il y a urgence et c'est possible. Bien à vous.
    PS : certaines de ces jeunes entreprises s'installent en SCOP ou d'autres formes innovantes de l'Economie Sociale et Solidaire : cela répond d'avance aux objections sur orientation business de mon message...pour distribuer de la richesse encore faut-il commencer par la produire ;-))
    Francois Badénès dit Corto
  • Olivier FAURAX
    Le 14 Septebmre 2009 à 14 h 46 min
    @pivoine : votre vision est largement biaisée, notamment par le catastrophisme des médias traditionnels (qui n'ont d'ailleurs aucun intérêt à les voir se développer...).

    Depuis quelques mois, je suis sur twitter. Je fais suivre quelques liens intéressants, ainsi que quelques infos locales (au hasard, une soirée salsa à La Ciotat).

    Une brésilienne, habitant à Madrid, a eu un poste à La Ciotat, et doit y rester 6 mois. Elle m'a contactée, parce qu'il y avait "La Ciotat" sur mon profil, et j'ai pu la renseigner.

    Où habiter, trouver un hôtel convenable, se déplacer quand on a pas de voiture, je lui ai donné les informations qu'il est plus facile d'avoir localement.

    Samedi, on s'est rencontré "en vrai", on a fait la journée des associations, puis le parc du Mugel (qu'il serait dommage de manquer).
    C'était super sympa, on devrait faire les calanques un de ces jours.

    De votre point de vue, qu'aurait-elle du faire ? Appeler un numéro de téléphone au hasard à La Ciotat ?

    Il y a des dérives, probablement, mais pas plus qu'avec la religion, l'alcool ou la télé. On ne parle ni des trains qui arrivent à l'heure, ni des profils facebook sans photos choquantes.

    Finalement, ce qui effraie, ce n'est pas tant les réseaux sociaux que les modifications du rapport à l'autre que cela impose.
    Olivier FAURAX
  • Timothée
    Le 14 Septebmre 2009 à 14 h 33 min
    #6 (Pivoine) C'est ton droit. Petite réaction sur "d'abord ça n'est pas sécurisé et ensuite on y rencontre le pire".

    C'est comme partout.

    Si tu ne mets pas de serrure à ta porte d'entrée, ou que tu en choisis une mauvaise, ta maison ne sera pas - ou mal - sécurisée.

    Je croise des crétins dans la rue tous les jours ; ce "pire" existe (en premier lieu) ailleurs que derrière un écran...

    Enfin, il serait bon d'arrêter l'hypocrisie "OUHLALA LES RESEAUX SOCIAUX C'EST LE MAL".

    C'est VOUS (ok, ok, "nous") qui en faites ce qu'ils sont. Responsabilisez-vous et ça ira bien mieux...
    Timothée
  • pivoine
    Le 13 Septebmre 2009 à 17 h 34 min
    Un bien beau projet qui ne m'intérese absolument pas.
    Certes j'utilise internet tous les jours (et cela ne fonctionne pas formidablement bien), j'en connais l'utilité mais j'y vois des dérives que je refuse absolument.
    D'abord ce n'est pas sécurisé et ensuite on y rencontre le pire.
    Je ne vois pas l'utilité de ces "réseaux sociaux". Moi, je parle aux gens directement ou au téléphone et je n'ai pas l'intention de changer. Aller sur un blog de temps en temps est une chose, passer sa vie sur les réseaux virtuels et ne pas pouvoir faire autrement est une chose bien différente.
    Je n'accepte pas cette dictature et je n'irai pas sur ces réseaux. Et si je manque des choses intéressantes tant pis.
    pivoine
  • Georges de Wailly
    Le 12 Septebmre 2009 à 10 h 57 min
    Et il y a la chaine Alain Juppé sur Youtube!..
    Effectivement, nous avons complètement change d'ère au sens l'époque, d'aire au sens de l'espace et d'air au sens propre du terme. D'un coté, l'ère numérique ou les moyens permettent d'intervenir partout, en temps réel et de l'autre, une difficulté croissante à se déplacer physiquement puisque les couts de l'énergie vont augmenter sensiblement dans un avenir proche. Si l'on fait un retour sur l'évolution des techniques, le rapport prix/performance des technologies tend vers zéro. Et dès qu'une industrie n'est plus rentable, elle mute! Et le monde amorce une mutation dans laquelle l'économie numérique n'est qu'un outil. Le véritable enjeu est l'énergie. Le cout de cette énergie va tendre invariablement vers zéro : elle sera gratuite et hyper abondante. Ca me permet de faire un clin d'œil à Échelle de Kardashev (C'est sur Wikipedia). Tout l'enjeu est de précéder cette mutation en la favorisant. Les taxes vont a contre sens de l'évolution naturelle des systèmes. Nous sommes surs que le recours aux énergies fossiles est une impasse. Maintenant, comment en sortir ? Le choix est simple : En créant une dynamique économique qui permet d’attaquer un marché naissant ou alors, en se mettant en situation de subir en taxant les individus. Ce qui, encore une fois est improductif puisque ca limite leur pouvoir d’achat. L’économie numérique n’est qu’un moyen dont les concurrents disposent aussi et sur lequel ils ont de l’avance :Exemple : Allez sur http://www.alibaba.com et recherchez les mots : Solar heater.
    Le constat est très simple : L’économie numérique c’est génial ! Sans socle réel, c’est du vent !
    Georges de Wailly
  • Lucrèce
    Le 11 Septebmre 2009 à 23 h 03 min
    Changement d'air...
    Est-ce le même A.Juppé -qui pourfendait il y a peu les anglicismes de la Patronne des Patrons- qui se vautre dans les" tweets" , les "twitter", fasciné un peu facilement par le snobisme d'une NKM ,prototype de la femme digitale incapable de s'exprimer sans les horreurs syntaxiques du niveau des commentaires de joueurs de l'ovalie après match: les "pasque"..les "c'te politique" abondent dans ses entretiens.Est-ce le charme de cette "Boucles d'or", qui a abandonné à leur sort les ourses ménopausées des Pyrénées,pour se recycler dans les prairies de digitale laineuse, qui séduit si facilement un Normalien dont le zèle digital et écolo tardif cherche peut-être -sur le dos du contribuable moyen- à nous faire oublier qu'il a fait partie de ces exécutifs complaisants avec les pétroliers et les constructeurs pour retarder pendant des décennies l'avènement de voitures electriques .Quant à ce "la critique de la parole officielle en temps réel ": c'est tordant, pour ces quelques intervenants qui tentent d'exprimer sur ce même bloc-notes une critique un peu humoristique et littéraire- jamais injurieuse- vite censurée par son modérateur, pour cause d'ego chatouilleux du duc de Bordeaux.Cf l'article "Rocard et Pécuchet"...
    Lucrèce
  • Damien Bégoc
    Le 11 Septebmre 2009 à 21 h 22 min
    Bonsoir,
    A propos de cette révolution, des valeurs des "Digital Natives" et des conséquences sociétales, voir dans le numéro de juillet-août de Books - http://www.booksmag.fr - l'article relatif au livre de Don Tapscott, "Enfants de l’ère numérique. Comment la Net génération change votre monde" (article accessible en ligne uniquement pour les abonnés malheureusement).
    J'en ai toutefois évoqué l'essentiel sur mon blog récemment : http://www.begoc.fr/2009/08/22/quelle-politique-pour-les-enfants-du-numerique
    Cordialement,
    Damien Bégoc
  • jean
    Le 11 Septebmre 2009 à 20 h 43 min
    Changement d'ère, mutation, le numérique... Je m'ennuie.
    Les couleurs du coucher du soleil, celles de son lever, outrancières ces dernières...
    Serrer la main tendue ; sourire à l'autre, à l'enfant qui grandit...
    jean
  • ant1
    Le 11 Septebmre 2009 à 14 h 53 min
    Bonjour,

    J'étais présent au séminaire "Numérique : Investir aujourd'hui pour la croissance de demain" et j'ai, durant cette journée, été très actif sur ce fameux réseau social Twitter.

    Je remarque votre sensibilité, ainsi que celle de NKM et de M. Rocard (quoi qu'il ait pu prétendre lors de sa très drôle et subtile intervention d'hier, il n'en reste pas moins un des portes-parole politiques du logiciel libre), aux nouveaux usages du numérique et à leur impact sur la vie démocratique, civique, sociale. Et je vous avoue que je m'en réjouis !

    Si l'on revient un peu sur la sociologie de ces réseaux, on se rend compte que l'on assiste à l'expression directe d'une génération. Certes des "early adopters" il y en a, mais c'est surtout cette génération surnommée Digital Natives ou Génération Y qui s'y exprime. Cette génération qui n'appréhende pas le numérique de la même manière que ses aînés. Pour cette génération, dont je fais partie, le numérique est une extension de soi même, un espace de liberté et d'expression supplémentaire. Et je pense que cette génération CROIT fermement au dialogue, à l'échange, à l'émulation. Jamais une révolution n'aura marqué autant une génération en modifiant en profondeur l'appréhension qu'elle peut avoir de soi même, des autres, de la société, de ses envies et de ses rêves.

    Vous dites y être sensible et vous parlez de "la critique des prises de parole officielles [qui] se fait désormais en temps réel". Mais il faut aller, à mon sens, au delà de cette sensibilité, de la connaissance de ce fait et l'intégrer, le prendre en compte. Certes, ce qui a été dit à ce séminaire sur Twitter était l'émanation d'une CERTAINE catégorie de personnes, mais elle compte. Nous parlons ici de Grand Emprunt, d'inverstir pour l'avenir, pour les générations qui viennent. Et qui dit emprunt, dit remboursement et donc responsabilité envers les générations à venir, ces générations qui seront marquées par le numérique. Ecoutez les, consultez les. Et si vous ou NKM ou d'autres responsables politiques avez la chance d'avoir accès à ce qui se dit, partagez cela avec d'autres en ne faisant, par exemple, pas uniquement la publicité de Twitter durant le séminaire ou sur votre blog mais en citant quelques remarques constructives qui s'y sont échangées. En effet, il y a un décalage certain dans l'appréhension du numérique entre la classe politique et la génération qui est née avec. Vous l'aurez remarqué avec les lois HADOPI 1&2 par exemple, qui porte en elles le risque de générer une nouvelle fracture numérique, une crise de confiance entre les jeunes et Internet, entre les citoyens et les politiques ! Non pas qu'il ne faille rien faire mais prenez en compte ceux qui vivent ce que certains décideurs ne peuvent même pas appréhender du bout d'un doigt (je ne citerai que le célébre "firewall OpenOffice" lors d'un débat à l'Assemblée !).

    Et si je peux me permettre une remarque, un dernier conseil, que je vous présente avec l'humilité qui sied à mon statut de simple citoyen : consulter cette génération, impliquer là car c'est pour elle que vous travaillez. Et si cette génération ne porte peut être pas les solutions, si elle n'a pas la sagesse née de l'expérience, elle sera à même de vous parlez de ses attentes et ses envies.

    Comme le disait hier Mats Carduner, DG de Google Europe, "Internet n'est pas un média, Internet est la numérisation transversale de tous les médias". Le numérique bouleverse toutes les donnes et impactera tous les secteurs économiques, culturels, sociaux et ... politiques.

    Pour finir, je dirai seulement que je suis un homme foncièrement de gauche et qui croit en ses valeurs, mais je loue votre sensibilité à ces questions et je vous invite à la faire partager dans les arcanes de nos institutions.

    Bien cordialement,
    //ant1
    ant1

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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