Blog Notes d'Alain Juppé

Coin de ciel bleu

Publié le 14/01/2009 par Alain Juppé

Dans la grisaille  ambiante, un petit coin de ciel bleu, hier à Bordeaux à l’occasion de deux visites sur le terrain.

D’abord une jeune entreprise qui propose de transférer sur DVD ou sur disque dur les films de famille tournés en 8 mm ou en super 8 que nous conservons souvent dans nos archives. Et ça marche: déjà trois salariés et bientôt l’achat d’une nouvelle machine qui représente un investissement côuteux. La jeune femme qui a créé l’entreprise fait preuve d’un dynamisme et d’une confiance très communicatifs. La création d’entreprise à Bordeaux, et d’ailleurs en France comme le montrent des statistiques récentes, se porte plutôt bien.

Deuxième étape, dans un domaine très différent: l’association Aquitaine Emploi Service aide des ingénieurs ou des cadres, plus généralement des diplômés de bac+2 jusqu’à bac+5, à retrouver du travail. J’écoute plusieurs personnes m’expliquer leur parcours, la perte de leur emploi, leurs efforts actuels et leurs espoirs. L’une d’entre elles n’hésite pas à me dire: « Chercher du travail, c’est un vrai boulot. J’y consacre plusieurs heures par jour ».

L’originalité d’AES, c’est d’accompagner ses « adhérents », c’est-à-dire les demandeurs d’emploi, par un parrainage de bénévoles, eux-mêmes bons connaisseurs de la vie en entreprise, souvent des jeunes retraités, qui apportent leurs conseils et leur carnet d’adresses. Je leur demande pourquoi ils s’engagent dans un tel bénévolat. Réponse: « Nous avons beaucoup reçu dans notre vie professionnelle. Nous avons envie de donner. » Et, là encore, ça marche: 85 à 90% des adhérents retrouvent du travail dans un délai maximum d’un an, ce qui est long bien sûr mais donne malgré tout confiance.

Encore une bonne raison de croire dans les valeurs de solidarité et de fraternité.

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1 commentaires pour « Coin de ciel bleu »
  • Bruno Edelist
    Le 14 Janvier 2009 à 17 h 32 min
    Grèves-surprise
    Les grèves-surprise survenues hier à Paris St Lazare et ce matin à Marseille confirment, s’il était encore besoin, que le monde des humains est fou, et fait craindre que notre pays soit en route vers le mur à une vitesse plus élevée qu’on ne croit …

    Je n’entre pas dans le détail, il a été relaté par tous les media.

    Mais je me pose – et vous pose – quelques questions sur la situation révélée par ces incidents :

    La SNCF, la RATP, la RTM, sont des sociétés, non ? Quels que soient leurs actionnaires et la nature de ces derniers.

    Qui, normalement, dirige une entreprise, prend les décisions après concertation, anime et « fait avancer » le train ?

    Les dirigeants ? Mauvaise réponse en l’occurrence : il a été prouvé hier qu’ils n’exercent absolument pas le pouvoir, ni l’autorité naturelle à leur fonction.

    Ce sont les syndicats et les salariés qui ont décidé ! Sans un grincement ni le moindre soupir de protestation de la part des directions concernées : on les a entendu sur les radios expliquer avec calme et compréhension que des réunions étaient en cours pour décider des mesures à prendre … etc. … et c’est ce qui s’est passé ! Les trains et autres métro ont recommencé à circuler lorsque les « salariés » et les syndicats on pensé que c’était le moment.

    Les cheminots, conducteurs de bus et autres métro sont donc devenus les victimes des « jeunes » (autrefois appelés voyous ou délinquants, mais seul le vocabulaire, le nombre, et l’impunité ont changé…)

    Les directions des sociétés qui les emploient sont les otages de ces salariés.

    Les « usagers » – qualité et quantité négligeable, à ce qu’il semble, tant qu’ils ne seront pas convertis en « clients » et traités comme tels, sont les otages ultimes.

    En fait, c’est tout simple, c’est comme la TVA : tout le monde paie le fournisseur en amont, transmet le mistigri au suivant, et seul le consommateur final acquitte la somme.

    Mais pour la TVA, c’est officiel. Pour les grèves-prise-d’otages sans préavis ni dédommagement, ce serait bien de l’officialiser aussi !

    Pensée du jour, peu écologique, mais ... :
    "Décidemment, je ne suis toujours pas prêt à abandonner auto ni moto pour emprunter ces chenils bruyants et malodorants !"
    Bruno Edelist

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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