Blog Notes d'Alain Juppé

Conférence de Montréal

Publié le 09/12/2005 par Alain Juppé

Grâce à l’obligeance de Nelly Olin, notre ministre de l’Ecologie et du Développement durable, et avec l’aide de notre Ambassade, j’ai pu participer, tout au long de la journée, aux travaux de la Conférence de Montréal sur les changements climatiques.

Ce matin, les ministres de l’Environnement se sont succédé à la tribune. J’ai retenu, entre autres, le discours de la ministre brésilienne qui exposait les efforts de son pays pour, sinon arrêter, du moins encadrer la déforestation en Amazonie.

Cet après-midi, la France organisait un « événément parallèle », pour reprendre la terminologie officielle, consacré aux initiatives des autorités politiques locales. Adrien Zeller, président du conseil régional d’Alsace, a parlé avec enthousiasme de ce que fait sa région pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Un représentant de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) a présenté les « bilans carbone » que son institution propose aux entreprises et aux collectivités pour les aider à mieux connaître l’impact de leurs activités sur l’environnement.
Une représentante d’EDF a évoqué le « Groupe Action CO2 » qui intervient pour améliorer le bilan énergétique des constructions modernes etc…

Bref, il se passe des tas de choses.
Parmi beaucoup d’expériences ou d’initiatives, j’ai retenu la réhabilitation du bois comme source d’énergie moderne et renouvelable. La Région Alsace qui bénéficie de la proximité d’un grand massif forestier, est en train d’équiper tous ses lycées de chaudières au bois. (Au passage, je me dis que l’Aquitaine aussi a des ressources forestières considérables…)
Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial finance, en Lituanie, un projet pilote qui développe toute la filère bois, de l’arbre à la chaudière… On encourage dans ce cadre la plantation d’arbres à croissance rapide, ce qui permet une gestion optimale de la ressource.

Tout cela suffira-t-il? De quoi va accoucher la Conférence de Montréal?
Un premier résultat, que la présidence canadienne a qualifié d’historique, semble acquis: les signataires du Protocole de Kyoto ont adopté les règles d’application de ce Protocole pour la période 2008-2012. Les pays développés (dont la France et ses partenaires de l’Union Européenne) se sont engagés à tenir leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre.

Mais au delà?
Il semble qu’aucun accord ne se dessine pour poursuivre et amplifier l’effort après 2012, comme c’est impératif.
Les raisons du blocage sont nombreuses.
Les pays en développement ne veulent toujours pas accepter de contraintes suceptibles de freiner leur croissance économique.
Et sutout les Etats-Unis, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (25% des émissions mondiales) ne veulent se plier à aucune régulation internationale, malgré les propos conciliants que le Président Bush avait tenus au G8 de juillet dernier.
Le Premier Ministre canadien, Paul Martin, s’est fait ovationner hier par les participants à la Conférence, quand il a adjuré les Etats-Unis de faire preuve de solidarité.
Peine perdue apparemment, même si l’opinion publique américaine évolue dans le bon sens : un quart des Sénateurs ont signé une pétition demandant au Président Bush de s’associer aux efforts de tous; beaucoup de villes américaines et certains Etats, comme la Californie, mettent en oeuvre des plans de réduction de leurs émissions de carbone. Mais l’Administration reste inflexible. Comment un gouvernement peut-il ainsi s’isoler du reste de la communauté internationale? Un pays, quelle que soit sa puissance, peut-il longtemps faire cavalier seul quand il s’agit de la sauvegarde de la Terre?

Dernière réflexion: j’ai été frappé de voir combien les modalités d’organisation et de déroulement de cette Conférence révèlent une véritable révolution dans la vie internationale: les partenaires non-gouvernementaux (ONG, entreprises…) tiennent, dans les débats, autant voire plus de place que les acteurs gouvernementaux. Une nouvelle gouvernance mondiale émerge peu à peu.
08/12/05

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15 commentaires pour « Conférence de Montréal »
  • Pierre BENVEGNEN
    Le 15 Décembre 2005 à 16 h 28 min
    Bonjour Monsieur Juppé

    Je profite de ce formidable outil qu’est votre blog pour vous soumettre ma question concernant les tragiques problèmes d’environnements auxquels nous sommes confrontés.

    Un article récent du Monde sur ce sujet paru dans l’édition datant du 21 septembre 2005 écrit par Jean-Louis Andreani évoque les blocages et autres politiques de l’autruche face à cette problématique avec l’idée qu’on avance droit dans le mur. Il souligne de plus que des actions globales et réellement efficaces ne pourraient être menées que sous contrainte exogène.

    Rien n’est fait car je cite « c'est bien parce qu'ils (ie les politiques) savent que cette action passera un jour ou l'autre, en particulier en France, par des régulations nouvelles de l'économie ».

    Ma question est la suivante : pourquoi « alors que la maison brûle et que l’on regarde ailleurs » le courage du monde politique français a été et reste dans ce domaine au pire inexistant au mieux inefficace ? Pourquoi cet attentisme suicidaire et criminel de la part d’hommes en charge du destin de nos sociétés ?
    Je pense qu’il est temps pour nos hommes politiques, et le contexte est malheureusement favorable, de jouer pleinement leur rôle que le peuple attend d’eux dans ce domaine.
    Le diagnostic vitale de la vie humaine est réservé, il est temps peut-être de se démettre de tant de blocages,d’inerties, d’enjeux et d’intérêt lobbyistes.
    Seuls les politiques, en provoquant l’adhésion de leurs peuples, peuvent jouer ce rôle. En ont la dimension ou même le courage?

    Qu’en pensez-vous ?


    Pierre B.
    Pierre BENVEGNEN
  • Maurice Marouani
    Le 15 Décembre 2005 à 09 h 17 min
    Ma collègue de travail, Sandra (33 ans) domiciliée à Bassens est maman d'une petite fille autiste, dont le taux d'invalidité est de 80%.

    Son combat pour la scolariser, pour tenter de la faire progresser, pour tenter de lui apporter un mieux est exemplaire.

    Sa petite fille passe deux 1/2 journées par semaine dans une cellule spécialisée de l'hôpital de Cadillac.

    Il y a 48h. elle a appris que la Sécu ne prenait plus en charge les frais de transport Bassens <=> Cadillac à compter du 1er janvier 2006. Cette charge représente 800 euros mensuels, Sandra gagne 1.200 euros/mois.

    Tout vient de s'effondrer autour d'elle.

    Au delà de tous les clivages politiques, de toutes les sensibilités, de toute considération idéologique, comment ne pas lui donner raison quand elle hurle aujourd'hui sa haine de notre société ?
    Maurice Marouani
  • Tony R.
    Le 12 Décembre 2005 à 10 h 14 min
    Bonjour,
    Vous dites: "Comment un gouvernement peut-il ainsi s'isoler du reste de la communauté internationale ?".
    La réponse est pourtant simple : les américains sont accros à l'essence.
    L'organisation de leur vie est totalement dépendante de la possibilité de se déplacer sur de grandes distances, pour tous les actes de leur vie quotidienne. Leurs villes sont conçus en fonction de cette facilité de déplacement : ils vivent, travaillent et font leurs courses aux 4 coins de la ville où ils résident. Et Dieu sait si leurs villes sont étalées ...
    Un américain sans voiture est un handicapé. D'ailleurs, comme nombre d'américains sont obèses, ils ne peuvent plus guère marcher ... Et il y a peu de transports en commun.
    Donc, Bush ne peut pas adhérer au protocole de Kyoto sans restreindre la consommation d'essence et de pétrole des USA. Or, augmenter encore le prix de l'essence en ajoutant des taxes, c'est rendre fous de rage les électeurs ...
    Tony R.
  • Annie Veaux
    Le 12 Décembre 2005 à 09 h 59 min
    Bonjour Monsieur,
    Je lis votre blog depuis quelques jours et j'ai envie de réagir è quelques lignes d'un de vos lecteurs. Il s'agit de J.L.Borloo à la tête avec A.R. du parti radical. Cela m'inquiète: après avoir été le porte-parole de F.Bayrou en 2002, il a rejoint l'UMP et quitte maintenant ce mouvement. Vous refusez de faire des commentaires sur la vie politique en France. J'aimerais toutefois connaître votre opinion...
    Autre chose: je viens de lire sur Le Monde fr. la position de Begag sur l'amendement reconnaissant le côté positif de la colonisation ; cela montre que la solidarité gouvernementale est atteinte. Mais ne croyez vous pas qu'au lieu de créer une "mission" (cf.Clémenceau) le président aurait mieux fait de demander la suppression de cet amendement, quitte à mécontenter une partie de l'UMP? Une majorité de français, peut-être, lui serait reconnaissante.
    A.V.
    Annie Veaux
  • Michel EVRARD
    Le 12 Décembre 2005 à 08 h 16 min
    Cher Monsieur, bonjour. Je vois que vous avez pu suivre les travaux de la conférence sur le climat. Très bien. Mais savez-vous que la superficie goudronnée ou bétonnée stricto sensu,en France, équivaut à 5 départements que vous pouvez imaginer sans un brin d'herbe? Or, on prévoit déjà pour 2006, la construction de 420.000 logements. Le prétexte de cette fuite en avant est que nous ne savons pas quoi faire des excédents agricoles. Mais savez-vous que ceux-ci sont obtenus par l'épandage annuel de 10 à 12 millions de tonnes d'engrais artificiels tirés en grande partie, des hydrocarbures? Si ces sujets vous intéressent, vous pouvez me contacter.
    Ecologiquement vôtre. EVRARD Michel. Haute-Savoie (département sinistré) Ancien professeur de Français en lycée agricole, après avoir commencé sa carrière par l'enseignement du latin et du Grec.
    Michel EVRARD
  • joelle bonnet
    Le 12 Décembre 2005 à 02 h 12 min
    Bonjour,
    Gaz à effet de serre ou CO2: pourquoi ne parle t on pas du CO et du NOx? C'est parce qu'il n'y a pas de bourses d'échanges pour ces gaz là?
    Brûler du bois: il faudrait que la planète ait beaucoup d'arbres pour compenser le CO2 émis par son brûlage par rapport à son absorption par ce même arbre! Dois je rappeler que si nous avons des problèmes d'augmentation de 0.5°C de Température depuis un siècle, nous pouvons aussi le devoir à la destruction des massifs forestiers tels que la forêt Amazonienne.
    Le Brésil, le même qui a hébergé la première conférence sur les changements climatiques, et le premier destructeur de la planète en matière de forêt qui a de ce fait déséquilibré l'ensemble climatique.
    Il est donc "amusant" de voir que le Brésil, pays en voie de développement qu'il faut aider par les actions du protocole de Kyoto, détruit la forêt équilibre de la Terre et prône l'essence biologique tout en se désignant martyre des EU.
    Non pro américaine mais je crois savoir que les EU au travers de son agence EPA a réduit en 20 ans (depuis RIO) son émission de gaz à effets de serre par 20%: A t on fait autant en Europe, alors qu'on a ratifié Kyoto?
    L'attitude des EU est comique car elle aide ainsi tous les pays tels que la Russie, la Chine ou l'Inde à développer leur industrie alors que si tous ces pays devaient moderniser leur lignes industrielles, l'économie de nos pays serait plus florissante!
    Les actions boursiaires de CO2 "indéxées" sur le prix du baril rapportent quand même plus aux EU en leur permettant de se moderniser et de faire progresser leur économie que s'ils s'engageaient sur des objectifs à courts termes.
    Même s'il fait froid à Montréal, les appartements sont bien chauffés et les voitures peuvent être préchauffées avant d'y entrer: cela contribue à l'effet de serre!
    Par contre à Bordeaux -où nous avons vu la neige avant Montréal - il fait -3°C et nous n'avons pas la même température intérieure dans les maisons qu'au Québec!
    Tout cela pour dire en bref que dans tout ce débat, on oublie l'effet "papillon" et qu'on est juste au début de la compréhension d'un phénomène beaucoup plus grandiose qu'est le cycle naturel de la glaciation: on oublie trop souvent l'époque où le Groënland était -comme so nom l'indique- une terre de prairie.
    Adieu comme on dit à Bordeaux
    joelle bonnet
  • Isabelle Le Chaffotec
    Le 11 Décembre 2005 à 21 h 56 min
    Monsieur,
    Vous évoquez le problème posé par les actuels dirigeants des Etats-Unis, qui ne souhaitent pas franchement opter en faveur de mesures efficaces visant à diminuer l'émission des gaz à effet de serre. Certes, cela est fâcheux dans l'immédiat; mais le mandat présidentiel américain en cours étant bien entamé, on peut espérer que le prochain président sera mieux sensibilisé aux régles du Protocole de Kyoto ( 2008-2012 ).
    Selon Jerry Mahlman du National Center for Atmospheric Research "il faudrait 40 Kyoto couronnés de succès" pour maîtriser la hausse des gaz à effet de serre.
    En feuilletant une revue il y a quelques semaines, j'ai pensé à votre conférence, quand j'ai constaté à ma grande stupéfaction que le Canada figure, sur la carte, parmi les plus grands pollueurs de la planète avec les U.S.A.. ???????
    Est-ce possible ?
    Pourtant, dans Nat. Géo. d'octobre dernier, un journaliste semblait montrer la volonté des autorités canadiennes de trouver des solutions écologiques en testant des énergies de substitution. Le fait que le Canada puisse polluer la planète n'était même pas suggéré. Ces démarches écologiques sont peut-être à l'essai depuis peu de temps, ce qui expliquerait cet oubli.
    De ce fait, je m'en tiendrai effectivement aux questions que vous posez à propos de l'issue de la conf. de Montréal.
    En ce qui concerne les Etats-Unis, je trouve que votre question suggère la réponse, et vous avez encore raison. Effectivement, la sauvegarde de la Terre ne permet pas de faire cavalier seul. D'ailleurs, pour ma part, je déplore l'attitude américaine, et c'est pourtant un pays que j'apprécie énormément.
    Très respectueusement
    ILC
    Isabelle Le Chaffotec
  • Yves RICHARD
    Le 11 Décembre 2005 à 16 h 55 min
    bonjour,
    je crois savoir que vous ne voulez pas commenter l'actualité politicienne de notre pays, et c'est tout à votre honneur. Pourtant, en ma qualité de vieil habitué du blog, je ne résiste pas à l'envie de vous faire part d'une réflexion que m'inspire la lecture d'une dépêche AFP d'aujourd'hui concernant le parti radical de J.L. Borloo. Il me semble que la mise en marche de ce courant, dont il est question dans la dépêche, annonce des mutations importantes dans la vie politique de notre pays. Pour ma part je m'en réjouis (mais j'attends d'en savoir davantage). Si je ne craignais de vous fâcher, je vous demanderais votre avis sur la question, mais, plus raisonnablement, je me contente de vous donner le mien, et de vous souhaiter un bon Dimanche. Bien à vous
    Yves RICHARD
  • nicolas albrespy
    Le 10 Décembre 2005 à 18 h 28 min
    Ne tombons pas dans les propos faciles et dejà largement usités, mais il est difficile de comprendre l'attitude des Etats Unis sur ce problème. Bien sûr, nous comprennons tous que cette diminution de rejet des gazs à effet de sèrre reste très couteux avec en plus de gros risques de ralentissement de la croissance si on ne trouve pas de système de production moins polluant pour garder le même rythme de production...mais tout de même, comment peut on refuser de se plier à de tels impératifs? Ceci est aller loin dans l'angélisme, mais la ratification des traités relatifs à l'écologie devrait être une obligation internationale. Les discuter oui, les refuser et se quitter sans accords, non. Bien sûr, nous rêevons tous d'un monde parfait...
    Cela étant, une autre inquiétude grandi: l'Inde et la Chine. Car si les Etats Unis sont un problème, ces derniers risquent de poser un bien plus gros problème vu leur caractéristiques démographiques et leur potentiel de croissance. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas laisser passer le temps. La Chine et l 'Inde explosent industriellement aujourd'hui, il ne faut pas leur laisser le temps de se doter d'infrastructures polluantes. La persusasion internationale doit entrer en action sans plus tarder pour les obliger à se doter d'infrastructure plus écologique. Si l'on attend trop, la première gigantesque vague d'infrastrucutre sera construite et nous devrons attendre des décennies avant de pouvoir les renouveller, ce qui represente un danger sans précedent pour notre couche d'ozone. Le mal écologique est déjà fait, mais il n'est jamais trop tard pour nous sauver d'un danger bien plus grand.
    A rappeler tout de même que l'écologie est bien entendu, au delà de la responsabilité des gouvernements qui est grande, notre devoir à tous, de tous les jours et de tous les instants.
    nicolas albrespy
  • victor vachier
    Le 10 Décembre 2005 à 14 h 27 min
    tout dans le compte rendu traduit une grande naiveté ,étonnante chez un ancien dirigeant de notre pays .
    victor vachier
  • Bod Pa
    Le 10 Décembre 2005 à 00 h 05 min
    Cette Nouvelle Gouvernance n'est qu'une très vaste fumisterie. Bien sûr, on laisse les Ong et autres associations prendre les devants de la scène. Mais ce sont bel et bien, et ce seront encore pour longtemps, les Etats qui occupent la première place sur la scène mondiale et ce sont encore les Etats qui prennent les décisions.

    L'exemple de la mauvaise volonté du Président étasuniens est à ce sujet tout particulièrement révélatrice. Les Ong et autres associations ont beau être scandalisées, la décision, en fin de compte, appartient bel et bien à l'Etat fédéral étasunien !

    Il est clair que le contexte actuel pousse au retrait de l'Etat. Et c'est à mon sens une bonne chose que l'Etat prenne du recul. C'est le sens même de la démocratie que l'Etat n'intervienne dans les affaires des citoyens qu'a minima pour laisser le plus grand espace possible à la fois aux libertés et aux responsabilités publiques et individuelles. Seulement aujourd'hui, l'Etat se contente de faire semblant de prendre du retrait - mais ce n'est jamais que pour mieux agir dans les coulisses !

    La Nouvelle Gouvernance, c'est de la grande "magie d'Etat" (Bourdieu a aussi écrit des choses sensées).
    Bod Pa
  • Georges de Wailly
    Le 09 Décembre 2005 à 23 h 28 min
    Bonsoir,
    Si les Etats Unis ne jugent pas bon de réduire les émmissions de CO2, c'est qu'il y a peut être une raison.
    Il y a beaucoup de désinformation autour de ce sujet.
    1/ Une éruption volcanique de moyenne ampleur rejette par jour autant de polluants que l'industrie mondiale pendant plusieurs semaines.
    2/ Le C02 est pour les plantes, ce que l'oxygéne est pour nous, c'est à dire qu'il est rapidement absorbé par la nature.
    Le vrai danger est le méthane, plus léger que l'air grand destructeur de la couche d'ozone et 90 fois plus efficace que le CO2 pour ce qui est de sa capacité calorifique . Mais çà, personne n'en parle. Ce gaz existe sous forme d'hydrate solide au fond des mers et en quantité gigantesques. C'est que qu'on appelle le "sorbet inflammable". C'est un composé instable qui de décompose quasi spontanément. L'ennui est qu'on a pas la maîtrise.

    Le véritable problème est que l'humanité va arriver à la fin du tout pétrole. Mais un délai de cinquante ans est une abstraction pour les gens.
    L'une des solutions pour les faire réagir est d'agiter des peurs!
    Quand on regarde de près les solutions proposées, on s'aperçoit qu'elles sont certes très pragmatiques mais aucune n'est réellement innovante.
    Or vu la situation économique mondiale, il serait très judicieux d'anticiper la mutation vers un monde non dépendant du pétrole.
    Malheureusement, les gens qui vont tourner leur véhicules à l'huile de chenevis sont pris pour des illuminés. Or fait objectif, çà fonctionne!
    Les solutions d'avenir viendront de de démarches non conventionnelles.
    C'est une nouvelle économie en gestation. La question est de savoir dans quelle zone géographique aura lieu la naissance de ce changement de paradigme.
    Georges de Wailly
  • Gérard DECLERCK
    Le 09 Décembre 2005 à 23 h 18 min
    J'ai quelques difficultés à comprendre la démarche qui consiste, entre autre, à consommer ou plutôt consummer du bois. En effet j'ai toujours cru que toute combustion même de bois consommait de l'oxygène et rejettait du CO²...De même, le fait de couper un arbre de taille moyenne équivalait à supprimer journellement la partie de photosynthèse correspondant à ce que chaque être humain rejetait en CO².
    Me serai-je trompé?...
    Gérard DECLERCK
  • Jean Philippe Eliard
    Le 09 Décembre 2005 à 22 h 41 min
    Monsieur,

    Concernant le bois énergie et l'Aquitaine, sachez que la Soule, province basque, tente de promouvoir le développement des énergies renouvelables sur son territoire. Le Lycée public fait l'objet d'études pour installer une chaudière bois (qui servirait d'ailleurs à 2 établissements). Mais que la route administrative semble longue pour aboutir. Encore plus longue est celle qui mènera à la mise en place d'un bac pro spécialisé en énergies renouvelables. On le sait, ce secteur manquera de bras à l'avenir. Et cette filière contribuerait à maintenir ce lycée en zone rurale. Mais nous sommes en France, et toutes les initiatives, aussi bonnes soient-elles, ont un temps de concrétisation extrêmement long.

    Tant d'énergies, en France, côtoient tant d'inerties ...

    Cordialement,
    Jean Philippe Eliard
  • jean broquin
    Le 09 Décembre 2005 à 11 h 59 min
    Le rendement de générateurs d'électricité thermique avec condensation de vapeur d'eau peut être doublé lorsqu'on fait appel à la cogénération (fonctionnement mixte d'incinérateurs d'ordures ménagères par exemple).
    Malheureusement en France,EDF n'a jamais voulu concilier les deux métiers et a toujours fait obstacle à son développement .
    Kyoto doit commencer par une vision réaliste des lois de la thermodynamique ...avant tout baratin pseudo écolo
    jean broquin

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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