Blog Notes d'Alain Juppé

Dans la tourmente

Publié le 20/06/2007 par Alain Juppé

Violence: c’est le mot qui m’est venu sur les lèvres, hier soir, quand j’ai voulu dire aux centaines de Bordelaises et de Bordelais rassemblés devant ma permanence, comment j’avais ressenti les événements des deux derniers jours.

Violence du calendrier : en quelques heures, j’ai vu s’effacer tout ce que j’avais patiemment construit depuis des mois.
Violence des commentaires et de la pression médiatique. Tel éminent observateur de la vie politique française annonce que je viens d’être « guillotiné ». Beau sens de la mesure… Ou bien encore, au Palais des Congrès de Bordeaux , une meute de photographes et de cameramen, laissant en plan Chritine Lagarde venue, en sa qualité de ministre de l’agriculture, inaugurer Vinexpo, m’assaille, me bombarde de questions: « Comment allez-vous, ce matin? ». Une fois, deux fois , dix fois… Je vis la scène comme une agression, un assaut de curiosité malsaine, une curée sans le moindre soupçon de compréhension ou d’humanité. J’essaie de me défendre comme je peux. Et patatras! C’est moi qui suis taxé de dureté. « On vous l’avait bien dit! Il n’a pas changé! Toujours la même arrogance… »

Heureusement, il y a , pour apaiser la souffrance , les milliers de messages de sympathie et de soutien arrivés sur ce blog (je ne suis parvenu à en mettre en ligne qu’une toute petite partie), au téléphone, par SMS, ou plus classiquement par la poste.
Et surtout, il y a vous, mes Bordelaises et mes Bordelais, présents dans la rue hier soir, ou croisés sur les allées de Tourny et qui spontanément applaudissez à mon passage.
Comment vous exprimer ma reconnaissance?

Certes, vous m’avez réservé une bien mauvaise surprise!
Comme me le confie , en privé , un de mes adversaires: « C’est inattendu et injuste! »

Je n’avais pas vu venir le coup, je l’avoue.
Je savais que ce serait difficile et que les résultats de l’élection présidentielle dans la deuxième circonscription n’étaient pas bons. Mais je pensais que le lien qui avait été renoué à l’automne dernier entre vous et moi était assez fort pour résister aux turbulences nationales.
La campagne d’entre les deux tours ne m’a certes pas aidé. Ah! la TVA sociale! Et l’annonce d’une supposée vague bleue!
Le candidat du MODEM n’a donné aucune consigne de vote et la très grande majorité de ses électeurs s’est reportée sur la candidate socialiste.
Mais surtout, je n’ai pas su convaincre mes concitoyens que ma présence au gouvernement à Paris et l’exercice de mon mandat de maire à Bordeaux pouvaient être un atout, à la fois pour mon action nationale et pour notre ville. Mes adversaires ont matraqué l’argument du cumul, qui a porté. J’en avais sous-estimé le poids. Les temps ont changé.

Et maintenant?
La tentation de me protéger et de protéger ma famille a été forte.
Mais je me suis dit: « Puis-je déserter, sur un coup de tête? »
On ne se change pas. J’ai décidé de rester. Plus précisément d’accomplir jusqu’à son terme le mandat que les Bordelais m’ont confié le 8 octobre dernier.
Au delà, c’est-à-dire lors des prochaines élections municipales, je verrai.
Tout dépendra de ma capacité à renouveler et a rassembler
Car Bordeaux a changé.
C’est un peu le paradoxe cruel de ma situation: j’ai réveillé la « belle endormie » qui ronronnait non seulement démographiquement, économiquement, urbanistiquement… mais aussi politiquement. De nouveaux Bordelais sont arrivés par milliers. Ils ont d’autres attentes. Il nous faut les analyser et y répondre. Notre municipalité, elle aussi, doit changer.

Enfin je n’irai à la bataille que si je peux rassembler. D’abord tous les amis avec lesquels nous avons réalisé depuis 12 ans cette magnifique transformartion de Bordeaux que tout le monde constate.
Mais aussi avec d’autres, venus d’autres horizons politiques et qui sont prêts à partager un projet de ville avec nous.
Je pense à tous ceux notamment qui placent l’écologie, le développement et l’aménagement durables au coeur de leurs préoccupations.
Pour ma part je n’ai pas renoncé à mon rêve: j’entends bien rester un « militant de la terre ». Ce que je ne pourrai pas faire au niveau national, européen ou international, peut-être puis-je encore le réaliser au niveau local. A Bordeaux. Et peut-être même dans tout un réseau de villes d’Aquitaine qui seraient prêtes à partager leurs expériences.
Un nouveau défi? C’est le sel de la vie.

Partager cet article

17 commentaires pour « Dans la tourmente »
  • Jean Carlo GUILLAME
    Le 29 Juin 2007 à 14 h 11 min
    Vous êtes pour moi un exemple à suivre vu vos capacités à developper et à supporter certaines difficultés. J'aurais tant aimé que réussissiez aux législatives pour apporter toutes vos connaissances au service de la FRANCE. Mais ce n'est parties remises, j'ai la certitude que vous rebondirez.
    Courage!
    Jean Carlo GUILLAME
  • Marie-Claire Bouvier
    Le 29 Juin 2007 à 11 h 03 min
    Comme à l'habitude vous avez tenu vos engagements,c'est bien.
    Je regrette toutefois que le développement durable ait perdu le seul ministre susceptible de coordonner tous ces ministères pour une action commune.
    Je me réjouis pour la ville de Bordeaux de son classement au patrimoine mondial.Conservez votre fonction de maire qui est la seule à apporter quelques satisfactions. Bon courage mais que vos militants travaillent, rien n'est gagné!
    Marie-Claire Bouvier
  • JEAN BAPTISTE VOISIN
    Le 28 Juin 2007 à 22 h 54 min
    Monsieur JUPPE,

    Nous sommes ravis d'habiter Bordeaux mon épouse et moi depuis maintenant presque trois ans. Vous avez, vous et votre équipe municipale incontestablement modernisé cette belle ville pour en faire l'une des plus attractive de France.

    A titre personnel, je suis fier de vous avoir comme Maire car vous êtes depuis longtemps un homme d'état respecté et une référence.Votre bilan de Maire est remarquable, c'est aussi l'avis d'une grande majorité de Bordelais.

    Nous sommes heureux de votre décision de poursuivre vos projets personnels et politiques avec Bordeaux et les Bordelais. Et pour de nombreuses années encore...on l'espère !

    Avec tout notre soutien

    Respectueusement


    Jean-Baptiste VOISIN

    JEAN BAPTISTE VOISIN
  • Michel POSTIC
    Le 28 Juin 2007 à 22 h 06 min
    bonsoir,
    nous sommes déçus de ne pas vous voir en action au gouvernement, car, malgré nos réticences vis à vis du système RPR, votre parcours nous faisait espérer une action forte sur le développement durable.( mais le remboursement des intérêts d'emprunts pour les maisons n'est pas gradué selon la qualité écologique de la maison, ça démarrait mal...)
    Mais n'y a t il pas trop de prétention à vouloir tant de mandats? c'est peut- être celà que les bordelais ont sanctionnés.
    Il aurait été plus sage de vous consacrer pleinement à la tache immense qui apparemment vous tenait à coeur, aujourd'hui nous n'en verrons pas la concrétisation.
    Michel POSTIC
  • olivier Mamola
    Le 25 Juin 2007 à 13 h 46 min
    Surtout ne lâchez rien et tenez bon.
    Voilà le seul cri du cœur que peux vous apporter un ami admiratif de vos actions de l’autre bout de la France (Nice).
    Les Bordelaises et les Bordelais vous en seront toujours reconnaissant
    Amitiés
    olivier Mamola
  • Kim Tuyet Le Thi Kim Tuyet Marie
    Le 24 Juin 2007 à 17 h 42 min
    A distance je vous ai suivi, j'ai toujours été avec vous de coeur et de tête (depuis le fameux carnet de santé qui, je ne sais pour quelle raison, a beaucoup fait gloser); je comprends vos désillusions et votre souffrance. Je regrette que les derniers résultats nous aient privés du concours d'un ministre profondément humaniste. Mais comme le croient les asiatiques, rien n'est franchement bon ni franchement mauvais. Avec du recul, on tire toujours un enseignement. Peut-être que ce temps de la réflexion, plus long que prévu, nous livrera-t-il quelques autres idées judicieuses...D'ailleurs en lisant votre livre "Lettres..." je me suis aperçue que certaines de vos idées ont fait leur chemin...et tant mieux!
    Je ne vous intéresserai pas car je ne suis pas passionnée de politique, j'essaie tout simplement de comprendre les problèmes actuels et les solutions proposées ; j'essaie surtout de voter correctement car il me semble que c'est important. Malheureusement, je ne suis pas de Bordeaux et n'ai pas pu voter pour vous...mais c'est tout comme. Bon courage. Sachez trouver en moi comme en beaucoup d'autres votre soutien dans l'ombre.
    Kim Tuyet Le Thi Kim Tuyet Marie
  • jean noel narbeburu
    Le 24 Juin 2007 à 17 h 21 min
    bonjour, j'ai le plaisir d'avoir anne valrick comme cliente dans mon restaurant, et je compatis a la peine qu'elle ressent suite a votre echec..
    elisabeth touton, et anne valrick me font les eloges d'un homme de coeur et de conviction, alors pourquoi ma vision, et celle d'une partie de votre electorat est elle differente?
    soit nous nous trompons, soit votre image ne correspond pas a l'homme que vous etes...
    je soutiendrais de mon mieux ces femmes qui vous entourent et que j'apprecie, mais j'aimerais que notre ville ne soit pas seulement belle, mais agreable a vivre ( espaces verts, bancs, peut etre des tables de jeux dans les jardins ou les places comme cela se fait en espagne )
    une vraie salle de concert, et des lieux pas seulement voues aux commerces ( les hangars des quais ) mais aussi a la culture ou aux loisirs...
    j'aime cette ville, et je reconnais volontier le travail enorme qui y a ete accomplis, mais la beaute de notre cadre de vie ne dois pas faire oublier que bordeaux, ce sont des habitants, et pas seulement des lieux remplis d'histoire...
    j'ai des propositions nombreuses a vous soumettre ( pesage des dechets menagers, bus et camions poubelles electriques et sur les places, espaces de vies dans les jardins ) et je ne manque pas d'en faire part a nos elus de quartier, mais sachez que meme si je pense qu'il reste enormement de choses a accomplir a bordeaux, a defaut de vous " aimer" j'apprecie le travail que vous avez fait pour vos concitoyens, et je pense que ce revers finira par etre un moteur supplementaire pour continuer d'ameliorer notre ville....
    je me moque facilement a la maniere d'un " bouffon" des grands qui nous gouvernent, mais je ne sais pas pourquoi, moi qui ne suis pas un de vos supporters, j'ai ete touché par vos reactions, et maintenant que vous etes fragilise, je me dit que ma fois, je vous soutiendrais bien un peu pour changer...
    amities a anne valrick et elisabeth toutou, et a votre epouse que j'ai eu le plaisir de servir,
    jean noel
    restaurant le mably
    jean noel narbeburu
  • Alain DUMAS
    Le 24 Juin 2007 à 16 h 11 min
    Ancien petit conseiller général et adjoint au maire PS, il m'a été facile de constater qu'en politique comme dans la vie, l'homme reste un loup pour l'homme.
    On n’a pas toujours besoin de ses 10 doigts pour compter ses vrais amis.
    Vos compétences d’Homme d’Etat, reconnues par tous, ne sont pas remises en cause.
    Je vous fais totalement confiance pour vos capacités à rebondir.
    Alain DUMAS
  • William Gillet
    Le 24 Juin 2007 à 16 h 10 min
    Monsieur Juppé

    J'ai appris il y a quelques jours par voie de presse votre attention de continuer de remplir vos fonctions de Maire de Bordeaux jusqu'à l'expiration de votre actuel Mandat en 2008, et je ne puis que vous encourager pour ce faire. L'on peut bien sûr regretter votre éviction du gouvernement Fillon, mais j'estime pour ma part qu'il serait plus sage pour vous de renoncer à la vie politique française, quand je vois combien est grande l'ingratitude des Français à votre endroit (bien sûr, il y eut l'affaire des emplois fictifs du RPR et des appartements de Paris, mais beaucoup de ceux qui aujourd'hui ont été réélus à gauche ont fait bien pire que vous et ont l'hypocrisie de taire leurs agissements passés). Vous avez eu, n'en doutez pas, beaucoup de courage de vous engager dans la vie politique, chose qui demande beaucoup d'abnégation et une absence totale d'amour-propre.

    En espérant que vous continuerez de servir la France autant que faire se pourra, je vous prie d'agréer, monsieur Juppé, l'expression de mes sentiments les meilleurs

    William Gillet, un khâgneux apprenti philosophe
    William Gillet
  • Philippe Farcy
    Le 24 Juin 2007 à 16 h 08 min
    Merci de corriger le texte à l'interpellation des journalistes lors de Vinexpo. Ce n'est pas "on vous l'avez bien dit", mais "on vous l'avait bien dit". A part cela, vive Juppé, foi d'un Belge qui a failli se faire piquer sa bicyclette par le maire, le 3 juin.... sacrebleu....!!!! MDR
    Philippe Farcy
  • stan hanrion
    Le 24 Juin 2007 à 15 h 45 min
    j'ai surtout été frappé par le contraste entre la diffusion (au soir des élections ) tonitruante par les média de votre défaite somme toute trés courte (même pas 1000 voix d'écart) et la réalité : celà prouve que l'objectivité médiatique est un concept plus qu'obsolète et désuet et que la démocratie est un système fragile.
    Par ailleurs c'est tout juste si on n'avait pas l'impression que c'est la gauche elle-même qui avait gagné ce soir là puisqu'elle n'avait pas autant perdu que ce que les media avaient prédit: UBUESQUE et révélateur. La droite devrait davantage se méfier des médias et en tirer des leçons pour les réformes et les élections à venir!
    (une réforme de l'AFP devrait s'imposer)
    stan hanrion
  • Jean-François TUFFIGO
    Le 24 Juin 2007 à 14 h 48 min
    Monsieur,

    J'ai été attristé d'apprendre que vous perdiez l'élection législative et du même coup la responsabilité du grand ministère d'Etat à l'Environnement et au Développement durable. Attristé pour la France et attristé pour vous. Certes, vous assumez la responsabilité de la défaite, mais les électeurs doivent assumer également, sinon plus, le choix de ne pas vous avoir élu député. Je garde à l'esprit le modèle d'homme que vous êtes et tout le bien que vous avez fait et faites encore. Par ailleurs, comme il se pourrait très bien que vous ne reveniez pas sur le devant de la scène politique, il se pourrait très bien que vous y reveniez. Mais dans les deux cas de figure, vous pouvez encore me compter parmi vos fidèles.
    Cela dit, je préfèrerais vous voir revenir sur le devant de la scène politique !

    Bien amicalement

    Un militant de l'UMP havrais
    Jean-François TUFFIGO
  • François Domergue
    Le 24 Juin 2007 à 10 h 45 min
    Monsieur Juppé,

    Je reste une fois de plus admiratif face à votre courage et le sens de la mesure. Bordeaux vous dois tant et demeure elle-même,c'est-à-dire ingrate.
    Vous dites que la ville a changé, je dirais plutôt qu'elle oublie facilement celui qui est l'auteur de ce changement.
    Vous avez servi notre pays et plus tard la ville de Bordeaux, en donnant des impulsions et des objectifs que les gouvernants actuels reprennent à leurs comptes sinon à leurs avantages.
    Restez-vous même, c'est-à-dire pour moi un penseur actif, j'oserais dire visionnaire.
    Si R. ARON fut un spectateur engagé,vous êtes pour la France, un constructeur engagé.
    Un citoyen de la ville de Bordeaux
    François Domergue
  • Marie-Christine Fréchit
    Le 24 Juin 2007 à 10 h 34 min
    Cher Alain Juppé,
    Je crois que vous avez bien analysé les causes de votre "défaite" aux législatives. On imagine votre amertume.
    Mais vous avez toujours assumé les risques de vos positions, et je vous adresse tous mes voeux pour la suite de votre chemin.
    Marie-Christine Fréchit
  • Nicole MALAQUIN
    Le 24 Juin 2007 à 10 h 02 min
    Bravo pour ce bel exercice d'optimisme et d'espérance. C'est à ce genre de réactions que l'on reconnaît les vrais politiques, les grands hommes (sans flagornerie de ma part).
    Toutefois je souhaiterais vous dire que dès l'annonce des résultats,j'ai proposé au siège de notre Mouvement que l'on mette en route un Comité de Soutien à Alain Juppé. Je ne pense pas avoir été la seule à proposer cette idée.
    Sachez que vous avez notre SOUTIEN et notre SYMPATHIE.Et cela depuis toujours.
    Sachez que dans notre section cantonale, tous ont été déçus par la sentence des urnes. Vous ne méritiez pas cela.
    Alors nous vous disons: COURAGE
    Nous sommes des milliers à vous ESTIMER et à attendre votre RETOUR près de Nicolas SARKOZY.
    Nicole MALAQUIN
  • lucie beauchesne
    Le 24 Juin 2007 à 10 h 01 min
    j'ai été très triste d'entendre que vous n'étiez pas réélu. j'étais convaincue que vous alliez nous propulser plusieurs étapes au-dessus de notre niveau actuel en termes d'écologie...j'ai même espéré que vous pourriez être conseiller technique en écologie auprès du Président, tout simplement parce que vous êtes un vrai " serviteur" au sens noble du mot et que vous pouvez beaucoup nous apporter, à nous, français.
    au-delà de ces aspects, votre parcours professionnel me touche beaucoup, sans doute parce que je le trouve trop injuste.
    je sais que vous allez retrouver les forces.. mais, restez, monsieur Juppé, restez et faites nous encore progresser. merci.
    lucie
    lucie beauchesne
  • Alain DANGLADE
    Le 24 Juin 2007 à 10 h 01 min
    Depuis longtemps, j'apprécie l'homme que vous êtes, avec ses convictions et ses certitudes...Ce qui vous arrive est injuste. Le travail réalisé n'est pas reconnu en retour, quel ingratitude!!! Cependant vous ne devez pas lacher prise, car nous avons besoin d'homme comme vous, vous êtes toujours jeune d'esprit et d'apparence.
    Probablement qu'il faut intégrer une communication plus appropriée à des électeurs avides de propos enjôleurs.
    Après une longue carrière dans la banque, j'ai racheté et dirige un établissement thermal à DAX.
    J'espère un jour avoir l'honneur de vous rencontrer.

    Alain DANGLADE

Ajouter un commentaire

Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
inscrivez vous à la newsletter

Les derniers tweets

Sur Facebook

GALERIE INSTAGRAM

Bordeaux