Blog Notes d'Alain Juppé

Démographie et immigration

Publié le 13/01/2005 par Alain Juppé

Beaucoup de réactions à mon blog sur le déclin démographique de l’Europe et les conséquences à en tirer sur nos politiques d’immigration. Il faut approfondir.
Mais je voudrais sans attendre réagir à mon tour sur un point: la politique familiale.
J’ai évidemment eu tort de ne pas en parler. Je vous rassure: je ne me laisse pas impressionner par le conformisme qui tend à « ringardiser » tout discours nataliste. Nous devons encourager la famille, pour des raisons autant morales et sociales que démographiques. Dans un monde qui en compte de moins en moins, la famille reste un repère précieux, et dans ses profondeurs, la société française y reste attachée. Si la situation démographique de la France est un peu moins désastreuse que celle de beaucoup de nos voisins, c’est parce que nous avons eu et que nous avons encore une politique familiale relativement ambitieuse. Je serai à l’écoute de toutes vos propositions pour l’améliorer, voire la relancer.
Mais ne nous cachons pas derrière notre petit doigt : ça ne suffira pas. Ne serait-ce que parce que les évolutions démographiques sont lentes et qu’un redressement de la natalité demain ne ferait sentir ses effets – entre autres sur le marché du travail – que …dans 2O ans.
Il ne s’agit donc pas de choisir: politique familiale OU politique organisée des fluxs migratoires. Nous avons absolument besoin des deux. Plus une politique de formation et de revalorisation des métiers manuels qui attire les jeunes Français et les jeunes Françaises AUSSI vers ces métiers. Cela me navre de constater que l’apprentissage et les formations en alternance n’ont pas, dans notre système éducatif, la place qu’ils devraient avoir.
13/O1/O5

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18 commentaires pour « Démographie et immigration »
  • serge le boucher
    Le 28 Janvier 2005 à 13 h 53 min
    Que vont penser beaucoup de personnes si on fait appel a l'immigration dans le cadre du marché du travail alors qu'il y a près de 10% de chômeurs tandis qu'un certain pourcentage d'emigrés ne travaillent pas, génèrent de la délinquance en profitant de notre générosité(naiveté?) mal placée?
    Je ne suis pas sûr que la population acceptera qu'on fasse appel à de l'immigration supplémentaire alors que nous sommes incapables de contenir les flux migratoires et que nous subissons une immgration non choisie
    serge le boucher
  • Alexandre Teodoresco
    Le 17 Janvier 2005 à 19 h 15 min
    Monsieur Juppé,

    Effectivement, il semblerai que la dénatalité associée au viellissement de la population soit le fléau moderne de l'occident. Une stratégie en deux phases doit être menée afin de pouvoir inverser la tendance. La première, à court terme basée sur une politique claire d'immigration. La deuxième, à long terme basée sur une politique efficace en matière familliale.
    En ce sens au Québec, nous avons entrepris des initiatives audacieuses afin d'essayer de contrer cette tendance. (c'est d'autant plus important que notre situation de village d'irreductible gaulois en Amérique du Nord peut nous rendre vulnérable). La ministre Courchênes va bientôt mettre en application la nouvelle politique en matière d'immigration. Même son de cloche du ministre Béchard avec sa nouvelle politique de conciliation travail-famille.
    Faisant référence à ce que vous dites, le gouvernement du Québec a aussi entrepris une vaste campagne de promotion des métiers manuels afin d'intéresser les jeunes à ces domaines. Ici, les avis sont mitigés quant à la pertinence de telles voies de développement des ressources humaines. Qu'en pensez vous? Surtout dans le contexte de forte compétition de la part des pays à plus faible niveau de vie.

    Bref, diférents pays, même combat. L'avenir nous dira comment nous avons réussi à gérer ce problème.
    Alexandre Teodoresco
  • Normand Dubosq
    Le 17 Janvier 2005 à 14 h 44 min
    Ce que je ne comprend pas.... c'est que l'ONU et la Commission Européenne veulent relancer une immigration massive en France (près de 700 000 par an) alors qu'il y a déjà 10% de chomeurs et des jeunes diplomés ne trouvant rien et des régions sinitrées (comme la Normandie). C'est une farce et attrappe, non?
    Normand Dubosq
  • Laurent B
    Le 17 Janvier 2005 à 14 h 39 min
    À la sortie de la 2nde guerre mondiale, le Japon a fermé ses frontières à l'immigration.

    Le but était de créer une tension sur le marché du travail, en faisant en sorte que la demande de travail ne soit pas trop supérieur à l'offre et y corresponde autant que possible.

    But non avoué de la manoeuvre : en situation de plein emploi, et/ou de quasi penurie de main d'oeuvre, les salariés sont en position de force : ce qui explique l'augmentation continuelle et importante du pouvoir d'achat japonais entre autres, et ce qui a permis de contenir le développement du communisme.

    Bref. Pourquoi mettre la charrue avant les boeufs ? Nous avons déjà quelques millions de chômeurs et des générations d'immigrés que l'on a du mal à intégrer et qui sont proportionnellement plus au chômage que la moyenne nationale.

    Ne serait-il pas plus judicieux de commencer par mettre l'accent sur la formation et/ou la reconversion des demandeurs d'emplois ?
    Laurent B
  • nicole labarbe
    Le 17 Janvier 2005 à 07 h 01 min
    ce matin j'entends parler de légaliser l'entrée d'immigrés selon des quotas définis par métier, une louche de maçons, une pelle de carreleurs, mais comment mettre en place une telle politique d'immigration ? je suis choquée par cette idée, j'aimerais connaître votre sentiment. C'est peut-être un peu simpliste mais avec presque 3 millions de chômeurs ne pourrait-on déjà former des maçons ou des électriciens, sans doute faudrait-il les rémunérer correctement, alors qu'avec les immigrés on peut s'affranchir de certaines réglementations sociales.
    nicole labarbe
  • gilles dubois
    Le 14 Janvier 2005 à 21 h 16 min
    De fait il est plus stupide que ringard!
    Comment ne pas comprendre qu'aujourd'hui le salut de l'humanité passe par la dénatalité généralisée.
    Il faut être fou pour croire que la solution à tous les problèmes, y compris économiques passe par l'expansion, l'emballement de la machine, donc par la 'surchauffe' (au propre et au figuré), la fuite en avant, avec les conséquences que nous connaissons et que nous ne maîtrisons pas.
    Relance de la natalité, relance industrielle, j'ose espérer qu'il s'agit de démagogie pure, mais dans un cas comme dans l'autre c'est inquiétant.
    gilles dubois
  • frederic godfrin
    Le 14 Janvier 2005 à 20 h 04 min
    Moi je pense que cette habitude de pousser les eleves a suivre les filieres theoriques tiens au fait que l'on cherche au maximum a former un futur citoyen de notre pays. Et c'est indeniable : personnelement j'ai suivit la filiere generale et j'ai obtenu un bac scientifique tandis que mon frere, lui est parti dans la filiere d'apprentissage a 16 ans. Et le fosse entre nos connaissances est beant! Des connaissances aussi importantes que l'histoire des 2 guerres mondiales pour former son esprit aux problemes de la tolerance ou du contexte geopolitique actuel ne sont enseignes qu'au lycee... La philosophie, ho! combien fondamentale pour former l'esprit critique, n'est enseignee qu'en terminale... Et je passe sur les cours de francais au lycee qui ameliorent sensiblement la qualite des discussion et des reflexions, ou encore l'enseignement des langues etrangeres... Bref c'est tout un bagage indispensable au futur citoyen francais (europeen par extension) qui n'est pas enseigne dans les filieres professionnelles. Et je le vois bien aujourd'hui : mon frere et moi-meme avons a peine 1 an de difference d'age et nous avons recut la meme education mais pas le meme enseignement... Qu'en est-il resulte? Mon frere vote FN et n'est pas foutu d'ecrire une phrase sans faire une faute (et encore moins d'ecrire son CV correctement ou une lettre de motivation), tandis que moi je suis impregne des valeurs de tolerance et de libertes et je comprend de quoi parle mon president lorsqu'il parle de croissance ou je sais situer le Nicaragua quand un journaliste en parle a la television... C'est cruel de le dire mais c'est un constat : les filieres professionelles forment des artisans, des ouvriers, tous indispensable a notre pays, mais pas des citoyens. L'education nationale a pour vocation de former les futurs citoyens du pays et moi je considere les filieres professionelles comme une enorme lacune dans cet objectif louable. Vous voulez qu'un fils de medecin puisse choisir de devenir charpentier parce qu'il est passionne par le travail du bois? Alors il faut rassurer le medecin en lui prouvant que son fils pourra integrer la societe francaise pleinement avec un bagage intellectuel suffisant pour voir le neant derriere le discours du FN! Je pense que dans une prochaine reforme de l'enseignement professionel on devrait integrer plus d'enseignement general, ou au contraire permettre l'entree dans les filiere d'apprentissage plus tard dans le cheminement scolaire. Car c'est un fait : une personne finissant son apprentissage n'a pas acquis beaucoup plus de culture generale qu'un eleve ayant termine sa troisieme, et c'est bien trop peu pour entrer dans la vie publique et politique.
    frederic godfrin
  • Marc ETHEVE
    Le 14 Janvier 2005 à 14 h 46 min
    Entouré par des couples sans enfant je tiens à apporter un autre éclairage. Dans votre Blog il a un article écrit un matin de déprime (si je peux me permettre) dans lequel vous rassemblez tous les malheurs de l'actualité du matin.

    Pour ma part j'ai fais des enfants très jeunes (encore dans l'inconscience de l'adolescence…), de nombreux couples qui ont fait des études longues se retrouvent à 35 ans à se dire « et si nous faisions un enfant ? ». Mais les petits matins de déprime, quand on voit notre monde, ne donnent pas forcément envie de jeter dans l’arène les fruits de nos entrailles. Alors redonnons à tous un espoir de changer le monde. Il a déjà changé, mais avant pas de journal du matin, pas de presse à scandale, on mourrait dans le monde entier mais on ne le savait pas.

    Alors donnons aux jeunes la fierté d’appartenir au pays des droits de l’homme, donnons leur l’envie d’apporter la paix, de montrer l’exemple, de développer une écologie mondiale de l’homme dans l’univers. Nous avons tous besoin de penser à autre chose que nos petits problèmes quotidiens sur les 35 heures ou les retards de la SNCF.

    En ouvrant nos yeux sur le monde extérieur on en oublie son petit nombril. L’espoir d’un monde meilleur fera que la natalité explosera. Pourquoi le baby boom après la guerre ? Parce que les gens ce sont vus porteurs d’espoir.

    Mes trois enfants m’apportent cette énergie, cette vision très belle, naissante dans la naïveté des yeux d’un enfant : et pourquoi papa on ne donne pas à manger à tout le monde ?

    Et oui au fait pourquoi ?

    Monsieur Alain Juppé si je peux me permettre : « Dessine moi un mouton… »
    Marc ETHEVE
  • Bertrand Born
    Le 13 Janvier 2005 à 21 h 06 min
    Bonjour,
    A mon avis il est assez peu prudent de parler de ce probléme d'immigration tant que le chomage se situera autour de 10 %
    Cette question de faire entrer de la main d'oeuvre étrangére pourrait se poser si nous tendions vers une situation de plein emploi, ce n'est pas encore pour demain.Et ce point est au centre des préoccupations du citoyen.
    Au préalable l'Europe devrait se doter d'une véritable structure de pilotage économique,car pour l'instant nous ne faisons que subir des contraintes qui nous sont extérieures ( pétrole, dollar, Taux ...)Le modéle à prendre sur cette politique de l'emploi et de la main d'oeuvre immigrée est plutôt celui des US, qui eux sont pilotés éconmiquement par une administration FED redoutablement efficace, alors que JC Trichet est seul et ne semble disposer comme outil que de sa langue.
    Pour le citoyen, la politique US de l'emploi est lisible, par exemple le bras de fer engagé actuellement avec la Chine présentée par les autorités comme responsable de la perte de 1,5 millions d'emplois et le programme d'action du Président a été présenté.
    Sous l'effet d'une crise grave l'Europe sera probablement applelé à se prendre en main.

    Félicitations pour tout le travail que vous avez accompli sur Bordeaux, Bon courage.
    Bertrand Born
  • Jean-Etienne Kautzmann
    Le 13 Janvier 2005 à 16 h 19 min
    Bonjour Monsieur Juppé,
    j'exerce moi-même un métier non-manuel (je suis juriste dans une organisation internationale), mais je connais plutot bien le milieu de l'éducation nationale puisque j'y ai grandi (mes parents sont enseignants). Je dois avouer, et vous l'aurez surement remarquer depuis de nombreuses années, qu'en effet si l'éducation à la francaise a une particularité, c'est bien celle de ne pas valoriser les formations manuelles. Nous savons aussi vous et moi que le problème est insoluble tant "l'intellectualisme" ainsi que le mythe du bac pour tous gouvernent les méthodes éducatives et la philosophie pour ne pas dire la politique des enseignants français. Cela va être dur d'inverser la tendance... On entre dans LE dualisme français, celui qui nous empêche de progresser : droite et gauche, croyants et athées, pragmatiques et idéalistes... ne faudrait-il pas commencer par faire comprendre aux gens que ces différences là ne sont que superficielles et qu'elles nous empêchent de discuter sur beaucoup de sujets de manière constructive : retraite, éducation, santé, finances publiques, service minimum dans les transports... et caetera...

    En dehors de cette remarque un peu desespérée, j'admire votre engagement et votre volonté. Né à gauche j'ai recentré mes opinions, notamment après avoir étudié le drame rwandais et observé à quel point la gauche (en tout cas une partie de ses dirigeants) y avait contribué et à quel point, vous, en tant que ministre des affaires étrangères, vous aviez eu des décisions salutaires et d'une importance fondamentale dans l'issue du conflit. Merci à vous et encore bon courage pour la suite.
    Jean-Etienne Kautzmann
  • Rémy BERT
    Le 13 Janvier 2005 à 14 h 54 min
    Contrairement à ce que dit Olivier Lacroix, les entreprises et surtout les artisans car ce sont eux qui embauchent de apprentis, tombent souvent sur des jeunes à qui on a monté la tête sur leurs "droits", qui n'ont qu'une peur, c'est d'être "exploités", alors qu'ils ont tout à apprendre et que leur patron a le mérite infini de leur apprendre le métier sur le tas, ce qui lui fait perdre beaucoup de temps, quelquefois de l'argent quand il doit payer de sa poche les erreurs faites par son apprenti...
    L'erreur est aussi de faire commencer l'apprentissage à 16 ans au lieu de 14 par exemple à l'âge où les enfants sont bien plus malléables pour apprendre un métier et plus perméables à l'enseignement plus théorique des technologies !
    Rémy BERT
  • pnyx agor
    Le 13 Janvier 2005 à 14 h 42 min
    Les plans de licenciement et les délocalisations sont annoncés chaque semaine. Il faut bien que les politiques réagissent. Ils défendent leurs électeurs et donc leur élection. J'ai ré entendu cette semaine l'un d'eux déclarer qu'il fallait « revaloriser le travail manuel » .Je me pose la question de savoir ce que cela peut vouloir bien dire. De nombreux ouvriers auront entendu qu'il fallait augmenter le salaire des travailleurs manuels. S'agirait-il donc pour le politique de dire ce que les ouvriers veulent entendre ? Il s'en défendra c'est certain, lors d'un débat qui réunira quelques intellectuels universitaires et directeurs d'observatoires de tout poil. Il fera bien comprendre qu'il connaît l'économie et que la loi du marché ne peut être contestée. Il expliquera donc que le salaire n'est pas la seule donnée de la reconnaissance sociale. Revaloriser le travail manuel signifierait donc donner toute sa place au travailleur manuel dans la société, admettre que le travailleur manuel a lui aussi le droit d'exprimer des opinons. Si nous allons plus loin, le travailleur manuel pourrait donc participer en leader à la vie politique de son pays. Ail là ça se gâte. Ok pour le syndicalisme, l'ouvrier y est bien à sa place. On admettra également les partis politiques d'extrême gauche où il pourra côtoyer Arlette et consorts. Par contre, il devient inimaginable pour le politique type PS, UMP ou UDF qu'un ouvrier devienne jamais leader. Car il faut là, nous expliquera-t-on d'autres qualités que celle de la main. Imaginez un ouvrier à la tête du PS, les Enarques fuiraient !!! Messieurs les politiques, faites ce que vous dites, sinon vous ne serez plus jamais crédibles. Dépoussiérez vos états majors et admettez une fois pour toute que le savoir des gens d'en bas vaut bien le votre pour gouverner un pays.
    pnyx agor
  • sébastien (paris)
    Le 13 Janvier 2005 à 14 h 16 min
    A l'heure de la mondialisation, il n'y a que les hommes qui ne puissent franchir les frontières facilement. Il faut rendre aussi facile le passage de frontières pour les individus qu'il ne l'est pour les marchandises, les capitaux ou les idées. Ce sera bon pour le commerce, pour notre pays, et aussi pour ceux des nouveaux arrivants vers lesquels une partie des revenus sera transférée.
    La politique de quotas apporte, je crois, de la simplicité en clarifiant les règles.
    Le système actuel est trop complexe, si complexe qu'il produit de l'immigration irrégulière : les candidats à l'immigration, rebutés par tant de règles absconses et de délais imprévisibles, tentent malgré tout leur chance, au risque de tout perdre.
    Ainsi, aujourd'hui, pour délivrer un contrat de travail à un étranger, l'employeur doit faire la preuve que cet emploi ne peut être effectivement occupé par un français. La procédure est longue, intervenant après l'examen des Directions départementales du travail.
    Second exemple : l'aide médicale d'Etat est réservée aux personnes qui doivent prouver qu'elles sont en France depuis plus de 3 mois. Or, les visas touristiques ne dépassent pas cette durée. De sorte que l'étranger a le choix : soit se faire soigner en france dans la clandestinité, soit souffrir en situation régulière dans son pays.
    Troisième exemple d'un système trop complexe qu'il faut changer : un pacsé étranger avec un français doit faire la preuve qu'il a vécu avec cette personne au moins un an en France pour avoir droit, sans que ce ne soit automatique d'ailleurs, à une carte de séjour. Un an c'est plus de 3 mois, voilà comment on fabrique de nouveaux clandestins.
    Les étrangers ne viennent pas en France par plaisir, car il n'est pas naturel de vivre loin des siens et des paysages où l'on a grandi. Ils viennent par désespoir ou par intérêt. Raison de plus pour ne pas leur compliquer la vie et, ce faisant, simplifier la nôtre.
    Je pense que le système de quotas peut nous y aider.
    sébastien (paris)
  • Ally
    Le 13 Janvier 2005 à 14 h 13 min
    Je ne suis pas d'accord avec ce que dit "abus" de l'apprentissage. Personnellement, je l'ai expérimenté moi-même. Je n'ai que mon Bac, après quoi j'ai fait un contrat en alternance, ce qui m'a permis d'avoir un travail et une expérience en entreprise, a la fin de ce contrat, j’ai très vite trouvé un vrai job dans une autre société. Dans le même temps, je voyais mes amis qui n'avaient pas d'expérience en entreprise (les stages ne suffisant pas) et ne trouvaient aucun travail.
    Car aujourd’hui, pour avoir un travail, sans exagérer, il fait avoir au moins bac+4, une première expérience en entreprise, c’est très important car l’employeur craint souvent d’avoir un employé « inopérant », être jeune (moins de 28 ans) et dynamique, en bref, c’est mission impossible. (surtout que personne ne vous engage tant que vous n’avez pas la première expérience…) Alors que ceux qui ont fait des contrats en alternance s’en sortent plus vite. Et il ne faut pas croire qu’ils seront moins bien payés que celui qui aura Bac+3.
    Donc, en effet, vous avez raison, il faut valoriser ces types de contrats.
    Aujourd’hui je suis chef d’entreprise, et j’ai engagé deux contrat d’apprentissage et ils ne sont ni sous-payés, ni sous-estimés.
    Cordialement.
    Ally
  • Olivier Lacroix
    Le 13 Janvier 2005 à 13 h 14 min
    Cela me navre de constater que l'apprentissage et les formations en alternance n'ont pas, dans notre système éducatif, la place qu'ils devraient avoir.<--- Allez dire ça aux jeunes issus de ces formations en alternance.
    Aujourd'hui les formations en alternance servent à baisser le cout du travail, on embauche un jeune en alternance qui fera le meme travail que ses collegues et qui bien souvent apprendra par lui même parce que ceux qui ont la connaissance doivent faire tourner l'entreprise.
    Bien évidemment pour le différencier des autres salariés, il sera payé en roupis.
    Une fois le contrat terminé, on le jete et on le remplace.
    Arrivé sur le marché du travail, son expérience n'est même pas reconnue et les seuls postes qu'il puisse trouver sont des STAGES (enfin s'il arrive à se faire conventionner).A ce rythme là Ils finiront stagiaires à 50 ans.
    Si vous souhaitez que le systeme d'apprentissage s'oriente vers l'alternance, il va falloire être plus strict envers les entreprises qui abusent du système en pensant au lendemain comme s'il n'y avait pas de surlendemain.
    En conclusion, en resolvant ce problème ainsi que le problème de l'entrée des jeunes sur le marché du travail(peut-on vivre d'amour et d'eau fraiche jusqu'à 26-28 ans ?), vous aurez résolu une bonne partie du problème de la natalité.
    Malheuresement, pour des raisons démographique si on agit pas aujourd'hui, il faudra attendre que la génération de l'an 2000 soit en age de procréer.
    Olivier Lacroix
  • laurent lataste
    Le 13 Janvier 2005 à 12 h 49 min
    Quand je vous lis, je me demande pourquoi moi, qui suis encore célibataire,je vous soutiens...Ce que je sais c'est que j'ai trente ans et un boulot qui ne me procure pas de stabilité amoureuse , et je vous rassure pour l'instant ça me satisfait. du coup étant célibataire je paye des impôts plutôt élevés...alors vous pouvez relancer une politique familiale c'est tout à fait louable...mais certains comme moi, sont célibataires pour éviter de former une famille qui explosera avec un divorce à coup sur...alors ne nous jetez pas la pierre...je trouve que dans os société, il y a vraiment une reelle injustice pour les personnes qui font le choix de vivre seule...vous ne trouvez pas? et je peux vous assurer qu'à l'heure où l'on voit de plus en plus de célibataires, je ne suis pas le seul à penser cela. A bientôt
    laurent lataste
  • Claude MARRE
    Le 13 Janvier 2005 à 12 h 13 min
    Pour favoriser la natalité dans le pays, et les jeunes souhaitent bien sûr avoir plusieurs enfants, il faut absolument multiplier les aides pour garder ces enfants, nous manquons, dans beaucoup de régions, en particulier dans la vôtre, de possibilité pour garder ces enfants en bas âge, je veux parler des crèches, mais aussi des aides maternelles (nourrices) etc.. alors il faut que les communes, conseils généraux, l'Etat fassent l'effort. C'est une des conditions très certainement la plus importante qui pourrait fovoriser la natalité, assortie de déductions fiscales naturellement.
    Claude MARRE
  • Nicolas Hildenbrand
    Le 13 Janvier 2005 à 11 h 23 min
    Il est vrai qu en France, la place des formations professionnelles pour des emplois dits manuels est tres mauvaise. Pourquoi?
    Je suis etudiant, j ai 23 ans, l epoque de mes choix quand j etais en 5eme n est pas si loin. Le systeme educatif francais mene, selon moi, une politique ambitieuse qui a ete amorcee avec les 80% de bacheliers necessaires. Ceci va encore etre aggrave par le projet Fillon : 50% de diplomes du superieur. L objectif 100% de qualifies est interessant et peut etre a developper pour ravitaliser les sections BEP - Bac Pro.
    Lors de mon passage de la cinquieme a la quatrieme, j aurais ete interesse par la menuiserie et la charpenterie. Mais j etais un des premiers eleves de ma classe donc lorsque je suis arrive avec ce projet, on m a dit que j avais beaucoup mieux a faire au lycee puis a l enseignement superieur.

    Je suis maintenant en Ecole Superieure de Chimie et quand je vois les promotions precedentes qui sortent de l ecole et qui trouvent tres difficilement du travail, je me demande si j ai fait le bon choix a l epoque.
    Surtout quand je vois la maniere dont les eleves ,qui etaient dits "moyens" qui ont suivis brilliamment ces cursus, menent maintenant facilement leur barque ou petite entreprise dans un monde ou l on recherche un charpentier autant qu un ophtalmologue.

    Je dis donc simplement, tournons notre ecole vers l Europe, dotons nos jeunes de diplomes mais restons realistes par rapport aux debouches.
    Nicolas Hildenbrand

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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