Blog Notes d'Alain Juppé

Deux petites précisions

Publié le 06/01/2006 par Alain Juppé

1)Je redis ma gratitude à tous ceux qui m’envoient des voeux très amicaux. Qu’ils me pardonnent de ne pouvoir répondre à chacun personnellement! A tous je souhaite à nouveau une très belle année 2006.

2)Je mets en ligne des messages dont je ne partage pas toujours les points de vue. Je suis même surpris de la violence verbale (et morale) de certains. Mais cela fait partie du débat. Nous assistons hélas! à une montée de l’exaspération et de l’intolérance dans une fraction de l’opinion. Ne vaut-il pas mieux en entendre les raisons que de se voiler la face?

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11 commentaires pour « Deux petites précisions »
  • vincent dupont
    Le 19 Janvier 2006 à 14 h 33 min
    Bonjour Monsieur Fabius
    Je suis un jeune compositeur de 22 ans.
    Je viens de créer un blog : l'adresse est :
    [email protected]
    Pourriez en faire la "promotion" sur votre site.
    En vous remerciant
    Je suis inscrit depuis 2 ans à la SACEM en tant que compositeur-interprête sous le pseudonymes de “Vince Dee”.
    J’ai d’abord fait 10 ans de clarinette dont 5 au conservatoire national de Paris (Classe musique-étude). Pendant cette période j’ai participé pendant 4 ans à l’orchestre symphonique du conservatoire de Paris. J’ai ensuite fait 2 ans de saxophone puis 2 ans de piano.
    Je compose maintenant de la musique sur mon piano numérique qui comprend un enregistreur 16 pistes.

    La musique que je compose est à la rencontre de la musique de film, du jazz et de la musique lounge.

    Une de mes musique (“Tears”) est utilisée depuis 2 ans par la radio RTL comme générique d’une émission ("Les mots bleus" d'Érice Jean-Jean le vendredi soir vers 22h30 sur RTL).

    Je mettrai en ligne un morceaux différent sur ce blog toutes les semaines (à priori chaque Lundi). Vous pouvez télécharger ces morceaux, les faire écouter à vos amis et entourage (je cherche une maison de disque, si quelqu'un est intéressé). Si vous utilisez un de ces morceaux pour des reproductions publiques, sachez qu'ils sont tous déposés à la SACEM.
    vincent dupont
  • Nadia Ravel
    Le 19 Janvier 2006 à 11 h 46 min
    J'ai été chagrinée de ne recevoir ne serait-ce qu'un seul petit mot de réaction à mon roman fleuve. Snif! snif!
    Je vous envoie ce petit extrait "De la démocratie en Amérique".
    Ce texte décrit si bien ce qui advient à la France, que nous pourrions penser qu'il est né, aujourd'hui, sous la plume d'un contemporain.

    « Quand la religion est détruite chez un peuple, le doute s'empare des portions les plus hautes de l'intelligence et il paralyse à moitié toutes les autres.

    Chacun s'habitue à n'avoir que des notions confuses et changeantes sur les matières qui intéressent le plus ses semblables et lui-même; on défend mal ses opinions ou on les abandonne, et, comme on désespère de pouvoir, à soi seul, résoudre les plus grands problèmes que la destinée humaine présente, on se réduit lâchement à n'y point songer.

    Un tel état ne peut manquer d'énerver les âmes; il détend les ressorts de la volonté et il prépare les citoyens à la servitude.

    Non seulement il arrive alors que ceux-ci laissent prendre leur liberté, mais souvent ils la livrent.

    Lorsqu'il n'existe plus d'autorité en matière de religion, non plus qu'en matière politique, les hommes s'effrayent bientôt à l'aspect de cette indépendance sans limites. Cette perpétuelle agitation de toutes choses les inquiète et les fatigue. Comme tout remue dans le monde des intelligences, ils veulent, du moins, que tout soit ferme et stable dans l'ordre matériel, et, ne pouvant plus reprendre leurs anciennes croyances, ils se donnent un maître.

    Pour moi, je doute que l'homme puisse jamais supporter à la fois une complète indépendance religieuse et une entière liberté politique; et je suis porté à penser que, s'il n'a pas de foi, il faut qu'il serve, et, s'il est libre, qu'il croie.

    Je ne sais cependant si cette grande utilité des religions n'est pas plus visible encore chez les peuples où les conditions sont égales, que chez tous les autres.

    Il faut reconnaître que l'égalité, qui introduit de grands biens dans le monde, sug­gère cependant aux hommes, ainsi qu'il sera montré ci-après, des instincts fort dange­reux; elle tend à les isoler les uns des autres, pour porter chacun d'eux à ne s'occuper que de lui seul.

    Elle ouvre démesurément leur âme à l'amour des jouissances matérielles.

    Le plus grand avantage des religions est d'inspirer des instincts tout contraires. Il n'y a point de religion qui ne place l'objet des désirs de l'homme au-delà et au-dessus des biens de la terre, et qui n'élève naturellement son âme vers des régions fort supé­rieures à celles des sens. Il n'y en a point non plus qui n'impose à chacun des devoirs quelconques envers l'espèce humaine, ou en commun avec elle, et qui ne le tire ainsi, de temps à autre, de la contemplation de lui-même. Ceci se rencontre dans les religions les plus fausses et les plus dangereuses.

    Les peuples religieux sont donc naturellement forts précisément à l'endroit où les peuples démocratiques sont faibles; ce qui fait bien voir de quelle importance il est que les hommes gardent leur religion en devenant égaux. »


    Bonne journée!
    Nadia Ravel
  • xavier merrheim
    Le 19 Janvier 2006 à 09 h 47 min
    Bonjour mr Juppé
    Vous parlez de violence verbale, je vous rappellerais juste "la mauvaise graisse",qui, loin d'être une gaffe était le début d'une stratégie organisée de dévalorisation complète des fonctionnaires.
    La France a peut être trop de fonctionnaires et sur le long terme vous voulez en "virer" un maximum.
    On commence donc par les dénigrer, petit à petit, lentement mais surement : aujourd'hui grâce à ses paroles assassines que vous avez dites il y a si longtemps la plupart de mes amis sont persuadés que je suis paresseux et inutile.
    Maintenant, quand je reçois un coup de téléphone lorsque je prépare un cours, cela commence souvent par " tiens tu ne travailles pas aujourd'hui !"
    Après vous il y a eu dans l'autre camp un mammouth à dégraisser ; je trouve que les 2 camps susceptibles de gouverner la France n'ont qu'un seul rêve : m'envoyer au chomage. Sarkozy fera certainement le sale boulot que vous avez commencé.
    Que me reste-t-il comme alternative pour sauver ma peau ? Personnellement je me dirige vers le PC pour obliger le PS à revoir ses positions. Je prends le risque de faire perdre mon propre camp. On a gagné au référendum alors on a peut-être une petite chance. D'autres votent FN ...
    Bonne année 2006
    xavier merrheim
  • Ahmed REZGUI
    Le 09 Janvier 2006 à 15 h 22 min
    Monsieur le Premier Ministre.

    De mon point de vue.

    De l'eau, en voilà une question ? La stratégie de l'eau prend de plus en plus d'ampleur, les résérves en difficultés, la consommation augmente.

    Certes, il doit y avoir des ébauches de projet en matière de déssalement, de construction de reservoirs en amont des barrages, où, le déssalement viendra vers les circuits de production des centrales nucléaires avec notions de recyclages, ansi qu'à d'autres usages.

    Utilisation du solaire, Gaz, et de l'énergie de l'océan.

    Amicalement
    Ahmed REZGUI
  • Cédric BAURY
    Le 09 Janvier 2006 à 12 h 30 min
    remarque sur les droits d'auteur très pertinente. Le débat est généralement restreint à la musique et au téléchargement pirate, mais il est très loin de se limiter à ca. Je me demande si nos gouvernants sont bien conseillés en ce domaine parce qu'ils ne m'ont pas vraiment l'air de spécialistes de la question.

    Sinon pour en revenir à la remarque de Monsieur Juppé, en ce qui me concerne je ne suis pas surpris par cette violence dans les propos. Les Francais ont clairement la trouille de voir leur pays changer. Pour la plus part des Francais intégration = abandonner votre culture et adopter la notre. Quand va-t-on considèrer le modèle Américain en la matière avec un peu moins de prétention et d'arogance? Il y a bien d'autres domaines d'ailleurs ou on ferait bien d'en prendre de la graine...
    Cédric BAURY
  • Georges de Wailly
    Le 07 Janvier 2006 à 19 h 32 min
    Bonjour,
    Vous écrivez, je cite " Nous assistons hélas! à une montée de l'exaspération et de l'intolérance dans une fraction de l'opinion"
    Je pense que si l'intolérance reste minoritaire, le sentiment d'exaspération est lui, très généralisé. Le pire est qu'avec le potentiel qui existe en France, il ne devrait pas y avoir de difficultés. Le plus terrible est de constater un gachis humain phénoménal et ce, pour tout un tas de raisons. Vous prenez des chomeurs français, vous les envoyez en Irlande, au Canada, ou en Grande Bretagne et vous les laissez se débrouiller. La majorité d'entre eux prospérera! Celà soulève une question: Pourquoi sont ils condamnés au chômage en France?
    L'erreur fondamentale serait de minimiser le malaise profond qui reigne dans la soçiété française.
    Très bonne année 2006!
    Georges de Wailly
    Georges de Wailly
  • Nadia RAVEL
    Le 07 Janvier 2006 à 18 h 43 min
    Bonjour Monsieur Juppé.

    Comme vous êtes diplômé de la promotion 68, vous ne faites donc pas partie de ceux qui sont nés avant 1940, mais vos parents si. En faisant du rangement dans mon bureau, j'ai retrouvé un texte qui m'avait bien amusée. Je ne ne résiste donc pas au plaisir de vous envoyer cette petite page de détente en hommage à nos ascendants. Je la trouve si drôle et si touchante à la fois!

    Cordialement. Nadia Ravel.



    COMMUNICATION POUR CEUX QUI SONT NÉS AVANT 1940


    Nous sommes nés avant la télévision, avant la pénicilline et le vaccin anti grippe, avant les aliments surgelés, les photocopies, les lentilles de contact et la pilule. Nous vivions avant le radar, avant les cartes de crédit, la fission de l'atome, le rayon laser et le stylo à bille, avant les lave-vaisselle électriques, les séchoirs rotatifs, les couvertures chauffantes, l'air conditionné, les vêtements sans repassage et avant que l'homme ne marche sur la lune. Nous avons par contre connu les maisons mal chauffées, les marches à pied pour aller à l'école, la tranche de pain pour goûter et les toilettes au fond du jardin.

    Nous nous sommes d'abord mariés et ensuite avons vécu ensemble... suranné n'est-ce pas? Nous pensions que le "fast-food" était ce que l'on mangeait pendant le Carême et qu'un "big mac" était un grand manteau de pluie. Il n y avait pas de flirts par internet ni de courrier électronique, et téléphoner était un événement!

    Nous datons de l'ère d'avant les crèches et les pampers. Nous n'avions jamais entendu parler de modulation de fréquence, de traitement de texte, de fours à micro-ondes, de platines laser, ni de jeunes gens portant une boucle d'oreille.

    Pour nous le "partage du temps", c'était le plaisir d'être ensemble, "draguer" signifiait tirer quelque chose de lourd. On ne parlait pas de pizzas, de Mac Donald's ni de café soluble. Un ordinateur était quelqu'un qui conférait un ordre ecclésiastique, une puce était un parasite, une souris de la nourriture pour chat, un virus n'était redoutable que pour les êtres vivants et seules les cuisinières parlaient de menu. Les paraboles se trouvaient dans la Bible et non sur les toits. Un site était un point de vue panoramique, fumer était à la mode et un joint empêchait un robinet de goutter. L 'herbe était pour les vaches et le coke était entreposé dans la cave. Une personne gaie (pardon "gay") était quelqu'un qui mettait de l'ambiance et avant 1948 "made in Japan", était synonyme de "pacotille".

    Nous qui sommes nés avant 1940, nous devons être une race robuste, quand on pense à tous les changements qui se sont produits dans le monde et à tous les ajustements auxquels nous avons dû nous adapter. Pas étonnant que nous nous sentions sûrs de nous et prêts à tout affronter, y compris l'auto électronique.

    Par la grâce de Dieu nous avons survécu, nous sommes, après tout, un bon crû !!
    Nadia RAVEL
  • Patrice Hamou
    Le 06 Janvier 2006 à 21 h 51 min

    Voilà un titre à la hauteur de la situation. C'est une citation, trouvée dans l'article sur les brevets logiciels. La phrase est d'un des dirigeants de l'assocation qui regroupe plus de 4.000 personnes travaillant dans le secteur vidéo.

    Jean-Paul Smets, directeur de Nexedi, renchérit : Nous ne sommes pas du tout sûrs de pouvoir poursuivre nos activités si le projet du Conseil est adopté, parce que, tôt au tard, nous devrons affronter un contentieux pour violation de brevets. Et nous ne pourrons certainement pas y faire face, alors que nous avons dépensé des années et des sommes importantes en recherche et développement

    Le président de Mozilla Europe affirme que le passage de cette loi permettant les brevets logiciels serait une très mauvaise nouvelle. Sur les 30.000 brevets déjà déposés à l'OEB et en attente de régularisation, il est extrêmement probable que plusieurs d'entre eux touchent Mozilla Europe. Quelques exemples issue de la terrifiante page Patented WebShop :

    * Affichage par onglets
    * Support via une base de données, comme notre bugzilla
    * Inscription des membres via le Web (variante)
    * Paiement de la cotisation par carte bancaire (variante)

    Voilà déjà pour 6 brevets. Mais bien d'autres fonctionnalités, comme la barre de progression, (que tout le monde utilise, et Mozilla aussi) sont déjà brevetés.

    Si la loi passe, nous sommes pris dans une nasse. Comment une structure comme Mozilla Europe, qui a un rôle important à jouer pour permettre aux administrations, entreprises françaises, ainsi qu'aux individus de se connecter à Internet depuis à peu près n'importe quelle machine (Windows, Mac et Linux) et dans une certaine sécurité, comment Mozilla Europe pourrait faire face à une attaque d'une société commerciale sur ces brevets ?

    Si une telle attaque a lieu, comment pourront nous survivre, et créer les emplois que nous souhaitons créer ?

    Cette question est éminemment politique. Souhaitons-nous créer des emplois en France sur la haute technologie, par exemple avec des PME et du logiciel Libre, ou souhaitons-nous au contraire dépendre plus encore de grands acteurs nord-américains qui contribuent au déséquilibre de la balance commerciale ?

    Il y a un homme politique qui a très bien compris l'enjeu, et qui l'exprime à la perfection :

    (...) un logiciel est un objet complexe qui rassemble des milliers d'idées élémentaires dont il est très difficile de s'assurer qu'elles n'ont pas chacune déjà été utilisées. Les offices d'attribution des brevets ne pourront pas faire d'enquêtes d'antériorité complètes. (...les brevets) font peser le risque de la vassalisation de l'Europe en matière de technologies logicielles. Qui a écrit cela ? Le candidat Jacques Chirac, lors des élections de 2002.

    J'appelle donc la classe politique française à oublier les clivages droite-gauche, à comprendre à quel point ce débat sur les brevets logiciels est vital pour que l'Europe et la France aient un avenir dans les domaines de l'informatique, du savoir, des technologies de la communication. Si l'Europe a une économie de plus en plus tertiaire, (et c'est le cas en particulier de l'Europe de l'ouest et de la France), nous ne pouvons pas nous livrer pieds et poings liés aux grandes entreprises américaines en leur offrant une ultime occasion d'achever l'industrie technologique Européenne, atteignant ainsi un point de non-retour en terme de dépendance vis à vis des Etats-Unis.

    Accepter les brevets logiciels en Europe, c'est faire une croix sur l'avenir de notre industrie de la haute technologie et du logiciel. C'est livrer les éditeurs européens de logiciel, les sociétés du jeu vidéo, et les communautés du Libre, tels les bourgeois de Calais, mais sans pour autant sauver la cité. C'est jouer la défaite certaine.

    Esperons que les différentes retombées presse mettront un peu de pression au gouvernement la dessus. La Belgique et l'Allemagne se sont déjà prononcées contre les brevets logiciels. Seront nous capables de revenir sur le droit chemin ?

    Patrice Hamou
  • Olivier Ortéga
    Le 06 Janvier 2006 à 17 h 35 min
    « Ne vaut-il pas mieux en entendre les raisons que de se voiler la face ? »

    La question est pertinente (je ne pense pas qu’elle soit impertinente ou alors ce serait vraiment désespérant !) évidente et en soulève une autre, double celle-ci : comment l’individu reconnaît la société française actuelle et inversement comment la société française actuelle reconnaît l’individu.

    Une société sans « projet » ne pourra pas animer longtemps les êtres qui la composent, même ceux de bonne volonté.

    L’un des problèmes actuels des sociétés modernes est qu’elles ne possèdent plus ce fameux « projet collectif » qui nous fait cruellement défaut, à nous, pauvres individus perdus et perclus d’égotisme et d’une vue qui ne cesse de se raccourcir. La société perd sa capacité à humaniser ses composantes et laisse filer les flots des valeurs dominantes qui ne sont pas faites pour le véritable bonheur de l’homme : l’argent, l’égo, la peur.

    La société se fourvoie. L’homme se perd. Les véritables progrès ne se font pas.

    Et pourtant…

    Et pourtant, l’homme et la société sont faits pour être ensemble. La relation est naturelle, forte et faible à la fois. Chacun attend beaucoup de la société et a forcément tendance à la critiquer facilement. Ces critiques ont toujours eu cours et auront toujours cours, c’est la nature de l’homme de s’exprimer ainsi.

    Là où le bas peut blesser, c’est lorsque des critiques de surface masquent les critiques de fond, celles qui mettent le doigt sur les véritables enjeux. La société s’époumone à se justifier par rapport aux attaques déplacées de ses « enfants ». Alors qu’elle aurait besoin de toute son énergie pour formuler un projet digne de ses rêves perdus ! Alors qu’elle aurait un retour d’affection mille fois plus grand de ses enfants si elle savait seulement leur parler !

    Les prises de conscience sont individuelles mais également collectives. Nos siècles de communication nous fourbissent le paradoxe pathétique d’être doté des meilleurs outils et technologies de communication et de faire tout sauf communiquer : on s’insulte, on s’ignore, on se manipule, on se désinforme, on communique sur l’accessoire et non sur l’essentiel, on communique à tout sauf au cœur et à l’âme, etc…

    Je suis persuadé que bon nombre de malaises de la société actuelle sont issus directement de problèmes de communication d'une part, et d’un déficit de projets collectifs fédérateurs d’autre part. Une société est évidemment plus qu’une addition d’individus, mais elle est également plus qu’une addition de règles, de lois et de coutumes. Un esprit doit l’habiter. Un cœur également. Et au-delà de tout, une âme.

    La société française, comme bon nombre de sociétés modernes, a mal à l’âme.

    Regardons bien notre pays, regardons-nous bien au fond de nos yeux et au fond de nos cœurs. Vous verrez que le plus grave n’est pas que l’Etat ait 2000 milliards d’euros de dettes. Non, le plus préoccupant aujourd’hui est ce fameux mal à l’âme.

    Les remèdes existent. C’est cela le plus triste et le plus rassurant à la fois.

    http://ortega.over-blog.com
    Olivier Ortéga
  • Sylvain de Mullenheim
    Le 06 Janvier 2006 à 16 h 49 min
    L'accroissement des intolérances est combattu depuis vingt-cinq ans par des textes de plus en plus nombreux. En pure perte. Si l'on considère, à l'instar de Montesquieu, que "les moeurs font toujours de meilleurs citoyens que les lois", il faut alors se poser la question des moeurs que nous souhaitons. Donc de la morale, qui règle les moeurs. Et donc du principal pilier de la morale, à savoir la religion. Et justement, depuis trente ans, la morale et la religion ont été à ce point vidés de leur sens, qu'ils servent de repoussoir plutôt que de boussole. Parler avec raison du rôle de l'un et de l'autre dans la cité du XXIème siècle pourrait sans doute donner l'occasion, rêvons un peu, d'un débat d'une aussi grande qualité que celui qui s'est tenu lors de l'adoption de la loi de 1905. Ce texte est l'un des rares encore en vigueur un siècle après sa promulgation, loin de toute inflation législative inutile.
    Sylvain de Mullenheim
  • Marie Phenix
    Le 06 Janvier 2006 à 15 h 48 min
    ""Ne vaut-il pas mieux en entendre les raisons que de se voiler la face?""

    C'est bien que vous soyez à notre écoute. Nous sommes devenus intolérants à l'intolérable. L'ntolérable, les gens comme vous n'y sont guère confrontés. Donc il faut (un peu) croire ce que nous vous disons.

    J'ai bien peur que la phrase de votre post que j'ai copiée ci-dessus ne soit politiquement incorrecte dans la France d'aujourd'hui.

    Je vous souhaite moi aussi une grande année 2006
    Marie Phenix

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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