Blog Notes d'Alain Juppé

Du football au hockey

Publié le 28/10/2005 par Alain Juppé

La dernière victoire des Girondins sur l’OM me ravit. Merci aux Bordelais qui m’informent fidèlement.

Ici je découvre le hockey. Le stade du Centre Bell est superbe. L’ambiance est festive. L’action est rapide, parfois un peu rude. Les Canadiens battent les Islanders de New York par 4 à 3. Je sens que je vais devenir un habitué.
28/10/2005

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6 commentaires pour « Du football au hockey »
  • Jean-François PEYTUREAU
    Le 28 Novembre 2005 à 16 h 44 min
    Monsieur,
    Je suis un Français moyen, de 50 ans qui a toujours travaillé sans connaître à ce jour le chômage, néanmoins je crois que notre France est "foutue" et si j'ai été adhérent à l'UMP je constate que l'argent doit absolument rentré et ne pas sortir des caisses de l'état. Pv et radars font un argent fou et cela a déjà causé la perte de la droite aux élections régionales, et maintenant on s'attaque au Plan Epargne Logement mais l'argent n'ira pas en consommation, il y a trop d'incertitudes avec un taux de chomage record, des taxes de toutes parts, de l'essence inabordable, un immobilier intouchable et une fiscalité de moins en moins attrayante. Tout est fait pour effrayer le citoyen français.
    De plus notre justice est à deux vitesses, bref vous l'avez compris peut-être que sur un autre continent la vie est meilleure.Une seule chose compte pour nos élus...leur réelection et des déclarations "bidons" qui sont cencées rassurer les Français.Moi je trouve certains minitres très dangereux si un jour ils ont réellement le pouvoir.
    Salutations
    Jean-François PEYTUREAU
  • Alain CABRAS
    Le 04 Novembre 2005 à 18 h 04 min
    Cher Monsieur juppé,

    Je vous lis, et je ne peux que comprendre votre recul et votre tentative de distancer l'événement. L'immédiateté de l'information se fait toujours au détriment de la connaissance.

    En ce qui concerne le juste équilibre à trouver dans une telle affaire, vous avez raison de souligner que la fermeté et l'écoute doivent être mises en musique ensemble mais face au camp des jeunes sans repères, voués pour certains aux chants de l'illusion islamique et/ou du banditisme, il y a toute une population qui voudrait que cette violence permanente cesse.

    Dans le cadre du CESR, j'ai déjeuné ce midi avec les collaborateurs du président communiste du 93. Ils étaient accablés de cette situation et en voulaient aux meneurs qui jetaient à bas leur frèle politique de médiation.

    Je n'ai pas polémiqué, ils connaissent mon attachement au gaullisme, mais en partant je ne me suis dit qu'une chose : c'est que l'ensemble des politiques de la ville avait échoué parce que l'Etat, grand coordonateur, avait laissé faire des pouvoirs territoriaux, obsédés par la gestion à court terme de ces problèmes structurels. Réélection oblige...

    Que perdirions-nous à un retour de l'Etat sur ces questions qui concernent tous les Français quand une seule banlieu a mal?

    Je vois Denis Tillinac la semaine prochaine.

    Cordialement,

    ALain CABRAS
    Alain CABRAS
  • Marc Chiappero
    Le 02 Novembre 2005 à 23 h 12 min
    Bonjour,

    Dans le Figaro de ce jour, vous avez du le voir, la photo est très bonne. Le titre de l'article hélas n'évoque pas l'union mais l'affrontement.Il vaut peut-être mieux que l'agitation des banlieues aboutisse au report du voyage de Villepin au Canada.Apparemment il tombait mal.La situation en banlieue parisienne n'est pas bonne.Je crains la manip voire la double manip,j'ai entendu crier "alah wak bar" à Clichy.
    Pauvre France! Devant la polémique qui s'installe j'ai adressé ce jour au
    Figaro(faute d'être publié il sera lu!) le mail ci-joint:
    "Il faut savoir appeler un chat un chat et minet un fripon. Lorsque M.Sarkozy parle de la racaille, il n'y a aucune raison que la grande majorité des habitants des banlieues, jeunes ou vieux, immigrés ou non, noirs ou arabes, musulmans ou pas, se sentent visés. Il s'agit bien de s'en prendre à la racaille qui pourrit la vie de ces banlieues, pas de leur déclarer la guerre.
    M. Sarkozy est dans son rôle et il est particulièrement mal venu de le critiquer encore plus de s'en désolidariser.
    Il serait en revanche capital que lui-même, joigne les actes à la parole et qu'en allant sur le terrain il laisse les caméras au vestiaire. Sa crédibilité en dépend.
    Marc Chiappero"

    Bien cordialement.
    MC
    Marc Chiappero
  • Martial F.
    Le 02 Novembre 2005 à 16 h 07 min
    Le hokey combine l'agilité, la vitesse, la rudesse, l'anticipation, la violence maîtrisée (ou non d'ailleurs). Y voyez-vous une métaphore de la politique ?
    Martial F.
  • Sylvain Millanvoye
    Le 01 Novembre 2005 à 14 h 06 min
    Le fait qu'au Hockey on se relève après un tampon magistral vous inspire-t-il?
    Sylvain Millanvoye
  • romain hatchuel
    Le 01 Novembre 2005 à 10 h 21 min
    Monsieur,

    Ma propre expérience d’expatrié m’a appris la profonde frustration d’être insuffisamment informé de ce qui se passe dans son pays, ou d’être contraint d’avaler, tels des plats surgelés, des informations aseptisées auxquelles il manque les condiments essentiels à leur saveur que sont la proximité et le contexte. Aussi aimerais-je, si vous en êtes d’accord, vous adresser de temps à autre un message traitant d’un sujet d’actualité française. Ce sera ma façon de vous remercier de l’intérêt et du plaisir que j’ai à lire assidûment votre blog. Si mes communications vous importunent, faites-le moi savoir (en demeurant simplement silencieux) et je cesserai de vous écrire.

    Je souhaiterais aujourd’hui vous rapporter les moments forts d’une interview de l’Abbé Pierre, réalisée à l’occasion de la sortie de son livre « Mon Dieu… Pourquoi ? » et diffusée hier soir sur France 3 dans l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde ».

    Plusieurs choses à retenir de ce moment émouvant de télévision :

    Tout d’abord l’extraordinaire visage de cet homme de 93 ans. Une gueule marquée, éprouvée, burinée non par ses propres souffrances, mais par celles des autres, peut-être même de l’humanité toute entière.

    Un ton énergique, volontaire, parfois même péremptoire. Celui d’un éternel homme d’action, un homme qui a trop côtoyé la misère humaine pour user des formules abstraites ou alambiquées.

    Une humilité dont on voit bien qu’elle n’est pas feinte et qui, loin de n’être qu’une forme d'élégance, est avant tout le moteur de l’action, une façon de ne jamais considérer qu’on a fait « tout ce qu’on pouvait ». Comme il le dit lui-même, avec une sincérité et une gravité qui excluent toute coquetterie, l’Abbé Pierre s’est, toute sa vie, contenté « d’essayer » ; on voudrait lui répondre, comme Rick à Victor Lazlo dans Casablanca : « We all try, you succeed ».

    Un aveu poignant, en réponse à une question sur ce qu’il demanderait au nouveau Pape s’il le rencontrait : « de prier pour que Dieu me rappelle à lui (…) car j’en ai assez (…) j’ai soif de cet absolu ». Je n’ai pu m’empêcher, en entendant ces mots de la bouche d’un homme qui aura voué sa vie aux autres, d’avaler ma salive avec difficulté en retenant une larme d’admiration béate. Moi qui ne suis pratiquant d’aucune religion, ni même croyant, j’ai l’espace d’un court instant cru éprouver ce que doit être la foi.

    Enfin et surtout, il y a chez cet homme une pensée formidablement moderne qui se traduit d’abord par la volonté farouche de sortir l’Eglise des archaïsmes dans lesquels elle reste engluée : célibat des prêtres, refus de l’ordination des femmes, interdiction du préservatif y compris aux populations décimées par le Sida, etc. On se prend, en l’écoutant, à rêver d’une Eglise à son image : ouverte, en mouvement, accompagnant le monde dans ses évolutions, mieux : guidant ces dernières au lieu de leur résister. Une Eglise de terrain plus que d’appareil, de modestie plus que d’apparat.

    La pensée de l’Abbé Pierre offre également des réponses remarquablement simples, intelligentes et sages à d’épineuses questions de sociétés. Les mariages homosexuels : il propose le terme d’« alliance » pour les désigner, faisant sans le dire le constat lucide que ce n’est pas tant le principe de ces unions qui choque que l’emploi, pour les qualifier, du mot « mariage » qui reste trop étroitement associé à l’union d’un homme et d’une femme. C’est pourquoi il opte pour la belle et symbolique appellation d’« alliance ».
    S’agissant de l’homo-parentalité, il n’en exclut guère la possibilité (la famille hétérosexuelle classique ne garantissant pas nécessairement le bonheur des enfants), mais s’en remet toutefois à l’avis des psychologues spécialisés.

    Accessoirement, il y a les confessions de l’homme sur les relations sexuelles qu’il aurait eues à plusieurs reprises dans sa jeunesse. Pas passionnant, bien que la presse veuille y voir la grande révélation de son ouvrage. Je préfère évoquer les relations, moins charnelles mais ô combien plus compromettantes, qu’il entretint avec l’infâme Roger Garaudy, preuve que les plus grands hommes peuvent aussi se fourvoyer. Sans doute convient-il, aujourd’hui, d’oublier cet épisode sulfureux d’une vie qui fut, par ailleurs, exemplaire.
    romain hatchuel

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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