Blog Notes d'Alain Juppé

Il faut relancer un grand projet euro-africain dans l’intérêt mutuel.

Publié le 01/09/2015 par Alain Juppé

Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017, a estimé mardi 1er septembre que l’Europe devait agir à deux niveaux concernant la question des migrants : « l’humanitaire » et le « contrôle aux frontières ».

Sur la question des migrants, « l’Europe apparaît comme tétanisée », a estimé le maire de Bordeaux, évoquant deux pistes d’action à « court terme ».

« Il y a la dimension humanitaire. Il ne viendrait à l’esprit de personne de ne pas aller sauver des gens qui se noient dans la Méditerranée, il faut les aider, il faut les traiter humainement quand ils sont sur notre sol », a déclaré Alain Juppé.

« Mais si on se borne à ce message, cela ne va pas s’arrêter, cela va s’amplifier. Il faut donc se donner les moyens de stopper les choses à la source« , a-t-il ajouté, évoquant notamment le « co-développement » avec l’Afrique et le « contrôle de nos frontières ».

« Schengen ne fonctionne pas. Il n’y a pas de contrôle à la frontière turco-grecque par exemple. Il faut doter Schengen des moyens de le faire. Cela implique un budget, un corps de garde-côtes et de garde-frontières« , a poursuivi l’ex-Premier ministre, disant « regretter que la France n’ait pas la capacité d’entraîner ses partenaires dans cette direction ».

« Il faut marcher sur le pied de l’humanitaire et sur le pied du contrôle de nos frontières« , a-t-il résumé, estimant que la question des migrations était « un des défis majeurs (…) pour le siècle qui vient ».

« Dans un monde ou des régions entières sont dévastées par les guerres, où des pays sont déchirés par des guerres civiles, où les inégalités s’accroissent, on ne dissuadera pas des hommes et des femmes de prendre tous les risques, plutôt que de vivre dans la misère et dans la souffrance », a-t-il rappelé.

A plus long terme, « il faut qu’on revienne à des initiatives plus fortes pour concourir au règlement politique des conflits, en Syrie et en Libye. Il faut revenir à une forme de gouvernance internationale qui aujourd’hui est en panne, le Conseil de sécurité (des Nations unies) ne fonctionne pas », a-t-il ajouté.

Concernant l’Afrique, Alain Juppé a appelé à la mise en place d’un « grand plan de co-développement entre l’Afrique et l’Europe« . « Le destin de l’Europe se joue aussi en Afrique. Il faut relancer un grand projet euro-africain dans l’intérêt mutuel », a-t-il conclu.

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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