Blog Notes d'Alain Juppé

Entrée de la Turquie

Publié le 17/03/2005 par Alain Juppé

Je viens de mettre en ligne un message auquel je veux absolument répondre sans attendre.
Eric Thimon me dit qu’il va voter NON au prochain referendum parce qu’il n’a aucune garantie d’être consulté à l’avenir sur l’éventuelle adhésion de la Turquie!!!
Je ne veux pas réagir avec brutalité mais enfin! comment peut-on écrire cela!
La constitution européenne prévoit que toute nouvelle adhésion doit être approuvée à l’unanimité des Etats-membres. Et la constitution française vient d’être modifiée pour rendre OBLIGATOIRE la consultation du peuple français par voie de referendum pour les futures adhésions.
De grâce! Essayons de nous informer avant de décider!
17/03/05

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28 commentaires pour « Entrée de la Turquie »
  • Nicolas Hoffmann
    Le 11 Avril 2005 à 16 h 19 min
    Ce qui est splendide dans ce faux-débat franco-français sur l'entrée ou non de la Turquie, c'est que tout est mélangé, et en prime dans une désinformation la plus totale.

    On entend surtout parler des "méchants intégristes arriérés" (je caricature à peine), je n'ai vu en tout et pour tout qu'un seul reportage montrant des Turcs pratiquant un islam complètement moderne (pas de voile, égalité hommes/femmes, etc.) et modéré.
    Même le journaliste semblait abasourdi de son propre reportage !!!

    On entend des propos franco-français plutôt étonnants : "oui, chez nous, on ne voit pas ce qu'il y a (sous-entendu de mauvais) chez eux, etc."
    Ce qui prête à sourire : quand on voit les actions bien médiatisées de terroristes corses (alors que 99% des corses ne sont pas des terroristes, mais on n'en entend jamais parler de ceux-là), ou quand on voit les propos racistes et xénophobes de certains hommes politiques "de chez nous"...

    je me dis que l'on devrait regarder chez nous avant de critiquer ce qu'il se passe chez les autres, et réfléchir à deux fois avant d'émettre un jugement de valeur aussi rapide sur un pays.
    Nicolas Hoffmann
  • Lycéens T.S
    Le 24 Mars 2005 à 19 h 41 min
    Oui nous avons 18ans, et nous allons voter pour une première fois, et cette première fois avec la constitution européenne. Aujourd'hui au lycée nous avons parler de cette élection dans les couloirs. Pourquoi voter OUI? pourquoi voter NON? nous ne sommes au courant de rien. Aucun tract rien rien pour les lycéen. 12h sur LCI qui titre son émission "explication de texte" en parlant de la constitution, nous l'avons regardé... mais nous ne savons toujours pas pourquoi nous devrions voter OUI. C'est le manque d'information à notre porté (non je ne parle pas intellectuellement). Nous allumons la TV "la gauche dit non, la droite oui" cela ne nous avance pas plus. Loin de là. Pensez vous pouvoir nous éclairer?
    Lycéens T.S
  • Benjamin C.
    Le 21 Mars 2005 à 10 h 17 min
    La France me fait peur, autant de gens si xénophobes, racistes et si peu conscients de ce que le NON au référendum peut impliquer...enfin la honte sur le pays c'est certain..
    Je suis à l'étranger mais j'irai voter, car on ne peut arrêter une progression européenne si primordiale, ensuite viendra l'heure des améliorations, il faut un début à tout!
    Benjamin C.
  • alain lefebvre
    Le 21 Mars 2005 à 10 h 11 min
    Cher Mr Juppé
    On peut comprendre qe l'homme de la rue soit debousssolé par ce qu'il entend c'est à dire le tout et son contraire.Et vous savez bien que le doute profitera au NON.D'autant plus que la plupart des électeurs ne liront pas le projet de Constitution alors que leurs préoccupations sont aillleurs !La France risque de plus en plus un vote d'humeur.Quel gachis !
    Quand à l'annonce d'un cataclysme , elle est bien évidemment contraire à l'objectif visé.
    Qu'attendent nos gouvernants pour faire oeuvre de pédagogie à une heure de grande écoute en présentant un tableau clair et concis des avantages et inconvénients comparés du OUI et du NON,dans un langage clair à la portée de tout le monde.
    Mais pour convaincre leur électorat encore faut-il que nos gouvernants soient eux mêmes convaincus!
    Le sont-ils?
    Au niveau actuel de la polémique ,seul le chef de l'état est en mesure de "renverser la vapeur" et c'est la raison pour laquelle il ne peut faire l'économie d'un grand Oral , ce qu'il sait d'aileurs très bien faire.
    Sinon gare au fiasco !
    Vous avez sa confiance ,vous pouvez sans aucun doute aider alors ne vous en privez pas.
    Bien à vous et bon courage
    A bientôt sur le Blog
    alain lefebvre
  • asbed kechichian
    Le 21 Mars 2005 à 08 h 45 min
    Non ! Ce que vous dites n'est pas exact ! Même si les Français étaient consultés pour ou contre l'entrée de la Turquie dans l'UE, cela ne suffirait pas à s'y opposer en cas d'un "non" à l'issu du suffrage : en effet, la Turquie a obtenu que le véto à leur entrée soit constituée par les voix d'au moins un tiers des pays adhérents ! Que les Français votent "oui" ou "non" ne suffira donc pas en soi ! Dites la vérité au lieu de toujours présenter les faits qui vous arrangent ! C'est pour cela que les gens s'exaspèrent !
    asbed kechichian
  • jeremy amsellem
    Le 21 Mars 2005 à 06 h 45 min
    Bonjour Mr. Juppe,
    je ne suis pas un specialiste de l'union europeene mais je vois de moins en moins d'avenir dedans. je trouve que l'union europeene s'etend trop. je m'explique. l'union europeene accepte de plus en plus des pays qui n'ont pas une economie aussi forte que celles des pays qui formaient l'europe des 15. Ma question est donc la suivante, combien d'autre pays l'europe va encore accepter avant de se consolider politiquement et economiquement?
    merci de m'eclaircir sur ce point.
    sincerement
    jeremy
    jeremy amsellem
  • Jean Dupont
    Le 21 Mars 2005 à 01 h 00 min
    Si l’on considère l'Europe comme une entité devant regrouper des pays partageant des valeurs communes et que l'on pense que les Turcs nous sont proches, alors bienvenue à la Turquie !
    Cependant, les Turques ont les Kurdes, qui eux mêmes sont en Irak et en Iran. Alors bienvenue à L'Iran et à l’Irak qui ne tarderont pas à rejoindre le mouvement une fois qu’ils auront été démocratisés.
    Le Liban ne tardera pas non plus à frapper à notre porte, tout comme pourquoi pas, la Tunisie et ses voisins de l'ouest. Alors encore un petit effort et bienvenue à L'Algérie, au Maroc, à la Tunisie, au Liban à Israël et à bien d’autres.
    Où s'arrêtera cette Europe que l’on essaye de nous vendre ?
    Et ne me dîtes pas que ce que je viens d’écrire va à l’encontre d’idées émises par de nombreux, et parfois éminents, députés européens de droite comme de gauche !

    S’il s’agit d'une communauté d'intérêts économiques, de nombreux pays peuvent y participer et notamment les pays du Commonwealth. Et donc bienvenue à la Nouvelle Zélande, à l'Australie et à bien d'autres! Bienvenue également au monde de la francophonie, au Canada par exemple!
    Si je vote non au référendum c'est parce que des technocrates et des politiciens ont pris acte voilà 15 ans que l'Europe telle qu'elle a été dessinée par le Général ne se ferait pas. L'Angleterre a gagné le combat et nous aurons une Europe sans autre frontière que celle des intérêts géopolitiques. Ca ne m’intéresse pas et ne me dit rien qui vaille.
    Mon rêve ? voter un jour pour une constitution véritable avec une Europe "de l'Atlantique à l'Oural", sans les anglais. Avec un parlement et un gouvernement européen fort. Je ne voterai que pour une vraie nation Européenne par pour un erzats de marché commun illimité où tout le reste n'est que poudre aux yeux.
    Je prédit un raz de marée du non, qui regroupera les opposants à la politique du gouvernement, les nationalistes frileux, les quémandeurs d’une politique européenne à l’image de la politique française, les opposants à cette « Europe » libérale qui se dessine, les partisans d’une vraie Europe, ….
    Depuis le début de ce débat, personne ne dit ce qu’il pense réellement, les français le sentent, en ont assez et le feront savoir encore une fois, soyez en sûr.
    Jean Dupont
  • Yves RICHARD
    Le 21 Mars 2005 à 00 h 09 min
    Bonsoir, cher Mr Juppé,
    alors ces sondages ? "pas gégés" on pourrait dire hmm?
    mais au fond ce nest peut-être pas plus mal de commencer comme-ça. Le débat restera tendu plus longtemps, et ne sombrera pas dans le "préchi-précha". L'important est de ne pas finir comme ça...
    Si par hasard vous croisiez quelqu'un qui fasse campagne pour le "oui", rappelez-lui de galvaniser ce que les gens ont de meilleur, et notamment leur courage, grand absent en général des discours électoraux. Quelque chose du genre "oui c'est vrai, la vie n'est pas toujours rose, les politiques vous ont peut-être déçus (est-ce si sûr ?), mais pour bâtir l'Europe, c'est de votre courage dont nous avons besoin. Parfois, dans l'Histoire, il est nécessaire que les peuples dépassent leurs soucis personnels, même s'ils sont immenses. La paix, la liberté pour nous et nos enfants sont à ce prix. Si vous n'aimez pas vos dirigeants, ne vous laissez pas entraîner dans leurs chamailleries, et montrez-leur que vous prenez, vous, les décisions qui bâtiront l'avenir..."
    Le courage (celui qui est demandé au peuple) est peut-être un mot qui peut faire son apparition dans les discours électoraux à cette occasion... et pourquoi ne pas en faire un vrai programme politique? N'est-ce pas un bon moyen de montrer son respect aux électeurs et de les associer aux progrès du pays ?
    bien à vous ...
    Yves RICHARD
  • andré bascouzaraix
    Le 20 Mars 2005 à 23 h 26 min
    J'ai assisté il y a une semaine à un déjeuner citoyen,dans lequel j'ai côtoyé un député UMP et président de Conseil Général, un autre député UMP, mon conseiller général entre autres personnes. Je suis désolé de constater le manque de préparation de ces représentants à la pédagogie nécessaire pour expliquer le projet de constitution européenne et le démarquer des discours récupérateurs qui mélangent les genres. Il serait bien que nos représentants soient plus convaicants sur le terrain.
    andré bascouzaraix
  • philippe Thiébaut
    Le 20 Mars 2005 à 22 h 30 min
    Nous devrions installer un partenariat de bon voisinage avec la TURQUIE et bien se reconcentrer aujourd'hui sur la question de la Constitution Européenne et de tous les nouveaux aspects qu'elle comporte ; qui semblent réprésenter un progres pour l'avenir de cette construction .Avec 52% de non aujourd'hui il faudrait redéfinir les enjeux.C'est toute la question de l'argumentaire des uns et des autres qui se posent à présent et de la responsabilité des orateurs.
    philippe Thiébaut
  • Jean-Michel JANOUEIX
    Le 20 Mars 2005 à 21 h 02 min
    De grâce informez vous.
    C'est en substance l'adresse que vous nous faites.
    Personnellement, j'ai un peu de mal. Les partisans du OUI n'informent pas. Ce ne sont qu'incantations, sur les thèmes :
    1) L'Europe a permis le maintien de la paix depuis 60 ans . Est ce encore un enjeu réel entre "nous" nations d'Europe occidentale ?
    2) La France serait isolée au sein de l'Union si le NON l'emportait. Faut il s'aligner sur toutes les positions "europaistes" sous prétexte qu'un refus de la France la singulariserait ?
    3) Le NON serait suspect car soutenu par des extrêmes peu fréquentables : Villiers, Le Pen, le PC etc...

    Electeur de l'UMP, plutôt européen de nature (c'est ma génération qui veut ca probablement / j'ai 38 ans), je me pose des questions. je trouve suspect le mode d'argumentation des partisans du OUI, qui semblent vouloir écarter le vrai débat et culpabiliser a priori les électeurs qui posent des questions.
    C'est à vous d'entrer dans le vif du débat et d'exposer en quoi ce projet de constitution est une avancée pour la construction de l'Europe et ne mets pas en danger le devenir souverain de la nation française.
    C'est personnellement ma crainte : diluer à terme la nation, concept qui cimente la cohésion française depuis mille ans, mais cimente aussi la nation allemande (elle a finalement trimphé des "2 états"), italienne, anglaise... La coexistence d'états-nations depuis des siècles a aussi permis l'explosion des diversités culturelles.
    Toujours européen de principe, je vais lire le texte du projet consitutionnel pour en comprendre les rouages. Mais, malheureusement, je crains que de nombreux citoyens n'en fasse pas l'effort.
    Salutations franco-européennes.
    Jean-Michel JANOUEIX
    Jean-Michel JANOUEIX
  • eric moreau galvan
    Le 20 Mars 2005 à 16 h 18 min
    Monsieur

    c'est un peu par défoulement que je viens sur ce site vous écrire.
    en effet , une histoire incroyable arrive à mon oncle , propriétaire sur l'ile de Ré.(vu aussi dans la press)
    celui ci avec des dizaines d'iliens se doit de payer l'Isf , en raison de la tres forte hausse du bati.Sa maison , tout sauf un chateau (de bity) , ne dépasse pas les 120 m2 et rentre dans l'assiette de l'isf.
    Mon oncle ne paye pas d'impot sur le revenu et doit acquiter l'isf, cherchez l'erreur...
    Remarquez face à cette farce , pas de surprise , le molloch de bercy n'a jamais été a une ignominie pres.Les français sont pressurés à un niveau tel que l'on se demande comment on peut afficher un déficit de 1000 mliards d'euros...
    mais si l'on regarde les gaspillages colossaux des administrations qui multiplient fonctionnaires et prébendiers , offre d'incroyables allocations aux polygames ,espérant avec l'argent volé aux contribuables , acheté la paix sociale, on comprend mieux.
    la classe politique dont vous etes un aparatchik est indécrottable et irréformable .Il ne nous reste qu'à espérer le cataclysme politique que redoute Delors et consorts , bref il n'y a qu'une lame de fond qui pourra nous débarasser de ces parasites.
    bonne chance mr juppé!
    eric moreau galvan
  • Francis GROS
    Le 20 Mars 2005 à 13 h 03 min
    Eh oui ! je comprends d'autant votre réaction - bien que contenue comme vous l'indiquez - qu'elle traduit bien le degré de sous-information dans lequel se trouve nos concitoyens, et pas seulement (je réside en Italie depuis 7 ans...) face à ce projet de constitution, qui me rappelle étrangement le scénario pré-Maastricht :
    QUI aura lu effectivement ce texte posté à grands frais (option courriel non envisageable ?)? et de QUI sera plus crédible le commentaire éclairé du texte ?
    Dans une société (que les italiens nous envient encore, mais pour combien de temps) de l'instant, et donc de la réduction, de la caricature, "le dernier qui a parlé a toujours raison"... Ce qui m'améne à LA question de fond :
    COMMENT réellement débattre, faits et textes à l'appui de ce projet sur le fond et faire avancer le débat, et docn reculer l'obscurantisme et le mensonge ?
    C'est ce que vous - comme d'autres - vous emploierez à faire, hélas à la lumière des récents sondages donnant le NON à la hausse, il reste du chemin à parcourir, alors OUI, emportez-vous, emportons-nous pour expliquer, discuter, écouter, débattre, texte en main et idées bien claires pour dire pourquoi il faudra encore le 29 aller dire OUI, pas pour un vague principe mais pour un vrai projets dont il nous appartient de faire ressortir concrétement les avantages face aux enjeux de la Mondialisation.
    C'est ce que je m'emploierais à faire des deux côtés des alpes, du rhin, de la Mnanche et des Pyrénées pour commencer...
    Bon courage
    Francis GROS
  • Thierry BOUCHEZ
    Le 19 Mars 2005 à 19 h 12 min
    Monsieur,

    Comme vous, je voterai oui à la constitution, avec enthousiasme. Il me semble qu'il faut répondre aux partisans du non, cependant, et que dénoncer les contre-vérités ne suffit pas. Combien de personnes, comme votre correspondant, voteront-elles non pour des raisons futiles, fausses ou en raison de campagnes biaisées?

    Concernant l'entrée de la Turquie, il me semble que les positions fortes de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'UMP ont limité l'effet dévastateur des paroles du président Chirac que les de Villiers et autres essayaient d'exploiter.
    Mais il y a d'autres tentatives. Actuellement, la polémique tourne autour de la directive Bolkenstein. Prendre position contre, comme l'Assemblée et le président Chirac, ne suffit pas dans le contexte actuel. Il faut l'assurance que l'indécision du président de la commission ne masque pas un simple report après le référendum, et qu'elle est bien abandonnée officiellement. Il serait bon aussi que la majorité parlementaire profite de l'occasion pour faire comprendre explicitement aux français qu'elle n'est pas si libérale que cela: un geste fort est attendu, et à mon avis, compte tenu de la faible crédibilité du gouvernement, seul Nicolas Sarkozy, encore, est en mesure de le donner en étant écouté. Il est d'ailleurs un des premiers concernés: les Français, même de droite, ne sont pas vraiment libéraux. Le peuple, lui, ne l'est pas et a besoin de gages. C'est le moment de préciser à quel point exactement la droite française est libérale, de donner des limites à son idéologie, d'en dresser les contours.

    Je crois qu'il serait bon aussi que la droite s'adresse aux tenants du non de gauche, avec la prudence nécessaire face à une opposition de principe, mais pour les convaincre. C'est au peuple que l'homme politique doit s'adresser, et on l'oublie trop souvent en faveur d'oppositions de partis. Que la droite marque sa différence avec un Hollande en s'adressant au "peuple de gauche" qu'il oublie me semble essentiel.

    Bonne journée à vous.

    TB
    Thierry BOUCHEZ
  • France France
    Le 18 Mars 2005 à 19 h 44 min
    L'histoire est en train de vous échapper. A voir votre inintelligence des évènements, on s'en réjouit. Que quelqu'un d'aussi peu lucide que vous, tellement gorgé de ses certitudes, ait pu gouverner est accablant pour le système actuel de pouvoir. Accablant.
    vous réagissez en technocrate, comme vos collègues bruxellois. On voit que vous avez toujours tout vu de haut! Jamais sur le terrain. ce dont souffre la France, c'est d'abord et avant tout de gens comme vous.
    France France
  • Julien Blavette
    Le 18 Mars 2005 à 18 h 10 min
    Je suis tout a fait d'acoord avec vous. Il faudrait que les gens s'informent un peu plus, et surtout que les médias nous informent un peu plus. Ces derniers temps, les infos ne nous parlent que de la directive Bolkenstein, et la question Turque etait encore il y a peu dans certains papiers...les journalistes ont tendance a créer eux même l'amalgamme. Cessons. Informons les gens.
    L'autre jour, mes parents eux meme me disaient ne rien comprendre au référendum, aux enjeux. Ils en étaient a reprendre les argumentaires du NON, melant tout et n'importe quoi (Bolkenstein, Turquie, Affaire Gaymard...).
    J'ai pu heureusement leur faire comprendre quelques enjeux, et quelques réalités, et je crois que de nouveaux débats seront nécessaires pour les convaincre davantage.
    Mais la presse doit également jouer son rôle: informer, et non faire peur aux gens, en mélangeant tout et son contraire. Cela fait le jeu du NON, et de certains populistes...

    Il est temps que la campagne débute.
    Julien

    PS : je travaille sur un mémoire ayant pour trame de fond l'identité européenne et je me dis quelques fois que ce n'est malheureusement pas gagné...
    Julien Blavette
  • jacques durand
    Le 18 Mars 2005 à 15 h 53 min
    Monsieur

    le prochain référendum , dont tout le monde parle ,ne lasse pas de m'amuser.
    Entre un chirac chef des forces de gauche et son directeur de campagne , françois hollande , nous verrons le 29 mai prochain , combien pése "la gauche" dans notre pays.
    Sans etre médium , je parie sur la victoire du "non" et ce pour plusieurs raisons.
    en dépit de la volonté désespérée des partisans du oui de recentrer l'enjeu sur la constitution , les français (qui ne l'ont pas lue à 99%) s'oriente vers un vote dont l'enjeu est la politique générale.Etes vous content de votre situation , de celle de la france ? la réponse majoritairement négative se retrouvera le 29 mai prochain , soyons sans crainte.
    A titre personnel , je constate depuis 5 ans , que l'euro m'a fait perdre 12% de pouvoir d'achat , que mes perspectives professionnelles sont quasi inexistantes , que l'immigration d'une chance pour la france est devenue une menace tres sérieuse pour notre sécurité ,des frontiéres passoires , les décisions sur notre avenir prisent à bruxelles, que l'adhésion de pays de l'est nous pénalise tres fortement...A ce jour ne voit qu'un avantage à l'europe , je ne m'arrete plus à la douane!
    Avouons que tout un chacun fait le meme constat , quand un mariage est raté et bien les couples se séparent .Un sondage autour de moi m'a permis de constater que le "non" écrasait le "oui" et ce n'est pas les propos alarmistes de nos pauvres dirigeants qui changeront la donne , le 29 mai la france votera "non" et chirac devra en tirer les conséquences , enfin s'il en a le courage(n'est pas de gaulle qui veut)

    salutations
    jacques durand
  • Daniel Catalan
    Le 18 Mars 2005 à 15 h 35 min
    On nous a dit: Nous ne pouvons maitenant ne pas discuter avec la Turquie car cela fait trop longtemps que des contacts ont été pris par Bruxelles pour envisager cette adhésion.

    On nous dira dans 15 ans:
    Nous ne pouvons plus maintenant ne pas faire rentrer la Turquie car cela fait trop longtemps que des discutions ont été menées par Bruxelles pour concrétiser cette adhésion.

    Pensez-donc! Cela fait 30 ans qu'ils frappent à la porte de l'Europe et regardez tous les efforts qu'ils ont consentis.

    Ont nous prends vraiment pour des imbéciles.

    Je suis ancien RPR et UMP maintenant.
    Je ne pardonne pas à Chirac de soutenir cette stupidité. Le monde musulman n'est pas soluble dans l'Europe. Nous n'avons pas la même morale.

    Si la Turquie ne doit pas rentrer dans l'UE cela ne sert à rien qu'ils attendent 15 ans (les Turcs)pour le savoir. C'est cela qui est malhonnête.

    Sinon c'est que l'on veut forcer le passage et je m'y oppose.

    Daniel Catalan
  • Benjamin Moreau
    Le 18 Mars 2005 à 08 h 48 min
    Les partisans du non au referendum mesurent ils les conséquences si le non l emporte?Soit l Europe se fera sans la France avec des conséquences désastreuses économiquement politiquement...Soit l Europe garde le même systeme ce qui est synonyme d immobilisme total à 25!Ces partisans critiquent l Europe actuelle pourront ainsi maintenir ce systeme sans chef politique sans texte relatif aux droits de l Homme qui s imposera aux institutions européennes!
    Voter NON juste parce que l on est en colère parce que l on nous fait peur,c est ne pas mesurer les conséquences d une non adhésion à la constitution Européenne!
    Benjamin Moreau
  • Romain Freppel
    Le 18 Mars 2005 à 08 h 02 min
    Je suis tout à fait d'accord avec vous sur la garantie constitutionnelle qui prévoit que les français seront consultés par référendum en cas de nouvelles adhésions.

    Mais voici les arguments repris par les adversaires du non :

    - la révision constitutionnelle peut elle aussi être révisée par une autre majorité qui pourrait retirer cette garantie de consultation

    - voter oui favorise l'adhésion de la Turquie, alors que le non permet de rester sur le Traité de Nice qui fonctionne à 27 (les 25 + Bulgarie + Roumanie) donc sans Turquie

    Autant vous dire que la démagogie est grande dans le camp du non !!!
    Romain Freppel
  • jacques mascart
    Le 17 Mars 2005 à 23 h 08 min
    Je suis pour l’entrée de la Turquie dans l’Europe.
    Je suis bien sur pour le oui à une Constitution pour l’Europe.
    Les tenants du non à la constitution ont raison de faire l’amalgame avec l’entrée lointaine de la Turquie dans l’Europe : cela fera certainement pencher des indécis pour le non.
    Il faut cependant reconnaître que c’est de bonne guerre et vous avez aussi raison Mr Juppé d’avoir un coup de gueule contre cet amalgame et ses conséquences : c’est aussi de bonne guerre. A cela près que vous avez en dehors de la jouxte électorale parfaitement raison !
    Mais la raison n’est pas suffisante. Il faut je pense « trouver » autre chose de plus convainquant (à l’image de Mr Sarkosy qui a très bien joué le non à la Turquie polarisant ainsi les tenants du non à la constitution dans son parti (votre parti)). Le PS n’a pas réussi ce coup de force ….Dommage.
    La question que l’on peut se poser serait de savoir pourquoi les tenants du non peuvent exploiter aussi facilement l’argument « entrée de la Turquie dans l’Europe ou pas ».
    La réponse est simple : un grand nombre de nos concitoyens planent complétement sur le sujet « Europe » et notre « démocratie » va une fois de plus reposer sur les médias.
    A la lecture de votre blog je découvre un personnage qui, même s’il est « composé », me plait et très sincèrement il serait bon pour notre pays que vous reveniez un jour aux commandes, cela dit en passant, mais à condition que ce personnage reste ce qu’il est en ce moment .Ultra composé ou ultra sincère votre personnage ne peut dissimuler les réactions sauf à les supprimer et cela est déjà un mode très moderne de communication et d’échange sans intermédiaire qui pour une fois passe au dessus des médias.
    C’est la naissance d’une nouvelle forme de démocratie mais qui est très gourmande en énergie. Elle restera de ce fait peut-être encore longtemps en l’état natif. Seuls les personnes disposant de beaucoup de temps et formées pour, peuvent s’exprimer ainsi. Je pense cependant, que parmi celles-ci, aujourd’hui un très grand nombre ne le font pas par manque de moyen pratique. Le blog fait sauter ce verrou. C’est une avancée considérable et un outil extraordinaire pour les hommes politiques qui veulent sincèrement que les choses avancent.
    Encore plus utile voir indispensable dans l’Europe qui se dessine.
    Mais pour l’instant on ne peut pas faire l’économie d’une campagne. Et il va falloir se bagarrer à coup de fausses vérités et de vrais contre vérités pour faire avancer l’histoire de l’Europe ! Je pense qu’il faut s’adresser aux tenants du non et leur montrer la lourde responsabilité qu’ils endosseraient si le non l’emportait !

    jacques mascart
  • Yves RICHARD
    Le 17 Mars 2005 à 23 h 08 min
    bonsoir,
    je me réjouis de votre engagement en faveur du "oui" (je trouve d'ailleurs la majorité fort discrète sur ce point, mais cela va peut-être aller crescendo, qui sait ?).
    En ce qui cncerne la constitution, je ne comprends pas très bien les arguments reposant sur tel ou tel alinéa de tel ou tel article. C'est le sport favori des partisans du "non", et ce n'est pas très compréhensible, tant il est vrai que ce texte est, bien sûr, un compromis qui, par définition, de satisfait pleinement personne. D'ailleurs, les partisans du "non" anglais mettront en avant les mêmes articles que les partisans du "oui" français, et ce sera sans doute assez cocasse.
    Une chose qui serait éclairante: faire à côté de la liste de ce qui ne vous convient pas dans la constitution, une liste des concessions que chaque sensibilité nationale a dû faire. Peut-être que le fait de voir que tout le monde a avalé des couleuvres, permettra d'élever le débat, et de faire taire ceux qui font croire qu'un claquement de doigts permettra de trouver un meilleur compromis...Une idée donc pour ne pas se faire piéger dans les pinailleries des experts improvisés en droit constitutionnel...
    En ce qui concerne la Turquie, je me permets de vous faire part de mon cheminement intellectuel personnel. J'étais initialement contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe (pour toutes les raisons souvent données pour cela). Mais voilà, les partisans du "non" m'ont convaincu d'une chose, l'Europe, telle qu'elle sera à moyen terme n'en est pas à son achèvemnt, loin s'en faut. Et dans le cadre que nous voyons venir, très économique, Je ne vois pas, finalement, d'objection à l'entrée d'un partenaire de plus,avec tout ce que cette perspective apporte de bien à cette région du monde et à nous-même. Par contre, le fait de constater cet inachèvement doit nous inciter à poursuivre toujours plus notre réconcilitation avec l'Allemagne. C'est notre devoir historique et même spirituel. Si nous accomplissons ce rapprochement, il n'y a rien à craindre de la Turquie... Autrement-dit il faut que, dans une quinzaine d'années, la Turquie, et l'Europe aient progressé chacune dans sa voie, pour que l'intégration de la Turquie soit possible et même souhaitable (on oublie souvent notre part de l'effort).
    Notre rapprochement avec nos voisins (notamment les 6 fondaturs) est possible dans le cadre de la constitution. Il peut prendre rapidement des formes concrètes (intégration économique, politique coordonnée vis à vis de la Russie et dans le conflit russo-tchétchène...).
    peut-être que Turquie et constitution sont un peu liées finalement, mais autrement qu'on le croit généralement.
    Bien à vous,
    Yves RICHARD
  • Alexandre Faget
    Le 17 Mars 2005 à 22 h 15 min
    Bonjour,

    Tout d'abord, il ne faut pas confondre l'adhésion d'un nouveau membre au sein de la communauté et la ratification au traité de constitution. Je le précise car le début de votre message peu paraître quelque peu flou.
    Ensuite, je partage votre opinion concernant l'adhésion de la Turquie. Il est à mes yeux, et aux yeux de beaucoup de Français, que ce pays doit faire de nombreux efforts (condition de la femme, entre autres) pour que sa candidature soit acceptable.
    Toutefois, je me demande pourquoi vous mettez en doute la validité de la modification de la constitution qui impose que l'adhésion d'un nouvel état ne puisse se faire que par voie référendaire. Si le "non" l'emporte, la Turquie, ou quelque soit le pays, ne pourra pas entrer dans l'Union. Aller à l'encontre d'un referendum me semble anticonstitutionnel (je ne suis pas sûr, je ne suis pas juriste) et en tout cas, cela créerait un précédent dans l'histoire de la République Française.
    Mettre en avant ce genre de doute ne fait qu'accroître la confusion en faveur des partisans du "non au traité".

    Je conçois que l'on puisse être contre ce traité, mais les arguments employés doivent être objectifs et fondés.

    Cordialement,
    Alexandre Faget
  • philippe Thiébaut
    Le 17 Mars 2005 à 19 h 34 min
    Un peu de méthode que diable !(il faut lire cette interjection avec le sourire)la méthode... c'est une façon de garantir notre liberté !
    et il me semble qu'il est souvent question de cette notion.
    Malheureusement nous ne sommes pas tous des constitutionalistes c'est un métier .Lire cette constitution est une gageure alors je fais part à tous d'un petit fascicule qui s'intitule "Le petit guide de la Constitution européenne" éditée par la documentation Française et France info.Vingt cinq thémes y sont abordés avec deux sous paragraphes à chaque fois :ce qui va changer
    ce qui ne va pas changer.
    ça peut etre le point de départ avant d'aller fouiller plus tard dans le gros pavé indigeste originel.
    On nous demande d'etre citoyen alors ...chiche; on devrait y arriver!que diable!
    philippe Thiébaut
  • christophe duboscq
    Le 17 Mars 2005 à 18 h 41 min
    D'une maniere generale, j'ai parfois le sentiment que les Europeens, et pas seulement les Francais ont peur de perdre leur pouvoir de decision electorale avec l'europe.
    En clair ils pensent qu'ils seront noyes dans un tourbillon de decisions politique et que le controle de leur vie quotidienne va leur echapper

    Resident en Angleterre, ce point de vue est tres bien exprime par les gens de la rue qui voient dans l'Europe constitutionnelle le fameux enemi ancestral qui saura les envahir et leur faire predre leur identite bien marquee

    Les hommes politique pro-europeens n'auraient-ils pas interet a mieux communiquer sur ce point ? Il me semble qu'avec quelques assurances democratiques, le oui ferait un bon significatif dans les sondages
    christophe duboscq
  • Olivier Marty
    Le 17 Mars 2005 à 18 h 05 min
    Cher Mr Juppé,

    Vous faites bien de rappeler que la Constitution prévoit l'obligation, pour tous les Etats membres, de ratifier toute nouvelle adhésion. Le message auquel vous avez réagi démontre bien que le manque d'information et les amalgames des populations - particulièrement française - nous font courir un risque certain quant à l'issue du réferendum auquel, sans arrière pensée aucune, il faut voter oui. Je reste cependant optimiste, mais il est certain que l'Union se doit de relever le triple défi de la 'digestion' de la récente adhésion, des réponses délicates aux pays candidats, et, enfin, des sentiments des différents peuples à l'égard du projet européen. Ca n'est pas facile, mais à cet égard, chacun doit faire preuve de résponsabilité.
    Olivier Marty
  • Anne R.
    Le 17 Mars 2005 à 17 h 09 min
    Tout le problème vient d'une mauvaise communication.. Les français ont l'impression que la décision a déjà été prise (et c'est vrai que cela peut y ressembler..) et que de toutes les façons, le fait qu'un grand nombre ( voir de la majorité) de Français soit contre ne changera rien..
    Il est évident que pour eux, la seule façon d'émettre une opinion défavorable ( et peut être la seule manière de le faire) est de voter non.
    Peut être faut il être plus explicite et expliquer COMMENT on peut dire oui à la constitution et non à la Turquie sans remettre en cause .Il semble que nous manquions de "marge de manoeuvre" dans ce problème
    Anne R.
  • Hélène FRANCHINEAU
    Le 17 Mars 2005 à 16 h 27 min
    Certains (j'en fait partie) ont l'impression que de toute façon l'adhésion future de la Turquie est désormais une chose acquise, que le processus est lancé, malgré les images de répression des manifestations que l'on a pu voir par exemple lors de la journée de la femme. L'adhésion de la Turquie ne remettra jamais en question, pour moi, le fait que je voterai oui au referendum, mais je trouve que nous assurer 15 ans à l'avance une consultation populaire concernant la Turquie est une mascarade : que se passe t'il si les Français votent non? Tous le processus sera t'il bloqué juste à cause des Français? J'en doute fort...
    Hélène FRANCHINEAU

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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