Blog Notes d'Alain Juppé

Grands conquérants

Publié le 17/01/2005 par Alain Juppé

Les grands conquérants, fléaux de l’humanité ? On pourrait trouver des contre-exemples, me dit l’un d’entre vous . Assurément. Ou, à tout le moins, des bilans contrastés.
J’aime bien néanmoins cette réflexion de Montesquieu:
« Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie, il ne faut pas être au-dessus des hommes; il faut être avec eux. »
Là encore, on peut discuter. Mais enfin…
17/0/05

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10 commentaires pour « Grands conquérants »
  • michel evrard
    Le 20 Janvier 2005 à 13 h 02 min
    EVRARD Michel. Route de la Tour.
    74140 MASSONGY
    Retraité de l’Enseignement Agricole.
    (Matière générale).
    Ancien coopérant au Mali.
    à

    Monsieur Alain Juppé.


    Monsieur,

    Je viens vous présenter mes vœux les plus chaleureux pour 2.005, en souhaitant que toute la classe politique « se convertisse » à l’écologie, la vraie, celle qui se confond avec une économie au service de tous, dans le respect de la nature, l’une n’allant pas sans l’autre.
    Un petite rétrospective de 2.004. L’année dernière, 330.000 logements ont été construits, dont 50.000 subventionnés par l’Etat avec de l’argent emprunté, pour héberger des gens qui seraient mieux chez eux à reboiser leur pays, avec notre aide, condition indispensable à la stabilisation du climat. Ces constructions ont généré un chiffre d’affaires de 130 milliards d’euros, sans lequel le PIB aurait subi une chute vertigineuse. Mais elles ont généré aussi une augmentation de la consommation d’énergie de 4 à 6 millions de TEP et ont rayé de la carte, 20.000 à 30.000 hectares de terres agricoles qui disparaissent à ce rythme, depuis des décennies. Les infrastructures qui sont payées par les contribuables, sans « retour sur investissement », vont encore accroître l’endettement public. En Août 2.004, François Fillon a dit que pour 1 euro encaissé par le Trésor public, l’Etat en dépensait 1,25. Aujourd’hui, la part de cette dette publique qui repose sur les épaules de chaque Français, dépasse les 15.000 euros. 700.000 foyers sont surendettés.
    L’hypertrophie de la mobilité est une cause de délocalisations. Depuis l975, la distance domicile – lieu de travail a triplé. Les patrons sont bien obligés d’en tenir compte dans les salaires qu’ils versent à leurs employés ou alors ils délocalisent. En 2.004, la France a perdu 100.000 emplois industriels (comme en 2.003), mais fait nouveau, ils n’ont pas tous été compensés par des créations d’emplois dans les services.
    L’usage excessif des combustibles fossiles et de diverses molécules chimiques artificielles a une conséquence désastreuse sur la santé. La Faculté a affirmé, l’été dernier, que la pollution était responsable de la mort de 6.000 à 10.000 personnes, chaque année. Certains disent beaucoup plus. Elle est notamment responsable de l’augmentation du nombre de cancers, d’allergies et de bien d’autres pathologies qui coûtent très cher à la communauté.
    La plupart des gens vont très vite en voiture, vers leur lieu de travail, mais ils se retrouvent coincés, matin et soir, aux abords des villes dont les accès seront strictement réglementés dans quelques années, à moins que la crise qui s’annonce, ne divise la circulation routière par deux. Ces embouteillages coûtent 12 milliards d’euros à l’Economie, par an, autant que les accidents de la route.
    Vu la diminution des surfaces cultivables, depuis 50 ans et la surexploitation de ce qui reste, nous allons vers de gros problèmes, de ce côté-là. Nos excédents agricoles ne sont dus qu’aux 11 millions de tonnes d’engrais artificiel et 85.000 tonnes de produits phytosanitaires que nos agriculteurs sont bien obligés d’utiliser, chaque année. Mais cette pratique déstructure les sols et les appauvrit. Le taux d’humus est passé de 6% à 1% en un siècle, dans les grandes plaines agricoles. On maintient 7 millions d’hectares en jachère et l’on importe, chaque année, des millions de tonnes d’aliment pour bétail qui pourraient être produites sur ces terres, à moindre coût et de façon écologique. Seuls les imports-exports y trouvent leur compte et l’Etat compense avec l’argent des contribuables, le manque à gagner des agriculteurs. Pour moi, cette pratique n’a rien à voir avec un libéralisme digne de ce nom, qui ne signifie pas le droit de faire n’importe quoi.
    Autres informations : le prix de l’énergie ne cesse d’augmenter et la balance commerciale accuse, depuis le début de 2.004, un déficit qui ne va rien arranger. Je salue tristement la sortie de l’A380 qui ne va pas contribuer à diminuer l’effet de serre. Chaque passager produira 1,3 tonne de CO2, sur 15.000 km, distance idéale, prévue pour ce gros porteur. D’autre part, il ne sera rentable que si on oublie d’intégrer, dans le retour sur investissement, certaines des subventions dont il aura « bénéficié » en amont. Comme d’habitude, les voyages des touristes privilégiés qui l’utiliseront, seront payés en partie, par l’ensemble des contribuables, y compris les plus pauvres.
    Nous allons forcément vers une crise très grave. Un jour, la jeunesse se révoltera. C’est pourquoi il serait bon que nos élus réfléchissent à des réformes économiques radicales de nature écologique. Pour faire bref, il faudrait faire en Economie, le contraire de ce que l’on fait actuellement. Nous devons mettre fin à certaines délocalisations, à la dégradation de nos terres agricoles, à l’augmentation de la population etc. Dans tous les domaines, les remèdes sont prêts à l’emploi. Ils auraient, en outre, l’avantage de remettre tout le monde au travail et d’apaiser les tensions qui augmentent entre différentes catégories de la population.
    Ces objectifs paraissent audacieux. Mais je pense que beaucoup de gens seraient prêts à faire des sacrifices, à modifier leur mode de vie et de transport, pour sauver l’avenir de leurs enfants, s’ils étaient bien informés. Ils n’attendent qu’un signal de la part des hommes politiques. Je souhaite que vous soyez de ceux-là, quand vous reviendrez sur la scène politique. En outre, les gens qui ont l’audace de manifester malgré des salaires corrects, remballeraient vite leurs revendications. Mais de grâce, regardons la réalité en face. Ne répétons pas les erreurs passées, comme le scandale de l’amiante, du sang contaminé, de la vache folle et j’en passe. Nous avons déjà un pied dans l’ère de l’air vicié.
    Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de tout mon respect et l’assurance de tout mon dévouement.



    michel evrard
  • Myrddin Euh... Internet, terres d'anonymat !
    Le 18 Janvier 2005 à 19 h 00 min
    Bonjour M. Juppé une petite réaction "en retard" sur vos deux messages sur les grands hommes. Votre condamnation absolue du grand homme porte évidemment matière à débat. Vous connaissez certainement aussi bien que moi la réflexion historique d’Hegel est le rôle joué, bien involontairement, par le grand homme dans la réalisation de l’Esprit. Et pourrait-on dire, votre citation de Montesquieu ne fait que renforcer l’approche hégélienne :

    "Dans le cours de l'histoire, le moment de la conservation d'un peuple, d'un Etat, des sphères subordonnées de sa vie, est un moment essentiel. C'est ce qui est assuré par l'activité des individus qui participent à l'œuvre commune et concrétisent ses différents aspects. Mais il existe un autre moment : c'est le moment où l'ordre existant est détruit parce qu'il a épuisé et complètement réalisé ses potentialités, parce que l'histoire et l'Esprit du Monde sont allés plus loin. (…) Ce processus se produit selon l'évolution interne de l'Idée, mais, d'autre part, il est lui-même produit par les individus qui l'accomplissent activement et qui assurent sa réalisation. C'est le moment justement où se produisent les grands conflits entre les devoirs, les lois et les droits existants et reconnus, et les possibilités qui s'opposent à ce système, le lèsent, en détruisent le fondement et la réalité, et qui présentent aussi un contenu pouvant paraître également bon, profitable, essentiel et nécessaire. Ces possibilités deviennent dès lors historiques ; elles contiennent un universel d'une autre espèce que celui qui est à la base de l'existence du peuple ou de l'Etat. Cet universel est un moment de l'Idée créatrice, un moment de l'élan de la vérité vers elle-même
    Ce sont maintenant les grands hommes historiques qui saisissent cet universel supérieur et font de lui leur but; ce sont eux qui réalisent ce but qui correspond au concept supérieur de l’Esprit. C’est pourquoi on doit les nommer des héros. Ils n’ont pas puisé leurs fins et leur vocation dans le cours des choses consacré par le système paisible et ordonné du régime. Leur justification n’est pas dans l’ordre existant, mais ils la tirent d’une autre source. C’est l’Esprit caché, encore souterrain, qui n’est pas encore parvenu à une existence actuelle, mais qui frappe contre le monde actuel parce qu’il le tient par une écorce qui ne convient pas au noyau qu’elle porte. »

    On pourrait dire que justement, le grand homme est cet homme qui n’est pas homme de génie (après tout, n’est-il pas animé par une médiocre passion ?) mais qui mieux que les autres est parmi le peuple et sent l’esprit de son temps, l’esprit qui vient… Seulement depuis nous avons vu un cortège de grands hommes qui malgré leurs passions médiocres, leur assise populaire n’ont laissé rien d’autre que la désolation, rien qui semble réaliser quelque Esprit (quoique, en ces temps de commémoration, on peut finalement dire que ce mal à visage humain à installer durablement dans notre civilisation des valeurs, absolument contraires à celles qu’ils incarnaient, une mémoire qui ont certainement fait de nous des hommes meilleurs).

    Mais dans je ne puis que souscrire à votre ultime interrogation dans la note « Week-end cinéma ». L'article sur la « sinistrose française » qu’à opportunément sorti le Monde, en dépit de certains buts politiques, reprend un sentiment général, celui d’une société bloquée, où il n’est plus possible d’agir, où le politique n’a plus le pouvoir de résoudre les problèmes… bref une société inadaptée « où se produisent les grands conflits entre les devoirs, les lois et les droits existants et reconnus, et les possibilités qui s'opposent à ce système, le lèsent, en détruisent le fondement et la réalité, et qui présentent aussi un contenu pouvant paraître également bon, profitable, essentiel et nécessaire »… une société qui peut se jeter à la première occasion dans les bras d’un « grand homme » animé des plus médiocres buts, mais incarnant « le changement »…
    Myrddin Euh... Internet, terres d'anonymat !
  • mourad ezzeddine
    Le 18 Janvier 2005 à 18 h 05 min
    En quoi consiste la vraie grandeur? A élever son âme au-dessus des menaces et des promesses de la fortune ; à ne voir rien qui mérite d'être l'objet d'un vœu, d'une espérance. Que vous offrirait la fortune, qui fût digne de vos souhaits? Toutes les fois que, de la contemplation des œuvres divines, vous abaissez vos regards sur les choses d'ici-bas, vous vous trouvez dans une nuit profonde, comme ceux qui passent de la clarté du jour aux ténèbres d'un cachot.
    En quoi consiste la vraie grandeur? à pouvoir subir avec joie l'adversité ; à supporter tous les événements, quels qu'ils soient, comme si on les avait désirés : et on devrait les désirer en effet, si l'on savait que rien n'arrive que par les décrets de Dieu. Les pleurs, les plaintes, les gémissements, sont des actes de rébellion. En quoi consiste la vraie grandeur? à s'armer de courage et de constance dans le malheur, à repousser, je dirai plus, à combattre le luxe et la débauche ; à ne pas chercher et à ne pas fuir non plus le danger; à se faire soi-même sa destinée, sans l'attendre de la fortune ; à se présenter à cette même fortune, favorable ou contraire, avec calme et intrépidité, sans être ébloui de son éclat, ni effrayé de son courroux. Sénèque
    mourad ezzeddine
  • Philippe LAUWICK
    Le 17 Janvier 2005 à 22 h 34 min
    Zoroastre, Laozi, le Bouddha, Jésus-Christ (bien qu'aux yeux des croyants il détienne une part égale de divinité) et Mohammed sont cependant bien des hommes et ont toujours été considérés comme tels.

    Et pourtant, si peu de grands hommes ont accompli autant qu'eux et ont imprimé d'une marque aussi forte l'humanité, c'est bien parce qu'ils se sont considérés comme au-dessus de l'humanité et qu'ils ont été considérés comme tels.

    En même temps, ils étaient avec les hommes en les appelant à les rejoindre dans leur transcendance, leur sainteté ou leur divinité selon le vocabulaire de leurs religions respectives.

    Peut-être faut-il pour aider l'homme l'aider à se dépasser ? Ce serait peut-être de l'idéalisme. Mais le point de vue inverse n'est-il pas la porte ouverte au cynisme ? Et le cynisme qui se contente du constat des bassesses de l'âme humaine n'a-t-il pas été la justification des pires dictatures ?

    Cordialement
    Philippe LAUWICK
  • Yves RICHARD
    Le 17 Janvier 2005 à 20 h 43 min
    Bonsoir !
    Je me disais ce matin que cela serait un réconfort certain si, dans le bus bondé de gens à peine réveillés, au petit matin, par un temps maussade, en se dirigeant vers un travail pas toujours très exaltant, on pouvait se dire :-"oui mais voilà, je le fais pour bâtir la France, pour l'offrir à l'Europe". Pour toucher les Français, dans une Europe à la croisée des chemins,il faudra faire souffler l'esprit de la France jusqu'au fin fond des bus...
    Bien à vous
    Yves RICHARD
  • Alexis HARMEL
    Le 17 Janvier 2005 à 20 h 29 min
    Mais qu'est-ce qu'un grand conquérant? C'est là en fait toute la question! Mermoz fut un conquérant, De Gaulle en fut un, mais l'homme de cromagnon allant rechercher désespérément le feu en était un. L'enfant qui cherche son équilibre pour apprendre à marcher est un conquérant! Finalement, est conquérant d'abord celui qui le veut, mais ensuite celui qui décide de l'être pour les autres, pour un groupe, pour une nation. Un sportif va conquérir pour la plus haute marche du podium, un militaire pour vaincre, un médecin pour soigner, un homme politique pour incarner.
    Etre conquérant n'est pas une période de la vie, c'est un état d'esprit.

    Alexis Harmel - Levallois (92)
    Alexis HARMEL
  • Sylvain de Mullenheim
    Le 17 Janvier 2005 à 16 h 38 min
    Désolé, je ne peux m'empêcher de rajouter une chose. Vous exprimez votre fascination pour les conquérants, et la tempérez illico par une citation de Montesquieu politiquement plus correcte.
    De là, un esprit taquin pourrait se demander si vous n'appartenez pas aux bataillons qui s'adonnent aux rêves enfantins de gloire, de pourpre et de maréchalat, pour se réveiller emplis des choses qui sont ce qu'elles sont.
    Ah! que ne donnerais-je pas pour l'image d'un Alain Juppé vêtu d'une hermine frappée aux armes de Bordeaux, une couronne de lauriers tricolores sur le crâne, l'Esprit des Lois en guise de sceptre, le pied posé sur une mappemonde débordante de suffrages UMP, mais le regard concentré sur les chiffres du commerce extérieur corrigés des variations saisonnières.
    Sylvain de Mullenheim
  • Sebastien VERGER
    Le 17 Janvier 2005 à 15 h 43 min
    Bonjour Monsieur Juppé,

    En janvier 2004 est entrée en vigueur la nouvelle Allocation Pour Jeune Enfant.

    Le plafond de celle ci a été relevé de manière significative. En s'en tenant simplement au salaire (aucune autre ressource), la hausse est d'environ 40%, soit plus de 4000 euros de revenus nets pour un couple.
    Sans parler de l'allocation allouée en fin de grossesse, cette APJE donne droit à 160 euros mensuels jusqu'au 3 ans de l'enfant.

    Avec ma conjointe, nous gagnons 3500 euros environ.
    Or nous n'avons droit à rien, sous prétexte que notre fille est née en 2003.

    Comment peut on justifier le fait que certains français se trouvent exclus de cette nouvelle mesure ?
    Celle ci crée des inégalités car mon voisin (c'est un exemple, bien sur !) et sa femme, gagnant 4000 euros mensuels, et ayant un enfant courant 2004 auraient, eux, droit à cette prestation.
    Au contraire de la mission première des CAF, ne pas faire rentrer dans le nouveau système les enfants nés avant le 1/1/04 fait que cette allocation peut aggrandir encore plus la différence de revenus entre deux familles.
    Vous l'avouerez, c'est stupide.
    Comment peut on justifier de donner à untel telle prestation quand son voisin, moins bien loti financièrement, n'y a pas droit ?
    Bien sur, je ne demande pas que la mesure soit rétroactive. Les mois entre la naissance de mon enfant et le 1/1/04 sont "perdus", je le comprends tout à fait. Mais qu'on fasse que chaque famille se voit appliqué les mêmes plafonds semble être faire preuve de bon sens ! Qui plus est, informatiquement et financièrement parlant, la coexistence de deux systèmes doit être couteux pour les CAF.

    Quelle est votre position à ce sujet ?

    Bonne réception.

    Sébastien VERGER
    Noisy Le Grand
    Sebastien VERGER
  • François-Gilles EGRETIER
    Le 17 Janvier 2005 à 15 h 16 min
    La messe est dite : le journal Le Monde s'est prononcé au nom des gens intelligents sur votre blog-notes et "ils ont tout compris". Le journaliste Pierre SADRAN habille son propos avec le manteau de son érudition en parlant de "l'extimité en politique". Ainsi revêtu par Lacan, l'artcile peut ensuite distiller son fiel en faisant mine de disserter sur un phénomère apparu dans le champ des sciences politiques alors qu'il ne s'agit, une fois de plus, que de ressacer les mêmes vieux poncifs sur le thème éculé de JUPE, un technocrate en quête d'une légitimité populaire et parle à propos de votre inittiative, je cite : "de refondation de l'image publique de l'ancien Premier ministre autour des normes obsédantes de la proximité et de la modernité. Il s'agit, bien sûr, de faire oublier l'ENA, les certitudes qu'elle inculque, l'arrogance, la rigidité. C'est aussi une très classique attitude de dénégation de l'ambition personnelle et du goût pour le pouvoir".

    Le verdict est jeté en pature par ceux qui jugent de ce qui est bien ou mal, de la vraie personnalité des puissants qui nous gouvernenent mais pas un mot sur ceux qui échangent avec vous tous les jours, qu'ils soient de votre sensibilité ou non mais qui trouvent une tribune pour confrontter leurs idées sans en passer par d'autres fourches codines ...
    ... pourquoi dès lors, tout naturellement, ne pas considérer ces espaces de discussion comme une forme moderne de dialogue citoyen, une extension du champ des idées et saluer cet effort de débat politique sur ce forum virtuel ?
    Je n'ai jamais eu l'occasion de vous entretenir de que je pense de votre démarche via le Net mais je me connecte presque tous les jours sur votre blog presque au même moment que j'achève de lire la presse écrite nationale ... simplement pour partager quelques avis, réfléchir en dehors de sentiers balisés des lieux communs en tout genre.

    Ce billet d'humeur contre le journal officiel des gens intelligents n'est pas un cri d'indignation mais tout au plus le moyen de dire à tous ces braves gens qu'ils nous laissent réfléchir par nous-mêmes et qu'à tout le moins s'ils souhaitent prétendre analyser ce type de phénomène, qu'ils prennent au moins la peine d'interroger tous ceux qui s'y connectent, juste pour s'oxygéner au-dessus des idées reçues par-delà le décryptage des gens très avisés qui sont capables de tout comprendre et de savoir quel leader poltique il nous faut et cela fait un bien fou ... !

    Merci de continuer pour nous, "les gens qui lisent d'en-bas les journeaux de la France des gens qui pensent pour nous".
    François-Gilles EGRETIER
  • Antoine et Stéphane Joubert et Lepieux
    Le 17 Janvier 2005 à 13 h 35 min
    Salut Alain, on est deux collègues de bureau. Au début, on trouvait pas ça très sérieux ton blog, Mais on se prend petit à petit au jeu et on suit tes aventures, réflexions, coup de gueule et de coeur jour après jour. On n'a malheureusement vu ni la Chute, ni Alexandre, mais c pas mal d'avoir ton avis sur la question, ça change de Télérama...
    Tu ne devrais bientôt plus tarder à être copié par lesz autres hommes politiques, toujours à la bourre d'un train. C'est plutôt pas mal d'avoir toi-même lancé la mode.
    Continue,
    Merci.
    PS : Ce serait pas mal si tu répondais un peu plus aux différentes question que les gens te posent.
    Antoine et Stéphane Joubert et Lepieux

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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