Blog Notes d'Alain Juppé

Halte au feu!

Publié le 18/04/2005 par Alain Juppé

Dans ma grande naïveté, je pensais que, lorsqu’on mène un combat difficile, on a plutôt intérêt à se serrer les coudes qu’à se faire des crocs en jambe… Pardon! Je rêve…

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12 commentaires pour « Halte au feu! »
  • Cyril Girard
    Le 20 Avril 2005 à 17 h 38 min
    Ce titre d'une BD d'Astérix illustre bien la vieille tendance de nos hommes politiques à ne pas s'épargner.
    A droite, on vient de le voir, l'entente est toujours aussi cordiale, et à gauche, notamment au PS, on ne devrait pas se relever de sitôt d'un tel déchirement (à moins, ce qui est malheureusement probable, que ce désaccord n'ait pour origine qu'une volonté tactique de la part des tenanciers du "Non", de se démarquer personnellement, en vue d'enjeux futurs, de la ligne de conduite adoptée majoritairement).
    Reste que cette campagne pour le Oui, en dépit de ce qu'on a pu en dire n'était pas partie sur des bases aussi ridicules. Je pense ici à cette "Une", tant décriée, de Paris Match, sur laquelle Hollande et Sarko s'affichaient ensemble. C'est sur ce terrain, au dessus des partis qu'elle aurait dû se jouer, la campagne. Tous les partisans du Oui, main dans la main, et pourquoi pas, faisant meeting commun. Imaginez : Lipietz, Cohn Bendit, Sarko, Raffarin, Bayrou, VGE, Hollande, ensemble. Les Français auraient eu tôt fait de cerner le camp de la raison. Mais au pays de Descartes, chacun a ses raisons que la raison ignore. Dans chaque camp, on a eu tôt fait de brocarder cette union contre-nature. Pas de ça chez nous Monsieur : la France est un pays de village, chacun chez soi s'il vous plaît, tous à vos clochers et advienne ce qu'il adviendra.
    Quant à vouloir faire avaler la pilule du Oui en faisant appel à Chirac, le sauveur de la patrie en 2002, permetez-moi de penser que c'était une ânerie de plus.
    Alain, SVP, pourriez pas, dans votre bonne ville de Bordeaux où il fait si beau, réunir en conclave les partisans du "Oui", il semble qu'à Paris, les couillons soient de sortie...
    Cyril Girard
  • fabrice laborde
    Le 19 Avril 2005 à 23 h 30 min
    Certes, D de Villepint sort de son droit de réserve, mais tout chef d'entreprise, entraineur aurait depuis longtemps changé un joueur qui ne remplit pas le stade ou demotive ses salariés
    Il s'en va de la victoire de la droite.
    et cela n'enleve rien aux es qualités du 1er ministre.
    Ne pensez vous pas que la longévité d'une politique ( en l'occurence celle de droite) prévot sur la longévité d'un homme ( en L'occurence celle du 1er ministre)
    fabrice laborde
  • Alain BALBO
    Le 19 Avril 2005 à 23 h 26 min
    l'"intervention" de D. de Villepin est, pour moi une note d'espoir; enfin, il sort du bois !
    Il est à mes yeux le seul homme de la majorité qui ait une véritable dimension ( à part vous, bien sûr mais on connait les circonstances ).
    Mes amis, certains membres de ma famille sommes vraiment prêts à le suivre.
    J'ai compris qu'il sera présent aux Présidentielles ; j'en suis ravi.
    Il ne lui reste plus qu'à se rapprocher des citoyens.
    En gardant son calme et son panache...
    S'il le fait bien, "personne" ne pourra lutter contre lui.
    J'espère que vous serez auprès de lui..
    Avec toute ma considération et ma respectueuse estime.
    Alain BALBO
    Alain BALBO
  • David CHATEL
    Le 19 Avril 2005 à 23 h 14 min
    Bonsoir,

    Votre bulletin d'humeur ne nomme malheurseument pas les individus concernés, j'entends par là D. de Villepin et J.P. Raffarin. N'y a-t-il pas là un délit d'ambition de la part du ministre ou ne dit-il pas tout haut ce que tout le monde espère silencieusement : changer de dirigeants politiques ?
    Quoi qu'il en soit c'est là un nouveau pavé dans une mare passablement remplie par les écarts verbaux (c.f. F. Hollande). Nous sommes censés prendre part à un vote de dés/approbation de la constition européenne qu'on nous propose ? A aucun moment, je dis bien à aucun moment, nous français n'avons eu droit à une présentation neutre et vulgarisée de ladite constitution avec agrémentation d'applications dans notre vie quotitidienne. En réalité très peu de représentant politiques n'effectuent cet effort : les partisans du oui nous culpabilisent dans l'hypothèse d'un vote négatif et les défenseurs du non argumentent assez facilement tout en n'oubliant pas de stigmatiser les errements du gouvernement bananier (eh oui)qui est le notre.
    Je VEUX voter en mon âme et conscience, avec suffisamment d'éléments pour assumer mon choix. La classe politique, déjà discrédité par son incapacité à faire infléchir la tendance économique de la nation, à cette obligation d'informer les citoyens. Et si je ne sais pas clairement pourquoi je vote je choisirai le non. Au moins je saurai pourquoi. Merci de ne pas me retourner que les politiciens comprennent nos inquitéudes et patati et patata. Surtout pas de discours de ce genre. Je pense que les français en ont plus qu'assez qu'on leur resserve la même soupe tiède. Nombreux sont celles et ceux qui partagent mon opinion. Sachez que je ne demande qu'à être convaincu.

    Cordialement,

    David Chatel
    David CHATEL
  • nicolas mettra
    Le 19 Avril 2005 à 22 h 16 min
    il est aussi des naivetés fécondes! Et si un jour, nos dirigeants décidaient de parler vrai, d'aller au fond des choses? Peut-être qu'ils seraient étonnés de l'accueil rencontré...Qui a jamais dit aux Français l'objectif véritable de la "construction européenne"? Que voulons-nous faire exactement? "La paix", "les valeurs"? un "espace partagé de prospérité"? Ca ce sont les mots, mais la réalité qui garantira ces acquis,quelle est-elle? Il faut dire notre but ultime : ce à quoi aboutissent forcément les pas successifs franchis- la monnaie unique, les institutions plus efficaces etc..- Une nouvelle réalité politique, un nouvel Etat (certes respectueux des Etats nations qui le composeront, lesquels auront des attributions bien définies mais précises), et il faut dire aussi que ce nouvel Etat, ce ne sera pas "la France élargie", une "nouvelle ambition pour la France", toute cette logomachie héritée du gaullisme défunt qu'on entend encore trop souvent. Ce sera une construction entièrement nouvelle- qui empruntera certes à chacun des Etats qui l'auront créée (et plus bien sûr à ceux qui en auront été les fondateurs). Mais qui les transcendera aussi. C'est cela la réalité,et chacun en est confusément conscient, d'où le malaise.Et il est urgent d'avancer! Fixez le cap, mesdames et messieurs les politiques! N'ayez pas peur! Dites qu'il faut un gouvernement, un chef, des institutions stables, efficaces, un parlement avec une vraie légitimité démocratique, une monnaie avec un ministre des finances, un impôt, une police des frontières, une armée (qui ne soit pas l'addition des contingents nationaux mais une armée européenne). Bref un Etat européen qui puisse agir, décider par lui même..qui soit SOUVERAIN! Et vous verrez le résultat...
    nicolas mettra
  • george-philip chartier
    Le 19 Avril 2005 à 16 h 50 min
    La campagne sur le referendum fait surgir ou ressurgir tous les affres de la politique française de ces dernieres années: peu ou pas de vision collective, des partis politiques finalement peu représentatifs de l'opinion, des élus qui suivent plus qu'ils ne montrent le chemin. l'Europe démontre aussi les lignes de fracture qu'il y a au sein meme des partis politiques et la profonde division des elites quand aux réponses à apporter aux differents maux qui rongent la société française. Est il d'ailleurs normal qu'à chaque élections legislatives depuis 1981 le pays change de politique. Il y a bien là un mal français en ce qui concerne la représentation nationale:on elimine plus que l'on adhére; Le probléme posé est celui de l'avenir. Les questions récurrentes sur la succession de J.CHIRAC en sont l'exemple criant. Probléme: a droite comme à gauche le desert pointe !! Il risque fort d'y avoir une fois encore un vote par dépit et les premisces de l'arrivée un jour pas si lointain de l'homme fort ou providentiel ressurgiront avec tout ce que cela peut supposer. Reveillons nous!!
    george-philip chartier
  • Gaston POUPLIN
    Le 19 Avril 2005 à 10 h 53 min
    Ce n'est pas une tempête dans un verre d'eau. C'est beaucoup plus grave pour l'Europe!
    Compte tenu que la Constitution polarise tous les mécontements des Français, si l'on veut vraiment que le oui l'emporte, il faudrait que nous ayons l'assurance que M. Raffarin sera remplacé aussitôt après le vote du 29 mai et deuxièmement - et cela c'est une idée du directeur de Libération, émise sur Europe 1 dimanche matin - que M. Chirac s'engage à ne pas se représenter en 2007. Je pense sincèrement que seuls ces deux engagements peuvent inverser le score des oui et des non...
    On peut toujours rêver !
    Gaston POUPLIN
  • Bertrand DENIAUD
    Le 19 Avril 2005 à 09 h 58 min
    tendre naiveté dit-on parfois! Je partage tellement votre avis... ah elle est bien loin parfois la grandeur de la France, l'unité, le vieux pays qui a tant de choses à dire... Rappelons nous la citation de Jean Guitton reprise en 1995 sur le destin de feuilles mortes!
    Bertrand DENIAUD
  • jacqueline jégot
    Le 19 Avril 2005 à 08 h 37 min
    de toutes les façons dès qu'il y a du pouvoir, c'est moi d'abord!
    jacqueline jégot
  • Marc Chiappero
    Le 18 Avril 2005 à 23 h 12 min
    Détails de l'Histoire
    Regardé ce soir le très bon reportage consacré par Fr3 aux survivants des camps de concentration. J'espère que M. Le Pen l'aura suivi également. Il y a quelques détails difficiles à oublier.
    Lui qui déclarait ce matin (sur RMC) pour défendre le Non : Il n'est pas possible d'accepter que des millions de gens soient morts pour la France pour qu'elle cesse d'exister;
    a-t-il conscience que ces millions morts sont la conséquence du nationalisme et des luttes fratricides entre nations européennes? Que de telles horreurs sont le résultat du fascisme qui a ses faveurs? N'aurait-il pas mieux valu, avoir fait avant, ce que nous tentons de faire aujourd'hui avec cette constitution à laquelle il s'oppose? Nous n'aurions sans doute pas connu celà ni,à faire face à cette immigration qui est sa hantise.
    Marc Chiappero
    Marc Chiappero
  • sylvie bernasconi
    Le 18 Avril 2005 à 19 h 39 min
    je suis tout à fait de votre avis quand vous dites qu'il faut se serrer les coudes plutôt que de se tirer dans les pattes, malheureusement, cela fait encore partie du rêve, qui manque beaucoup actuellement dans cette période ou la vie est plutôt difficile pour les français, j'ai envie d'envoyer un message a tous les politiques !
    faites rêver les français !
    donnez leur de l'espoir !
    cordialement !
    sylvie bernasconi
  • Benjamin Moreau
    Le 18 Avril 2005 à 18 h 51 min
    Avec des amis comme ça qui a besoin d'énemis?
    On dit au gouvernement d'agir alors ils s'exécutent...
    C'est le clan du Non qui doit se frotter les mains.
    En 1993,dans la" Tentation de venise"(P.243) vous écriviez:"En fin de compte l'égoïsme n'est pas un bon calcul",à méditer encore et toujours...
    Benjamin Moreau

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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