Blog Notes d'Alain Juppé

Indignons-nous!

Publié le 27/04/2013 par Alain Juppé

Il y a de quoi s’indigner quand on voit le parti socialiste français prendre le risque de déclencher une « confrontation » avec l’Allemagne, dans une tentative périlleuse pour trouver le bouc émissaire à la catastrophe économique qui menace la France. Jamais depuis plus d’un demi-siècle des responsables politiques français dignes de ce nom n’ont ainsi cédé à la démagogie. Le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer doivent se retourner dans leur tombe.

On voit bien le calcul politicien : laissons croire aux Français que , si tout va mal , c’est la faute d’une Chancelière et d’une CDU « hyper-libérales » ; avec le SPD socialiste , on se comprendra mieux . Cette manoeuvre est dérisoire . Elle est de nature à souder son opinion publique autour de Mme Merkel , bien plus populaire que son adversaire socialiste . Et puis , est-il si sûr que , dans l’hypothèse pour l’instant improbable où le SPD gagnerait les prochaines élections , la ligne de sa politique économique se rapprocherait de celle des durs du PS français ? Il y a fort à parier que Berlin resterait tout autant attaché à l’indépendance de la Banque Centrale Européenne (BCE) et à la vigilance contre tout risque d’inflation . Faut-il rappeler que c’est un Chancelier socialiste , Gerhard Schröder , qui a mis en oeuvre les réformes drastiques qui ont permis à l’Allemagne de restaurer sa compétitivité ?

Les relations entre la France et l’Allemagne , réconciliées , n’ont jamais été un long fleuve tranquille . Nos intérêts ne sont pas toujours convergents . Mais jamais il ne s’est agi de « confrontation », toujours de dialogue , fut-il musclé , pour parvenir à des compromis équilibrés sur lesquels nos deux pays entraînaient nos partenaires européens . Dans ce travail qui demandait du temps et de l’énergie , chacun faisait un pas en direction de l’autre . J’ai été témoin des discussions qui ont par exemple permis à la France de faire progresser son projet de gouvernement économique de la zone euro , ou de faire évoluer le rôle de la BCE . Mais jamais nous n’avons joué avec le feu en attisant en France un sentiment anti-allemand . De ce point de vue , l’attitude de certains responsables socialistes actuels , et non des moindres , doit susciter notre indignation.

D’autant que cette campagne anti-allemande est infondée . N’allons pas chercher outre Rhin les causes du marasme économique dans lequel nous nous sommes mis ! Ce n’est pas la faute de l’Allemagne si la France a accumulé , depuis trois décennies , des déficits abyssaux qui l’ont conduit à s’endetter à hauteur de 94% de son PIB ! J’ai bien dit trois décennies . Je suis bon prince : la droite et la gauche ont leur part de responsabilité … encore que dans le détail , il y aurait beaucoup à dire ! Souvenons-nous de 1981 , première et grave rupture avec le sérieux budgétaire , et puis la retraite à 60 ans , la semaine de 35h … etc.

Aujourd’hui , l’économie française est dans l’impasse . Et c’est la politique mise en oeuvre depuis bientôt un an qui a considérablement aggravé la situation . Elle a mis en panne tous les moteurs de croissance : l’investissement des entreprises dont les responsables ont été tétanisés par le discours des ministres socialistes qui ont passé leur temps à les stigmatiser … et par le matraquage fiscal qui leur a été appliqué . Résultat : les patrons de PME qui ont le moral dans les chaussettes ont mis le pied sur le frein . Même chose pour l’investissement des ménages : objectif annoncé = 500 000 logements par an ; mises en chantier effectives = à peine plus de 300 000 . On attend toujours les textes d’application du dispositif Duflot qui doit remplacer le « Scellier » pour soutenir l’investissement dans le logement.  La consommation est plombée par la baisse du pouvoir d’achat dont l’INSEE vient de mettre en évidence l’ampleur inédite. Quant à l’exportation , nos performances restent médiocres.

Conséquences : croissance zéro , les prévisions « optimistes » du gouvernement étant démenties , à peine énoncées , par le FMI ou le tout nouveau Haut Conseil des Finances Publiques. Sans croissance , le chômage continue à monter et les déficits à résister . Comme il est devenu impossible d’augmenter encore les impôts , sauf à tuer la bête , il faut tailler dans les dépenses , ce qui supposerait que le gouvernement soit assez fort et courageux pour faire accepter des décisions difficiles.

Comment sortir du piège ?

D’abord , il faut dire la vérité aux Français.

La vérité , c’est qu’il ne s’agit pas seulement de sortir d’une crise qui s’éternise . Il s’agit d’entrer dans le nouveau monde qui se construit autour de nous . Un monde dont l’Europe et l’Amérique ne sont plus le centre . Un monde multipolaire où de nouvelles nations émergentes partagent avec nous la richesse et la puissance : Chine , Inde , Brésil , mais aussi Indonésie , et demain puissances africaines.

Sommes-nous prêts à entrer dans ce nouveau monde et à nous en donner les moyens ?

Certains entretiennent la peur toute naturelle que suscite le changement , et nous bercent de l’illusion que nous pourrions tirer notre épingle du jeu en nous protégeant à l’abri de nos frontières . C’est la voie de la solitude et du déclin assurés .

Il est vital de convaincre les Français que ce nouveau monde est plein de promesses et que la France a tous les atouts pour y tenir son rang : une immense richesse accumulée qui en fait encore la 6ème puissance du monde , membre du G8 ; une démographie dynamique ; une jeunesse entreprenante et créative ; une recherche féconde ; des grandes entreprises souvent leaders mondiaux , des PME qui apprennent à se battre dans la compétition internationale… je m’arrête là . Je n’énumère pas nos faiblesses : il suffit d’ouvrir notre journal quotidien pour en lire le catalogue .

Seulement , pour bien jouer tous ces atouts , il est impératif de changer de politique !

Changer de politique économique d’abord . La boîte à outils du Président Hollande pour lutter contre le chômage est hors sujet . Ce n’est  pas à coup d’emplois « d’avenir » et de contrats de génération qu’on remettra l’économie française en situation de créer des emplois . Ce sont les entreprises qui créent des emplois . Et ce sont les entrepreneurs qui créent les entreprises . Certes , l’entreprise , ce sont aussi des salariés . Mais c’est dans le dialogue des partenaires sociaux et pas dans la confrontation que l’entreprise peut se développer au bénéfice de tous ceux qui la constituent . L’exemple des accords compétitivité-emploi le montre . A contrario , les discours vengeurs d’un ministre fanfaron , un jour contre PSA , un jour contre Mittal , ont affecté les entrepreneurs quels qu’ils soient , y compris les plus petits qui se sentent injustement vilipendés . Et que dire du projet d’amnistier les délits commis dans les entreprises à l’occasion de conflits du travail ? In extremis le gouvernement s’est rendu compte de l’effet dévastateur d’une telle initiative.

Il faut tout au contraire redonner confiance aux entrepreneurs , mettre l’esprit d’entreprise au coeur de la politique économique et donner des preuves de la priorité que les pouvoirs publics y accordent. J’aimerais développer : agir sur les facteurs de compétitivité que sont le coût du travail , la flexisécurité (sur ce point , je l’ai dit il y a progrès) , la formation professionnelle et notamment l’alternance (la moitié des entreprises qui ont l’intention d’embaucher en 2013 s’attendent à des difficultés de recrutement) , l’encouragement à l’innovation sous toutes ses formes (technique , mais aussi sociale et managériale) . Il faut remettre à plat la fiscalité du secteur productif (les Assises de l’entrepreneuriat font des propositions intéressantes) . Il faut surtout donner aux entreprises visibilité et stabilité , et concrétiser le « choc de simplification » annoncé… mais encore virtuel . Les professionnels du bâtiment ont dénombré plusieurs milliers de normes à respecter pour construire.

Changer de politique sociale aussi , pour remettre notre protection sociale sur ses deux pieds : solidarité et responsabilité . De ce point de vue , annuler pour complaire aux syndicats de la fonction publique la journée de carence avant versement des indemnités journalières de l’assurance maladie est un contre-signal très regrettable . Qu’il s’agisse de l’indemnisation du chômage ou de la consommation de médicaments et d’actes médicaux , on voit bien que solidarité sans responsabilité n’est pas viable. Il faut aussi arrêter de mentir aux Français en leur faisant croire qu’on va sanctuariser l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans … et continuer à allonger les durées de cotisation. Le discours responsable est de dire qu’à 60 ans , on partira avec une retraite amputée!   

Changer enfin de politique européenne. J’ai longtemps cru que la construction européenne qui nous a donné plus d’un demi-siècle de paix était un acquis pour toujours. Je commence à me demander si l’Union Européenne , à l’instar des civilisations , ne pourrait pas , elle aussi , être mortelle . Le sentiment non seulement d’euro-scepticisme mais même d’euro-hostilité est en constante progression . Des partis politiques qui prônent la sortie de la zone euro , laquelle provoquerait immanquablement l’effondrement de ce que nous avons mis plus d’un demi-siècle à édifier , ont l’oreille d’une partie grandissante des opinions publiques . Il est vrai que , par facilité , nous laissons désigner l’Europe comme la mère de tous nos maux . Ce qui est , à l’évidence , faux . La crise financière n’est pas née en Europe mais en Amérique . Et ce n’est pas Bruxelles qui est responsable du surendettement des Etats qui n’ont pas su ou pas voulu maîtriser les déficits publics . Tout au contraire , c’est l’Europe et l’euro qui nous ont évité , jusqu’à maintenant , des déboires plus douloureux . Imaginons les tourments dans lesquelles nos monnaies nationales auraient été entraînées . Le fantasme des dévaluations compétitives est encore bien vivace , il est vrai . N’oublions pas qu’avant de favoriser les exportations , la dévaluation commence par renchérir tous les achats que l’on fait à l’étranger à commencer par le pétrole . Quand on connaît la sensibilité de nos concitoyens au prix de l’essence , on imagine les dégâts politiques !

Il ne faut pas laisser détruire la construction européenne . J’appelle tous ceux qui sont convaincus que, dans le nouveau monde , l’avenir de nos Nations et de nos enfants sera mieux assuré dans l’union que dans le sauve-qui-peut, à se mobiliser contre les destructeurs de l’Europe et pour la ré-invention du projet européen . J’en ai esquissé quelques grandes lignes : union étroite entre France et Allemagne ; zone euro plus intégrée sur le plan économique , budgétaire et fiscal … ce qui ne peut aller sans une ambition politique commune ; Grande Europe plus souple où la Grande-Bretagne doit trouver sa place … et pourquoi pas la Turquie ?

Je ne veux pas dramatiser . Je crois néanmoins que nous vivons des moments graves.

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18 commentaires pour « Indignons-nous! »
  • Dominique PIERRE
    Le 29 Avril 2013 à 10 h 43 min
    Quel boulot !
    Un axe malgré tout de reflexion à vous suggerer.
    Message pour les communes, les interco, le CR le CG,les CCI :
    Tous les budgets pour l'emploi
    Toutes les iniatives pour l'emploi
    Toutes les ressources humaines et materiels
    pour l'emploi
    Pas une intiative, je vous dis pas une sans ce poser la question " est-elle favorable à l'emploi"
    Les leviers immediats sont là, on a changé de monde il faut changer de modèle(s) économique, d'investissement, de fonctionnement ...
    L'emploi M Juppé, que lui et rien que lui !
    Dominique PIERRE
  • Wallenberg
    Le 29 Avril 2013 à 10 h 27 min
    Monsieur le Premier Ministre,

    Bravo pour ce texte lumineux. On ne peut qu'approuver votre analyse. La médiocrité du gouvernement actuel est confondante. Toutefois, il n'est au pouvoir que depuis un an.
    Que s'est-il donc passé entre 2002 et 2012 pour qu'on en soit arrivé à la situation actuelle ?
    Wallenberg
  • Kwiskas
    Le 29 Avril 2013 à 09 h 32 min
    J'applaudis, virtuellement du moins, à vos propos.

    Il serait bien que M. le président s'affranchisse des pressions sur sa gauche, en cherchant des républicains soucieux du pays, de tout bord.
    Kwiskas
  • Newton
    Le 28 Avril 2013 à 17 h 21 min
    Bravo M.le Premier Ministre pour cet article très bien argumenté.
    Et quel dommage , quel grand dommage que vous n'ayez pu tenir en 1995 !
    une semaine aurait suffi
    L'opinion allait se retourner , ne l'avez-vous pas senti?, on aurait eu un redressement non productif ... mais décisif, gaullien.
    Merci et avec espoir
    Newton
  • madamereveche
    Le 28 Avril 2013 à 10 h 47 min
    Merci pour cette analyse, monsieur, malheureusement l'Europe n'est pas faite, et elle n'en finit pas de se construire! définir la taille réelle des camemberts, elle sait faire vite, par contre, harmoniser les politiques fiscales, les politiques de droit du travail des différents états, elle a beaucoup plus de mal.
    Evidement je conçois que la tache est plus ardue, notamment dans ces deux domaines. Mais si comme vous le dite "ce n’est pas Bruxelles qui est responsable du surendettement des Etats qui n’ont pas su ou pas voulu maîtriser les déficits publics" il n'en demeure pas moins que cet eurosceptiscisme constaté trouve bien ses racines quelque part.
    Cette période, trop longue de construction européenne, est une période dangereuse qui menace jusqu'à l'existence même de certains de ses membres.
    Je suis convaincu de la nécessité de l'existence d'une Europe forte, mais il faudrait que certaines étapes aillent beaucoup plus rapidement, nous sommes en équilibre instable et c'est risqué!
    L'euroscepticisme sera vaincu quand la construction européenne cessera de faire ressortir certaines inégalités. Donc allons à l'essentiel et plus vite dans la construction de cette Europe avant de penser à son élargissement.
    J'espère vous voir bientôt à des responsabilités à la mesure de votre clairvoyance pour réparer, si possible, les inévitables dégâts causés par la politique désastreuse menée aujourd'hui.
    madamereveche
  • JDegos
    Le 28 Avril 2013 à 09 h 24 min
    Il n'y a rien a enlever...et pas grand chose a ajouter...Si peut-etre: a quand l'annonce de votre candidature a la prochaine presidentielle ? Simplement pour raviver un peu d'espoir dans notre avenir et notre pays.La demarche passant par une primaire a l'UMP serait perte de temps et d'une certaine facon degradante.
    JDegos
  • mimie
    Le 28 Avril 2013 à 09 h 16 min
    Vous venez d'être le porte-parole de beaucoup de Français et nous vous en remercions.
    Les citoyens sont conscients du désastre actuel en France et la nécessité de travailler pour une Grande Europe plus souple comme vous le soulignez où l'aspect économique sera au premier plan.
    Ils attendent un homme sincère, lucide et expérimenté qui rassemblera non pas autour d'un parti mais d'un programme.
    Alors avec qui partir?
    Avec ce qui fera la France de demain "une jeunesse entreprenante et créative" bien managée et tous ceux qui en ont assez de la langue de bois depuis plusieurs mois et ils sont nombreux.
    Je vous soutiens pour cela.
    Cordialement
    mimie
  • Fragan Scalaire
    Le 27 Avril 2013 à 23 h 14 min
    Le ton est peut être trop incendiaire, sans concession, mais le fond est très convaincant. La France doit cesser d'être la lanterne rouge de l'Europe.
    Je me permets d'ajouter qu'améliorer la compétitivité, encourager les entreprises... ce n'est pas briser les syndicats : en Allemagne précisément, les syndicats sont biens plus puissants qu'en France.

    Vous semblez en tout cas faire une analyse sincère de la situation, même si parfois très vive envers le gouvernement actuel... quand il serait peut être mieux de rassembler les français (comme en Italie).

    En tout cas, vous portez une droite de responsabilité qui, et c'est sans doute heureux, ne tombe pas dans le populisme facile, la tentation de diviser, d'opposer, de remuer les peurs.
    Fragan Scalaire
    • betoven
      Le 29 Avril 2013 à 06 h 24 min
      En Allemagne il s'agit de syndicats de corporation qui participe au développement de l'entreprise,rien à voir avec la CGT.
      betoven
  • BOIS
    Le 27 Avril 2013 à 21 h 52 min
    Monsieur Juppé, vous avez raison sur toute la ligne et vous êtes un des rares hommes politiques à pouvoir parler comme vous le faites, de l'endettement de notre France.
    Une belle occasion de redressement a été perdue quand vous étiez aux commandes malgré votre volonté.
    Avec tout le respect que je vous dois.
    BOIS
  • TGoinda
    Le 27 Avril 2013 à 21 h 47 min
    Merci pour votre analyse et l'idée que l'Europe - c'est notre bien commun !
    TGoinda
  • Blanko
    Le 27 Avril 2013 à 20 h 26 min
    Enfin une vision claire et globale d'une ligne politique à tenir pour la construction de notre avenir. Un discours réfléchi, modéré et responsable, dont devraient peut-être s'inspirer beaucoup de responsables politiques actuels, à droite comme à gauche. Merci M. Juppé!
    Blanko
  • Mamadou
    Le 27 Avril 2013 à 20 h 08 min
    La réalité n'est pas de déclarer "la guerre" aux et eux autres mais surtout de faire ses preuves en mettant sur la table de l'europe les propositions et solutions qui lui permettent de faire face à la crise que N. Sarkozy qualifiait justement de "crise sans précédant".

    Ils se rouve que l'Allemagne, par le biais de ses différents chanceliers, fait preuve, par le biais de leur démarche et de son modèle économique, d'autorité.

    Là réside toute la différence.
    Mamadou
  • NEGRERIE
    Le 27 Avril 2013 à 20 h 02 min
    C'est vous monsieur JUPPE qui devriez vous présenter comme président non pas comme UMP mais comme président d'un parti citoyen qui représente les francais et leur France prenez le temps d'y réfléchir je vous soutiens cordialement
    Jacques NEGRERIE
    NEGRERIE
  • Patrice
    Le 27 Avril 2013 à 19 h 50 min
    Le gouvernement allemand ne répond même pas aux attaques du parti socialiste du style " on parle pas aux #cons ça les instruits" M. Audiard
    Patrice
  • Éric Tissot
    Le 27 Avril 2013 à 19 h 44 min
    Monsieur Juppé, vous avez (une fois de plus) totalement raison !
    Quelle tristesse cette déclaration socialiste.

    Je suis d'une mère Allemande et d'un père Français (qui à plus voué sa carrière aux relations franco-allemande). L'Allemagne est notre allié d'Histoire et notre co-moteur.
    Éric Tissot
  • lolobordo
    Le 27 Avril 2013 à 18 h 31 min
    Merci de réagir vivement à cette attaque en règle des socialistes. malheureusement je trouve que vous êtes bien seul dans la réaction. Bon sang quand les français comprendront qu'il faut travailler et arrêter de se plaindre des autres qui réussissent ...... Pour réussir il faut se réorganiser et si nous n'en sommes pas capable, les allemands prendront encore plus d'avance et nous de plus en plus à la traine, se cramponnant aux 35 heures et aux syndicats qui font a peu pres ce qu ils veulent. Nous devons jouer collectif en france, alors que chacun voit son petit prés carré.
    Chef d'entreprise dans une petite pme, je vois ça tous les jours et je vais baisser les bras, j'ai l'impression de passer pour un fou quand je tiens ce genre de propos.
    Bon courage à vous et tenez bon on a besoin de vous
    un bordelais parmi les autres.
    lolobordo
  • Eniodi
    Le 27 Avril 2013 à 17 h 59 min
    Merci M. le Ministre, que vos paroles atteignent ceux qui ont le pouvoir aujourd'hui ! Je me permets d'attirer votre attention sur le projet néfaste de la gauche de toucher au statut des auto-entrepreneurs qui effectivement favorise la création de son emploi pour celui qui ose prendre les choses en mains ! Merci d'avance
    Eniodi

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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