Blog Notes d'Alain Juppé

IQALUIT

Publié le 28/05/2006 par Alain Juppé

Au cours de la journée que nous avons passée à Iqaluit, capitale du Nunavut,un moment d’émotion particulièrement intense: les enfants de l’école francophone Trois-Soleils nous chantent un air des Choristes et « La langue de chez nous » du cher Yves Duteil.
Si loin de chez nous, à proximité du cercle polaire, on trouve une « Association des francophones du Nunavut » qui se bat pour sa langue et pour son identité!
Bel exemple de courage et de ténacité.
28/05/06

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9 commentaires pour « IQALUIT »
  • françoise jabouyna
    Le 03 Juin 2006 à 08 h 33 min
    Le français est, pour moi, la langue vernaculaire de tous les amoureux de cette pratique. au fil des jours, son exercice se précise, s'enrichit des expressions culturelles "locales" comme au Québec et en Nouvelle Caledonie où je vis.
    françoise jabouyna
  • françoise VAULET
    Le 31 Mai 2006 à 08 h 14 min

    Tout comme il y a des internements abusifs,
    Ne pensez-vous qu’il ne puisse y avoir, aussi,
    Des jugements abusifs ?

    Des jugements rendus trop vite,
    Sans preuve concrète,
    (Cela s’est déjà vu : Outreau, Patrick Dills,
    Le pull over rouge où le doute s’installe,
    Aujourd’hui Monsieur DUPERROY,
    ……………………………..)

    La délibération des jurés se passe comment ?
    Sont ils vraiment libre de leur verdict ?
    Sont ils seuls pour délibérer ?
    Sont ils accompagnés, voire dirigés, dans leurs débats ?
    La durée des débats est il celui qui est nécessaire
    Pour les conforter dans leur intime conviction

    Y a-t-il quelqu’un qui a vécu cette expérience ?

    On dit le système judiciaire est débordé.
    Mais que penser quand il donne l’impression
    Que sa principale activité devient la remise en cause
    De ses propres jugements rendus en première instance

    ??????????????????

    Non – je n’ai plus confiance
    Ni en la Démocratie
    Ni en la Justice de ce pays.

    Il y a trop de parti pris et de conflits d’intérêts.

    Un petit citron pressé inquiet.

    françoise VAULET
  • christiane tijoux
    Le 30 Mai 2006 à 22 h 28 min
    alain

    En 2 jours les immigrés ont semés la terreur ainsi que le feu.
    dimanche en plein marais avec la tribu ka et lundi à montfermeil ou la ville a subit emeutes et son maire échappé de peu au lynchage chez lui!
    a part ça votre ami chirac continue d'etre affligeant et les français de voter lepen , tout va bien ...
    christiane tijoux
  • Bruno Julia
    Le 30 Mai 2006 à 16 h 29 min
    Je suis volontairement provocateur avec ce commentaire et je ne sais si vous accepterez de publier cette réaction sur ce blog; j'espère seulement que ce texte sera lu et non supprimé d'un clic à la simple lecture du titre.
    En effet, vu le mutisme quasi généralisé des députés de l'UMP et étant donnée votre position encore un peu à l'écart des jeux politiques franco-français, j'aimerais connaître votre sentiment vis à vis de la récente amnistie promue par Jacques Chirac de l'un de ses amis politiques. J'ose espérer que vous avez plus de liberté d'expression que les membres de l'UMP trop attachés à une fidélité quasi "godillote" vis-à-vis de leur parti.
    La raison invoquée par Jacques Chirac pour sa décision d'amnistie est que Guy Drut est membre du CIO et que sa condamnation l'aurait empêché de le rester, privant ainsi la France d'un soutien au sein du CIO.
    Cette explication me rappelle que "Selon que vous serez puissant ou misérable, / Les Jugements de Cour vous rendront blanc ou noir" (La Fontaine, Les Animaux malades de la peste, in Fables, livre VII). Le fabuliste se référait à la monarchie, et je trouve bien triste qu'elle puisse aujourd'hui, sous un régime démocratique, s'appliquer parfaitement à une décision d'un président de la République, pourtant garant des institution de la République française [Segolene Royal a d'ailleurs cité ce passage des Fables à propos de l'amnistie de Guy Drut, mais en se trompant. Je précise que si je trouve la citation tout à fait opportune, je ne suis pas pour autant un aficionado de cette femme politique].
    Le fait d'être un personnage important au sein des instances sportives justifie-t-il à vos yeux que l'on balaye d'une amnistie une condamnation pour emploi fictif, qui plus est dans une affaire de financement occulte d'un parti qui fut longtemps présidé par le détenteur du pouvoir d'amnistie?
    Par ailleurs, vous fûtes vous-même condamné dans le procès du financement occulte du RPR. Dans le cas où vous retiendrez juste la décision prise par Jacques Chirac, ne trouvez-vous pas scandaleux dans ce cas qu'il n'ait pu prendre la même décision vous concernant? (c'est cette question que je considère comme réellement provocatrice).
    J'ose espérer, sinon avoir une réponse, du moins lire votre réaction sur cette amnistie que même un fidèle chiraquien tel que Jean Louis Debré ne soutient pas.
    Bruno Julia
  • Gilles Lecannelié
    Le 30 Mai 2006 à 16 h 02 min
    C'est "Inouit" comme les noms de lieus ont leur saveur:Proust l'avait déjà éprouvé du côté de Guermantes ou de Méséglises.Iqaluit, un nom qui vous évoque un alcool fort:il fallait y aller trainer ses guêtres , il ne doit y avoir pas plus de quatre centaines de francophones sur un million de kilomètres carrés, dans ce bout du bout du monde; où on applique le concept de développement durable en accusant les malheureux phoques gris de détruire les stocks de morue...alors pourquoi réfréner ses "basics instincts", on va jouer du pic à glace pendant sept mois sur tout bébé-phoque de plus de douze jours , en ne respectant même pas les quotas édictés par le Canada. Le Marcel P. trempait sa madeleine dans du tilleul, Inuk préfère oublier sa cruauté envers sa Mère Nature en plongeant son biscuit dans l'aquavit.
    Au milieu des 30% de chômeurs et assistés sociaux, le seul emploi francophone sur le site, cette semaine, c'est Inspecteur de la santé publique: là il y a du travail( alcoolisme, suicides, violences..)
    En Europe, la gueule de bois, c'est l'anniversaire de l'enterrement du Projet de Constitution : en voilà un "belle oeuvre": essayer de comprendre le message délivré par des français qui ne sont pas moins Européens que d'autres mais qui voulaient être -pour une fois- entendus. Depuis lors , aucune reflexion , aucun débat, rien,les députés, ministres et autres sont aux abonnés absents, comme des mômes vexés de s'être faits attraper en plein délit de manque de concertation, bref de démocratie, d'écoute des "gens", (inuits en eskimo-aléoute?).
    Gilles Lecannelié
  • william biard
    Le 30 Mai 2006 à 03 h 08 min
    Nunatsiaq, "la Belle terre"

    "Ah comme la neige a neigé, ma vitre est un jardin de givre" écrivait Emile Nelligan, notre grand poète québécois d'origine irlandaise.
    Vous vous étonnez, M. Juppé, de trouver aux Trois soleils des jeunes qui défendent la langue française au fin fond du Nunavut. Mais quand nous, Québécois, avons sous les yeux des Inuit qui, depuis 4000 ans, vénèrent Nunatsiaq, cette "belle terre" sans arbre, disposant de trente mots pour désigner la neige sous toute ses subtilités. Quand nous, Québécois, avons sous les yeux ces Wyandot (Hurons), Anish na-Be (Algonkins), Wabanakis (Abénakis) et autres Premières nations qui, malgré leur langues dites agonisantes depuis 300 ans, défendent becs et ongles leur fierté d'être vivants. Alors nous, Québécois, et autres Canadiens, descendants des coureurs des bois, n'avons plus, grâce à eux, il faudra bien l'admettre un jour, peur du froid, peur de l'adversité. Oui la mort de Montcalm, oui les Anglais, oui les Etats-Unis, et alors... Les richesses, les honneurs, passent, l'homme, l'Inuit, reste. L'esprit des Jésuites l'emporte sur la soumission "politiquement correcte" des soeurs grises. Nos Patriotes pendus en 1837 sont comme vos penseurs guillotinés sous la Révolution Française. Notre "défense" de la langue française, n'est pas de la "ténacité". C'est être "debout", tout simplement, quoiqu'il arrive, où que l'on soit, en se donnant, à travers les outils de la "modernité", les moyens de notre avenir. Il suffit de ne plus avoir peur. Les Français en sont capables, j'en suis sur. Ce n'est qu'une mauvaise passe ...
    william biard
  • Nicolas Gauthier
    Le 29 Mai 2006 à 11 h 06 min
    Bonjour Mr Juppé,

    pour me présenter rapidement je suis un citoyen lamda, sans couleur politique clairement définie - je dirai centre droite, ingénieur dans les Telecoms.

    Il y a un thème qui revient sans cesse en guise de conclusion des discussions que je peux avoir avec des amis ou collègues concernant la mondialisation et la violence économique qui pèse sur la planète et ses habitants: c'est la question d'une mondialisation de la législation.

    L'économie et la finance étant mondialisées, il semble évident que tant que le système législatif ne le sera pas un minimum, les acteurs économiques et financiers auront tous les moyens de contourner les protections sociales et les tentatives d'équilibrer de chaque pays.

    C'est la raison pour laquelle personnelement j'avais voté 'oui' au référendum Européen.

    J'aurai simplement souhaité avoir votre avis sur cette idée simple, dans la mesure de vos disponibilités bien sûr !

    Existe-t-il à votre connaissance des processus qui travaillent à la mise en place d'une telle mondialisation de la législation ?

    Comment faire sans ?

    Je vous remercie par avance d'avoir pris le temps de lire ce message.

    Cordialement,

    N. Gauthier
    Nicolas Gauthier
  • lancelot du lac
    Le 28 Mai 2006 à 13 h 03 min
    Il existe en Espagne l’équivalent de notre Prix Albert Londres : il s’agit du Prix Luca de Tena, décerné depuis 1929 par le quotidien conservateur ABC, aux journalistes ayant fait preuve de courage, de professionnalisme tout au long de leur carrière.
    Pour notre plus grande joie, il vient d’être remis à Oriana Fallaci.

    Née à Florence en 1929 dans une famille antifasciste, Oriana entre dès 14 ans dans la résistance. Le général Alexander en personne lui adressera une lettre de félicitations à la fin de la guerre.

    A 17 ans, elle devient journaliste dans un quotidien florentin. Ses articles sur le Vietnam sont repris par Time Magazine et Oriana devient un personnage international.

    En 1968, elle est blessée par balles à Mexico, lors du massacre de la place des Trois-Cultures. On la croit morte et elle reprend connaissance parmi les 800 cadavres entassés à la morgue.

    Après avoir été la première femme à raconter les champs de bataille, Oriana Fallaci est également la première à rencontrer les grands de ce monde, inventant un nouveau type d'interviews fleuves et sans concessions. Khomeyni, Kadhafi, Golda Meir, Indira Gandhi, le dalaï-lama, Deng Xiaoping, Arafat, Ali Bhutto ou Ariel Sharon - pour n'en citer que quelques-uns - se soumettent ainsi à son regard sombre et sévère.

    Dans un livre de Mémoires, Kissinger avoue qu'être interviewé par la journaliste italienne revient à entrer dans une sorte de panthéon mondial.

    Mais, dans les palais présidentiels, Oriana se comporte comme si elle était au front et les interviews laissent des séquelles.

    Un journaliste se recommandant de Fallaci devant Arafat a vu le leader palestinien blanc de rage sortir son revolver ; les Iraniens arrêtèrent plusieurs personnes rencontrées par Oriana à Téhéran, avant qu'elle soit reçue par Khomeyni, et Sharon l'accueillit avec ces mots : « Je sais que vous allez m'ajouter à votre collection de scalps. »

    Ses deux derniers ouvrages sont un tournant majeur.
    La "Rage et l’Orgueil" est adorée ou haïe.
    Les positions que Fallaci y prend ne laissent personne indifférent. Indignée par les évènements du 11 septembre, Fallaci critique aussi bien les Musulmans (tendus, selon elle, à conquérir l’Occident et à annihiler sa culture) et les Européens, décrits comme gâtés, hypocrites, et aveugles à la menace mortelle représentée par l'expansionnisme islamique).
    Le contenu de "La Rage et l’Orgueil" a provoqué un tumulte dans l’Europe politiquement correcte, ainsi que des menaces de mort et des poursuites judiciaires aussi...

    Qu’à cela ne tienne, deux ans plus tard, Fallaci a publié un nouveau livre, intitulé "la Force de la Raison" qui poursuit le discours qu’elle entama avec la Rage et l’Orgueil.

    Comme le titre le suggère, la Force de la Raison n’est pas dictée par la fureur qui a inspiré la Rage et l’Orgueil, mais elle donne une explication plus exacte sur les raisons pour lesquelles l’Europe a décidé de ne pas défendre son identité et de se soumettre à ce qu’elle appelle « l’invasion islamique ».

    Avec ce style unique et sarcastique qui caractérise son œuvre, Oriana Fallaci examine soigneusement les raisons historiques et politiques qui ont conduit les Européens à vilipender leur propre culture, à embrasser invariablement l’anti-américanisme, et à céder à toute requête de communautés musulmanes de plus en plus puissantes qui habitent le vieux continent mourant. Son analyse ne laisse pas beaucoup d’espoir pour le futur de l’Europe.

    La longue introduction à la Force de la Raison rapporte le lynchage intellectuel auquel elle fut soumise suite à la publication de la Rage et l’Orgueil. L’establishment politiquement correct, qu’elle désigne comme « l’Inquisition Moderne », l’a crucifiée, la submergeant de procès et d’accusations de racisme et de fomenter une guerre de religion.

    Mais toute cette publicité a joué en faveur de la bouillante italienne, car les ventes de la Rage et l’Orgueil ont grimpé à des millions.
    L’objectif de Fallaci : conduire les Européens à réaliser ce qui se trame sous leur nez et se débarrasser de leur crainte de dire quelque chose qui aille à l’encontre du dogme politiquement correct.

    Selon Oriana Fallaci, « l’Inquisition Moderne » a fait en sorte de maintenir les individus dans la crainte d’exprimer ce qu’ils ressentent : « Si vous êtes un occidental et déclarez que votre civilisation est supérieure, la plus développée que cette planète ait jamais connue, vous prenez de gros risques. Mais si vous êtes un fils d’Allah, ou l’un de leurs collaborateurs et que vous déclarez que l’Islam a toujours été la civilisation supérieure, un rayon lumineux … personne ne vous touche. Personne ne vous poursuit. Personne ne vous condamne. »

    Oriana Fallaci a sa propre interprétation quant à l’immigration islamique massive qui modifie rapidement le visage des cités européennes.
    Elle considère que c’est une part de l’expansionnisme qui a caractérisé l’Islam depuis sa naissance.

    Après avoir rappelé au lecteur comment les armées islamiques ont eu pendant des siècles pour objectif le cœur de l’Europe, (une fraction de l’histoire qui n’est plus enseignée en Europe, parce qu’elle offenserait la sensibilité des élèves musulmans), atteignant la France, la Pologne, et Vienne, elle dépose son dossier, clamant que le flux actuel d’immigrants du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord fait partie d’une stratégie soigneusement planifiée. Fallaci utilise les déclarations de dirigeants musulmans pour soutenir cette thèse.

    En 1974, l’ancien président algérien Houari Boumedienne a déclaré dans un discours à l’ONU : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ».

    En d’autres termes, nous dit Fallaci, ce que les armées islamiques n’ont pas été capables de faire par la force en plus de mille ans, pourra être réalisé en moins d’un siècle grâce à un taux de natalité élevé. Elle cite comme preuve une réunion en 1975 de pays islamiques à Lahore, pendant laquelle ils annoncèrent leur projet de transformer le flux des immigrants en Europe en « prépondérance démographique ».

    Les « fils d’Allah », comme Fallaci les appelle, ne font pas mystère de leurs plans. Un évêque catholique raconte que, pendant une réunion interreligieuse en Turquie, un clerc musulman respecté dit à la foule : « Grâce à vos lois démocratiques, nous vous envahirons. Grâce à nos lois islamiques, nous vous conquerrons ».

    Nous sommes prévenus...
    lancelot du lac
  • hifi diksha
    Le 28 Mai 2006 à 10 h 31 min
    Bonjour M.JUPPE,

    Je sais que mon message va vous déplaîre,mais il serait bon de l'entendre.

    Peut-être parce que VOUS avez vécu en France dans une région préservée par l'afflux d'immigrants réguliers ou non,mais je peux vous dire que l'IDENTITE française,la fierté d'être français et d'appartenir à une culture phare est en train de se perdre au profit d'un magma communautariste sans âme,sauf à rejeter tout ce qui est français de souche.

    Il n'y en a plus que pour les DJAMEL,NACERI,etc,tirailleurs marocains,sénégalais,les vilains colons,les méchants esclavagistes,les négriers que nous avons tous été,images déformées bien sûr, et relayées par des médias complaisants de gauche,majoritaires dans le pays.

    D'où ma question qui va vous déplaire :si gouverner ,c'est prévoir, pourquoi,vous,hommes politiques,vous avez laissez installer cette gabegie de "droit du sol alimentaire" qui nous conduit aujourd'hui à cet échec patent de l'intégration ?

    Vous avez vu en Amérique du Nord des nouveaux immigrants mettre la main sur le coeur à l'écoute de l'hymne national et vous avez aussi entendu siffler la Marseillaise en France.

    Y-a-t- il UN homme politique dans ce pays qui accepte de reconnaître ses erreurs de jugement ?

    Cordialement
    hifi diksha

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé

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