Blog Notes d'Alain Juppé

Je crois au OUI

Publié le 21/04/2005 par Alain Juppé

Au fur et à mesure que la campagne avance, une évidence s’impose peu à peu : le NON n’est qu’un REJET, seul le OUI est porteur d’un PROJET.
Rejet hétéroclite d’ailleurs : du lundi de Pentecôte au pouvoir d’achat, sans oublier les revendications des lycéens, des urgentistes ou des fonctionnaires… tout y passe.
Ces questions méritent certes attention et des réponses doivent être trouvées. Mais le succès du NON n’apporterait aucune amélioration concrète sur aucun de ces sujets.

Fidèle à ma méthode, je voudrais proposer aujourd’hui une raison supplémentaire de voter OUI. Il s’agit de la capacité de l’Union européenne à prendre des décisions.

Dans le système actuel, il faut souvent réunir l’unanimité. C’est donc souvent la paralysie, puisqu’un seul Etat peut tout bloquer. Même le plus « petit » – et je dis cela sans dédain pour les « petits »pays, mais enfin, il faut être réaliste et respectueux du poids démocratique des populations.
A 25 et bientôt 27 (Roumanie, Bulgarie), c’est encore plus compliqué!

Grâce à la Constitution, le champ du vote à la majorité qualifiée sera étendu.
Cette majorité qualifiée s’obtiendra en tenant compte d’une part du nombre d’Etats (sur le principe : « Un Etat, une voix »), et d’autre part de la population des Etats. Je voudrais vous convaincre que ce sera tout bénéfice pour l’Europe et pour la France.

D’abord parce que les décisions pourront être prises plus rapidement. On a calculé que, statistiquement, la probabilité de prise de décision (à 27) passera de 2% à 13%.

Ensuite parce que l’influence de la France au sein du conseil des ministres n’en souffrira pas, au contraire. Dans le système du traité de Nice, notre pays pèse 8,4% des voix pondérées (pour une Union à 27) . Avec la Constitution, la France disposera de 12,4% des droits de vote.

Enfin parce que l’importance du moteur franco-allemand sera renforcée. Avec près de 25% de la population de l’Union à eux deux, nos pays réuniront à eux seuls 84% des voix nécessaires à une minorité de blocage, contre 64% dans le système de Nice.

Bref, à dire OUI, nous n’avons rien à perdre, mais tout à gagner.
21/O4/O5

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28 commentaires pour « Je crois au OUI »
  • gérard Caville
    Le 04 Mai 2005 à 11 h 30 min
    Monsieur le premier ministre
    Courant mars, je vous ai adressé un message et vous m'avez répondu vous poser les mêmes questions que moi et que vous me liriez avec plaisir. Dont acte.
    Je ne sais pas trop comment commencer, mais au moment où nous allons voter pour la constitution européenne, je m'interroge sur la vision à moyen et long terme de nos dirigeants. Je suis résolument de droite et pour une europe qui respecte chacun, mais je vais voter non car on se moque de nous avec cette constitution. En plus on nous terrorise sur les conséquences, alors que les anglais eux peuvent dire non à l'Euro, envahir l'Irak avec leurs copains américains, sans conséquence pour l'Europe.
    J'aimerai bien que le non l'emporte, pour déclencher une prise de conscience en Europe. Si les français, fondateurs de cette Europe, disent non aujourd'hui, c'est peut-être qu'ils sont un peu plus mature que les autres peuples européens et qu'ils peuvent déclencher une prise de conscience collective. Faire en quelque sorte une année 1789 en 2005. OK pour l'Europe, mais pas celle qu'on nous propose, tirée vers le bas. On veut faire une Europe à bientot 30 et on n'a pas su finir celle à 15. On n'est pas "prêt". Bien que dirigeant d'entreprise, j'en ai plus qu'assez du pouvoir donné à l'argent, aux financiers qui ont une bourse à la place du coeur. Plus ça va plus j'ai le sentiment de "survivre" dans un monde où tout est réglementé, canalisé, où la liberté existe de moins en moins. On nous propose n'importe quoi pourvu que les statistiques baissent (éclairer ses phares en plein jour par exemple, et pourquoi pas un girophare pour être mieux vu?) Veut on faire de nous des moutons? Alors que je me sens au moins autant de capacité à réfléchir devant un problème que nos gouvernants. Ce monde a peur, ce monde n'a pas de vision, ce monde court à la catastrophe, ce monde ne responsabilise plus personne: je passe mon temps à demander que l'on réalise la prestation que j'ai commandée (au plan professionnel). On ne sait plus nous parler car on nous prend pour des idiots: c'est gravissime et je me demande qui est le plus idiot? On va tout droit à la dictature, à la révolution car le raz le bol est énorme. On dirait qu'on est tout surpris de voir la Chine s'éveiller alors qu'Alain Peyrfitte avait écrit: "Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera". J'ai vu il y a peu que les bresiliens avaient fabriqué un avion fonctionnant à l'alcool et cela marche. Mais nous en France, nous ne pouvons pas fabriquer ce genre de moteur pour faire avancer nos automobiles? bien sur que si, mais il est mieux d'attendre le dernier moment et la catastrophe économique pourvu que "le fric" rentre en attendant.
    J'aimerais bien que vous repreniez la parole en public pour dire autre chose que les banalités et les mensonges dont on nous rabache les oreilles. Dire aux français que vous entendez leur demande, que vous voulez leur parler un langage de trans parence, de cesser de mentir, de les responsabiliser, de les remettre au travail car on a rien sans effort. Pourquoi ne pas créer un "club" d'échange pour tenter à plusieurs de mettre nos idées en commun. Il y a dans ce monde des gens formidables mais trop discets. Il est temps de leur donner la parole.
    Mais vous, que pensez vous de tout cela? moi aussi j'aimerais avoir votre avis, si vous avez le temps.
    Bien cordialement.
    Gérard Caville
    Trigone Consult
    [email protected]



    gérard Caville
  • Mathieu Emanuelli
    Le 25 Avril 2005 à 15 h 52 min
    J'ai fait un constat surprenant: j'ai 27 ans et autour de moi les personnes qui sont convaincus du NON sont, en majorité, des personnes de + de 40 alors que les autres ne comprennent absolument rien.
    La simple constatation se fait alors: avant de débattre d'un sujet, encore faut il le connaitre. Nous nous trouvons devant un choix apolitique, qui opposerait les conservateurs des "réformistes" (terme un peu fort certes). Ici n'éxiste plus de gauche et droite, il ne sert à rien de chercher une union politique alors que le débat ne rattache en rien un parti politique. Vous nous parlez de parlement, de BCE, de conseil, mais ouvrez les yeux, on y comprend rien. Utilisez un métalangage, contestataire. Alors Contre quoi voteront-ils ? contre ce qu'ils connaissent, ce qu'ils vivent et qu'ils refusent car lorsque l'on ne sait pas on est refractaires, on a peur et on ose pas.
    Que quelqu'un explique clairement que la France ne sera rien dans quelques années, que l'on ne pèse rien dans la mondialisation, que le capitalisme libéral n'est bon que si il est controlé et démistifiez l'Europe. Que l'on ait pas seulement l'image de députés français qui ne se présentent pas au parlement, des fraises espagnoles qui cassent notre marché des fraises. Développez enfin de manière simple les deux piliers de l'Europe: le social et l'économique. Mais évitez de le faire en 448 article ou il faut être avocat ou sortir de l'ENA pour en comprendre le sens!
    Mathieu Emanuelli
  • Michel Boullé
    Le 25 Avril 2005 à 15 h 20 min
    Bonjour cher Ami, Ecoutant les uns et les autres, je crois comprendre, que l'on a pas bien saisi ce qu'était une constitution, et en second lieu qu'en général (cf questions au Président) on a peur de perdre l'acquis en tous les domaines, par exemple ce qui relève de la laïcité (le voile)(la réglementation des droits des travailleurs et des retraités,etc..)
    Il me semble qu'au lieu de polémiquer sur trop de domaines, il serait préférable de dire que l'Assemblée des élus conserve ses prérogatives, dans les limites d'une nouvelle règle du jeu dont il faut préciser les acquis et les avantages... Bon courage...
    Michel Boullé
  • Louis TAUZIET
    Le 24 Avril 2005 à 09 h 06 min
    Moi, ce qui me désole dans ce grand débat sur le traité de constitution européenne, c'est que l'Europe n'est même pas définie. Vous dites dans votre article qu'avec la constitution, la France pèsera 12,4% au lieu de 8,4%, et la probabilité de prise de décision passera de 2 à 13%. Cela est bel et bon, mais n'est valable, comme vous le précisez, que pour une Europe à 27. Qu'adviendra-t-il de ces chiffres lorsque la Turquie et la Croatie auront intégré l'Europe? Sans parler de la Bosnie, de la Serbie, de la Macédoine, de l'Albanie, du Kosovo, du Montenegro, de l'Armenie, sans parler de l'Ukraine et de la Géorgie. Alors, c'est quoi l'Europe et qu'est-ce-qui diffèrencie un pays européen d'un pays non-européen ?
    Louis TAUZIET
  • Julien Blavette
    Le 23 Avril 2005 à 19 h 50 min
    "L'Europe ne peut être tranquille tant que la France n'est pas contente." Victor Hugo
    Julien Blavette
  • nicolas mettra
    Le 23 Avril 2005 à 15 h 12 min
    Le oui peut encre l'emporter, nous avons plus d'un mois devant nous...Mais il faut que nos dirigeants prennent la mesure du mécontentement. Si nous en sommes là, c'est par suite d'une trop longue négligence sur l'information des Français quant à l'importance de l'Europe dans notre vie de tous les jours, et dans l'action au quotidien du gouvernement.
    Paradoxalement, ces sondages qui sèment la panique en dehors de nos frontières auprès de tous les vrais Européens, peuvent nous donner un atout dans une négociation ultérieure éventuelle avec nos partenaires, en tout cas pour réorienter le "train de l'Union" dans le sens que nous souhaitons.
    L'opposition des "souverainistes" de tout bord ne compte guère, ce n'est pas elle qui fera pencher la balance.
    Ceux qu'il faut convaincre, ce sont les mêmes qui en 2002, (plutôt mal gré que bon gré), ont voté pour lui. C'est ce sursaut national que Jacques Chirac doit recréer.
    Vis à vis des Français, et de manière solennelle, le Président doit (car c'est lui qui conduit la politique extérieure, qui a pésidé la négociation de Nice -nous présidions l'Union à l'époque-, c'est lui qui a pris, au nom de la France, la décision de reconnaître la candidature de la Turquie en 1999)fixer le cap à venir.
    Pourquoi une Constitution, bien imparfaite, mais premier vrai pas dans la naissance d'une entité politique qui soit l'Union Européenne?
    Cette situation inédite l'oblige à sortir "par le haut", à s'engager à présenter un vrai projet fédéral pour la fédération des Etats nations d'europe:
    - à présenter un "programme économique de salut public européen"( de type keynesien -investissements pour l'avenir de l'Union, reprenant les grandes lignes du projet Delors sur les réseaux structurants européens),
    - un vrai plan d'harmonisation sur 20 ans des conditions sociales dans l'Union, un SMIC européen,
    - un plan de rapprochement en vue d'une unification des services publics de l'Union (chemins de fer, postes encore existants), pour constituer un bloc de services publics essentiels à finalité non essentiellement rentable (la réflexion sur ce point a régressé d'un bon siècle chez nos économistes: le commissaire aux transport en est à proposer d'étendre les péages aux routes comme dans l'angleterre du début de la révolution industrielle),
    - une action beaucoup plus résolue de l'Union à l'OMC pour intégrer les critères sociaux dans les paramètres d'une concurrence libre et non faussée,
    - un plan de renforcement de l'action de l'Union sur la mise en oeuvre du développement durable,
    -la proposition de coopérations renforcées sur un certain nombre de domaines,
    - mise en place d'une police européenne des frontières d'ici 5 ans.
    -financement du budget de l'Union par l'établissement d'une taxe européenne sur les transactions financières avec les pays tiers, et d'une taxe sur les produits réalisés de manière non-équitable (présentation à l'OMC d'un projet en ce sens),
    - un moratoire des adhésions nouvelles pour 20 ans. Il faut "digérer" les 10 adésions nouvelles (12 avec la Roumanie et la Bulgarie pour lesquels l'engagement a été déjà pris),
    C'est par "plus d'Europe, plus palpable pour tous, plus de prospérité" que l'on se sortira de cette situation désespérante, où 50 ans d'action continue de nos dirigeants (de tous bords) sont mis en péril.
    nicolas mettra
  • Sebastien Marc
    Le 23 Avril 2005 à 10 h 25 min
    Je crois au non. Je crois au non car en regardant autour de moi, je vois que les etats europeens sont incapables d'employer leurs forces vives, pourtant bien mieux qualifiee que bien d'autres. Je crois au non car en regardant autour de moi, les seuls pays qui fournissent au travail a leurs peuples sont, bien qu'au coeur geographique de l'Europe, en marge de celle-ci:
    . La Suisse, avant le plus fort pouvoir d'achat et la meilleure qualite de vie du monde...
    . L'Angleterre, en Europe mais en dehors de l'Euro, avec un taux de 2.7% de chomeurs, et un taux de pauvrete qui diminue rapidemment.
    . Le danemark, la finlande, en dehors de l'Euro eux-aussi, proches du plein emploi.

    Pourquoi eux s'en sortent, pourquoi, nous, n'y arrivons pas ?. Certes, les raisons sont multiples, mais l'une d'elle est le mandat de la banque central europeene: maitriser l'inflation au detriment de la croissance economique. Les pays qui n'y sont pas assujettis s'en sortent donc mieux...

    Je crois au non car depuis que l'Europe se construit, le chomage et la precarite montent a un point tel aujourd'hui que pour la premiere fois nos enfants auront une vie plus difficile que celle de leus parents.

    Je crois au non car avant de federer les peuple par la force (sans consultation), y compris lorsque des gouffres culturels existent (Turquie), on devrait s'occuper de rendre cette europe plus simples.

    Juste 2 exemples, mais il y en a bien d'autres:
    . Des diplomes reconnus pour leur valeur dans toute l'Euope.
    . Des retraites francaises qui ne soient pas amputees apres une experience professionnelle dans un pays europeens.

    Je crois au non car avant de faire l'Europe des politiciens, l'Europe politique, il faut faire l'Europe des peuples en simplifiant les demarches des citoyens europeens lorsqu'ils vivent dans d'autres pays d'Europe.

    Je crois au non car je pense qu'il faut faire une pose dans cette Europe qui s'est construite trop rapidement, sans avoir pris le temps de s'organiser, de s'armoniser ni d'encourager les citoyens a avoir des experiences europeennes, pour se forger une culture europeenne commune.

    Je crois au non, pour envoyer un signal fort a cette Europe et lui dire: Stop!. Plus de nouveaux pays membre sans accord de la majorite de _citoyens_ europeens. Plus de BCE incontrollee, echappant a tout contre pouvoir. Je crois au non pour veritablement plus de democratie, pas seulement un droit de vote francais un peu plus important, cet objectifs etant bien peu ambitieux.

    Ce signal du non est necessaire, bien que desagreable et lourd de consequences. Il est necessaire pour forcer cette classe dirigeante europeene a stopper le massacre economique, se poser, et reflechir a comment construire cette europe de 450 millions deja, avant de l'agrandir encore, aux pretextes fallacieux que l'union fait la force, et la paix.

    Commencons a faire l'Europe economique, celle qui verra un citoyens travailler sans l'amgoisse du chomage, et dans plusieurs pays europeens au cours de sa vie sans casse tete administratifs. Commencons a faire cette Europe qui pourra employer les cervaux qu'elle produit avec des salaire competitifs et un niveau d'impot raisonable. Il y en a deja pour plusieurs quinquennats!.

    Alors, disons non, pour une pose qui lancera la reflexion europeenne.

    C'est douloureux, mais nous ne connaissons pas de peuple qui ne se soit construit dans la douleurs. Au moins, celle-la se paiera par le temps, par le sang. C'est deja un moindre mal.

    Merci de faire entendre cette petite voix du non sur votre site, pour une representativite des reactions impartiale.

    Merci pour ce blob Alain.
    Sebastien Marc
  • louis pignot
    Le 23 Avril 2005 à 05 h 18 min
    bien sûr qu'il faut voter oui,c'est tellement évident,les fonds de commerce des partisans du non (3615 code j'existe)paraissent tellement pitoyables.

    Pas convaincu?il suffisait d'écouter Giscard à 100 minutes pour convaincre.Il est resté 15 minutes,il a tout dit:on a compris;il a raison:faut voter oui! aprés on zappe...
    louis pignot
  • Simon-Pierre Majou
    Le 23 Avril 2005 à 01 h 51 min
    Au vu des quelques posts ci-dessus le non apparait comme un vote sans motif, hasardeux.
    Si vous consultiez les quelques sites et blogs libéraux et libertariens, vous constateriez qu'il existe un "vrai" non, celui qui nie la légitimité d'un (possible) futur pouvoir politique européen.
    Car certains (dont moi-même) rejettent le politique, par définition violent, et préfère la seule utilisation des moyens économiques. Mais cela vous restera incompréhensible.
    Simon-Pierre Majou
  • M C
    Le 22 Avril 2005 à 16 h 41 min
    Votre blog passe l'atlantique ! Ce n'est malheureusement le sujet le plus passionnant...

    As former Prime Minister Alain Juppé said on his blog on Tuesday: "Stop shooting! In my great naïveté, I thought that when you were having a tough fight, it's better to stay together than trip each other. Sorry, I'm dreaming."
    M C
  • Franck Capdeville
    Le 22 Avril 2005 à 15 h 38 min
    Bonjour . Je dévore votre "blog note" , les réactions de vos lecteurs , et j'ose même parfois y ajouter mon grain de sel . Vous posiez deux questions pertinentes . A mon tour d'en ajouter deux qui , pardonnez moi , le sont moins.
    Je m'aperçois que "le poids de la France dans la nouvelle Europe" est la préoccupation essentielle aussi bien des partisans du " non" ( il va diminuer) que du " oui" ( il va être renforcé ) Tant que l'électeur se proccupera en priorité de ce paramètre ne restera t-on pas loin , très loin , de l'idéal de coopération et d'harmonisation qui soustend tout projet pour l'Europe ?
    Par ailleurs , je reste persuadé qu'il fallait faire campagne en amont , dès la signature du traité , informer , expliquer , expliciter ... avant de se lancer dans ce qui est finalement une aventure à haut risque . Faute de quoi , il était sage d'opter pour la voie parlementaire , comme l'ont fait font et le feront d'autre pays aussi démocratiques que le notre . A l'argument selon lequel "seul le peuple est souverain et c'est à lui seul de décider" , je répondrai par une provoque : a t-on consulté le peuple français avant d'abolir la peine de mort ? Oui , je sais , je sais , mes excuses... Et si ça peut vous rassurer , moi aussi j'étais pour ( l'abolition of course ). Mais là n'est pas le problème . Si vous donnez à des enfants carte blanche pour gérer un budget , le caddie sera certes chargé de sucreries et de jeux vidéo , mais qui paiera le loyer , l'EDF , l'assurance , voire les traites?
    Franck Capdeville
  • sébastien dussart
    Le 22 Avril 2005 à 11 h 07 min
    Comme vous M. Juppé je crois au OUI, toutefois, et en toute modestie, je crois également que la majorité des français sont à mille lieux du débat "institutionnel" que pose en réalité ce Traité. Malheureusement je crois fort que le jour du vote la majorité des français ne voit pas plus loin que le bout de son nez et penche pour le NON. Comment les en plaindre, force est de constater que lorsqu'il s'agit de l'Europe le débat de fond s'anime, même si ce n'est pas toujours dans le bon sens, mais néanmoins les politiques font des efforts. Alors que dès qu'il s'agit de politique nationale, c'est le néant...
    Dans la vraie vie, tout n'est pas seulement une question de "croyance" croire au OUI ne suffit pas...les français sont comme Saint Thomas, ils ne croient que ce qu'ils voient (croissance, taux de chomage, écoute de leurs élus,etc...)
    sébastien dussart
  • Philippe Engrand
    Le 22 Avril 2005 à 11 h 00 min
    Non, Madame Buffet, vous n'avez pas le droit de dire que la directive Bolkestein est dans la constitution. C'est mentir ehontément aux français. Comment voulez vous que les francais comprennent quelque chose, si on leur dit des mensonges aussi gros ?
    La démocratie, ce n'est pas le droit de manipuler les gens. Il faut argumenter avec des vraies idées et des vraies arguments. Ceux de M. Le Pen, par exemple, sont clairs et assumés : c'est la préférence nationale. Bien entendu, je ne partage pas, mais au moins M. Le Pen assumle ses idées. La plupart des autres arguments sont procés d'intention, mauvaise foi, et mensonges.
    Philippe Engrand
  • gérard desvignes
    Le 22 Avril 2005 à 09 h 26 min
    monsieur juppe,
    vous qui avez l oreille du Président,
    parlez lui des 15 millions de créateurs en france et de la création d une banque des créateurs ( également d un ministére de la création )
    il y a 19 millions de chomeurs en europe, mais 57,5 millions de créateurs...et pas de banque des créateurs
    que mr chirac ait de l imagination et fasse " vibrer " les gens
    je voterai oui à la constitution, car c est un pas en avant vers l europe des créateurs que je souhaite
    je vous crois trés sensible
    j ai 18 mesures à appliquer dans toutes les villes de france concernant la création ( expérimentation sur bordeaux ? )
    bon courage
    en avant, la France
    cordialement
    gérard desvignes
  • Michel Barbé
    Le 22 Avril 2005 à 08 h 45 min
    Ce qui me frappe comme vous est le coté très hétéroclite de cette coalition des "Non".
    Il suffit pourtant d'avoir mis le nez hors de France (Asie,USA,etc...)pour se convaincre que seule une vraie organisation démocratique,juste et efficace de l'Europe permettra à la France,et donc à nos enfants,de vivre dans la Paix et la prosperité .
    Et donc de s'occuper des plus faibles,chez nous et dans le monde . Et Dieu sait qu'il y en a ...

    Ne partez pas à Venise,Alain Juppé:nous aurons besoin de vous!
    Michel Barbé
  • mathias jalon
    Le 22 Avril 2005 à 01 h 22 min
    Que les partisans du Oui en soient réduits à presenter comme un argument le fait que la france et l'allemagne unies puissent presque bloquer l'europe me laisse songeur....

    apres le moteur franco-allemand, le frein franco allemand ; c'est tout simplement visionnaire ; un beau projet ! vraiment....
    mathias jalon
  • Philippe Engrand
    Le 21 Avril 2005 à 23 h 43 min
    L'excellente émission 100 minutes pour comprendre (sur France 2, dédiée à la constitution européenne) vient de se terminer, et j'en suis ravi ! Grace à 4 excellentes prestations de MM. Delanoné (qui a litéralement explosé M. Le Pen en plein vol), Giscard d'Estaing (très pédagogue), Badinter (très rassurant), sans oublier M. Breton qui, je trouve a eu un peu plus de mal face à Mme Buffet, que je n'ai jamais trouvée, malgré tout, autant en difficulté que ce soir.
    Nous avons eu de la verve, de l'engouement, de la conviction des partisans du OUI. Les partisans du NON s'en sont trouvés désarmés, rabachant leurs arguments traditionnels, mais qui, pour une fois, ne portaient pas, tant le coeur et la conviction étaient chez le OUI. Je pense que ce que M. Chirac n'a pas réussi à faire, ces 4 là l'ont fait et bien fait, probablement d'ailleurs en préparant cette émission en se basant sur les difficultés rencontrées par le président. Il faut continuer dans cette veine là, et le OUI l'emportera sans aucun problème.
    Philippe Engrand
  • frederic godfrin
    Le 21 Avril 2005 à 22 h 49 min
    J'etais deja favorable a la constitution bien avant qu'elle soit finalisee... Jeune francais, je me considere comme un fils de Schengen et Maastricht, et je suis europeen de coeur. La constitution n'est pour moi qu'une etape vers un chemin inevitable mais au combien souhaitable : la creation, enfin, d'un etat europeen! Que la constitution soit soi-disant liberale ou qu'elle remettrait en cause certaines valeurs de la France, ca n'a pas la moindre importance pour moi : tout ce que je vois c'est que le projet europeen peut faire un bond formidable. Et le fait que cette constitution soit en grande partie la concretisation de la vision francaise de l'europe ne fait que renforcer mon enthousiasme...
    Ca fait plusieurs semaines que je fais tout mon possible depuis le Canada, d'ou je ne reviendrai pas avant le 1er mai, pour convaincre mon entourage a voter oui. J'ai deja reussit a convaincre ma mere qui n'a jamais vraiment ete europhile et j'ai bien l'intention de continuer a encourager le oui.
    Que tous ceux qui lisent cela et qui veulent une europe puissante, riche, egalitaire et prospere fassent comme moi et se transforment en missionaire de la constitution. Chaque voix gagnee, donne une chance de plus a l'avenir.
    frederic godfrin
  • Nicolas GOUMAIN
    Le 21 Avril 2005 à 20 h 47 min
    hier soir après une journée bien remplie, assis dans mon salon je regardais autour de moi: et une constatation était évidente: beaucoup des objets mobiliers qui m'entouraient oprtaient le label "made in china";En clair l'argent des français moyens au lieu de rester en europe part en chine: ordinateur, appareil photos numérique, télévision hifi et j'en passe...vous avez surement les mêmes....même le circuit électrique scalextric de mon fils de trois ans! (à mon époque c'était fait en europe! peut etre meme en France.....faisant de nous un pays de tourisme (voir de touristes)...
    Il va vraiement falloir s'unir pour leur résister (et aux autres d'ailleurs Inde, Corée etc....)et satisfaire nous mêmes notre marché intérieur.
    c'est mieux 450 millions plutot que 60 pour résister!
    Notez que mon constat ne date pas d'hier soir, mais je crois que les partisans du non, ne l'ont pas encore fait.....et croient encore "à la grandeur de la France" (la deuxième puissance coloniale? mais c'était il y a longtemps!!)
    bonne soirée.
    Nicolas GOUMAIN
  • mathieu pellerin
    Le 21 Avril 2005 à 20 h 05 min
    Je m'attèle ici non pas à démontrer la pertinence du Oui car les arguments sont disponibles partout où vous le souhaitez mais à essayer de poser un regard plus global et à prendre du recul sur ce referendum

    Tout d'abord que signifie le Non d'aujourd'hui? est-ce le même non que celui entendu à Maastricht en 1992? certainement pas et selon moi cela décrédibilise les partisans du rejet du référendum.
    L'ancienne dichotomie était celle qui séparait les partisans de l'Europe et ceux qui n'en voulait pas...Or aujourd'hui tout le monde (et même Phillipe de Villiers) s'accorde pour l'Europe. N'est-ce pas un radical changement de position depuis 1992? à croire peut-être que leur conviction n'est pas si affirmée qu'elle semble veut le laisser paraître. On peut toutefois noter une similitude entre Maastricht et aujourd'hui: l'un des protagoniste fut et est encore Laurent Fabius; en 1992 pour être le fer de lance du OUI et aujourd'hui la défenseur opportuniste du NON. Encore une fois, quelle ouverture d'esprit pour avoir des visions si antinomiques en quelques années!!
    Quelle est la nature du débat par conséquent aujourd'hui? c'est un débat qui divise partisans d'un Europe fédérale et partisans d'une Europe intergouvernementale (modèle anglo-saxon). L'Europe dans laquelle nous vivons de part ses institutions et ses valeurs est entre les deux...le Traité constitutionnel va faire pencher la balance d'un coté ou de l'autre indubitablement. Que révèle concrètement ses enjeux?
    Une Europe intergouvernementale (autrefois refusée catégoriquement par beaucoup et aujourd'hui idéalisée...) a le principal défaut de cantonner l'Europe à un role strictement économique. En effet le seul consensus possible jusqu'alors a semblé être l'économie (CECA, Rome, Acte Unique, Maastricht...). Toutefois ne faut-il pas évoluer? Cette Europe là est-elle suffisamment efficace?
    La réponse et vous en conviendrez est incontestablement non et cela car:
    -elle n'a pas de personnalité juridique pour être rêprésentée au niveau international.
    Or la Constitution lui octroie cette dernière.
    -le seul aspect économique empeche toute régulation des échanges dans une économie mondiale:
    Ce phénomène est aujourd'hui indébiable...que ce soit à l'OMC, à l'ONU au FMI ou à la BIRD le principal défaut reconnu à ces institutions est son "déficit de gouvernance". Une gouvernance qui permette, pour reprendre les termes de Pascal Lamy, "la globalisation maitrisée". Celle-ci ne peut être ni le fruit d'un seul Etat (les USA) car source de conflit, ni le fruit des OIG inefficaces mais le seul fruit d'une Union d'Etat...l'Europe est actuellement le seul garant de cet hypothétique équilibre. Actuellement? oui, car l'Amérique latine est en train de crée son Union elle aussi. Il faut donc s'unir le plus tôt possible afin de rendre l'Europe puissante. Puissante face à la Chine,l'Inde, les Etats-Unis, le Brésil...
    C'est dont principalement pour rendre cette Europe fédérale et puissante qu'il faut voter oui à la Constitution.
    Enfin, si certains détracteurs de OUI affirment qu'il sera toujours temps de reconstruire après l'échec du traité, je leur répondrait une seule chose...la seule fois où le peuple européen a dit "non" à un référendum...c'était en 1954 avec le projet de CED. Le pays qui a bloqué la Communeauté Européenne de Défense?? la France...et quarante ans après nous n'avons toujours pas de Défense. Preuve en est qu'il n'est pas si évident de reconstruire.
    mathieu pellerin
  • Loïc du Rusquec
    Le 21 Avril 2005 à 18 h 59 min
    Anecdote:
    Déjeuner entre collègues, on parle du traité pour changer ...
    L'un d'eux dit: "J'ai entendu Mr de Villiers affirmer que dans la charte des droits fondamentaux, on reconnaissait aux citoyens "le droit de chercher du travail" et non pas "le droit de travailler". C'est scandaleux, rien que pour cela, je vais voter NON !"
    Un peu étonné, je vérifie, et la phrase exacte est "la liberté de chercher un emploi dans tout Etat membre".
    Vous avouerez qu'il y a une nuance ...
    Gardons notre traité à portée de la main, c'est plus sûr ...
    Loïc du Rusquec
  • Habeas corpus
    Le 21 Avril 2005 à 17 h 38 min
    Ce référendum du 29 mai 2005 ne risque-t-il pas de ruiner les rêves européens d'après-guerre d'illustres personnages comme Schumann ou Monnet? En tous les cas, je le pense...

    Car en France, plus qu'ailleurs, nous n'aimons pas la différence... Nous sommes ethnocentriques à outrance. Des faits, qu'ils soient divers ou de société, tendent à le démontrer. Alors comment peut-on accepter 24 autres peuples quand au même moment, on ne parvient pas à s'accepter entre français... La France, elle-même, est scindée(merci à l'eclairé Raffarin cf"Franced'en bas"). Du corporatisme, en passant par le communautarisme et le régionalisme, du musulman en passant par le juif et le chrétien, du blanc en passant par le noir et le beur , la france se déchire. Notre pays est devenu un espace de lutte où chacun y va de son petit combat et de sa petite revendication... A quand une France fière de ces composites ethniques, economiques et sociales? Que nous faut-il pour se souder et se tolérer, pour dialoguer et se comprendre? un electro-choc? peut-être.


    En conclusion, les divers sondages relatés dans les médias ces derniers jours ne sont pas surprenants. Le non de la vox populi est logique. Comment faire avancer la construction européenne, quand la construction de la nouvelle France, et la "digestion" de l'immigration ne s'est pas opérée??? TELLE EST LA QUESTION?

    Et si le "non" l'emportait, la rupture serait-elle consommée entre notre pays et le reste de l'Europe? L'Europe sera-t-elle capable de rebondir?

    Habeas corpus
  • Matthieu Courtecuisse
    Le 21 Avril 2005 à 17 h 25 min
    Faisant suite à votre message, je me dis que D. de Villepin est bien votre élève. Précision complémentaire : malgré la teneur dure de mes messages (en les relisant mais c'est la difficulté de l'écrit par Internet), je tiens à souligner que je suis fier de mon pays, que c'est aussi pour cela que j'y ai fondé mon entreprise (en créant 75 emplois en 5 ans) en revenant de l'étranger et que je ne le quitterai plus, même à cause de l'ISF: je suis à la fois soucieux et préoccupé de notre avenir et aussi très agacé par le manque de prise de conscience des Français en général et des politiques en particulier de la réalité du monde qui nous entoure. Très cordialement.
    Matthieu Courtecuisse
  • Jérome Joussen
    Le 21 Avril 2005 à 17 h 07 min
    Ne faut-il pas s'étonner de la monté des mouvements syndicalistes ? Le figaro parle de 410 millions d'euros déjà arrachés à l'Etat. Et après ? Les intérêts corporatifs vont-ils nous faire passer à côté d'un pas important dans l'histoire française - européenne - ? La main invisible n'est-elle pas, dans notre pays, dans le corporatisme sauvage de nos syndicats cummunistes qui vient écraser notre propre intérêt national au nom de "la lutte sociale des classes " ? Et par là même : ces "lobbies", avec cette fuite en avant, ne se passe-t-il pas de plus en plus la corde au coup à force de bloquer toute évolution dans notre pays et donc de leur corps ? Plus ils s'étrangleront, plus ils tonneront et plus ils tonneront, plus ils s'asphyxieront ! Le problème de ce référendum est peut-être celui du mélange de corporatisme et d'idéologie de nos syndicats ! 5 % des actifs français - et chômeurs - sont syndiqués et perturbent la vie de 60 millions de français. Après le référendum, nous aurons droit aux grèves d'avant les vacances... finalement, une prise d'otage perpétuelle, pour ne pas dire un racket ! Jusqu'à "la France qui tombe" ? Le fuite en avant et la prise d'otage, voilà de quoi nous souffrons, voilà de quoi souffre ce référendum à 410 millions d'euros - facture provisoire - et plus si le non l'emporte !
    Jérome Joussen
  • Charles B
    Le 21 Avril 2005 à 16 h 55 min
    Le non qui n'est pas totalement un rejet - me semble t'il ? - et qui se veut aussi l'expression d'un autre projet - n'est il pas le fruit d'une incapacité de la société française représenté par ses hommes politiques notamment à vouloir se créer un avenir.
    Quel projet hors technique nous est il proposé ? Quelle crédibilité les personnes chargées de représenter la société française ont elles ?
    Si on regarde GW Bush ou T. Blair, ils ont des idées que l'on peut contester mais ils les appliquent.
    Nous n'avons que peu d'idées et nous ne les appliquons pas.
    Nous avons tout subbordonnée à l'économie (par exemple la chine et les ventes d'armes) qui est un moyen mais non un but. Cette technique est devenue notre seule echelle et le TCE est mesuré à cette aune.
    Charles B
  • Chloé Polat
    Le 21 Avril 2005 à 15 h 04 min
    C'est vrai, on le dit trop peu souvent, et cette explication n'est pas, il est vrai, très "excitante", mais une Europe capable de gouverner car capable de prendre des décisions, c'est aussi une des formes de "l'Europe puissance" que propose le traité établissant une constitution pour l'Europe !
    Chloé Polat
  • Yves RICHARD
    Le 21 Avril 2005 à 14 h 30 min
    bonjour,
    je vous écris de Nérac (vous connaissez peut-être) dans le Lot et Garonne où je passe quelques jours de vacances, et je recommande à tout le monde un passeage dans ce pays béni. Par auilleurs, je viens d'entendre que la dynamique du oui se met en branle. A cela il y a, à mon avis, 3 raisons: l'intervention de Jacques Chirac, le travail de de fond et la pédagogie contre la démagogie (cf votre site), et enfin le souffle et l'énergie de Dominique de Villepin, qui sait si bien exprimer les idéaux et toucher les sensibilités. Ce souffle manquait cruellement: j'ai entendu plusieurs personnes qui se disaient tentées par le non à cause du manque d'idéalisme dans la campagne du oui. Que vouez-vous, les Français aiment les grands soirs (et pas trop leurs lendemains). Le ministre de l'intérieur méritait peut-être mieux que la douche qui a suivi son intervention (que je n'ai pas trouvée insultante pour le premier ministre). De plus, je suis convaincu que le non est aussi porté par les soutiens tièdes et riches d'arrière-pensées politiciennes (avec un petit p) qui sont en total décalage avec la haute idée qu'ont les électeurs de la problématique Européenne. En tous cas c'est parti, j'espère qu'il va y avoir du sport.
    Bien à vous
    Yves RICHARD
  • P Leclercq ( 06 )
    Le 21 Avril 2005 à 13 h 03 min
    Mr le premier ministre
    Cher alain
    J’ai regarde puis re-ecoute grâce a Internet cette émission
    Le référendum de la Constitution Européenne.
    Il est possible de se le repasser a tout moment avec un ordinateur a la page.

    http://info.france2.fr/emissions/209728-fr.php

    Jean-François Copé Ministre du Budget (UMP)

    Philippe de Villiers Députée européen-Président du Mouvement pour la France

    Max Gallo Historien-Ecrivain

    Josep Borrell Président du Parlement Européen (Groupe Socialiste)

    Le président du parlement européen a demandé : "vous savez combien pèsent les 6 pays fondateurs de l'Europe ? Avec les règles actuelles, que certains veulent garder, c'est 36%. Avec le traité, c'est 50%" et il ajoute :

    "Comment peut-on dire que l'on a peur de l'élargissement et préférer des règles qui vous donnent 36% à des règles qui vous donnent 50% ?

    << puis sur un ton implorant : "Vraiment, c'est là qu'il faudrait dire, Répondez moi à ça s'il vous plait, répondez moi à cette question là !" Max Gallo prend la parole et dit : "je vais essayer de vous répondre, Monsieur le Président, Euh ....avant d'aborder la question du poids, je crois qu'il faut revenir sur cette question que soulevait Philippe de Villiers, qui me paraît centrale, à savoir l'article 1-16 etc ... sur la primauté du droit européen" ..>> Finalement la question du poids fut oubliée, et le poisson noyé dans le lac de l’irrationnel.

    A mon sens, les théoriciens du non , oublient les arguments logiques qui ne leur plaisent pas….. Alors que c’est justement en s’investissant de la mission de défendre mieux les intérêts des pays fondateurs qu’ils arrivent a cette contre vérité qu’il faudrait rester avec 18% de droit de vote pour le couple franco-allemand et ne pas profiter des 34% que vont nous donner la nouvelle constitution …… Immédiatement les partisans du non se réfugient dans de l’irrationnel ténébreux pour mieux masquer le cote charge creuse de leurs attaques … ( Ca sens le Gri gri africain tout ca, messieurs les partisans du non !!! )

    Sinon ,autre argument fort de Mr borrel, << l’Espagne sans l’Europe n’aurait pas pu retirer ses troupes d’Irak, car sinon ou aurait fait dévaluer la pesetas …. >> j’ai envie d’ajouter … la France aurait-elle pu tenir sa position sans se faire attaquer le (feu) Franc ??
    Amicalement votre.


    P Leclercq ( 06 )

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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