Blog Notes d'Alain Juppé

L ‘Europe de la paresse

Publié le 12/04/2005 par Alain Juppé

Je ne veux pas caricaturer le débat, mais avant de poursuivre mon analyse des « plus » qu’apporte la nouvelle Constitution aux Français et à tous les Européens, je vous convie à un petit moment de détente.
Celui que me procure, dans les colonnes du Monde daté de demain, la lecture d’un entretien de Corinne Maier, auteur d’un livre intitulé « Bonjour paresse ».
Je cite:
« Moi je rêve à une Europe de la paresse, une sorte de contre-Europe, à la fois antinomique et complémentaire de celle qui nous est proposée. Une construction bâtie sur des relations non hiérarchisées, celle des gens qui ne sont pas d’accord, des gens qui font des farces, des gens qui fument. »
Ou encore:
« A force de s’entendre répéter qu’il faut être adulte, on a envie de voir ce qui va se passer si cette fois on ne l’est pas. On se dit: Là haut, cela va les faire chier ».

Je me demandais quel projet alternatif la France pourrait proposer à ses partenaires si le NON l’emportait. Voilà une idée : l’Europe de la paresse.
J’entends déjà les Chinois se marrer! Et ça fait du bruit, quand ça travaille, 1,3 milliard de Chinois…
12/04/05

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26 commentaires pour « L ‘Europe de la paresse »
  • Philippe Nottet
    Le 27 Avril 2005 à 13 h 38 min
    Oui Mr Juppé, vous avez compris que l'Internet aidera à établir plus de Démocratie et un meilleur échange.
    A plus de 60 ans je travaille à l'Europe de la solidarité où l'Homme et non l'argent occupera la première place.
    Je souhaite à une Europe de partenaires où seniors, malheureusement exclus et mis au placard du chômage, travailleraient en binôme avec les jeunes pour s'aider mutuellement vers un meilleur futur.
    Tant que nos Enarques et Hauts fonctionnaires continueront à verrouiller la France, les jeunes ne les respecteront plus et nos élites quitteront le pays. L'exemple de l'honnêteté politique doit venir d'abord d'en haut.
    Il est grand temps d'y réfléchir en réseau, se concerter et d'agir pour oser changer. C'est quand vous voulez !
    Je vôterai OUI pour l'Europe.
    Merci.
    Philippe Nottet
  • Joel Bruffin
    Le 22 Avril 2005 à 19 h 24 min
    Bonjour
    Un blog incroyable : http://quevatondevenir.canalblog.com/ a voir absolument. Je suis commerçant, agé de 55 ans ( la vieille école) pour moi le travail est une valeur! Nous ne sommes plus très nombreux à penser de cette façon, malheureusement et l'auteur de ce blog a raison: Que va t'on devenir ?
    Cordialement
    Joel Bruffin
  • alain goldfeil
    Le 19 Avril 2005 à 14 h 02 min
    La vérité est que la France traverse une grave crise morale. Les Français ont envie de tout foutre en l'air comme ils le font tous les 30 ans environ, depuis deux siècles: 1848,1870, rien à cause de la guerre, 1936-40, 1968,2005.
    Pour Alain Juppé, je conseille une retraite dans un monastère ou l'équivalent pour qu'il change son image en profondeur et apprenne l'humilité qui seule permet les carrières politiques à présent. L'église le sait depuis les évangiles.
    alain goldfeil
  • JEAN-MARIE PORTOS
    Le 18 Avril 2005 à 17 h 59 min
    LE PROBLEME POUR LES PARTISANS DU OUI DONT JE FAIS PARTIE, EST QUE LEUR DEMARCHE EST RATIONNELLE, OBJECTIVES. LE NON, LUI, S'APPUIE SUR LES RAVAGES DE LA CRISE POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE EN FRANCE QUE L'ON SE REFUSE DE VOIR.
    LES FRANCAIS EN ONT MARRE ET PEUT ETRE ENCORE PLUS LES ELECTEURS DE LA DROITE MODEREE.LE SEUL LEVIER QUI RESTE AU PARTISANS DU OUI C'EST DE FAIRE PEUR. ET JACQUES CHIRAC VIENT NOUS DIRE N'AYEZ PAS PEUR? LES FRANCAIS N'ONT PAS PEUR IL EN JUSTE MARRE.
    JEAN-MARIE PORTOS
  • Christophe LEKIEFFRE
    Le 17 Avril 2005 à 11 h 28 min
    Ces dernières semaines, j’ai pu exprimer à l’égard de la campagne pour le Oui les plus extrêmes réserves. J’ai d’ailleurs, à plusieurs reprises, publiquement fait état de mon intention de voter Non, malgré les consignes des dirigeants de ma formation politique, l'UMP. Pourtant, aujourd’hui, j’ai pris ma décision. Finalement, je voterai Oui !
    A l’heure où je vous écris, les deux derniers sondages livrés font état d’une nouvelle progression à 56%, soit le meilleur score jamais atteint, pour le Non. Ces sondages devraient me conforter dans ma position initiale, pourtant, sans renier les arguments que j’ai déjà pu exprimer, je vais changer d’avis.
    En effet, je maintiens que lorsqu’on décide d’interroger les Français par référendum, on accepte le principe qu’ils restent libres de voter Oui mais également Non, sans que leur intention de vote ne soit considérée comme « une connerie ».
    Je maintiens que cette nouvelle étape dans la construction européenne va inévitablement diminuer notre indépendance nationale (le temps où nous décidions seuls de notre destinée) au profit d’une prise de décision collégiale accentuée où chacun pèsera en fonction de son poids démographique plus que politique. Cette conséquence est d’ailleurs la logique même d’une vie en communauté démocratique, je ne vois donc pas pourquoi certains défenseurs du Oui continueraient à la nier. Mieux vaudrait l’assumer.
    Je maintiens, encore, que l’essentielle des règles que nous adopterons en votant cette Constitution sont d’essence libérale, ce qui n’est pas pour me déplaire. Aussi, je regrette que certains de nos leaders politiques, y compris d’éminents ministres de l’actuel gouvernement, s’entêtent à faire croire que cette constitution est « un rempart au libéralisme » alors qu’ils devraient expliquer, particulièrement aux Français qui sont légitimement inquiets, que la liberté est source de richesse et de prospérité.
    Enfin, je maintiens qu’il était présomptueux de baptiser Constitution ce qui aurait pu rester comme un énième traité ayant pour but d’améliorer nos règles de fonctionnement (1ère partie du projet) et de préciser nos valeurs communes (2ème partie) sans graver dans le marbre (3e et dernière partie) les traités déjà votés, qu’ils soient jugés, avec le recul, bons ou mauvais.
    Je n’oublie pas non plus qu’il eut été préférable, pour ne pas inquiéter les Français plus qu’ils ne le sont déjà, de ne pas lancer la procédure d’intégration de la Turquie sans accord préalable de nos concitoyens ou, tout le moins de leurs représentants au Parlement. La date du 29 mai pour nous faire voter étant une provocation supplémentaire en ce domaine puisqu’elle commémore la prise de Constantinople par les Ottomans.
    Beaucoup de ces réflexions provoquent suffisamment d’irritations pour susciter la tentation du Non. Pourtant, je vais passer outre, pour une seule raison : ne pas me laisser voler la signification de mon vote Non.
    Je suis élu et électeur de droite. La campagne du referendum est désormais suffisamment engagée pour que, sans présager du résultat final, nous puissions dire que le vote « Non » aura dans les médias et sur la scène internationale une couleur très rouge. Les champions du Non ne sont pas à droite, ils s’appellent Mélanchon, Bové, la CGT où Laguiller. Or, une bonne façon de dire NON à ce qu’ils prônent et représentent c’est, sans renier nos convictions, de dire Oui à la Constitution.
    Christophe LEKIEFFRE
  • Hubert De Lassalle
    Le 15 Avril 2005 à 12 h 08 min
    Pathétique le grand condor hier soir; j'ai tenu 30 minutes vant d'aller voir ailleurs.
    Quel décalage avec les préoccupation des français.
    Même les poseurs de questions niaises destinées à couper la parole des jeunes un peu trop virulents ont été ridicules.
    Nous avons vu un vieux politicien miné par le pouvoir face à des jeunes minés par sa politique.
    Hubert De Lassalle
  • Thierry orban
    Le 14 Avril 2005 à 10 h 42 min
    Bonjour, a mon avis la seule erreur est d'avoir recours au référendum pour avaliser la constitution européenne .Le non qui pointe son nez n'est pas l'expression d'un désengagement .Mon sentiment est qu'il est l'expression d'un ras le bol et d'une volonté de changer les institutions françaises ,les citoyens ont besoin de bons gestionnaires a la tête de l'état ,des gestionnaires qui rendent régulièrement des comptes auprès d'institutions indépendantes .Aujourd'hui l'électeur n'a aucun moyen de faire entendre sa volonté de changement.Alors, lorqu'une question "bi polaire" (oui/non) est posée les français mécontents se ruent sur le non.Le référendum devrait etre utilisé pour des vraies questions et plus souvent. On aurait pu par exemple demander son avis, a l'electeur sur le projet de loi d'amnitie , sur la réforme de l'armée......La France a aussi besoin de visionnaires aidant le peuple a se projeter dans l'avenir ,d'hommes qui s'engagent franchement pour un projet de société sans ambiguité et avec force ,on souffre actuelleme de la mode du "politiquement correct"moi je dis langage "quai d'orsay"mon avis est que le citoyen français désire un langage vrai et fort .Les français attendent un patron, un chef .Pour finir je vous dirais que je vais voter oui malgré tout . Bien sincèrement .
    Thierry orban
  • sébastien (paris, 75)
    Le 13 Avril 2005 à 16 h 37 min
    Non, bien sûr, je n'approuve pas le propos de cette dame. Quant à sa philosophie de vie, ça la regarde ! Je veux seulement essayer d'expliquer comment elle en est arrivée là, autrement que par goût de la provocation et appât du gain ! Et cet éloge de la paresse peut s'expliquer, je crois, par ce sentiment qu'aujourd'hui, à rebours de l'histoire, on est amené à travailler sans cesse davantage, la concurrence étant partout plus vive. Un sentiment contraire à l'idée intégrée depuis longtemps qu'avec le progrès, le travail deviendrait moins présent dans nos vies. Cordialement. sébastien

    sébastien (paris, 75)
  • sébastien (paris, 75)
    Le 13 Avril 2005 à 15 h 38 min
    Enfin, si les Chinois avaient le choix, ils seraient probablement ravis de lever un peu le pied de la pédale !

    C'est quand même fou qu'à l'heure où les technologies peuvent soulager le fardeau de millions d'hommes devenus autant d'automates, fou de penser que la logique de l'histoire serait de travailler toujours plus.

    Si je ne fais pas pour ma part l'éloge de la paresse, je conçois quand même qu'il est assez paradoxal de travailler toujours plus alors même que les technologies augmentent sans cesse la productivité.

    Si la Chine est un modèle à suivre, reconnaissons que ce n'est guère réjouissant !
    sébastien (paris, 75)
  • Marc Chiappero
    Le 13 Avril 2005 à 14 h 54 min
    Bonjour,
    Cher Alain Juppé, vous êtes comme moi un fidèle de Jacques Chirac,
    or aujourd'hui les critiques fusent sur le mode d'intervention choisi par le chef de l'État, pourtant il est génial pour user du vocabulaire de l'époque.
    On sait depuis Platon, l'importance de l'anthropologie dans l'édification des sociétés et l'imbrication étroite entre la constitution politique et la sociologie politique, aboutissant à un régime que l'on tente de reproduire par l'éducation. Mais l'évolution morale, d'une génération à l'autre, déforme le régime existant et prépare la venue du suivant. Certains ne voient qu'un talk-Show dans cette adresse aux jeunes, pourtant on pourra mesurer, le lendemain, en fonction
    de la perception du concept Europe, chez cette population, ses chances de réussite, et l'emprise du modèle éducatif sur le formatage des cerveaux ainsi que l'éventuel décalage existant avec la jeunesse des autres États. Le référendum est le plus bel exercice démocratique qui existe et le meilleur moyen de faire dialoguer le peuple et les élites. Bravo M. Chirac.

    Tel est le point de vue que je m'efforce de faire partager. Puissions nous réussir à impliquer les jeunes dans cette consultation qui engage leur avenir et leur faire prendre conscience que ce scrutin n'est pas un scrutin ordinaire et marque un tournant décisif de l'histoire, et de la marche du monde dont ils portent la responsabilité tout autant que celui qui pose la question.C'est un rendez-vous capital devant lequel les petits calculs de certains ainsi que leur argumentaire apparaissent bien mesquins.

    Bien cordialement,
    Marc Chiappero

    Marc Chiappero
  • mathias jalon
    Le 13 Avril 2005 à 14 h 46 min
    Et si au lieu de traiter les français de veaux, de déplorer leur etat d'esprit, on se demandait quelles sont le causes d'une telle démotivation ?

    regardez un peu ce qui se passe dans les entreprises ou à l'assemblée nationale : l'age moyen du deputé rallonge , prouvant une baisse du renouvellement des elites, et l'age moyen des cadres dirigeants monte aussi ; c'est toute une genération, celles des 40 ans, qui fait le pied de grue devant l'ascenseur social;

    il ya surement des solutions !!
    ( la meilleure est encore le retour à l'inflation qui rabote les patrimoines des rentiers, et encourage la prise de risques )

    le nombre d'années de travail nécessaire pour s'acheter un 80 m2 augmente sans arret ; bien plus vite que les salaires ;

    alors est ce vraiment le travail qui ne fait plus partie des valeurs des français... ou n'est-ce pas plutot la valeur du travail qui baisse dans notre société bloquée ..


    mathias jalon
  • P Leclercq
    Le 13 Avril 2005 à 12 h 33 min
    Mr le premier ministre
    Cher alain.

    Oui, j’ai entendu il y a qcq mois, sur une radio périphérique C. maier faire la promotion de son livre Best seller, puis j’ai lu 80 % du livre dans un supermarché.

    Allez j’en repasse une petite tranche avant de lui répondre …

    «Bonjour paresse» De l'art et la nécessité d'en faire le moins possible en entreprise
    Le travail, c'est pas la fête.
    Contre le raffarinesque " La France doit se remettre au travail ", Corinne Maier pousse son cri du 1er mai : Vive la paresse, un ephlet (essai-pamphlet) spécial sinistrose, à usage thérapeutique.
    Bonjour paresse est là pour dire enfin la vérité : la grande entreprise, personne n'y croit plus. La foi nous a quittés, nous autres naguère chevaliers combattants de l'Ordre de la Firme. À présent les cadres moyens, petits boulons dans une machine jargonnant un sabir grotesque, n'attendent qu'une chose : le solde à la fin du mois.
    Mais alors, que faire ? Rien surtout ! Affirme ce livre. Soyons individualistes et inefficaces en attendant que ça s'effondre et qu'une nouvelle société advienne où chacun cultivera essentiellement son jardin et conservera un à-côté accessoire dans une grande structure, histoire de survivre quand même.
    L'auteur vu par l'éditeur
    Corinne Maier est économiste ; actuellement à temps partiel dans une grande entreprise française privatisable….elle consacre,l'essentiel de son énergie à la psychanalyse et l'écriture

    Citons déjà A camus pour répondre a C Maier.
    << Ceux qui manquent de courage ont toujours une philosophie pour se justifier >>

    Alors Chère Corinne Maier, avant la parution de votre livre j’avais deja une collègue de travail qui mettait en oeuvre votre philosophie mais en un peu plus agressif…. Cette jeune et jolie jeune femme, a en effet fait semblant de travailler pendant les 8 mois qui on suivit son embauche … Une foi son embauche définitive, elle a enfin montre son vrai visage … Elle arrivait en général vers 10 H du matin a peine remise de sa nuit agitée avec son jeune mari..Des qu’un problème arrivait sur son bureau, elle s’armait de son sourire ravageur, remontait un peu sa robe, et allait courageusement a la machine a café pour trouver un collègue masculin qui allait consacrer 30 minutes pour faire son travail…. configurer son ordinateur etc etc …
    En fait, sa journée consistait a recruter au cas par cas un assistant compétent…. Dans son temps de travail restant elle placait toujours ses RTT avant tout le monde pour sélectionner les ponts de week end et etait incollable sur les offre du CEE et les bon voyages pas chers …
    Puis elle partait vers 16 H 45 en courant prétextant la circulation…

    Apres la première année, elle est tombée enceinte…. Et une semaine après, elle avait tous les certificats de grossesse pathologique, mais venait encore ramasser les tickets du CE en courant 8 mois plus tard..…
    Evidement on a du se repartir tous ses clients entre collègues masculins… ,et je revois la revois encore avec son sourire narquois aux lèvres nous dire
    << Alors les gas, pas trop de travail ? Et, un peu plus d’energie avec mes clients !! >>

    Alors j’ai envie de repondre a Corinne Maier et a ses disciples …
    Allez votez non et peut etre vous obtiendrez la semaine des 30 heures et la retraire avant d’avoir commence a travailler…. Mais ne vous etonnez pas si vous n’arriver pas a boucler votre budget ….
    P Leclercq
  • Paul-Eric HEUGAS
    Le 13 Avril 2005 à 12 h 16 min
    Inutile de faire de grands discours ou grandes démonstrations pour expliquer le difficile probleme en France du Chomage.

    Les basiques sont connus:

    - la croissance aide la réduction du chomage.
    - le tissu PME/PMI absorbe 60% des nouveaux emplois.
    - le secteur public si il doit faire face au départ a la retraite d'une classe d'age ne remplacera pas 100% des postes.
    - les formations universitaires restent elles orientées sur les besoins de notre société d'aujourd'hui et demain.

    On cherche a creuser sur ces postulats sans trouver de réelles solutions efficaces.

    Osons une idée nouvelle:

    - proposons à l'ensemble des salariés français sur la base du volontariat de devenir le tuteur d'un chomeur.
    Afin d'etre efficace un salarié des telecoms pourrait etre tuteur d'un chomeur issu des telecoms et ainsi décliné ce principe dans ttes les branches d'activités.

    L'objectif du tuteur est d'aider par tous les moyens (relationnel du tuteur, aide a la recherche de doc, cv, préparation a l'entretien etc..) ce chomeur à trouver un emploi (idéalement CDI)en validant une recherche effective d'emploi par ce dernier.
    Tous les 3 mois (a définir) un rapport synthetique est rédigé par le tuteur et le chomeur et adressé à un organisme (anpe par ex)afin de suivre l'implication du binome.

    Si le binome tuteur/chomeur reussit dans sa mission (signature d'un contrat de travail)celà donnerait aux 2 acteurs des avantages, exemple:

    - réduction de 30% de l'impot sur le revenu pour le tuteur et "l'ex chomeur" ou sur les impots locaux.
    - prime exceptionnelle versée au tuteur et à l'ex chomeur

    En d'autres termes trouver des mesures fiscales ou financières incitatives pour motiver le binome.
    Ces mesures resteraient toujours moins couteuses que le cout du traitement du chomage actuel.

    Je pense qu'en responsabilisant ceux qui travaillent ("nous vous faisons confiance pour nous aider a trouver des solutions au chomage")en implicant fortement (binome=relation directe)ceux qui cherchent un emploi nous pourrions arriver à des résultats, j'en suis convaincu ,surprenant.

    Etes vous, vous aussi, convaincu par cette idée?

    cordialement
    Paul-Eric HEUGAS
  • damien jasseron
    Le 13 Avril 2005 à 11 h 48 min
    L'Europe de Mme Maier n'est certainement pas celle que nous souhaitons construire. Arrêtons d'être démagos, les Français ont besoin d'un bon coup de pied dans le derrière pour les faire avancer au lieu de se lamenter toujours et encore sur les conditions de travail qui sont certainement les meilleures au monde. La valeur travail doit être réellement remise au goût du jour, malheureusement, la Gauche, pour être populaire (ou plutôt populiste) proclame les bienfaits des réductions du temps de travail. Il faut vraiment faire évoluer les mentalités ! En tous cas, ce n'est pas avec des livres comme celui-ci que les Français comprendront que nous sommes dans une écnomie mondialisée et que, pour que le chômage régresse dans notre pays, il faut faire des efforts (j'aurais pu dire "il faut savoir faire des sacrifices", mais bon...). Courage à vous et merci pour ce blog qui nous permet de nous exprimer en toute liberté.
    damien jasseron
  • christophe sebille chris
    Le 13 Avril 2005 à 11 h 16 min
    Alors comme çà, camarade Al1.JUP...notre avenir se résume à lutter contre les chinois...donc à accepter les mêmes conditions de travail au nom de la sacro-sainte croissance...et avec des conneries pareilles tu voudrais que les gens t'aiment...c'est quoi ta drogue AL1 ?
    christophe sebille chris
  • Christophe Merlen
    Le 13 Avril 2005 à 11 h 04 min
    Aujourd' hui je ne suis convaincu que d' une seule chose , le NON au référendum l' emportera .
    Pourquoi cette conviction?
    Non pas parce que le projet est mauvais , ou que les Français sanctionneront le gouvernement mais parce que le camp du OUI fait la campagne du NON.
    Le camp du OUI ne cesse de jouer sur les peurs primitives , or en faisant cela vous lancez un défis à un Peuple qui est en situation de défiance et qui va vous répondre " Chiche ".
    Expliquez donc clairemerent et simplement que la victoire du NON n' est pas l' arrêt de l' Europe , qu' une autre constitution verra le jour et sera tôt ou tard adoptée car c' est la marche de l' Histoire qui le veut.
    Que le OUI est le retour du pouvoir aux élus et non aux commissaires , que les élus sont responsables devant leurs Peuples et que les députés ne seront plus des instruments de validations de directives émisent par des technocrates mais sources des lois et décrets.
    Que seule les groupes de manipulations sortent victorieux du NON. Que la démocratie , ce pire des systèmes politiques pour avancer comme disait Churchild , reste le meilleurs pour les Peuples et que cette constitution redonne place au débat démocratique.
    Ne vous tromper pas de campagne , Mr. F. Hollande a depuis ses interventions fait bien plus pour le NON que pour le OUI , Mr Fabius et Emmanuelli n' ont pas besoins de tenir de meeting.
    Et réfléchissez sur cette constatation : Le code civil aurait-il été adopté par référendum ? Non et Napoléon le savais .
    Courrage pour redresser la barre !
    Amicalement.
    Christophe.
    Ma devise : Il faut vouloir vouloir pour pouvoir pouvoir.
    Christophe Merlen
  • Julien Blavette
    Le 13 Avril 2005 à 10 h 03 min
    Pour ce qui est du livre, cen n'est évidemment qu'une boutade mais ô combine révélatrice de notre société française. Bientôt, ces gens-là proneront le retour à 1981 et de son fameux "Ministère du Temps Libre".
    Pour ce qui est de l'Europe et du Traité constitutionnel, je me félicite de voir les tenants de OUI se mettre en marche, expliquer toutes les bonnes raisons de voter OUI. Cependant, je trouve dommage que les "9 bonnes raisons de voter OUI" de l'UMP ne trouvent pas un plus grand écho dans les médias.
    Je pense que nous sommes à un tournant de la campagne. Lundi soir, j'ai regardé "Mots croisés" : j'ai été agréablement surpris et satisfait. Surpris car, en étant de droite, j'adhérais totalement aux propos de M. MOSCOVICI et de son collègue allemand (PS) qui défendait plutôt bien le OUI. Le meilleur orateur de cette soirée, si je peux m'exprimer ainsi, fut Jean Marie CAVADA (UDF). Même s'il avait parfois un ton professoral, je trouve qu'il a été brillant et clair dans ses explications. Le OUI entrait enfin en campagne expliquant cette fois les bonnes raisons de voter OUI, et non plus pourquoi il ne fallait pas voter NON. A côté de ces élus européens, des tenants du NON sans véritable argument. Et le changement dans la campagne est là. Les tenants du NON commencent à faiblir dès lors qu'on démonte un par un leurs arguments. En étant le plus objectif possible, je les ai trouvé mauvais. On n'a même pas entendu madame Le Pen. Clémentine Autain (PC) souffrait d'un manque de répartie et s'enfermait dans des non-sens et contre-vétités. Seul Olivier Besancenot tentait de faire surface avec son habituel discours altermondialiste, mais tombait souvent dans la caricature.
    Le seul hic à la soirée est bien sur l'heure de diffusion un peu tardive.
    J'espère que la soirée aura tout de même été suivie par beaucoup, car elle a permis au fond de faire le point sur les différentes positions de chacun. Pour ma part, le débat m'a encore plus convaincu de voter OUI au Traité, et de participer à la construction de cette Grande Europe.
    Julien Blavette
  • Etienne Matter
    Le 13 Avril 2005 à 09 h 38 min
    Bonjour,

    je me permets une petite réaction sur l'Europe de la paresse. Dire NON pour 'faire chier' est totalement enfantin c'est entendu, les chinois sont un peuple très travailleur c'est certain, toutefois les gouvernants gouvernent et le peuple travaille. J'ai eu la chance de me rendre en Chine en 1993 et dès les premières minutes de mon arrivée, près de Guanzhou, j'ai été stupéfait en voyant une ville entière sortant de la terre jaune du delta de la rivière des perles.
    Sur 20 kilomètres, un chantier ininterrompu et colossal à la dimension du pays, des centaines d'immeubles sortant de terre au même moment, des échafaudages de bambou à perte de vue, même le parc d'attractions et de jeux était prévu. De bon matin, des milliers d'ouvriers marchant des kilomètres sur les routes avec leur outil à la ceinture ou à la main. Une simple truelle pour certains, une pelle pour d'autres, peu de machines-outils, de l'huile de coude surtout. Les chinois sont aussi travailleurs que joueurs d'ailleurs, ils engloutissent des fortunes en paris et en jeux.
    J'ai été servi dans des hôtels dont le luxe n'avait rien à envier aux palaces européens, j'ai connu des résidences pour étrangers ceinturées de barbelés et gardées par des hommes en armes, j'ai aussi été invité par des professeurs de l'université de Canton qui habitent sur le campus dans une extrême simplicité (pour ne pas dire plus).
    C'est alors que j'ai compris combien nos représentations d'occidentaux dataient et pêchaient par excès de confiance et naïveté. Je trouve intéressant d'en parler, mais ne trouvez vous pas que la responsabilité des politiques aurait été de réflechir aux avantages et aux inconvenients de ce modèle et d'y associer les français ?
    Chaque fois que l'on propose de simplifier le système administratif français pour le rendre plus compétititf, de l'orienter vers plus de responsabilité personnelle, tout en conservant un bon niveau de protection aux citoyens, on se heurte à un mur.
    Plutôt que de me lamenter, j'ai pris le parti de faire bouger les questions qui me tiennent à coeur, et même si chaque avancée necessite d'avaler quelques plats de couleuvres, je continue.

    Dans un pays comme le nôtre, à vouloir concrétiser ses idées, on s'endurcit très vite, on peut même tomber du côté du cynisme.
    Concernant l'association dont je vous ai parlé, je ne voudrais pas que ma malice et ma maladresse personnelle empêche mes collègues de recevoir votre visite et d'exprimer leurs idées.
    C'est pourquoi je vous le redis, si vous souhaitiez nous rencontrer, nous en serions honorés autant qu'heureux.
    Respectueusement. E MATTER
    Etienne Matter
  • François Viges
    Le 13 Avril 2005 à 07 h 27 min
    Plus les jours avancent, plud le "débat" sur le Traité s'emballe...La gauche "européenne" est débordée par son aile altermondialiste et extrémiste (je viens de lire que la fédération du Nord du PS s'alliait avec le parti des travailleurs...) et la droite ne bouge pas...Les élus locaux de droite ont peur de se prononcer...Crainte des échéances futures....
    Ce scrutin se prépare dans une immense confusion, où les français sont manipulés en permanence. Des épouvantails sont posés tout le long de la route: adhésion de la Turquie, avancée du monstre libéral, vote anti Raffarin, anti Chirac...Tous les moyens sont bons...
    Une superbe manipulation politique qui accentue encore la volonté de certains de confondre le local du régional, le national de l'européen...
    J'habite dans un DOM, et la confusion est encore plus grande...Les élus de la collectivité bénéficiant le plus de l'Europe et de ses aides se prononcent pour le NON...Que proposent-t-ils si le non l'emporte....Rien...Et la droite attend...tranquilement...
    Au secours...
    François Viges
  • Vu Quan Nguyen
    Le 13 Avril 2005 à 06 h 41 min
    Ce n'est pas de sa faute, et en plus elle a raison! Voila pour suivre le ton donné par cette dame qui tient plus de la farce que de la science politique: une boutade.

    Elle a raison, Corinne. Quoi mieux que de ne rien faire quand on est assisté. Pourquoi travailler lorsque de par son statut, on est payé par la collectivité sans obligation de résultat, ni aucun controle. L'homme politique est descendu en flamme lorsqu'il marche de travers sur le chemin de l'intégrité, mais lui (ou elle) au moins, est sujet à un controle. L'économiste EDF n'en à rien à faire, et d'ailleurs n'en fait rien, mais alors du tout, et pousse les autres à en faire autant (pardon : si peu).

    Plus sérieusement, Maier critique le travail. D'après elle, les gens qui peuvent se le permettre doivent faire semblant de travailler. Eviter de se dépenser. Cela fonctionne pour les gens de son statut, mais que faire des autres? En critiquant le travail, elle pointe en fait finalement les faiblesses du système francais, des statuts des travailleurs ou non travailleurs de ses entreprises publiques.

    Ne pas travailler. Soit. Mais comment subsister? C'est ainsi que son ouvrage est scandaleux. Sans les assistances sociales, c'est une majorité de Francais qui ne peuvent se permettre de ne pas travailler. Le non travail ne peut exister qu'avec l'assistanat.

    Or l'assistanat ne peut etre universel, alors ou va la réflexion de Maier?? Si elle ne travaille pas, elle doit passer son temps à gamberger, mais meme là, il m'apparait que le résultat n'y est pas. Comme quoi le travail des mains ou de l'esprit à besoin d'entrainement. Ne rien faire à la longue, empeche de faire correctement. Corinne Maier nous le prouve.
    Vu Quan Nguyen
  • Marc Chiappero
    Le 13 Avril 2005 à 00 h 29 min
    Le problème de la social-démocratie et d'une société où le salariat est la règle pour le plus grand nombre, c'est la fiction qui s'installe sur l'État. Fiction complaisamment entretenue car elle est à la base de la gouvernance. Il y a déjà bien des années je m'indignais de ce que l'élite se soit instituée dispensatrice de droits virtuels au peuple, lui taisant qu'il en était lui-même garant et que ces fameux acquis gagnés de haute lutte s'envoleraient à la première bourrasque économique. La bourrasque est là. En économie ouverte Keynes n'est plus d'aucun secours et l'État ne peut redistribuer ce qu'on ne lui apporte plus. Il emprunte pour maintenir la fiction mais jusqu'à quand ?
    Le drame c'est que dans l'esprit du plus grand nombre l'État n'est pas qu'une fiction.
    J'ai entendu l'autre jour un de ces intervenants persuadés de détenir la clé de nos problèmes s'écrier : mais que fait l'État ! l'État "elle"(sic) a de l'argent !
    En vertu de quoi puisqu'on lui demande son avis il votera non rien que pour les enm...
    Comme l'autre qui ne veut rien foutre. L'homme de nos jours est déconnecté de la réalité.
    Il est loin le temps des activités vivrières !
    Cordialement
    MC
    Marc Chiappero
  • Denis COLLET
    Le 12 Avril 2005 à 22 h 03 min
    D'accord, il y a de la provocation dans cette formule. N'empèche que j'aime bien les gens qui ne sont pas d'accord, et je trouve très stimulant qu'il existe des gens qui proposent une Europe qui ne soit pas exclusivement fondée sur la rentabilité ni sur la bienséance. J'espère que l'Europe laissera de la place à ceux qui ne sont pas "coulés dans le moule", et dont l'imagination voire la provocation peuvent nous laisser imaginer qu'il existe une autre voie que celle qui nous est proposée chaque jour. La politique c'est aussi savoir intégrer des opinions qui sont un peu différentes des siennes.
    Denis COLLET
  • Bertrand You
    Le 12 Avril 2005 à 21 h 19 min
    Je suis d'accord avec Corinne.

    Quel sens a cette vie, si elle ne cherche que le pouvoir et l'argent?
    Quel sens a cette vie, si elle a pour seul objectif de pouvoir faire face à 1,5 milliards de chinois qui travaillent...
    Et quel sens a cette vie (serait-elle européenne), si elle ne sert qu'à se caler sur une pensée unique mondialisée?

    Dire Non à l'Europe qu'on nous profile, c'est aussi dire Non à tout cela.
    Bertrand You
  • Yves RICHARD
    Le 12 Avril 2005 à 20 h 27 min
    bonsoir,
    cet état d'esprit n'a pourtant rien de marginal dans notre pays (que penser des 35 Heures ?).
    Les Français se livrent à une petite paraphrase des imprécations de Camille "voter non à l'Europe et mourir de loisirs !"
    bien à vous
    Yves RICHARD
  • Stéphane Delarge
    Le 12 Avril 2005 à 20 h 17 min
    Un troll est un message volontairement provocateur (et de mauvaise foi ?) ayant pour but de provoquer une petite tempête de forum...

    Je ne crois pas du tout que les français soient des veaux, et je pense par contre qu'ils detestent être pris pour des moutons ou des ânes, cela vaut en politique comme en management d'entreprise.

    Le succès du livre de Corinne Maier ne tient pas au talent litteraire de son auteur, mais seulement à la rebellion latente de toute une génération

    Qui sera assez malin pour comprendre que la vieille culpabilité catho sera loin d'être suffisante pour tirer le meilleur de ces gens talentueux mais critiques et indisciplinés ?
    Stéphane Delarge
  • mathieu pellerin
    Le 12 Avril 2005 à 19 h 24 min
    comment qualifier un tel point de vue hormis de dire que c'est "déplorable"? comment peut-on en France faire l'apologie de la paresse alors que l'on est le pays d'Europe qui travaille le moins?
    Une telle réflexion est pathétique et je ne pense pas que les chinois seraient les seuls à rire d'une telle stupidité...
    Assez étonnant d'une diplomée de science po paris...
    Le plus triste est sans doute le succès de son livre qui tendrait à dire qu'elle a raison.
    Quoi qu'il en soit De Gaulle ne s'est pas trompé en affirmant que les français étaient des veaux (on le voit en ce moment avec le referendum...) mais il aurait pu ajouter que bon nombre d'entre eux étaient aussi des limaces...
    mathieu pellerin

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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