Blog Notes d'Alain Juppé

Le bac en débat

Publié le 11/02/2005 par Alain Juppé

Débat passionnant et passionné sur le bac. Les messages arrivent par dizaines. Merci d’avoir répondu à mon appel. Est-ce que j’y vois plus clair? En partie.
Je laisserai de côté certaines réactions un peu… politiciennes, par exemple:
– la récup des manifestations par les syndicats et les partis spécialisés dans la contestation systématique. Elle est évidente, et traditionnelle.
– l’aspect « monome » des manifestations lycéennes. Si plusieurs lycéens le disent eux-mêmes…

Un coup de gueule: un jeune manifestant me dit que les moyens de l’Education nationale sont en baisse (oui en baisse!) et que tous les problèmes viennent de là! Voyons les chiffres : au cours des deux dernières décennies, ces fameux « moyens » ont été multipliés par 2! En 15 ans,
130 000 enseignants SUPPLEMENTAIRES ont été recrutés tandis que le nombre d’élèves baissait de 5OO OOO! Depuis plusieurs années, le budget de l’Education nationale a toujours été, quel que soit le gouvernement, considéré comme prioritaire. Et pourtant, tout ne va pas comme sur des roulettes . Ce qui prouve , à mon sens, que l’augmentation des moyens, qui est évidemment souhaitable, en particulier dans l’enseignement supérieur, n’est pas la panacée.

Autre coup de gueule : un de mes correspondants me dit qu’il ne sait pas bien ce qu’il y a dans la réforme et qu’il ne sait pas non plus comment s’informer. Diantre! Quelqu’un qui peut surfer sur mon blog peut aussi accéder au site du ministère de l’éducation où tout est bien expliqué (du point de vue du gouvernement , c’est vrai , mais il faut bien commencer par là!)

Pour aller au fond des choses, je comprends bien que l’inquiétude de certains jeunes, qui est réelle et respectable, vient du risque de rupture d’égalité. Il y aurait les bacs des bons lycées et les autres.
Regardons-y de plus près.
Premier argument, un peu cynique peut-être mais c’est un lycéen qui l’évoque: qui peut nier que dès aujourd’hui, avant toute réforme, pour entrer en classe préparatoire ou dans les établissements d’enseignement supérieur qui pratiquent plus ou moins ouvertement la sélection, il vaut mieux sortir d’un lycée réputé, quelle que soit par ailleurs la mention au bac ?
Deuxième argument : le bac restera un diplôme national, et le contrôle continu n’entrera en ligne de compte que très partiellement; les notes aux épreuves finales, garantes aux yeux de certains de l’impartialité du diplôme, resteront prépondérantes.
Troisième argument : la notation en cours d’année peut varier d’un lycée à l’autre, mais pourquoi ne pas faire confiance à l’Education nationale pour harmoniser les choses, comme elle le fait entre notateurs du bac actuel? J’ai découvert que paradoxalement, ce sont les élèves des « grands » lycées qui redoutent d’être pénalisés par une notation plus sévère qu’ailleurs! Difficile de comprendre où seront les injustices…

Au fond de tout cela, je perçois, et cela me navre, une grande méfiance des lycéens, ou en tout cas de ceux qui s’expriment le plus volontiers, envers leurs enseignants. Je veux bien admettre qu’il y ait des profs « psychotiques » comme le dit l’un d’entre eux , ou des « peaux de vache » qui « saquent » les élèves pour l’exemple ; mais je ne peux pas croire que ce soit le cas général ni même fréquent dans nos lycées.

Il faudra que nous reparlions d’autres questions sensibles: l’orientation par exemple, ou la gestion des ressources humaines de cette immense administration de plus d’un million de fonctionnaires qui ne permet pas le bon épanouissement de ses troupes. Or j’ai l’intime conviction qu’une organisation, quelle qu’elle soit, ne vaut que par la qualité de ses hommes et de ses femmes.
A suivre.
11/02/05

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31 commentaires pour « Le bac en débat »
  • La loutre masquée
    Le 19 Février 2005 à 00 h 31 min
    On dit les lycéens manipulés, je ne vois pas trop par qui, lycéen moi meme je n'ai reçu de contact d'aucune part, me disant que cette réforme était mauvaise... a vrai dire seul un ami ump m'a dit que nous étions manipulés, par qui lui ai-je demandé, il a été bien incapable de me répondre... Les lycéens ne sont pas des gens si peu concernés qui se laissent embobiner par le premier distributeur de tracts venu. Je suis d'accord avec vous Mr Juppé, une série d'épreuve à la fin de l'année entraine le risque de les rater et donc de perdre une année sur quelques jours. Mais plutot que de mettre en place le controle continu, qui n'est soutenu que par les vieux qui on quitté l'école depuis longtemps et les très bons élèves (désolé d'etre franc), pourquoi ne pas mettre en place des partiels? Car tout le monde sait qu'il est très difficile de virer un prof, je suis en 1ere et je ne compte pas les profs atteint d'un manque flagrant de pédagogie ou qui ne se remettent pas du tout en question après l'echec de toute la classe... Le bac est un examen national, et tout le monde ne peut avoir le meme prof et le meme controle. Les partiels me semblent donc une bonne solution pour éviter les inégalités de notation (certains enlevent 4 points par faute, d'autre 2, d'autres 1, trouvez vous ça juste?) et de difficulté. Les élèves n'ont rien contre les réforme en général, seulement il faut leur proposer quelque chose de juste, et ne pas se moquer d'eux (mercredi: "ils sont manipulés", jeudi après la grande manifestation :"on ne peut faire cette réforme sans consultation avec les lycéens" )

    Je passe régulierement sur votre blog et
    il est plutot bien conçu. Je n'adhère pas aux idées politiques mais c'est un endroit convivial et j'y passe régulièrement. Bonne continuation dans ce blog note!
    La loutre masquée
  • Gwenael Plon
    Le 18 Février 2005 à 23 h 00 min
    Moi je trouve que les étudiants sont toujours à se plaindre!!!!! Je suis apprenti et j'ai remarqué que nous on se plaint jamais !!!on a pourtant des moyens très limités et nous sommes pas vraiment considérés !!!Les gens nous consideres comme des rejets de la société car on est pas a la fac et ça me fait vraiment peur !!!les gens oubli qu'on a besoin de boulanger, maçon, coiffeur etc !!!!On a ni la reconnaissance d'un salarié ni d'un étudiant et ça c galère vraiment !!!!J'avais le niveau pour aller au lycée comme tout le monde mais je n'avais pas vraiment envie et quand je vois tous mes amis redoublés, ramés en cours je me dit que je ne regrette rien !!!! alors faut que les étudiants arretent de se plaindre !!!! à chaque réforme il se plaignent et je pense que ça commence a suffir !!!! quand il ne se passe rien il se plaigne du non changement et des qu'un ministre essaie quelque chose, ça y est c la révolte!!!!!!c'est pas ça l'éducation à mon avis !!!!!ils veulent du changement et des que quelqu'un essaie quelque choses, nos chers étudiants rejettent les projets !!!! La France n'avancera jamais du coté de l'éducation si ça reste comme ça !!!!!! enfin je tenais juste a exposer mon avis !!!
    Gwenael Plon
  • Chris D
    Le 18 Février 2005 à 20 h 14 min
    Le fait de réformer l'éducation est une bonne chose, car l’éducation évolue au fils des années, et des nouvelles lois s’imposent afin qu’il n’y ai pas un fossé entre la société actuelle, et les lois en vigueur.
    La réforme du bac va dans ce sens. Pourtant, elle n'est pas parfaite.
    Le bac en contrôle continu peut sembler une bonne idée, car il permettrait de pouvoir juger des qualités de l'élève sur une longue période et ainsi voir ce qu’il vaut vraiment. Le bac actuel ne montre que le travail de l’élève sur un point et un moment bien précis. Il ne reflète donc pas précisément de ce qu’il vaut vraiment. Les accidents sont vites arrivés, et si l’élève rate son bac, cela veut-il vraiment dire qu’il n’avait pas les connaissances nécessaires ?
    Mais ne nous voilons pas la face. La mise en place du contrôle continue ne fait qu’appuyer les inégalités déjà présentes :
    -Dans un lycée où les moyens sont plus importants que dans d'autres, la qualité de l'éducation n'est pas la même. C’est bien connu, les établissements privés ont de meilleurs taux de réussite grâce à une éducation suivie et qui met tout en œuvre pour que chaque élève puisse réussir, et cela n’est possible que par des financements conséquents.
    -A fortiori, un bac décroché dans un lycée dit réputé a donc beaucoup plus de valeur qu’un bachelier issu d’un lycée populaire. Dans ce dernier cas, il est évident que les conditions scolaires sont moins bonnes que celle d’un lycée réputé, et, de surcroît, ne mettent pas les élèves sur un même pied d’égalité.
    Le bac doit être le même pour tous, issus ou non d’un lycée populaire ou réputé, où le bachelier, issus de parents n’ayant pas les moyens de pouvoir le placer dans des grandes écoles, ait les même chances de réussir qu’un autre.
    Bien sûr, il ne faut pas oublier que les élèves peuvent être « saccés »par les professeurs. Cela existe, il ne faut pas le nier ; et que chaque professeur n’a pas la même méthode de travail.
    C’est pourquoi le bac en contrôle continue nous effraie tant. Nous voulons avoir les mêmes chances de réussites que les autres lycées disposants de moyens plus élevés. Nous ne voulons pas nous sentir exclure, et pouvoir espérer accéder aux grandes-écoles quelque soit notre milieu.
    Avouons le, ce bac, dans cette perspective ne fait qu’accentuer les inégalités scolaires que Bourdieu présentait déjà. Afin que le fossé ne se creuse plus entre les classes populaires et favorisées, laissons cette inégalité des chances pour perpétuer cette mobilité sociale qu’auront les futurs bacheliers.
    En somme, d’après moi, la méthode la plus judicieuse serait d’instaurer plusieurs examens au cours de l’année, au niveau national, afin de se faire une réelle opinion des qualités de l’élève au cours d’une année scolaire, et « ignorer » l’appartenance ou non à un lycée côté ou populaire comme il en est le cas dans le bac actuel.
    Enfin, supprimer des postes n’est pas la solution, bien au contraire. Sans nuls doutes, les élèves seront plus performants et les difficultés scolaires (violence, inégalités…) diminueront dans des classes d’un nombre restreint d’élèves, car les professeurs les suivront de plus près, et les élèves ne se sentiront pas exclus, voire abandonnés.
    Les jeunes sont l’avenir du pays, alors pourquoi les frustrer dès maintenant dans des réformes qui ne répondent pas à leurs attentes ?
    Chris D
  • bruno CHEMIR
    Le 18 Février 2005 à 17 h 13 min
    DES QUESTIONS SANS REPONSE...
    Un préambule: s'il est clair qu'il existe, ici ou là, des zones scolaires où la violence règne comme mode relationnel, cela pouvant etre dù à des données socio-économiques et culturelles, il ne faudrait pas en conclure, à la lumière de l'étalage des quelques faits divers répertoriés ici ou là, que l'institut scolaire est gangrenée par la violence.

    La très grande majorité des établissements sont des havres de vie où la violence à la place qu'elle a toujours occupée dès lors que s'instaurent des relations humaines, notamment entre jeunes.

    Les baffes échangées dans les bacs à sable pour s'approprier une pelle, les "tartes" pour un désaccord de jeu, le chapardage de la gomme du voisin ont toujours existé et le "tare ta gueule à la récré" fait partie, sous d'autres vocables, d'un poncif des cours d'école. Il faut là raison garder.

    Le travail éducatif des enseignants, renforcé par les orientations relatives au développement de la citoyenneté à l'école, est là pour pallier ces faits. Reste que, face à la violence, plusieurs questions se posent, que l'on évite de poser ou qui restent sans réponses, et méritant tout au moins que l'on discute. Qui a ouvert l'école aux influences de la société, laissant y pénétrer des modes, des cultures, des personnes n'ayant que peu de rapport avec les valeurs de la République ?

    L'ouverture de l'école, son adaptation au monde ne devaient pas amener à la considérer comme un réceptacle ouvert, mais se traduire par une démarche exploratoire canalisée partant d'elle pour comprendre le monde, faire le tri de ce qu'il propose pour le passer au crible de la Raison, du Jugement. Qui a pourfendu les idées de ceux qui entendaient poursuivre la sacralisation de l'Ecole qu'ont connue natamment la IIIième République, et qui en faisait un monde protégé où les enfants avaient des cadres, des repères ?

    On peut socialiser un enfant, sans pour autant avaliser ce que le monde lui propose, mais en lui donnant une éducation assortie de capacités de réflexion et d'autonomie lui permettant de s'adapter.

    Ces memes adeptes du libéralisme seront sans doute ceux-là qui vont maintenant, progressivement, transformer les écoles en "bunkers" policés.

    Qui a jeté le flou sur les missions de l'Ecole au point que plus personne ne sait où il en est, se débattant entre l'instruction et la rééducation. Qui refuse d'admettre que certains jeunes n'ont pas leur place dans l'institution scolaire, mais relève d'autres types de structures, existant ou à inventer. Elles auraient pour mission de les soigner ou de les éduquer avant de les réinsérer dans le tissu scolaire.

    Qui, au nom d'un discours social généreux, disculpe les parents et les confine progressivement dans une irresponsabilité éducative, sans pour autant sanctionner leur démission, dut-ce etre par un constat de carence conduisant la société à se substituer à eux ? Qui apprend aux jeunes le langage de la violence, la culture de la violence qui déversent certains médias qui leur sont facilement accessibles ? Qui prone des valeurs, certes fondamentales, d'intégrations, sans pour autant apporter les cadres dans lesquels elle doit nécessairement s'inscrire et qui conduit ceux qui ne les possèdent pas à traduire leurs difficultés par la violence ? Qui, dans l'institution scolaire, véhicule aussi une culture pédagogique violente marquée par le non respect de l'élève, sa dévalorisation, autant d'attitudes qui appellent des réponses violentes ?

    Pourquoi, dans certains quartiers difficiles, marqués de violence, des établissements scolaires sont de véritables lieux de vie où oeuvrent des équipes pédagogiques qui, pour rien au monde, baisseraient les bras ? Qui comprendra que ce ne sont pas forcément les moyens seuls qui apportent des solutions aux choses, mais également la lucidité, le courage de dire et l'engagement ?


    Je pense que François FILLON ne devait pas recculer face aux lycéens sur le Bac , notre pays à besoin d'une grande réforme citoyenne qui passe aussi pas l'amélioration du Bac et j'avoue que je serai tenté de proposer si un jour je devenai ministre de l'éducation ,deux heures d'instructions civiques aux collèges, deux heures aux lycées et une épreuves au bac sur nos institutions et le respect de la république . Il est important de redonner des valeurs et une identité aux jeunes .Désolé pour mon patriotisme , mais comme le récent rapport des prefets le stipulaient " les français ne croient en plus rien". Et je pense vraiment qu'il faut commencer par la base de notre nation et s'attaquer à notre racine : L'EDUCATION.

    Merci Monsieur JUPPE et j'espère vous voir bientôt parmi nous.

    Sincèrement

    Bruno CHEMIR
    bruno CHEMIR
  • Alexis PS
    Le 17 Février 2005 à 15 h 37 min
    Bonjour, je suis lycéen en classe de terminale S option Science de l'ingenieur.

    J'ai participé à la manifestation à Lyon ce mardi, où nous n'étions que peu, à mon grand désarroi!!

    Je pense que le principal problème de cette réforme, provient du manque de communication et du manque de tact du gouvernement.

    Tout d'abord, très peu de lycéens connaissent vraiment ce qui va changer, moi-même, je fais de la "pub" contre cette réforme, alors que je ne l'ai pas lue, et que, à part dans les gros points, je ne sais même pas ce qu'elle implique.

    Nous autres lycéens, sommes généralement excessifs, c'est tout, ou rien. Pas de chance, cette fois-ci de trop grosses "ânneries" ont été proposées, au milieu d'aspect très intéressant.
    Par exemple, certains se battent sur la suppression des TPE. D'autres sur la réforme du bac. D'autres encore sur le manque de moyen. Et ainsi de suite. De toute f'açon, tout le monde ne sera jamais satisfait.
    Il n'empeche que certains propos ne font qu'emplifier notre mouvement. Proposer un amendement sur le bac, c'est bien, mais le repousser aux mois de juin et juillet, c'est pris comme du "fouttage de gueule", et je pense que vous comprendrez pourquoi.

    Je pense que c'est plus la manière dont la réforme a été présentée, plutôt que sur le fond qu'elle est critiquée, même si je ne suis en aucun cas d'accord avec plusieurs de ces idées.

    Voila, je tiens à préciser que je ne sis pas syndiqué, et que c'était ma première manif' jeudi (si on exclu celle que j'ai fait à 8 ans contre votre gouvernement!!!!)
    Alexis PS
  • ethan Hunt
    Le 17 Février 2005 à 13 h 40 min
    Je visite peu régulièrement votre blog mais j'y prends toujours beaucoup de plaisir.
    Appartenant politiquement au camp d'en face, je trouve que ce blog est une tentative intéressante de donner un autre éclairage à la personnalité que vous êtes. Cependant vous aviez promis de ne pas y débattre de politique intérieure. Je pense que vous avez tout à y perdre (et nous lecteurs-voyeurs aussi). Il ne faut pas que ce blog devienne un blog partisan (je dis "partisan" car il serait impossible pour vous de critiquer le gouvernement avec véhémence, ce qui ne me dérange pas outre mesure).
    Je me rappelle des débuts de ce blog quand vous parliez de cinéma. alors de grâce, ne détruisez pas le superbe édifice que vous étiez en train de construire, loin des médias et des discours, loin des conseillers en com : enfin vous apparaissiez comme l'un des politiciens les plus humains.

    Merci en tout cas.

    ethan Hunt
  • Julien Rossignol
    Le 17 Février 2005 à 11 h 14 min
    Monsieur Juppé, je viens pour la 1ère fois sur votre blog-notes et j'ai envie de réagir sur votre article.
    Je le trouve juste et en concordance avec une réalité difficile. Beaucoup de personnes s'accordent à dire que le système éducatif français va mal. Je pense que c'est une erreur profonde, il manque tout simplement de modernité, bref de réformes. Une réforme est indispensable pour asseoir le socle de notre société. L'éducation c'est notre avenir, l'avenir de la France et la succession des ministres de l'éducation montre la fragilité de la volonté de réforme.
    La réforme que propose François Fillon est nécessaire sinon indispensable pour notre pays. Il est dommage que ces manifestations entravent une démarche politique légitime.
    Les qualités d'écoute, de compréhension, mais aussi de ténacité pour réformer sont les armes pour avancer. La réforme proposée est bonne et légitime encore une fois et permettra de moderniser une système que beaucoup juge vieux.
    Les réalités sont là, il faut savoir les accepter, accepter la réforme, accepter le changement, accepter d'avancer. Bien cordialement
    Julien Rossignol
  • guillaume canel
    Le 16 Février 2005 à 19 h 34 min
    Au-delà du Bac et de l'Education nationale, il est une question sur laquelle notre pays a du mal à se saisir sereinement : la réforme.

    Pourquoi est-elle perçue de façon si angoissante au point que le verbe "réformer" serait presque banni de notre vocabulaire ?!

    La faute aux politiques qui manqueraient à la sacro-sainte "pédagogie des enjeux" ?

    La faute à la faible représentativité des partenaires sociaux qui privilégieraient la contestation à la concertation ?

    La faute aux Français qui seraient conservateurs justement parce qu'ils se savent aussi se montrer révolutionnaires ?

    Alors entre conservation et révolution, la réforme est-elle impossible ?!!
    guillaume canel
  • Isabelle BRIENS
    Le 16 Février 2005 à 18 h 26 min
    Ce n’est pas à la mode, mais je crois qu’on peut être favorable à l’introduction d’une dose de contrôle continu dans le bac, tout en préservant quelques épreuves nationales, les plus emblématiques (littérature, philo, maths, physique).

    Dans un sens, il me semble vrai que l’épreuve nationale préserve l’égalité républicaine, encore qu’on sait bien que les correcteurs sont locaux : on n’envoie pas les copies de Nice à Lille. De plus elle assure la « solennité » de ce diplôme, qui est importante dans la mesure où le bac demeure le passeport des études supérieures. Mais elle comporte aussi des risques pour le candidat : c’est une évaluation « spot », à un instant donné, et le candidat peut « rater » l’épreuve pour les raisons les plus bêtes qui soient. Dans ce cas, son sort est entre les mains d’un jury dont les débats se font à huis clos et les décisions sont non détaillées, non motivées : drôle de garantie d’impartialité dans une démocratie !

    Le contrôle continu existe déjà pour une matière où l’organisation nationale est matériellement impossible : l’éducation physique et sportive. Je ne crois pas qu’il y ait lieu de s’en plaindre.

    Le contrôle continu « lisse » la performance dans le temps, et demande donc un effort « continu » comme son nom l’indique. Que les élèves y rechignent, on peut le comprendre, ils ont le droit d’avoir des réactions de « jeunes », et nous avons tous « bachoté » un jour… Mais que les professeurs le récusent, voilà qui est fort. Ils tiennent là l’occasion unique de retrouver auprès de leurs élèves une considération, qu’ils se plaignent abondamment d’avoir perdu ! On se demande ce qui leur fait peur. Peut-être est-ce de devoir travailler jusqu’à la fin du mois de juin ? Car actuellement, et bien que cela reste dans le non-dit de l’éducation nationale, beaucoup d’élèves des lycées et collèges sont libérés dès le début du mois de juin pour cause de salles rendues indisponibles par les multiples épreuves du bac.

    Refuser le contrôle continu, c’est empêcher le bac de poursuivre sa diversification, qui a pourtant donné de bons résultats me semble-t-il, dans la diversification des formations post-bac et la satisfaction des besoins des employeurs. Qui dit diversification, dit multiplication des choix optionnels. Avec l’organisation actuelle, il faudra peut-être un jour commencer les épreuves nationales dès début mai !

    Je suis très étonnée dans ce débat du silence des parents. C’est vrai que les professeurs les tiennent très généralement pour quantité négligeable, mais leurs fédérations sont totalement absentes des medias ces temps-ci. S’agissant d’élèves pour la plupart mineurs, n’ont-ils pas leur mot à dire ?
    Isabelle BRIENS
  • Souleymane Bâ
    Le 16 Février 2005 à 17 h 14 min
    Depuis plusieurs semaines les membres du gouvernement disent que les lycéens sont manipulés et vous dites vous même, dans votre article, que cela est normal.
    Je pense au contraire, que nous sommes soutenus et non manipulés. Oui les partis de gauche ont critiqué cette réforme, Oui les syndicats ont fait de même, mais si nous sommes d'accord avec eux nous ne sommes en aucun cas manipulés.

    Un lycéen en colère (mais pas manipulé)
    Souleymane Bâ
  • hubert Rougier
    Le 15 Février 2005 à 16 h 42 min
    J'ai participe a trois reunions sur la reforme dans les ecoles de mes enfants.A une reunion general organisee sur le secteur scolaire qui est celui de leur ecole et college.A toutes les reunions organisee par le groupe de travail de l'UMP sur ces sujets en Gironde.Bilan de toutes ces reunions avec parents,enseignants et parfois lyceens et etudiants de tres nombreuses idees,pas forcement innovantes,mais parfois simplement de bons sens.Aux reunions UMP,nous etions entre nous,mais dans les autre reunions droite et gauche cohabitaient dans la reflexion et souvent des lignes directrices ressortaient identiques...Bilan une grande frustration,car je ne retrouve presque rien de tout ce travail dans ce que je peux aujourd'hui connaitre de la reforme FILL0N.Je repense alors a ce que disaient un enseignant lors d'une de ces reunions:de toutes les facons,je cite,rien ne sera conserve de nos idees...depuis trops lontemps Lang succede a BAYROU qui precede FERRY,qui succede a ALLEGRE,avec LANG qui revient et aujourd'hui FILLON...MAIS TOUJOURS AU MINISTERE QUOI,ET QUI,QUE SOIENT LES MINISTRES,LES MEMES INSPECTEURS DE L'EDUCATION NATIONALE QUI EMPECHENT LES REFORMES...Qui osera veritablement reformer ce qui doit l'etre quitte a subir une greve longue et dure.
    hubert Rougier
  • Charles Bigey
    Le 15 Février 2005 à 11 h 59 min
    Un des pbs est pour moi celui de la notation.
    Comment comparer deux séries d'épreuves différentes car faites par des profs différents, à des moments différents, sur des sujets différents ?

    Vous faites référence au bac il s'agit pour une discipline d'une seule épreuve normalisée avec une grille de correction.

    A moins de distribuer à tous les profs les différentes épreuves qu'ils passeront dans leur cours ....

    J'ai noté votre réponse : créer un commission d'harmonisation : il faudrait le suggérer au ministre ce serait une méthode pour ajourner le projet sans le dire.

    Il serait possible éventuellement de tenir compte de l'année scolaire en établissant un document par discipline faisant le point en fin d'année sur les acquis de chaque élève et d'en tenir compte au moment du bac ... mais cela existe je pense. Peut être faut il simplement l'améliorer ?

    Charles Bigey
  • Coudert Tristan
    Le 14 Février 2005 à 18 h 31 min
    Pour moi il y a deux problèmes qui se rejoignent:
    - avec le controle continu, on repousse encore le vrai premier examen. Donc a terme: 1 baisse du niveau et/ou augmentation (encore!!!) du temps d'étude.
    2 augmentation de la marche entre lycée et enseignement supérieur, les moins privilègiés (socialement, culturellement) seront lésés, les autres pourront se préparer (les cours particuliers explosent et coutent cher).

    - deuxième interrogation: augmenter encore le nombre d'étudiants en enseignement supérieur. D'accord, mais pour en faire quoi??? Si c'est encadré, oui, mais si c'est pour gonfler encore la marée de ceux qui échouent en Deug ou qui ne trouvent pas de travail à la sortie de l'Université, c'est contre productif. Et mettre des quotas à l'entrée de l'Université serait, c'est sur, politiquement périlleux... Alors sur le principe, pourquoi pas plus d'étudiants en supérieur mais attention où...On n'a pas besoin, je crois, de chomeurs en plus! Et le niveau a déjà assez baissé, si le but est de le baisser encore pour intégrer des gens plus faibles, eh bien c'est beau sur le principe, mais quand c'est une politique structurelle menée sur des décennies, ça ne mène nulle part (sauf à un abaissement général dont nous n'avons pas besoin).
    Coudert Tristan
  • Jean Valles
    Le 14 Février 2005 à 18 h 00 min
    Nombres de temoignages sur les manipulations de lyceens, statistiques implacables sur l'augmentation des credits et autres me herissent le poil.
    Soyons clairs. Je suis enseignant en universite, et malgre mon relatif jeune age (30ans), mon d'experience de l'enseignement (environ 10 ans) me permet d'affirmer sans doute aucun, que les possibilites avec un groupe d'eleve de 10-15 et celles d'un groupe de 35 n'ont strictement rien a voir. Qui osera contredire cette evidence?
    Tout debat sur l'education ne peut eviter cette question centrale.
    Alors qu'on m'explique pourquoi alors que les credits augmentent, les eleves diminuent et les profs augmentent, les groupes augmentent aussi ?
    (et je parle des colleges-lycees).
    Il y a la un probleme d'arithmetique que mon cerveau de prof de maths ne s'explique pas...

    Jean Valles
  • Michel Datry
    Le 13 Février 2005 à 20 h 02 min
    On voit bien ici qu’aucune des raisons invoquées pour comprendre le mouvement des lycéens n’est pleinement satisfaisante.
    Il est intéressant de noter qu’en mai 68, l’une des grandes revendications, qui se dégageait « des ateliers de réflexion » auxquels j’ai participé très modestement dans mon lycée (Thiers à Marseille), était justement d’introduire tout au long du cursus scolaire et universitaire le contrôle continu des connaissances. Cette méthode d’évaluation nous paraissait de loin préférable au couperet trimestriel que représentait la composition. Elle nous paraissait surtout beaucoup plus égalitaire puisque la réussite ne dépendait plus de l’arbitraire et des aléas d’un examen.
    Aujourd’hui, le raisonnement est totalement inversé. L’examen serait gage d’égalité alors que le contrôle continu dévaloriserait le diplôme en fonction de l’établissement qui l’aurait délivré.
    Il faut donc aller chercher ailleurs les raisons pour lesquelles notre jeunesse défile dans la rue. Parce que, comme cela a été démontré, aucun des arguments avancés pour conserver le bac dans sa structure actuelle ne tient la route au fil de l’analyse.
    Pour ma part, j’y vois le reflet d’une crainte profonde de l’avenir. Le bac reste encore dans l’ inconscient collectif un repère fort, un passage nécessaire et obligatoire pour accéder à la vie d’adulte. « Passe ton bac d’abord », n’a-t-on cessé de répéter au jeune enclin à plaquer ses études…
    Ainsi quand on veut réformer le bac, on touche à une institution que des générations successives ont fini par sacraliser. Et c’est pourquoi notre jeunesse s’arc-boute à cette tradition puisqu’elle a été jusqu’à maintenant (c’est à tout le moins sa réputation) le gage de la réussite professionnelle et sociale.
    Aujourd’hui les réformes apparaissent plus comme un détricotage des avantages acquis qu’une rénovation permettant d’ouvrir un avenir meilleur. C’est à cette aune qu’est jugée toute tentative de transformation. Aussi tant que les politiques ne présenteront pas un projet de société visionnaire et cohérent et qui aura l’adhésion de la majorité, à la moindre réformette ils se heurteront à son refus.
    Michel Datry
  • Thomas Guinez
    Le 13 Février 2005 à 14 h 34 min
    Bonjour.
    J'ai lu avec intérêt votre réflexion sur la réforme du bac, je partage votre point de vue, et comme vous, je trouve navrant que chaque tentative de réforme (que cela soit pour l'éducation, la sécurité sociale, l'administration...) soit le plus souvent vouée à l'échec.
    Les français semblent devenir de plus en plus égoïstes, craintifs, et repliés sur eux-mêmes, défendant leurs "petits" intérêts personnels, ignorant complètement l'intérêt général, et refusant le moindre effort ou la moindre remise en cause.
    Notre société est comme figée.
    Dans ces conditions, aucune réforme ne passera jamais, et la France régressera quel gâchis.
    A quand un gouvernement qui osera réformer malgré les mécontentements ? Sans reculer aux premières manifestations ? Sans arrière pensée pour les prochaines élections ?
    Les autres pays y arrivent bien, alors pourquoi pas la France ? J'aimerais savoir pourquoi.
    Thomas Guinez
  • Emile Le Galloudec
    Le 13 Février 2005 à 12 h 36 min
    Monsieur Juppé, bonjour,
    Je découvre votre BLOG ce jour et je réagis à votre réflexion.
    Je suis entièrement d'accord avec vous pour ce qui concerne la séléction. Celle-ci est faite bien avant l'obtention du bac et ce serait un leurre que de croire que le bac détermine l'orientation future.Les Parents ne sont pas dupes mais le milieu enseignant forme une caste!
    Il me semble que les syndicats de professeurs focalisent la réforme sur ce point car il est très porteur mais ne sont ce pas les rancoeurs et jalousies du citoyen envers les classes dirigeantes technocratiques des ministères (ENA-Sciences PO) qui surgissent?
    Le jour où les services centraux seront décentralisés et que les affectations et les promotions se feront régionalement et au véritable mérite et non en fonction de critères que les personnels ne comprennent pas, alors, tout sera plus facile!. Il en est de même pour d'autres ministères et en particuliet celui du Minéfi.
    L'enseignement privé sous contrat d'association fonctionne!
    Cordialement et poursuivez
    ELG
    Emile Le Galloudec
  • Pierre Bouchacourt
    Le 13 Février 2005 à 11 h 56 min
    Ayant, voici 51 ans, quitté l'école a 14 ans,toujours en activité professionnelle, je suis un peu moins directement préoccupé par ce sujet que les lycéens qui réagissent a ce projet de réforme.
    Faute de pouvoir,sans preuve,démontrer la manipulation politique de cette fronde, j'éviterai cet aspect du sujet, gardant pour moi mes intuitions.
    L'éternel leitmotiv de toutes ces manifestations, qu'elles soient lycéennes ou syndicales, est celui du "manque de moyens".
    En la matière, et comme vous le soulignez, c'est une contre-vérité que de le proclamer. Mais rien de plus sourd que celui qui ne souhaite pas entendre.
    Ne faudrait-il pas plutôt poser la question de savoir ce qui est fait des moyens justement mis a la disposition de cette énorme machine qu'est l'Education Nationale.
    Budget doublé en 10 ans, 500.000 éléves de moins, 130.000 enseignants de plus, mais pour quels vrais résultats concrets ?
    Des enfants de 14 ans, je ne choisis pas cet âge au hasard, qui sont incapables de calcul mental, une faute d'orthographe tous les 3 mots, aucune connaissance élémentaire d'histoire ou de géographie, rebutés par la lecture, faute de comprendre ce qu'ils lisent ne connaissant pas le sens des mots, vocabulaire onomatopique, etc, etc...
    Lorsqu'un chien est agressif il n'est pas rare que le maître qui l'a dressé l'ait été.
    Je n'irais pas jusqu'a dire que si un éléve est idiot c'est parce que ses maîtres l'étaient, je craindrais trop que le mammouth ne sorte de sa gangue de glace dans laquelle il s'est confortablement protégé et conservé depuis Mai 1968.
    Mais au principe qu'il était "interdit d'interdire" nous en sommes arrivés quelques décennies plus tard a ce que il faudra, d'ici peu de temps, mettre un garde du corps auprés de chaque enseignant pour qu'il puisse, tout seul, prêcher ses cours dans le désert intellectuel de sa classe.
    Chaque réforme de l'Enseignement, une au moins par Ministre,n'a fait qu'ajouter des strates de moyens aux moyens précédents, des personnels supplémentaires, des avantages divers et variés aux personnels de cette administration, sans jamais oser, sauf un peu brutalement, Mr Allégre, lui demander de rendre des comptes.
    La tentative de réforme actuelle ménera aux mêmes résulats que les précédentes, faute du courage politique d'affronter (opportunité politique, stratégie éléctoraliste, etc etc...), comme le ferait un chef d'entreprise responsable, le bilan "comptable", financier et humain réel, du seul secteur vital de la vie d'une nation, a savoir l'éducation et la culture de ses futurs menbres.
    Epiphénomène de surface, remous de marigot il ne sortira rien de positif de cette enième tentative de réforme d'un secteur qui les refuse toutes dés lors qu'il a le simple sentiment que ses "droits z'acquit" risquent être écornés.
    Pierre Bouchacourt
  • Alexis Moniotte
    Le 13 Février 2005 à 05 h 19 min
    Merci pour votre reponse, cela fait vraiment plaisir de voir la proactivite dont vous faites preuve avec votre blog !

    Ravi de voir que vous ayez pris une telle initiative a Bordeaux, penser vous que cela peut se generaliser a moyen terme? Ce serait une chance pour l'economie du pays, j espere vraiment que le gouvernement ira jusqu'au bout la-dessus.

    Je note nenamoins que vous ne m'avez pas repondu sur les divergences entre Mr Devedjian et le ministre du commerce...guerre entre sarkoziste et chiraquien ? Il faudra que cela cesse avant 2007, ca n'est pas digne de la politique.
    Cessons d'avoir dans notre pays une politique de confrontation plutot que de construction. On ne peut pas dire que je sois pro-americain ( j'y ai passe plus d'un an donc je connais un peu le pays et j'ai mon opinion ) mais au moins la-bas on ne ressent pas autant de confrontation entre les 2 partis. J espere qu'il en sera de meme a moyen terme avec la politique francaise, il me semble que passer de la confrontation a la construction est un point important de l'avenir politique de notre pays.

    En esperant que vous faites partager a vos amis de l'UMP et du gouvernement ce veritable bouillon d'iddees qui est en votre possession via votre blog.

    J en profite pour vous poser une autre question qui me tient a coeur.

    Concernant la cigarette, le gouvernement serait-il aussi frileux que pour l'ouverture des magasins le dimanche ? Il me semble qu'interdire COMPLETEMENT la cigarette dans les lieux publics serait vraiment une bonne chose dans notre pays.
    L'Italie ( qui l'aurait cru ? ) ne vient-elle pas de faire passer une loi a ce sujet, j ai entendu dire que la consomation ( officielle, sans compter le marche noir ) avait baisse de plus de 20 pour cent, non ?
    Une telle loi peut elle etre appliquee dans un premier lieu a une echelle municipale ou doit-elle etre generaliser directement ? Faut il une loi qui soit progressive ou directe ?

    Je suis un petit fumeur mais j'en assez de devoir supporte l'odeur de cigarettes sous mon nez lors de concert, dans des bars ou des restaurantsm et je suis TRES loin d'etre le seul.
    Qu'en pensez-vous ?

    Soyez certain que je contribuerai au maximum a la vie de votre blog et encore bravo pour votre pro-activite !

    Alexis, 23 ans, en tour du monde jusqu'a Mars. Cherche un travail en Argentine ensuite.


    Alain Juppé wrote:

    A Bordeaux, j\'ai obtenu que les nouveaux commerces qui se sont installés dans les hangars rénovés des quais ouvrent le dimanche. C\'est un succès extraordinaire. Il faut bien sûr s\'assurer que les salariés des entreprises concernées soient d\'accord. Mais si c\'est le cas, il faut y aller car les consommateurs apprécient.Amicalement AJ.
    Alexis Moniotte
  • Audrey Clapéron
    Le 13 Février 2005 à 00 h 16 min
    Bonjour Mr Juppé,
    Je voulais profiter de votre récent voyage à Montréal pour attirer votre attention sur le sujet de l'expatriation des jeunes diplômés vers l’Eldorado nord-américain. N’est ce pas inquiétant d’en voir partir (fuir ?) autant ?
    Je suis actuellement un "jeune chercheur" entrain de terminer sa thèse de sciences à l'INSERM et je vais partir faire un stage post-doctoral dans un laboratoire à Montréal. Tout d'abord, je tiens à préciser que cette expérience est volontaire et je ne doute pas qu’elle me sera profitable à tous points de vue. Néanmoins, la découverte du « Québécois way of life » n’est pas la seule raison de mon départ : à bac +9 et 26 ans, les seules perspectives d’avenir pour un chercheur (en biologie médicale) en France sont soit l’ANPE soit un stage post doctoral dans un laboratoire rémunéré 2000 euros par mois grâce à une bourse obtenue par des associations de malades, c’est à dire qui ne permet de cotiser ni à la sécurité sociale, ni à l’assurance chômage , ni aux retraites (mais qui reste cependant imposable !).
    Vous ne serez donc pas étonné que la plus part des docteurs ès sciences s’en aille majoritairement aux USA mais également de plus en plus vers le Québec. Inutile également de vous dire que ces pays se frottent les mains de voir venir une main d’œuvre qualifiée et déjà formée (à grands frais…) gonfler leur rang de force vive.
    J’avoue ne pas savoir le pourcentage de retour en France mais si j’en juge par ce que je vois autour de moi, très peu reviennent. Deux raisons majeures : la première est que malgré la volonté de revenir, il n’y a peu (voir pas) d’emploi de chercheur en France et ceci aussi bien dans le public que le privé ; la deuxième raison est qu’il est dur de revenir dans un système aussi ingrat que la recherche française (surtout après avoir connu les moyens de la recherche nord-américaine). Je ne sais pas vraiment quel sera mon avenir après ces trois ans mais vue la situation aujourd’hui, il est fort probable que cette expérience temporaire se transforme en expérience définitive…
    Bien cordialement.


    Audrey Clapéron
  • Florent Est-ce important?
    Le 12 Février 2005 à 21 h 20 min
    Bnojour,
    juste une petite réaction, rappel peut-être. Le premier argument :
    Premier argument, un peu cynique peut-être mais c'est un lycéen qui l'évoque: qui peut nier que dès aujourd'hui, avant toute réforme, pour entrer en classe préparatoire ou dans les établissements d'enseignement supérieur qui pratiquent plus ou moins ouvertement la sélection, il vaut mieux sortir d'un lycée réputé, quelle que soit par ailleurs la mention au bac ?

    Il faudrait peut-être également rappeler que les sélections sont avant l'épreuve du bac, la mention ne peut donc pas compter, c'est évident. Le prendre pour argument, c'est un peu dommage. Cette réforme risque encore d'amplifier le phénomène, étant rentrée au lycée Saint-louis malgré un lycée classé en ZEP, je peux bien dire qu'il n'est pas facile tout les jours de changer autant de monde. Ce n'est guère réjouissant, pourquoi un 13 dans un lycée vaudrait-il plus que le mien? Certains professeurs le pense déjà, alors en limitant les épreuves...

    Ensuite :
    "Deuxième argument : le bac restera un diplôme national, et le contrôle continu n'entrera en ligne de compte que très partiellement; les notes aux épreuves finales, garantes aux yeux de certains de l'impartialité du diplôme, resteront prépondérantes."
    Oui, mais dans ce cas quel sera l'intérêt de ces mêmes matières? N'aurons nous pas un problème entre les matières "continues" et les autres? J'ai peur que si.

    Pour terminer :
    "Troisième argument : la notation en cours d'année peut varier d'un lycée à l'autre, mais pourquoi ne pas faire confiance à l'Education nationale pour harmoniser les choses, comme elle le fait entre notateurs du bac actuel?"

    Je réagis plutôt violemment à cette phrase, mais tout simplement car elle ne le fait déjà pas! Pour exemple, le sport en contrôle continu. Il existe des barèmes, qui normalement harmonise donc l'ensemble des professeurs. Pourtant, certains par principe ne mettrons jamais en dessous de 10 à un élève, alors que d'autre n'hésiteront pas. J'ai connu cette différence, à l'intérieur d'un seul lycée. C'est très inquiétant, et dramatique quand un élève fait sérieusement ce qu'il a à faire, à de meilleures performances mais pourtant des notes inférieures aux autres élèves. Si l'éducation nationale n'arrive déjà pas à le faire pour le sport, le reste ne s'arrangera pas.
    De même, avez vous pensé aux problèmes peut-être divers, mais pourtant important, comme la triche? Tricher au bac revient à être exclu des examens durant pas mal de temps, ce qui dissuade. Pourtant, fasse à son professeur ce n'est plus la même chose. A tout les niveaux, la triche est courante. Peut-être que vous penserez cet argument non recevable, mais pourtant c'est un véritable fléau parfois.

    Florent Est-ce important?
  • jean michel guedj
    Le 12 Février 2005 à 19 h 18 min
    enseignant dans le secondaire je suis tout à fait d'accord avec votre argumentation concernant le bac ... mais le plus important aujourd'hui c'est de réformer l'université et surtout permettre l'accés des enfants issus des milieux populaires aux filières selectives ...
    Enfin il faut "du parler vrai" aux Français en général .. et aux enseignants en particulier qui sont pour la plupart ouverts aux réformes!!!
    jean michel guedj
  • annick cousseran
    Le 12 Février 2005 à 18 h 05 min
    Je ne vois encore,et,malheureusement,dans cette contestation qu'un esprit français conservateur,méfiant,corporatiste et dépendant de l'idéologie....Que notre pays est enlisé,sans enthousiasme et sans passion et que notre jeunesse cocoonée est vieille!L'esprit pionnier,la prise de risque,le pragmatisme sont ailleurs.Les jeunes et les moins jeunes de ce type ne peuvent qu'aller ailleurs...
    annick cousseran
  • Paul Duret
    Le 12 Février 2005 à 14 h 51 min
    Je suis d'accord avec vous que quantité ne rime pas toujours avec qualité et ce à tous les niveaux ( Direction, administration, enseignants ...).
    Je pense qu'il faut déconcentrer, rendre les établissements responsables d'un certain niveau de qualité ou du moins de l'amélioration de la qualité.
    Ne pourrait on pas donner la responsabilité des enseignants du primaire et du secondaire au département et celle des enseignants des lycées et facs à la région ?
    Une grande partie des fonctions de service pourraient être privatisées.
    Bref, il faudrait peut être s'inspirer de ce qui se passe dans les pays qui réussissent mieux que nous, voire dans l'enseignement privé français.
    Et surtout ne pas oublier que la qualité de le formation des jeunes est primordiale pour notre avenir commun.
    Paul Duret
  • charles lahlou
    Le 12 Février 2005 à 12 h 25 min
    Je suis assez concerné par cette question, ayant tenté 3 fois le bac S. Non pas que je ne sois pas intelligent, mais disons assez rebelle à l'ordre établi et à exécuter les choses de la façon qu'on attendrai de moi. Le cartésiannisme bouffi qui emplit l'esprit de l'éducation nationale est un modèle de pensée difficile de mener de concert avec un style de pensée plus imaginatif, associatif, spirituel ou créatif. Sans être tout cela à la fois, je pense quand même avoir quelques idées. Une seule ici : rendre le baccalauréat trimestriel. Donc 3 ou 4 épreuves par an, au lieu de 2 actuellement, dont celle de septembre n'est accessible que sous les critères de "rattrapage" (dispense pour cause de maladie ou décès de proche). Les avantages sont nombreux : répartition du travail tout au long de l'année, donc un mois de juin où les profs restent disponibles pour les élèves, élèves qui eux-mêmes ne font plus du bac un ultimatum massacreur, mais une épreuve vraiment qualifiante, qu'ils peuvent repasser facilement s'ils ne sont pas au niveau. Maintien du niveau d'exigence du bac, en menant 80% ou même 90% de la classe d'âge au résultat non pas par le nivellement, mais par la persévérance. Surtout et bien sûr, souplesse pour le marché de l'emploi qui voit arriver de nouveaux bacheliers tout au long de l'année, souplesse pour les écoles qui peuvent commencer leurs sessions à différents moments, dynamisation de l'activité économique qui n'est donc plus immobilisée par le tunnel juillet-août.... Bref, les conséquences seraient multiples, mais pour que le succès de cette opération soit franc, il est important qu'il y ait une réelle répartition des candidats entre les 3 ou 4 sessions annuelle de baccalauréat. L'idée est lancée...
    charles lahlou
  • Nicolas Huet
    Le 11 Février 2005 à 17 h 57 min
    Monsieur Juppé,

    Je crois que le ras le bol des jeunes contre leur école, il est d'abord celui des élèves contre leurs professeurs dont la "qualité" ne cesse de baisser depuis plusieurs décennies.
    Un professeur était, il y a 50 ans, un notable dans sa ville ou son village, un membre d'un des grands corps constituants les élites de la France. Aujourd'hui, les professeurs des collèges et des lycées sont pour beaucoup des étudiants en échec, qui faute de réussir dans les filières du droit ou de la sociologie, choisissent par défaut, au pied du mur, le métier de professeur, faute de mieux. Il faut donc rendre au métier de professeur son excellence, d'une part en durcissant le recrutement (quite à miser sur la qualité et pas le nombre), et faire en sorte que ce métier soit un choix, c'est à dire en offrant la possibilité aux élèves de choisir cette voix directement après le bac. C'est un facteur de motivation primordial.

    D'autre part, les professeurs, petit à petit, refusent d'acepter une quelconque forme de hiérarchie et de pouvoir, principalement depuis mai 68. En regardant vers le haut, les professeurs ne sont plus dirigés car les proviseurs n'ont plus aucun pouvoir sur eux. En regardant vers le bas, les professeurs ont abandonné tous leurs moyens de pression sur les élèves, et souvent refusent d'utiliser une quelconque autorité sur eux.
    On en est arrivé à un système anarchique où les professeurs comme les élèves sont livrés à eux mêmes.

    Les élèves n'ont vraiment plus du tout confiance en leurs professeurs, c'est pourquoi ils sont attachés à l'examen du baccalauréat sous sa forme actuelle. Le bac en France, c'est la dernière institution de l'éducation fonctionnant partiallement, instituant l'équité entre les élèves, obligeant les professeurs à être jugés par les résultats de leur élèves.
    S'il vous plaît, ne laissez pas la responsabilité du bac dans les mains des professeurs, même en parti, ils ne sont plus capable de l'assumer.

    Nicolas
    Nicolas Huet
  • Vincent ROBERT
    Le 11 Février 2005 à 16 h 04 min
    A.J:
    > profs "psychotiques" comme le dit l'un d'entre eux , ou des "peaux de vache" qui "saquent" les élèves pour l'exemple "
    PROPOSITION:
    Et si, enfin, on acceptait de reconnaître que l'évaluation des enseignants est une supercherie géré par les syndicats...
    A 23 ans, j'ai fini ma scolarité, je m'apprête à passer le CAPES, et sans faire dans l'excès, je peux vous dire que je n'ai pas vu une seule inspection non pipé.
    En clair : Le jour ou l'inspecteur arrive, le cours est différent. Plus interactif. Plus animé. Et surtout, plus intéressant.
    Et donc, pourquoi ne pas mettre en place une évaluation des enseignants, ou les élèves évalueraient leurs enseignants ???
    Vincent ROBERT
  • nicolas le léon
    Le 11 Février 2005 à 16 h 00 min
    J'ai été quelque peu surpris par votre argument tendant à considérer que l'organisation actuelle du bac pouvait s'avérer discriminatoire du fait de son organisation sur une courte période.
    N'est ce pas le moyen idoine pour permettre au lycéen d'anticiper les aléas inhérents à la voie universitaire?
    Je vous suis sur le principe que l'augmentation des moyens finaciers n'est pas une fin en soi.
    Mais pourquoi ne pas libéraliser le système universitaire en prenant exemple sur le modèle américain?
    En effet la recherche universitaire, le sport de haut niveau, la mise en place de masters dignes de ce nom nécéssitent des moyens financiers que l'état ne peut et n'a pas les moyens d'assumer.
    Sans crier au libéralisme, ne pourrait-on pas envisager un partenariat avec des entreprises privées en permettant ainsi au service public de se concentrer sur sa vocation essentielle: la transmission du savoir.
    En tous cas merci pour votre site, l'homme d'état que vous êtes est enfin accessible.
    nicolas le léon
  • Cécilie C
    Le 11 Février 2005 à 15 h 54 min
    Bonjour,
    Je pense que les problèmes soulevés dans les réactions à l'article précédent sont parfois très superficiels, et surtout secondaires. Comme vous le dites, il existe des professeurs plus ou moins "peaux de vache" mais ce n'est absolument pas une généralité ! Et quand bien même ça le serait, la plupart de ces profs-là notent au bac et il existe des commissions pour harmoniser les notes. Ce problème de professeurs "peaux de vache" aurait sans doute été réglé de la même façon au cours de l'année.
    Ensuite, j'ai pu lire que des maladies peuvent faire manquer plusieurs semaines de cours. Mais c'est exactement pareil pour le bac, l'examen final. Et même peut-être 'pire' : c'est que le bac, une fois passé c'est fini et il suffit que le candidat ait justement des problèmes à ce moment-là pour qu'il rate son épreuve et qu'il redouble, alors que ceci aurait peut-être pu être rattrapé par le contrôle continu.
    Je voudrais quand même dire que le bac ne vaut plus rien désormais, c'est seulement un passeport pour les études supérieures. Alors pourquoi faire tout un fromage, juste pour manquer les cours avant les vacances, d'une réforme qui permettrait un accès plus simple au supérieur ? Le diplôme ne sert plus à rien, à part à ça, et de nombreux lycéens sont contre la réforme qui leur faciliterait l'obtention de ce passeport. Je ne comprends pas.
    Le problème de l'égalité n'est pas réel, puisqu'il existera toujours des épreuves finales importantes. L'égalité est la même au cours de l'année qu'à la fin de l'année puisque ce sont les mêmes professeurs qui nous font cours et qui notent les copies des autres. On en revient au problème d'une commission d'harmonisation.
    Et enfin, qui peut parler d'égalité actuelle face aux écoles spécialisées et classes préparatoires ? Les dossiers sont réalisés avant le bac, et le fait de sortir d'un lycée bien réputé met tout de suite l'élève en haut de la pile de dossiers, alors que celui qui, avec les mêmes moyennes, sort d'un lycée en ZEP sera placé en fond de pile "au cas où". C'est réel ça, et actuel, la réforme du bac n'y aurait strictement rien changé. Face à ces écoles, il n'y a pas d'égalité. Alors le débat sur l'égalité des chances me fait sourire. Que l'on passe un examen final uniquement ou qu'il soit lié à un contrôle continu, le bac n'offre pas d'égalité des chances puisque les problèmes comme l'effectif de la classe, l'ambiance plus ou moins propice au travail, les professeurs qui encouragent ou non, etc. sont déjà d'actualité. Je crois que certains lycéens voient le mal partout, à partir du moment où l'on change quelque chose, ils ne savent probablement pas ce que contenait la réforme et ont manifesté pour "s'aérer".
    PS : je trouve abusif de dire "les lycéens". Il ne s'agit pas d'un comportement général. Je suis lycéenne et pour cette réforme, comme d'ailleurs beaucoup de lycéens. Je crois que les manifestants représentent une minorité de lycéens.
    En outre, le problème de l’orientation est très important, et il y aurait beaucoup de choses à en dire.
    Cécilie C
  • Marc Bellet
    Le 11 Février 2005 à 15 h 09 min
    En tant que tels, les grands mouvements lycéens remontent à 1968. C’est à ce moment qu’émerge le premier mouvement lycéen autonome. Ils sont encore derrière les étudiants, mais ils ont leur propre identité. Cela dit, ce n’était pas la première fois que des lycéens participaient à des actions. La manifestation du 11 novembre 1940, dont on dit qu’elle était étudiante, se composait essentiellement de lycéens. Ils auront aussi leurs comités pendant la guerre d’Algérie ou pendant celle du Vietnam. Mais ils apparaissent encore comme dépendants des étudiants. Il faut attendre 1967 pour que soient créés les premières organisations à vocation plus syndicale, même si, à l’époque, les lycéens ne veulent pas entendre parler de ce mot.

    Cette tendance va s’affirmer. En février 1971, un mouvement national, avec seulement des lycéens, est déclenché par l’arrestation arbitraire d’un jeune. On peut considérer que c’est à cette période que s’invente la coordination des lycéens. En 1973, les lois Debré sur les sursis mettront des centaines de milliers de lycéens dans la rue. En 1974 et 1975, ce seront les réformes Haby et Fontenay. Mais peu avant les années quatre-vingt, la teneur des mouvements se modifie. Ils mettent en avant des revendications liées aux conditions matérielles. En 1986, les lycéens s’associeront au mouvement contre la réforme Devaquet mené par les étudiants. Et enfin, il y a aura les mouvements de 1990 et 1998, liés essentiellement à des questions budgétaires.

    Je relèverai deux phénomènes. Celui qui marque les années soixante-dix : des mouvements printaniers, qui traduisent un malaise et qui contestent un rapport ou une réforme. Et celui qui se développe à la fin des années soixante-dix : des luttes liées à la crise, au chômage, beaucoup plus revendicatives et centrées sur les conditions de travail. Elles se développent souvent à la rentrée, au moment où les difficultés se font sentir.

    J’ai le sentiment que le mouvement actuel emprunte un peu aux deux. Il porte à la fois sur les questions matérielles, liées aux conditions d’études. Mais l’enjeu est aussi très politique. Il s’agit de faire tomber une réforme, dans un contexte politique qui est celui des 35 heures, des retraites... d’un ras-le-bol général.
    Même s’ils ne sont pas tous payants, les mouvements lycéens sont souvent redoutés par les gouvernements. En 1986, par exemple, dès que les lycéens ont pris part aux manifestations, Charles Pasqua, (alors ministre de l’Intérieur) a pris position en faveur du retrait de la loi Devaquet... Il faut se rendre compte de la masse que représentent les jeunes. On dénombre environ 3 000 lycées, quasiment trois fois plus qu’en 1970. En outre, on y inclut aujourd’hui l’enseignement technique, ce qui n’était pas le cas à l’époque. Cela donne des mouvements très unifiés. Par ailleurs, la conjonction sociale est délicate. À partir du moment où il y a mobilisation lycéenne, les dynamiques se répandent... François Fillon le sait bien… Il reste à juste titre prudent.
    Marc Bellet
  • Camille Desmoulins
    Le 11 Février 2005 à 14 h 33 min
    ... a vrai dire je n'en suis plus un (lycéen) depuis 10 ans, mais tant qu'on a pas franchi la trentaine on se sent impliqué lorsque le débat porte sur "les jeunes". Le débat "contrôle continu versus égalité de l'examen anonyme" n'est certainement pas la raison des (quelques) lycéens qui poussent leur coup de gueule. Ca ou autre chose. Les manifs de "jêûnes" sont une petite soupape face à ce monde politique qu'ils voient fade et fallot. On connait le mot de Clemenceau "celui qui n'a pas été un anarchise a 20 ans est un con"... Vous les avez vu les anarchistes d'aujourd'hui?!? décidemment non ce n'est pas possible et supporter les vieux grincheux de EDF, la Banque de France ou la Poste pour leur retraite, c'est pas possible non plus.

    Alors n'importe quoi, même une loi insignifiante d'un ministre qui ne l'est pas moins. On nous a beaucoup dit que Mai 68 était une bétise loin des portraits romantiques qu'on en brosse aujourd'hui.
    Mais foin des bocks et de la limonade ! on est pas sérieux quand on est lycéen et si il y a quelqu'un d'irresponable dans cette histoire ce sont les vieux schnoks qui prennent un air pincé pour dire "qu'ils comprennent la légitime inquiétude de la Jêûnesse"...
    Camille Desmoulins

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
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