Blog Notes d'Alain Juppé

Le retour du religieux?

Publié le 10/09/2005 par Alain Juppé

Intéressant sondage CSA/Le Monde sur « Le retour du religieux? » (avec un point d’interrogation).

L’étude montre que les Français perçoivent bien le phénomène: quand on leur demande s’ils ont le sentiment que les religions occupent, dans le monde, une place plus importante qu’il y a une dizaine d’années, ils répondent OUI à 56% ( moins: 19%, ni plus ni moins: 21%).
S’agissant de la France, ils font une réponse plus nuancée, mais qui va dans le même sens.
A la question: « Les religions sont-elles un besoin essentiel de l’homme et vont-elles continuer même si elles se transforment? », ils sont 78% à dire OUI (contre 20% qui pensent que « les religions correspondent à une mentalité ancienne et qu’elles vont progressivement disparaître avec la modernité. « )

Mais, lorsqu’on en vient à leurs convictions personnelles, le tableau est très différent: 48% se disent « moins intéressés qu’il y a dix ans par les questions spirituelles en général », contre seulement 26% (et 23% ni plus ni moins).

Et le retour du religieux dans le monde ne les enthousiasme pas : 59% estiment que la place des religions devient trop importante (contre 16%) .

Le contraste est saisissant avec ce qu’écrit Jeremy Rifkin dans son livre « Le rêve européen » que j’ai inscrit sur la bibliographie distribuée à mes étudiants:
« Une importante majorité de l’opinion publique américaine (58%) affirme que la force de la société américaine repose sur la foi religieuse de son peuple. Près de la moitié du peuple américain juge nécessaire de croire en Dieu pour cultiver de vraies valeurs. Et 45% des Américains sont d’avis que Dieu a créé les êtres humains à peu près sous leur forme actuelle, il y a moins de 10 000 ans grosso modo. » (D’où la querelle toujours vive aux Etats-Unis entre créationnistes et darwinistes!)

R. BOUDON, dans son livre « Tocqueville aujourd’hui », rappelle que Tocqueville mettait déjà en exergue « l’exception religieuse américaine » en soulignant que le « désenchantement », comme nous disons aujourd’hui, y était moins marqué qu’en France et en Angleterre.

Décidément, la mondialisation n’efface pas l’histoire…

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18 commentaires pour « Le retour du religieux? »
  • deolinda garcia
    Le 26 Septebmre 2005 à 18 h 17 min
    Bonjour Monsieur Juppé.
    Religion = dictature de la foi, pouvoir, argent, exploitation de la crédulité pour servir des intêrets financiers, géo-politiques etc... Quel que soit l'endroit du globe.
    Les religions servent à manipuler les hommes et les femmes qui ne savent plus à quel "saint se vouer"... L'étiquette religieuse est un masque derrière lequel se cache des bisness man ou woman. La finalité c'est qui détiendra l'argent car l'argent = pouvoir.
    La religions n'est pas encore fini, puisque derrière pratiquement chaque conflit planétaire se cache encore une guerre de religion ! Le président des Etats Unis ne s'est-il pas aidé lui-même de cette "carte" pour légitimer son intervention en Irak. Alors que tout les livres prêchent l'amour fraternel, la bienveillance, la compassion... des familles sont dans la rue, les pauvres s'appauvrissent, les riches s'enrichissent. Egalité, fraternité, liberté ne sont que des mots. La bible dit : "C'est a leur fruits que vous les reconnaîtrez". benévole sur le terrain social à Bordeaux j'ai pu constater que chrétien ou pas l'indifférence règne, la fatalité, l'acceptation de situations individuelles, familliales inadmissible.
    Politiques qui se disent chétiens, croyant, religieux, a leur fruits je ne les ai pas reconnus !
    Simple petite humaine j'ai pris le parti de croire aux valeurs fondamentales qui comme un fil d'Ariane relient toute les religions, plutôt qu'aux humains cupides, qui se prétentent amis de Dieu. C'est pareil en politique !
    deolinda garcia
  • Nicolas Leyssieux
    Le 21 Septebmre 2005 à 13 h 53 min
    Très honnêtement, et pour avoir vécu aux USA, je vous confirme que la foi (Chrétienne) en Dieu des Américains constitue une force extraordinaire de positvisme et d'aptitude à l'action. A méditer pour la France qui est probablement le pays le moins croyant au monde (et l'un des seuls complètement laic), et qui est, comme par hasard, l'un des plus désanchanté et des plus pessimiste....
    Nicolas Leyssieux
  • Jean Marie Irigoyen
    Le 16 Septebmre 2005 à 17 h 08 min

    Que pensez vous de tels propos lus dernièrement:

    "Durant de longues années, j’ai pensé que l’écologie pouvait être de droite ou de gauche. Le vote de lois de protection de l’environnement par des gouvernements de droite comme par des gouvernements de gauche, une vision patrimoniale de l’environnement orientée sur la défense des paysages, des sites et des monuments historiques pouvaient faire illusion. L’évolution contemporaine est sans ambiguïté. La politique menée depuis 2002 démontre qu’écologie et gouvernement de droite sont incompatibles......................
    par Corinne Lepage "


    Pour mon compte, écolo sincère mais non vert, ayant appartenu un temps à Cap21, je suis heureux d'en être parti et d'avoir suivi son ancienne Secrétaire générale quand je lis de tels propos.....
    Jean Marie Irigoyen
  • Francois Truffart
    Le 14 Septebmre 2005 à 17 h 37 min
    VOus l'avez sans doute déjà reperé, le MOnde publie ce jour un article fort interessant de Daniel Cohen ("Le classement infamant des UNiversités francaises") qui fait l'hypothese d'une application en France et en Europe du modèle des Universités américaines, en soulignant leur implication et leur force institutionnelle dans la vie economique sociale et politique, connection qui s'explique par une approche (anglo-saxonne) tres differente de la place et du role de la science (des sciences) dans la societe . L'article souligne la necessité et les difficultés d'une restructuration du système au niveau européen. J'ai l'impression qu'encore une fois il y a beaucoup d'idee a prendre a l'Amérique mais que le modele n'est pas transposable tel quel. MA question est la suivante: L'exemple canadien constitue t-il un modele plus approprié a suivre pour des Europeens ? J'ai le sentiment que le Canada, qui a déja "digéré" l'Amérique dans beaucoup de domaines serait un exemple plus soft surtout si il s'agit de trouver de nouvelles idées pour la construction de Europe, confrontée au frein traditionnel que constitue le clivage entre pays latins et anglo saxons. Bien a vous de Los Angeles
    Francois Truffart
  • Ahmed REZGUI
    Le 14 Septebmre 2005 à 11 h 16 min
    Je ne comprend pas comment lors de la
    négociation de l'évacuation de GAZA,
    que la question des édifices religieux
    n'a pas été soulevés et traiter sur des
    bases saines. Ceci, aurait nous éviter
    ce spectacle de part et d'autre la désolation dans laquelle se trouve les
    ésprits.
    EHUD BARRAK dans un interview au Monde
    avait parlé de séparation avec une grande amertume, des larmes au coeur.
    Dommage, dommage, tout celà.
    J'y reviendrai sur cette question.
    Ahmed REZGUI
  • Pierre Franchi
    Le 13 Septebmre 2005 à 22 h 49 min
    Mr le premier Ministre,
    j'ai 35 ans, une famille unie,un travail interessant et pourtant je suis inquiet pour l'avenir de notre pays. Il me semble (au delà d'un certain climat de morosité entretenu par certains médias) que les Français ont peur de l'avenir. J'hesite certains jours à ouvrir mon poste de télévision car je sais très bien quels seront les sujets abordés (chomage, insécurité, etc....). Il y a un manque de repères pour certains et la perte des valeurs qui ont fait les fondements de la République. Aujourd'hui j'étais scandalisé (pour ne pas dire ecoeuré) de voir que dans le Nord de la France une école maternelle à été sacagée pour la cinquième fois en un an. Ayant moi-même deux enfants dans le primaire, j'ai imaginé quelle aurait été leur réaction. L'école reste j'en suis convaincu le meilleur facteur d'intégration et de mixité sociale (puisque le service national n'existe plus). Pour en revenir à cette école sacagée, je pense que pour les personnes commettant de tels actes il devrait y avoir des sanctions sévères car s'en prendre à l'école c'est pour ma part, s'en prendre à la République. Je me demande parfois ce que penseraient nos anciens, qui ont donné leur jeunesse et souvent leur vie pour la France, de ce que nous faisont de leur héritage.
    Je pense malheureusement qu'en France la plupart des hommes politiques sont plus préoccupés des futures échéances éléctorales que de la gestion du pays. Il faut parfois savoir prendre des décisions douloureuses même si le consensus n'y est pas. Bien entendu il ne faut pas que les sacrifices soient toujours du même coté. Aura-t-on la chance d'avoir un tel homme en 2007 ? Vu la tournure que prennent les choses j'en doûte déja....
    J'ai participé activement à plusieurs campagnes éléctorales dont 95 qui representait pour moi un formidable espoir de renouveau pour la France....
    Que d'espoirs deçus. Je ne parlerai même pas des éléctions municipales à Paris (j'y était également).
    La droite est-elle destinée a se déchirer éternellement et à faire de la "pulitichella" comme l'on dit en Corse (de la petite politique)?
    Tous se réclament de De Gaulle, parfois j'aimerai entendre ses commentaires............
    Malgré tout je garde l'espoir et vous adresse mes respectueuses salutations

    Pierre Franchi Bastia
    Pierre Franchi
  • Pina Katz
    Le 13 Septebmre 2005 à 19 h 05 min
    Chers amis,

    J’attire votre attention sur la parution d’un ouvrage épistolaire qui vient de paraître aux Editions Autrement :


    AVEC OU SANS DIEU
    Vingt étudiants en Europe : religions et laïcité

    Vingt jeunes Européens, vingt étudiants enthousiastes et curieux de tout, veulent savoir où en est leur continent de ses héritages spirituels, de ses pratiques religieuses, de la séparation des Églises et de l’État. « Quand nous employons les termes athée, agnostique, croyance, identité, sacré, laïcité, à quoi nous référons-nous dans chacun de nos pays ? Définissons les mots, dépoussiérons les notions, accordons nos lexiques ! » propose l’un des personnages de cette aventure épistolaire, à la fois métaphysique et fraternelle.

    Quelle est la véritable nature des liens entre les individus, les religions et l’État dans les pays de l’Union européenne ? Comment les croyances agissent-elles sur les sociétés, orientent leur évolution, cohabitent avec les démocraties ? Quelle est l’influence des cultes sur la vie culturelle, l’économie, la politique ? Comment, aujourd’hui en Europe, met-on en pratique la laïcité ?

    Au fil d’une correspondance documentée, et à la faveur de rencontres internationales,
    ils s’appliquent à définir et cartographier ce que l’on nomme aujourd’hui le fait religieux.
    La diversité de leurs convictions, qu’elles soient « avec ou sans Dieu », alimente tout au long de leurs échanges une réflexion de fond, tant sur la liberté de conscience que sur la situation des spiritualités et de la libre-pensée dans les démocraties d’Europe.

    Rien n’est acquis d’avance : le chemin de la valorisation des différences et de l’humanisme est semé d’embûches.

    Pierre-Jean Brassac est journaliste, romancier et essayiste. Il est passionné d’ethnologie et d’histoire de l’art. Il a publié Le royaume qui porte l’eau à la mer aux éditions Autrement en 2003.

    Le préfacier Jean Baubérot est président d’honneur de l’École pratique des Hautes Études et titulaire de la chaire « Histoire et sociologie de la laïcité ».



    Pina Katz
  • Dominique weill
    Le 13 Septebmre 2005 à 10 h 16 min
    Sur l'exception culturelle: c'est si fondamental , mais quand on voit le succes de " la ferme" ou toutes ces téléréalités , on est accablé, et c'est pas de l'élitisme, c'est un problème qui touche à la dignité de chacun, le monde du divertissement qui tue la vie.
    Il y a urgence à réagir.Mais comment. Voyez la Chine , l'Inde, la Russie, la Corée...
    Amélie Nothomb dans son dernier livre "Acide sulfurique" dénonce ça. Elle est conspuée par la critique, car il y a une addiction et des phénomènes de séduction , comme pour la publicité.
    Lutter pour ne pas devenir des marchandises, l'art compris, à moins quecela soit trop tard. Ne pensez-vous pas que ce phénomène économico-culturel soit irréversible ? Cordialement. DW
    Dominique weill
  • François BESSON
    Le 13 Septebmre 2005 à 09 h 25 min
    Le ministre délégué à l’emploi Gérard Larcher va recevoir aujourd’hui le PDG de Hewlett-Packard. Que vont-ils se dire ? Sûrement pas grand chose... Que résultera-t-il d’une telle rencontre ? Certainement rien... Dans un gouvernement digne de ce nom, c’est le ministre des finances lui-même, en charge de l’industrie qui aurait dû convoquer le patron du constructeur informatique. Pour lui dire quoi ? Quelques choses simples :

    que s’il ne renonce pas immédiatement au plan de licenciement de 1240 personnes, les services du ministère des finances vont ordonner immédiatement l’envoi d’un bataillon d’inspecteurs des impôts dans chaque filiale et dans chaque établissement de Hewlett-Packard en France pour un contrôle fiscal approfondi d’une durée minimale de trois ans.
    que le contrôle fiscal sera immédiatement étendu aux dirigeants de Hewlett-Packard, notamment le PDG, le ou les directeurs généraux, le directeur financier, le directeur des ressources humaines. Ceux-ci devront affronter une vérification approfondie et minutieuse de leur situation fiscale au regard de l’impôt sur le revenu et de l’ISF.
    que le ministère du travail va lui aussi envoyer un bataillon d’inspecteurs du travail dans chaque établissement HP pour vérifier en détail la conformité de chaque procédure de l’entreprise vis-à-vis du code du travail
    que les services préfectoraux vont déléguer des commissions de sécurité pour inspecter chaque local occupé par HP et vérifier sa conformité aux normes en vigueur
    que le ministre des finances va demander à titre discrétionnaire à l’URSSAF et à la Sécurité Sociale de lancer elles aussi des contrôles approfondis
    et, last but not least , que les services des douanes vont systématiquement inspecter pendant un an chaque container d’imprimantes ou de micro-ordinateurs en provenance des usines asiatiques de HP pour vérifier leur conformité aux normes européennes et françaises et que chaque appareil douteux sera bloqué en douane tant que HP n’aura pas apporté la preuve de sa conformité...

    Normalement, après avoir écouté le ministre, épongé son front, bu un verre d’eau et repris ses esprits, le PDG de Hewlett-Packard se rend immédiatement sur le plateau de TF1 pour déclarer au journal de 20 heures : “Je me suis entretenu aujourd’hui avec le ministre des finances. Dans un échange de vue cordial et constructif, ce dernier m’a convaincu de l’intérêt pour HP de conserver l’intégralité de ses emplois en France. Après concertation avec le président du groupe HP au niveau mondial, je suis heureux de vous annoncer que nous avons décidé de surseoir définitivement à tous les licenciements en France...”

    Oui normalement, un ministre des finances digne de ce nom pourrait faire cela et il ne fait aucun doute du résultat. Car il s’agirait de faire un exemple avec HP. Cette société, rappelons-le issue de la fusion de Digital Equipment avec Compaq puis de Compaq avec HP, a déjà par le passé supprimé des milliers d’emplois en France au titre des restructurations. Cette fois-ci, il s’agit pour HP qui engrange des des profits records et insolents de procéder à des milliers de suppressions d’emploi pour faire remonter le cours de bourse et valoriser les stock-options de quelques dizaines de dirigeants. Et de faire supporter le poids de ces suppressions d’emploi aux Etats concernés qui devront payer les indemnités de chômage. Il s’agit à l’évidence d’une agression économique inacceptable pour l’Etat. D’une déclaration de guerre économique non dissimulée. L’Etat a non seulement le droit de se défendre, mais le devoir de manifester le plus clairement possible son autorité.

    Les pratiques de HP sont emblématiques d’une dérive scandaleuse de la morale des industriels. L’Etat doit faire un exemple avec HP afin que les autres y réfléchissent à deux fois avant de l’imiter. En menaçant d’employer tous les moyens (légaux) à sa disposition en guise de représailles (pénibles). Contre HP, mais aussi contre ses dirigeants, puisque la finalité de ces opérations est bien d’augmenter leurs revenus. Quel DRH voudra s’occuper d’un tel dossier s’il sait qu’il encourt les pires des persécutions de la part des services fiscaux ?

    Voilà ce que doit faire Thierry Breton. Mais je rassure tous ceux qui pourraient s’effrayer de voir l’Etat réaffirmer un tant soit peu le minimum d’autorité qui lui reste : Thierry Breton n’a de ministre que le titre et ne fera rien. Ou plutôt si : quand il rencontrera le PDG de Hewlett-Packard dans un cocktail ou un autre, il lui tapera sur l’épaule et se raconteront une bonne blague, car ce sont de bons copains...
    François BESSON
  • bruno bourliaguet
    Le 13 Septebmre 2005 à 01 h 23 min
    Bonjour monsieur le premier ministre,

    C’est avec intérêt que je lis votre blog (est-ce bien le vôtre ?) depuis deux semaines. Vivant moi même l’expérience de l’expatriation (forcée) quebecoise depuis 5 ans je me permet quelques commentaires. Concernant l’exception culturelle, elle est vécue je pense différemment ici. Le cinéma et la chanson française se fourvoie dans un passéisme franchouillard qui révéle bien les peurs de notre société face à la mondialisation. Des films comme ‘Amélie poulain’ ou ‘les choristes’, les chansons à thème minimaliste ne me semblent pas une culture néo-française mais plutôt une nostalgie infertile. La culture québecoise concilie je pense son nationalisme et une vocation universelle. Un auteur de théatre comme Robert Lepage, Denys Arcand, Céline Dion, Luc Plamondon sont mondialement reconnus et n’ont pas eu besoin de renier leur racine, ni leur langue, pour réussir. Il propose seulement une œuvre, en employant un mot commercial, ‘exportable’ et traduisible. La France n’est plus à l’avant-garde culturelle car elle n’assume plus cet aspect et se complait dans une attittude de victimisation suicidaire. Les cinémas chinois, danois, démontrent cette capacité de toucher un large public tout en restant très différents des produits américains. La chanson, le cinéma québécois aussi.
    Concernant la défense de notre langue maternelle, si elle est importante, elle ne doit pas être un frein à l’universalité ni à l’humanisme, et de façon plus prosaique à notre place dans le monde. La compréhension mutuelle des masses mondiales passe par la connaissance d’une langue commune facilitant les échanges et le rapprochement des peuples. Vous considérez dans votre cours le rôle de plus en plus important des organisations internationales, cette langue commune (aujourd’hui l’anglais) n’est que la descendante des langues administratives des anciens empires (chinois, français, russe, latin, anglais …). Ces langues ont réussi à cohabiter avec des langues régionales et n’ont pas détruit ces cultures (en inde, en afrique, en asie …). Parler anglais, travailler en anglais parfois ne m’empêche pas de conserver ma langue maternelle, de la reconnaitre comme le terreau de ma culture. La connaissance de plusieurs langues m’enrichi, et c’est ce que beaucoup de quebecois ont compris et m’ont appris. L’anglais est enseigné en France comme un mal nécessaire, vu comme une menace insidieuse alors qu’il est une ouverture sur le monde, comme le français peut l’être pour un africain. Il nous faut aujourd’hui assumer notre bi-culturalité française et mondiale (même si c’est la culture anglo-saxonne qui prédomine aujourd’hui). Je trouve de plus ironique que la nation qui a au cours du XXième siècle pratiquement fini d’éradiquer ses langues régionales, et par la même des cultures orales centenaires, se pose en donneuse de leçon.

    Permettez moi de finir en vous conseillant de vous acheter rapidement une tuque et un bon manteau d’hiver, de nous souhaiter un automne flamboyant et de vous suggérer une visite en Gaspesie, magnifique à cette saison ...

    PS : les professeurs québécois ont l’habitude de proposer leurs notes de cours ou un Syllabus. Pourriez vous, je vous prie, faire de même sur le site de votre blog ?
    bruno bourliaguet
  • Yvan Cliche
    Le 12 Septebmre 2005 à 20 h 13 min
    Monsieur,

    Je prépare moi-même un blogue et je vous souligne que le mot blogue a été normalisé au Québec par l'Office de la langue française. Dans votre titre, vous utilisez la version anglaise du mot.

    Voici les références :

    Le point du GDT de l'OLF

    blogue n. m.
    Équivalent(s) English blog

    Définition :
    Site Web ayant la forme d'un journal personnel, daté, au contenu antéchronologique et régulièrement mis à jour, où l'internaute auteur peut communiquer ses idées et ses impressions sur une multitude de sujets, en y publiant, à sa guise, des textes, informatifs ou intimistes, généralement courts, parfois enrichis d'hyperliens, qui appellent les commentaires du lecteur.

    Sous-entrée(s) :
    synonyme(s)
    carnet Web n. m.
    cybercarnet n. m.

    terme(s) non retenu(s)
    blog
    journal Web
    webjournal
    joueb
    bloc-notes
    bloc

    Note(s) :
    Le blogue, qui est créé et animé généralement par une seule personne, mais qui peut aussi être écrit par plusieurs auteurs, se caractérise par sa facilité de publication, sa grande liberté éditoriale et sa capacité d'interaction avec le lectorat.
    Dans les blogues, auxquels on peut contribuer et apporter son point de vue, on publie des billets (courts textes) ou des articles (textes plus longs) dont le contenu et la forme, très libres, restent à l'entière discrétion des auteurs. Ils sont parfois accompagnés de liens externes, de photos, de dessins ou de sons. Les visiteurs ont généralement la possibilité de laisser un commentaire ou de compléter l'information. On y trouve souvent des liens qui renvoient ceux-ci vers d'autres sites, soit vers des blogues amis ou des sites de référence choisis.

    Dans la définition, l'adjectif antéchronologique veut dire que les textes du blogue sont classés par ordre chronologique inverse, c'est-à-dire que le plus récent texte publié apparaît toujours en premier, en haut de la page d'accueil.

    Le terme blogue, forme francisée de blog, a été proposé par l'Office québécois de la langue française (octobre 2000) sur le modèle de bogue, pour remplacer les termes anglais weblog (de web et log « journal, carnet ») et blog, très employés en français. Le mot blogue a permis la création de plusieurs dérivés, dont bloguer, blogueur et blogage, qui sont de plus en plus répandus.
    Bien qu'elle soit souvent utilisée par des francophones, la graphie blog (emprunt intégral à l'anglais), qui est mal adaptée sur le plan graphique (le suffixe -og n'existe pas naturellement en français), n'a pas été retenue et est déconseillée en français.
    Les termes journal Web et webjournal, parfois utilisés comme équivalents français de blog, n'ont pas été retenus pour désigner cette notion. En effet, comme ils désignent déjà un journal publié sur le Web par une organisation, leur utilisation pourrait porter à confusion.
    Bien qu'amusant, le mot-valise joueb (contraction de journal et de Web) n'a pas été retenu en raison d'une concurrence inutile avec blogue et de son lien avec journal Web, terme non retenu pour la présente notion.
    En France, le terme bloc-notes et sa forme abrégée bloc ont été adoptés, le 20 mai 2005, par la Commission générale de terminologie et de néologie comme équivalents français de blog. En raison de leur manque de précision, de leur inaptitude à produire des dérivés adéquats et d'une concurrence inutile avec le terme blogue, déjà utilisé par un grand nombre de francophones, ces deux termes n'ont pas été retenus pour désigner la présente notion. De plus, le terme bloc-notes (ou ordinateur bloc-notes) est déjà utilisé en informatique pour traduire notebook (ou notebook computer) et désigne un petit ordinateur portatif dont les dimensions s'apparentent à celles d'une feuille de papier A4. Bloc-notes (notepad en anglais) est aussi le nom d'un accessoire de Windows, un traitement de texte élémentaire avec lequel on peut créer des documents simples.


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    [Office québécois de la langue française, 2005]
    Yvan Cliche
  • François MECHERI
    Le 12 Septebmre 2005 à 19 h 55 min
    Lundi 12 septembre 2005

    Eloges des mégafusions … ? OUI, quand elles ne tournent pas au cauchemar
    Consultant pour la première fois votre blog-notes, j’en apprécie la richesse quant aux thèmes abordés ( l’Europe, l’Afrique, la Chine, la Pac, la diversité culturelle, les élites, le pape; le bonheur etc...), autant de thèmes humanisés à la lumière de vos propres nouvelles, lesquelles nous renvoient du Canada un grand bol d’air pur et un sentiment de grand large. Toutefois ( à n’en pas douter ), même en l’absence de forêts boréales, de grands lacs s’étendant à perte de vue, d’Iroquois, d’ours noirs ou bien de castors; notre douce France demeure un pays d’exception.

    Ceci étant, permettez-moi de revenir sur votre article intitulé « Champions français », lequel n’a pas suscité beaucoup de réactions. Vous sembliez y faire l’éloge des mégafusions en soutenant la thèse selon laquelle « la France fait davantage ses emplettes à l’étranger que l’inverse » …. phénomène qui, d’après vous, devrait diminuer le pessimisme ambiant, très largement répandu par nos Cassandres nationaux, au vu des délocalisations. Sur le principe, je partage votre opinion mais je souhaiterai en réduire la portée. En effet, je comprends quelque part votre enthousiasme pour les « méga-deals » ( aujourd’hui Suez, Saint-Gobain, Pernord Ricard, etc .. qui ont le vent en poupe ), car les champions d’aujourd’hui ont souvent été construits à grands coups de croissance externes. On en veut pour preuve Total, Sanofi-synthalbo, Renault, Axa, le groupe Bnp-Paribas en France. Au niveau international, les géants Unilever, General Electric, Citigroupe sont également des modèles du genre. De plus, il convient d’observer que les industriels, encouragés par la bonne tenue de leurs cours, commencent à revenir dans la course aux opérations de fusions-acquisitions, jusqu’alors monopolisées par les fonds d’investissement.

    Mais, à contrario, il ne faut pas oublier que les apports partiels d’actifs, fusions et autres modes d’acquisition restent des opérations à hauts risques. Pour exemples, il convient de rappeler la déperdition de valeur du Crédit Lyonnais, notamment liée à l’achat de la MGM, de Vivendi Universal avec sa myriade de filiales acquises à prix d’or, de France télécom ou bien de Thales dans l’acquisition, au prix fort et sauf erreur de ma part sans aucunes garanties, de Racall ( pour s’en convaincre, il suffit de consulter les bilans et comptes de résultats, et plus particulièrement le poste « écarts d’acquisition » ). Dans le prolongement, on pourrait aussi rappeler la déconfiture d’Alstom suite à l’acquisition désastreuse de l’activité de turbines d’ABB, également de Rhodia qui doit une bonne part de ses déboires à des opérations de croissance externe. Idem pour CapGemini , qui parviendrait tout juste à se redresser après avoir payé début 2000 plus de 11 milliards la firme de conseils Ernest&Young, pour laquelle on ne sait plus très bien si le métier de base est l’organisation en entreprises, le juridique ( Et ) ou bien l’audit comptable et le commissariat aux comptes, etc…

    En conclusion, autant dire que ce genre d’opérations peuvent très vite tourner au cauchemar quand elles ne répondent pas réellement à une véritable stratégie industrielle, commerciale et financière. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que même en cas de réussite, quand bien même ces opérations se traduiraient par une valorisation du capital ( par augmentation des soldes intermédiaires de gestion, des capitaux propres et de l’actif net des bilans consolidés ) il n’en reste pas moins qu’elles s’accompagnent bien souvent par des réductions d’effectifs et des effets dévastateurs à retardement.

    Mille fois pardons pour ce regain de pessimisme, volontairement exagéré, mais j’ai eu à connaître une infime minorité d’opérations de cette nature qui avaient essentiellement pour objectif de mettre en place des systèmes de split payroll ( rémunérations des dirigeants via la création de filiales étrangères ) ainsi que de brouiller l’existence de conventions dites réglementées, qui obéissent à des procédures de ratification assez contraignantes.

    En définitive, sauf exceptions, je crois qu’il serait plus judicieux pour nos entreprises et investisseurs de rechercher des « poches » de croissance et de profits via la conquête de nouveaux marchés que par rapprochements d’entreprises déjà existantes, surtout lorsqu’elles sont payées au prix fort et sans réelles garanties. Oui, à cet égard, l’on serait bien mieux inspiré à développer des courants d’affaires avec certains pays dits émergents et en forte croissance, où l’ouverture et la libéralisation de l’économie sont aujourd’hui devenues une réalité. A titre d’exemple, je veux citer l’Algérie, dont l’atout majeur est la proximité géographique, linguistique, historique, et où tout reste à construire. A ce titre, je me rappelle les propos de certains cassandres qui, il y a une dizaine d’années, prétendaient que pour aller investir en Afrique, il fallait être fou ou visionnaire. Or, quelques années plus tard j’ai eu l’occasion de revoir certains de ces investisseurs, qui étaient passés à l’acte et qui avait très dignement gagné leur vie. Mieux encore puisque, nonobstant leurs fructueux retours sur investissements, ils avaient réussi à donner quelque part un vrai sens à leur vie ( ...).

    En versant cette modeste contribution j’espère pouvoir réactiver ce débat, qui mérite un tant soi peu de prendre position.

    Hé, plus important encore (SIC), je tiens à votre disposition la photographie que nous avions fait sur la plage de Coutainville, quelques jours avant votre départ pour les contrées québécoises ...Puis-je l’envoyer sur Paris ?

    Très Cordialement.

    François MECHERI
    François MECHERI
  • Nicolas GOUMAIN
    Le 12 Septebmre 2005 à 16 h 17 min
    Lorsqu'on ne regarde pas le sondage dont vous parlez Monsieur le Premier Ministre, mais que l'on essaye de regarder les comportements dans la société, je serai plus pour dire qu'il y a surement le retour d'un certain religieux, celui des extremismes.....juif (voir situation en Israel), musulman, chretien (catholique et protestant en Irlande). C'est en cela effectivement que l'on parle beaucoup de religion (ou disons à cause d'eux).Mais dans notre monde il est une religion qui n'en n'est pas une, qui domine toutes les autres et qui effectivement dispose de "pas mal de division" c'est la religion de la consommation; Il faut aujourd'hui être un bon consommateur.....
    c'est aujourd'hui la seule religion dont on voit croitre les effectifs.....
    Quant aux religions traditionnelles, je pense au contraire qu'en effectif elles regressent tant chez les Chretiens que chez les juifs voir chez les musulmans;
    Par contre effectivement, il semble que dans les déjà "inscrits", les effectifs se radicalisent serieusement, peu etre à cause du fait que mondialisation + société de consommation + éducation des masses + science = diminution de la vocation religieuse; il est difficile d'admettre aujourd'hui qu'il y a 500 ans, enItalie lorsque vous disiez que la terre était ronde, vous finissiez sur le bucher!
    Non je ne suis pas franchement d'accord avec Malraux, (lequel n'a pas connu la globalisation); en nombre les religieux régressent; Par contre effectivement il y a toute une population dans chaque religion qui est en train de se radicaliser d'une manière inquiétante.......
    Mais je ne suis pas certain de détenir la vérité......

    Ps: pas de regret Monsieur le premier Ministre, nous avons un vilain temps aujourd'hui à HOSSEGOR, par contre la mer est très belle......
    Nicolas GOUMAIN
  • Rolland Geiling
    Le 12 Septebmre 2005 à 14 h 57 min
    Bonjour Monsieur Juppé,

    Permettez-moi de réagir.
    Monsieur Dominique Wolton mentionnait dans l'un de ses ouvrages (L'autre mondialisation) les effets négatifs et parfois contradictoires de la globalisation de la communication notamment internet. En effet, selon M. Wolton, l'information, parce qu’abondante et planétaire, amènerait les récepteurs (nous) à cultiver nos différences par rapport à d’autres cultures et donc par le fait même nous conforterait dans nos modes de vie. Un retour vers le conservatisme ainsi que la religion serait, donc, alimenter par notre désir identitaire.
    Je m’interroge, tout comme vous, sur les le retour du conservatisme aux Etats-Unis et à l’avenir des sociétés européennes face à cette autre globalisation.
    Selon vous, est-ce que l’Europe pourrait réagir de la même façon que les Etats-unis face à ce phénomène de globalisation?

    Mes salutations.


    Rolland Geiling
  • Antoine MUSEREAU
    Le 12 Septebmre 2005 à 10 h 25 min
    Ce qui est saisissant je trouve , c'est le "paradoxe" a priori qu'il y a entre d'une part la société toujours plus matérialiste et le besoin de plus en plus important du "spirituel" (mais pas de la religion). Le problème c'est l'émergence de courants spirituels qui piochent dans les différentes religions certaines idées séduisantes. Mais cette dérive est à mon sens dangereuse, car la religion est un tout.Cette dérive révèle les mentalités aujourd'hui : on veut tout de suite ce qu'on aime, ce qui touche notre seule sensibilité, le reste on lévacue. C'est le contraire de l'engagement. Cette dérive est un mensonge aux questions essentielles que se pose l'homme sur le sens de sa vie.L'homélie du Pape Benoit XVI cet été à Cologne m'a beaucoup interéssé, en particulier, sur les risques du relativisme.

    Merci de vos réflexions, coup de coeur et autres. Bon courage pour vos cours. A quand votre retour "aux affaires" ? Y a du boulot !
    Antoine Musereau
    Antoine MUSEREAU
  • Yves RICHARD
    Le 11 Septebmre 2005 à 23 h 32 min
    Bonsoir,
    j'ai lu votre article sur la baisse de l'intérêt des Européens pour tout ce qui est de l'ordre du religieux. Il est vrai que notre histoire récente, en Europe, est une sorte de mouvement pour sortir du religieux. Ce mouvement, qui plonge ses racines dans la révolution Française, a abouti de façon tantôt raisonnable comme par la loi de 1905, mais aussi dans les délires apocalyptiques qu'ont été les grands totalitarismes de notre siècle. Ce mouvement s'est ensuite approfondi en Europe de l'Ouest, notamment grâce à la grande influence du parti communiste dans cette région durant l'après-guerre, jusque dans les années 80. Pourchassées par le meilleur comme par le pire, les grande religions du continent ont connu un indéniable repli. De plus, ce repli ne peut être constaté aux Etats Unis, ce qui ne me semble pas si paradoxal. Mais il ne faut pas non plus se fier aux seuls chiffres. En effet, en Europe, les religions, sous le feu des critiques, et surtout les meilleures d'entre-elles, ont opéré, dans cette période de quasi-clandestinité, un examen de conscience très profond, se sont rappelées les sources de leurs fois. Elles se sont exprimé de façon plus raisonnée, et se sont trouvées épurées de toute la composante bêtement normative et sociale dont au cours des siècles, elles avaient fini par s'encombrer. En un mot, elles ont opéré une sorte de mutation. L'exemple le plus spectaculaire est le fameux aggiornamento de Jean XXIII. Aussi, si les religions en Europe sont un peu en difficulté, il n'en reste pas moins qu'elles présentent un potentiel énorme d'influence positive et constructive sur notre civilisation. Soumises à moins rude épreuve, les Eglises américaines sont-elles porteuses de la même richesse ? En tous cas, il ne faut jamais s'en tenir aux chiffres.
    Bien à vous
    Yves RICHARD
  • Marcel-Jacques Bernier
    Le 11 Septebmre 2005 à 12 h 28 min
    M. Alain Juppé,

    J'estime que Baruch de Spinoza a parfaitement raison de vouloir séparer l'État et toutes les formes d'Églises (et dans cette dénomination j'inclus les trois grandes religions monothéistes).
    Ici, au Québec, je milite pour que notre constitution comprenne cet article bien précis :

    Article 11

    Liberté de religion et de conscience

    Chacun et chacune dispose de la liberté de religion et de conscience.
    La liberté de religion et de conscience comprend le droit de confesser et de pratiquer une religion, le droit d'exprimer ses convictions et le droit d'appartenir ou non à une communauté religieuse. Nul n'est tenu de pratiquer une religion contrairement à sa conscience.
    Je pense sincèrement que cet article permettra à tous et toutes, chacun, chacune, de se sentir à l'aise avec ses convictions personnelles.
    Vôtre.

    Marcel-Jacques Bernier
  • laurent robert wang
    Le 11 Septebmre 2005 à 00 h 02 min
    Le retour du religieux… De quoi parle-t-on ?
    Du regain d’intérêt pour la structure créatrice d’identités sociologiques ?
    Du renouveau de l’usage politique que certains individus peuvent en faire…
    De l’intérêt grandissant des jeunes pour la spiritualité dans un monde consumériste ?
    Le mot « religieux » recouvre des réalités bien diverses et surtout guère compatibles.
    Et si nous parlions maintenant du retour de cette quête spirituelle ?
    Voilà un bien beau sujet pour votre blog…
    Bonne journée
    Laurent, Versailles
    laurent robert wang

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé

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