Blog Notes d'Alain Juppé

Les critères du bon sens

Publié le 22/03/2005 par Alain Juppé

Nous protestons contre les critères du pacte de stabilité et de croissance qui nous obligent à ne pas dépasser un certain niveau de déficit et d’endettement. Est-ce que cela veut dire que, si le pacte de stabilité n’existait pas, nous pourrions nous en donner à coeur joie?
C’est le bon sens qui nous commande de limiter notre déficit. Car, pour le financer, la France doit s’endetter. Si nous continuons dans cette voie, notre crédit en prendra un sacré coup, et nous emprunterons de plus en plus cher (voir l’article du Monde du 22 mars, intitulé: « Si rien ne change, la dette de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis pourrait s’envoler » … et les obligations que l’Etat français émet devenir des « junk bonds », c’est-à-dire du papier à hauts risques) .
Par dessus le marché, nous ferons supporter à nos enfants des charges écrasantes.
Mais c’est tellement facile de faire porter à l’Europe le poids de tous les péchés! Demain, si le temps se gâte, ce sera sans doute la faute à Bruxelles.
22/03/05

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13 commentaires pour « Les critères du bon sens »
  • Thierry Beer Demander
    Le 27 Avril 2005 à 18 h 53 min
    Je n'ai ni les competences et encore moins la formation et les moyens d'analyse, mais je suis persuadé que les multiples greves dans les secteurs relativement protegés ont supprimé plus d'emplois que de developpement d'activités salariales.
    Que sont devenus les emplois des chantiers navals, de la siderurgie, des dockers, des compagnies maritimes, de la presse, du textile, des mines etc.
    Je ne vois jamais personne communiqué sur ce sujet et certainement ouvrir les yeux des revendicateurs si sures de la defense des acquis sociaux! A moins que cela ne soit pas politiquement correct!
    Honte à ceux qui bloque l'ile de Beauté et entraine la sncm deja largement deficitaire à la faillite sur le dos des contribuables Français!
    Thierry Beer Demander
  • Simon Klotz
    Le 25 Mars 2005 à 11 h 16 min
    J'ai quitté le France en 97 avec un certain raz le bol de la logique d'assistanat de mes concitoyens, le refus d'évoluer et plus grave de coopérer à un projet commun pour la france, avec nos politiques et non sans cesse dans la critique. Je ne veux pas généraliser, bien sûr, mais la tendance est forte et en tout cas tellement relayée par les médias que la moindre lueur de changement provoque une levée de bouclier. En tant que citoyen francais, européen, je souffre personnellement de cette situation. Je sens que nous ne sommes pas solidaire d'une évolution nécessaire et le déficit 0 en fait partie, c'est certain. Cet endettement qui gruge les énergies de la nation à tout les niveaux - est en fin de compte un choix délibéré des citoyens et c'est le plus mauvais qu'il soit. C'est choisir de ne pas "prendre sur soit" en bref de ne pas être responsable. En 97 donc je me suis rendu au Canada dans ma famille paternel - ce qui est facilité par ma double nationalité Franco-canadien - et j'ai découvert une dynamique basé sur un échange clair, simple, direct entre ce que coute un service publique, ce que l'Etat peu payer ou non et ce que le citoyen doit assumer comme part de responsabilité dans cet échange. Pas de paternalisme, pas d'infantilisme, ici nous sommes dans une relation d'adulte conscient qu'il y a comme dans toute balance comptable, un débit-crédit,un passif-actif et que cette notion de base de la loi d'économie ne donne pas lieu a des interprétations passionnelles, psychologiques. Bon, la période d'ajustement a été dur certes ! D'une année sur l'autre les budjets ont été revus selon ce que la province/gouvernement avait réellement un caisse ! C'est ainsi qu'il y a eu des réductions drastiques ... je l'ai dit, ca été dur, oui ... cependant, au lieu de donner lieu à des attitudes réactionnelles cela a été pour chacun une maniere de montrer sa solidarité envers la collectivité. Et c'est ce qui s'est passé. Sans ralleries chacun à pris ses responsabilités et dit ok, pour les petits bobos on va se démerder, on ne va pas saturer les services d'urgence, pour tel subvenbtion de la culure supprimée on va chercher du partenariat auprés de producteurs/distributeurs, pour la recherche l'industrie s'est mise a financer des labos pour les étudiants - et à les rémunérer au passage - etc ... tout s'est bien passé, sans heurs, sans ressentiments envers l'Etat. Parce qu'il était clair que l'intérêt de l'Etat - là bas la province/le gouvernement - c'est aussi l'intérêt de chacun de nous: aucun doute à ce sujet dans les esprits. A mon sens, cette notion est fondamentale pour se sentir pleinement concerné par la démocratie que nous cherchons à incarner en France, en Europe.

    Simon Klotz
  • nicolas belot
    Le 25 Mars 2005 à 00 h 49 min
    Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Juppé, une évidence semble s'imposer au travers des sondages récents: le non référendaire s'avance à pas de velours, aussi sournoisement que grippeminaud devant sa proie. L'animal politique ne devrait-il pas alors adopter une posture, promouvoir un sentiment d'exaltation pour l'Europe?
    Comment faire adopter un texte à vocation historique en ne le montrant pas sur la scène politique? En France la colline européenne ne semble plus très inspirée.
    Alors comment faire voter oui autrement qu'en combattant le non? Ne serait-il pas nécessaire d'encourager à l'Europe, d'exalter un sentiment d'espérance, public et sincère, dans cette construction positive?
    Plutôt que d'adopter une stratégie consistant à évoquer le sens de l'histoire -ou bien la fatalité, le non choix- pourquoi ne pas adopter la stratégie de l'inscription volontaire et consciente dans cette même histoire? Je crois, bien immodestement, qu'il serait bon de parler à l'"intérieur" de chaque français et de ne pas lui proposer ce que notre droit appellerait avec beaucoup d'élégance "une contribution volontaire obligatoire". ...Faire aimer l'Europe...et en oublier les démons familiers. Si le pari est ambitieux la victoire n’en est pas moins promise. N'y a-t-il pas là une sage déraison?
    nicolas belot
  • vincent DUBECQ
    Le 24 Mars 2005 à 23 h 12 min
    Dans le cadre de la nécessité de l'Europe et du pacte de stabilité, j'ai vivement apprécié la lecture de l'article de Philippe Manière, intitulé "Le complexe du pharaon" dans le mensuel Enjeux les Echos de ce mois-ci
    Bravo pour votre blog vivant et convivial
    vincent DUBECQ
  • Jean-Luc Bereda
    Le 24 Mars 2005 à 19 h 41 min
    La bas au bout du Monde
    La bas au bout du Monde c'est un ailleurs qui pourrait etre ici mais qui nous depayse a mesure qu'on s'eloigne de nos vicissitudes quotidiennes. C'est un petit sentier qui serpente sur la corniche et surplombe une crique ensoleillee aux 4 vents. On y arrive apres des heures d'aeroport et de voiture de location. Ainsi la technologie humaine s'est industrialisee pour me permettre d'admirer a prix casse ce que la nature a trace d'un toussotement de volcan il y a des siecles, quand je n'etais meme pas a l'etat de projet pour mes parents. Ici on commencerait a croire en un Dieu, tant de magnificence laisse croire que la main d'un Dieu ou une Deesse a sculptee ce paysage magnifique qui se perd a l'horizon. Si la main d'un Dieu est capable d'une telle beaute alors suis je dans une Eglise a ciel ouvert ? Mais si c'est vrai ou sont les Dieux qui pourraient reparer ce que les hommes prennent un malin plaisir a defigurer ? Je ne suis pas ecolo mais plus le temps passe et plus je ressent ce sentiment d'impuissance et d'admiration devant ces oeuvres qu'une main experte a taille a coup de burin. Tandis que je serpente sur le sentier, ma petite Nissan refroidit son moteur a l'ombre. J'attends et j'ecoute le vent. De la falaise, au loin les bateaux se perdent dans la brume et mon esprit se repose. Ici pas de Raffarin, pas de JT de 20h, pas de cactus moderne, seulement la nature, le vent, la mer, les oiseaux. Ca doit etre ca la vraie vie, une cahute au bord de l'eau, un hamac, et puis la nature a l'etat brut. Agulo. Village du bout du Monde...

    Marcel.
    Jean-Luc Bereda
  • P Leclercq
    Le 24 Mars 2005 à 11 h 37 min
    Mr le premier ministre
    Cher alain …
    Voici l’article en question :
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],[email protected],0.html

    [[ ….Un peu de politique-fiction. Nous sommes quelque part entre 2020 et 2025. L'agence américaine Standard & Poor's, qui attribue des notes à la dette de tous les pays du monde, vient de dégrader celle de la France. Ce n'est pas la première fois. Depuis 2010, l'Hexagone ne cesse de la voir baisser. Mais cette fois un cap a été franchi : la France est tombée dans la catégorie "spéculative", avec une note S & P BB, celles qu'avaient en 2005 les Philippines ou l'Inde. Sa capacité à rembourser sa dette, en capital comme en intérêt, revêt désormais un caractère spéculatif. Et les obligations qu'elle émet ont les caractéristiques des... junk bonds (obligations à hauts risques).
    Dans ces conditions, les dettes et déficits publics vont s'envoler. La dette américaine représentera ainsi 239 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2050, contre 65 % en 2005 .En France, la dette montera à 235 % du PIB, contre 66 % aujourd'hui, en Allemagne, à 221 % contre 68 %, et au Royaume-Uni, à 160 % contre 42 %. Avec de tels chiffres, donc, difficile d'échapper à la catégorie dite "spéculative"...]]

    Je remarque quand même une contradiction dans cet article, car en matière de déficit abyssal du commerce extérieur les USA en 2005 sont déjà world champion !!! Alors comment tout cela tiens-il debout ???

    [ chronique agora ]
    [[ En année pleine, le déficit US cumulé devrait avoisiner les 630 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB du voisin mexicain... ou encore de l'Inde. Pour prendre une référence encore plus parlante et d'une actualité brûlante, il s'agit de la moitié du PIB de la Chine (ou de l'Italie)... et selon les calculs de l'Insee, de celui des régions Ile-de-France + Normandie en 2004.
    L'Amérique et ses 300 millions d'habitants peuvent donc afficher un solde débiteur équivalent au PIB de l'Inde et de ses 1,1 milliards d'habitants (ou de la totalité des pays d'Afrique) sans que le reste de l'humanité se montre exagérément inquiet. Il faut bien une locomotive pour tirer les deux cents wagons dont le drapeau national flotte sur le parvis de l'ONU.
    Après tout, le déficit commercial US ne représente que 6% de son PIB. Cela demeure un ratio qui fait rêver des pays comme l'Argentine ou l'Australie. Il existe cependant une autre façon de présenter les choses et qui met davantage en relief le "léger problème structurel" auquel se trouve confronté les Etats-Unis : les exportations ont régressé à 95,5 milliards de dollars, malgré le recul de 3% du billet vert sur la période considérée, tendis que les importations ont explosé à 155,8 milliards de dollars, du fait principalement du gonflement de la facture pétrolière -- un phénomène voué à devenir récurrent vu la baisse inexorable de la production nationale, malgré la montée en puissance de l'Alaska.
    Un rapide calcul permet immédiatement de constater que pour rééquilibrer la balance, et en considérant que le rythme des importations correspond à une hypothèse de croissance sympathique de +4% par an, il faudrait que les USA exportent 60% de plus qu'ils ne le font actuellement. ]]


    Alors pour moi, il est évident que le fait d’être le gendarme du monde avec 16 portes avions de la classe Nimitz permet de se faire respecter et de faire respecter sa monnaie … et de faire de la diplomatie de la canonnière au niveau planétaire. De plus la route de l’or noir est sous contrôle quasi total maintenant.
    Pour caricaturer j’ai envie de dire, que le fait que les USA soit a la foi grande puissance économique et super puissance militaire, leur donne un bonus joker au niveau mondial et leur permet de faire du $ une arme économique..
    Le décrochage récent de 30 % de l’euro/yen par rapport au $ en est l’exemple.
    Ce en quoi l’assouplissement du pacte de stabilité est une bonne chose car elle permet de redonner a l’économie francaise une marge de manœuvre.
    A nous de ne pas la gaspiller. Avoir de dettes n’est pas un problème si l’argent est investit correctement. par contre si on va au casino ou si on s’achète des voitures de sport c’est plus dur pour rembourser après …
    [ A moins d’avoir achete une voiture blindee … ]
    Cordialement.







    P Leclercq
  • Pierre Hauptmann
    Le 23 Mars 2005 à 22 h 05 min
    Monsieur Juppé, il faudrait effectivement balayer devant sa porte au lieu de s'en prendre à l'Europe. Si le non passe c'est à mon avis avant tout pour donner une leçon aux hommes politiques français et en particulier à ceux de droite incapables d permettre l'expression de la créativité industrielle et la motivation des entrepreuneurs et salariés. Je crois que ce n'est pas la peine d'essayer de détailler la fuite en avant par toutjours plus de réglements d'une fonction publique pléthorique et parasite, la redondance des structures locales, la gabegie de l'argent public, le boulet que constitue les syndicats de la fonction publique, l'assistanat généralisé, l'arnaque des intermittents du spectacle ... pour quels résultats actuellement ?
    Salutations. PH
    Pierre Hauptmann
  • jacques deisting
    Le 23 Mars 2005 à 16 h 35 min
    Je suis considéré comme un nanti car parmi les salariés français bénéficiant de la participation.
    En 2000 j’ai touché 1500 euros (10 000 francs car en 2000 nous étions en francs) de mon entreprise sous forme d’action d’une valeur de 150 euros soit donc 10 actions.
    Aujourd’hui ces actions sont libres le délai de 5 ans étant atteint ; mes actions valent 23 euros soit donc un capital de 230 euros.
    Cherchez l’erreur.
    jacques deisting
  • asbed kechichian
    Le 23 Mars 2005 à 14 h 55 min
    Bonjour
    Mon message va dans le sens de votre analyse : Il est temps que nous prenions conscience que c'est dans nos actions, dans notre implication, dans notre travail que nous faisons la France et l'Europe. C'est en travaillant et en réflechissant que l'on comprend qu'il faut des rêgles et qu'il faille les respecter. Bien entendu, face à des enjeux si globaux que le pacte de stabilité qui relèvent de la macro-économie, nous avons souvent l'impression que les évènements nous dépassent, que les décisions sont prises "loin", que "l'on ne changera rien". Et bien je ne suis pas d'accord, je pense que comme l'effet papillon, qui sous-entend qu'un battement d'aile de papillon à un bout de la planête puisse provoquer un typhon à l'autre bout, le travail et l'implication de chaque citoyen dans la vie de son pays se reflète finalement dans ces grandes décisions. Au lieu de réfléchir et d'amener sa pierre aux enjeux de notre pays, certains préfèrent pester et jurer contre Bruxelles, contre l'état, contre les impôts ou contre tout ce qu'il est de bon ton de critiquer : or ce sont les rêgles de nos démocraties si douces qui s'y font et s'y appliquent; certes elles ne sont pas parfaites, elles peuvent s'améliorer, mais de grâce, impliquons nous ! Travaillons, votons, réfléchissons, informons-nous, c'est si facile !
    asbed kechichian
  • Damien Jasseron
    Le 23 Mars 2005 à 13 h 10 min
    Bonjour M. Juppé. C'est toujours avec plaisir que je viens sur votre blog. Votre prise de position sur le pacte de stabilité me semble tout à fait correcte. En effet, il n'est jamais bon de vouloir toujours s'endetter et si le pacte de stabilité est là, c'est bien pour que les dirigeants de l'Union le comprennent. Tous ont fait des efforts. Vous avez essuyé les plâtres pour qualifier la France dans la Zone Euro et vous en avez payé le prix. La France aussi puisque les Socialistes sont arrivés au pouvoir et ont commencé une politique pour laquelle le pays n'était pas prêt. On en voit le résultat aujourd'hui avec des réformes toujours repoussées car impopulaires (peut-être mal comprises). Tout ceci a un coût. Alors, je sais bien que le gouvernement de M. Raffarin fait tout ce qu'il peut pour sauver une nouvelle fois le bateau France du marasme socialiste mais qui va payer la facture ? Toujours nous... Mais ce qui m'inquiête encore plus, c'est que certaines réformes ne sont pas faites (notamment une réforme en profondeur de l'Etat et de son train de vie) et nos enfants, nos petits-enfants... auront la lourde charge de payer les erreurs du passé. Il faut vraiment retrousser les manches et se mettre au boulot. Tant pis si les conséquences politiques ne sont pas bonnes. L'essentiel, et les Français le comprendront, c'est de faire une politique qui va dans le sens de l'intérêt général et qui permette à la France de s'épanouir au sein de l'Union européenne. Celle-ci n'est d'ailleurs pas un boulet pour la France mais bien une chance. Alors, je profite de l'occasion pour dire OUI, dites OUI à la Constitution européenne qui garantit un fonctionnement équilibré des institutions nationales et européennes.
    Damien Jasseron
  • jacques Latrille
    Le 23 Mars 2005 à 12 h 20 min
    vous avez raison de dire que les gens pensent que tout ce qui va mal vient de l'Europe mais n'estce pas la faute de beaucoup de responsables politiques et administratifs notamment au niveau des collectivités locales qui n'ont jamais vraiment dit tout ce qui revenait aux fonds FEDER dans ce qu'elles distribuaient à l'intérieur d'enveloppes sensées provenir de leurs propres ressources : saupoudrage entre les crédits d'Etat présentés sous formes "d'outils" : chaque Direction Régionale ayant son SGAR répartiteur, l'Anvar , et ceux de la de la Région , du conseil général etc...
    Reservant à l'Europe "empécheuse de tourner en rond" tous les interdits ( vous connaissez bien les problèmes des chasseurs , la tva des restaurateurs sans parler de la suppression des crédits pour les vaches corses virtuelles etc...)
    Sur ce terreau il est facile aux tenants du non de proférer des contre- vérités difficiles à contrer et beaucoup plus difficile aux défenseurs du oui d'être convaincants ( celui que j'ai trouvé le plus clair pour l'instant a été Delanoé dans une émission de télé récente .
    jacques Latrille
  • nicolas le léon
    Le 23 Mars 2005 à 11 h 52 min
    Vous avez raison de souligner qu'il n'est point nécessaire d'un gendarme européen pour que l'état français gére ses finances en bon père de famille.
    Cependant en vous lisant deux questions me semblent devoir être posées.
    En premier lieu on peut s'intérroger sur ce qu'aurait été la situation financière française si le pacte de stabilité n'avait pas encadré et limité la politique des dépenses publiques.
    Et surtout comment concilier votre discours avec une hausse salariale dans le secteur public financée selon toute vraisemblance par les recettes d'une croissance économique propre au seceur privé?
    Chaque jour, on nous assène que l'avenir financier de notre pays est tributaire de la croissance, en occultant le fait que cet avenir dépend également de l'affectation des produits de cette croissance.
    Quant les hommes politiques auront-ils le courage, tel que celui qui vous a caractérisé lors de la réforme de l'assurance maladie, de ne peux plus gouverner à très court terme au gré des mouvements d'humeur de l'opinion.
    Pour exemple, ne faudrait-t-il pas un jour supprimer cette dichotomie entre le secteur public et le secteur privé dans l'objectif d'une justice simplifiée, de finances allégées et d'un état soumis aux mêmes impératifs, sous réserves de ses pouvoirs régaliens, que ses concitoyens.
    En bref, l'exception française est-elle toujours bien fondée?
    nicolas le léon
  • frederic godfrin
    Le 22 Mars 2005 à 21 h 53 min
    L'europe a malheureusement bon dos et j'ai bien peur que cela ne nuise au referendum... Et elle sert de bouc-emissaire tant au grand public qu'a nos dirigeants... En effet il est facile de laisser courir la rumeur selon laquelle l'inflation de ces dernieres annees et la baisse du pouvoir d'achat qui s'en suit est imputable au passage a l'euro! Cela permet de cacher -certes en partie- la navrante inefficacite gouvernementale pour relancer l'economie francaise. Car il ne faut pas se faire d'illusion : si on veut gagner plus d'argent, il faut que les patrons en gagnent encore plus et pour ca, il nous faudrait une economie dynamique et non pas changer de monnaie, l'euro etant d'ailleurs un atout formidable.
    C'est navrant mais aujourd'hui nos entreprises ecrasees par les taxes et les charges se contentent de vivre avec ce qu'elles ont et n'investissent plus, bref nos patrons ne sont plus des stimulateurs de l'activite economique et sont devenus des rentiers frileux a l'idee d'investir dans un pays ou pour chaque salaire verse a un employe, il faut verser l'equivalent a l'Etat!
    Et aujourd'hui selon les sondages une majorite de francais rejeteraient la constitution, et donc l'Europe, croyant qu'ils vont pouvoir s'en sortir en s'isolant! Quel aveuglement! Le temps des grands empires coloniaux ou d'un certain De Gaulles lancant a qui veut l'entendre "Vive la Republique! Vive la France!" et militant pour la grandeur de la France est revolu! La France, NE PEUT PLUS grandir toute seule, pire elle est en passe de devenir une puissance de seconde zone. Alors soit on oublie un peu notre nombrilisme et on vote pour un oui a la constitution europeenne qui assurera a l'Europe de continuer a grandir, soit on condamne la France a devenir un petit pays. Une chose certaine, si l'Europe serait handicapee sans la France, la France, elle, ne sera plus rien sans l'Europe.
    frederic godfrin

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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