Blog Notes d'Alain Juppé

L’humour de Rumsfeld

Publié le 23/02/2005 par Alain Juppé

Le ministre de la défense américain, Donald Rumsfeld, en visite à Munich, devant un auditoire qui avait sans doute en mémoire sa petite phrase méprisante sur « la vieille Europe », a déclaré: « C’était du « vieux Rumsfeld » (« Old Rumsfeld »). Il a tout de suite mis les rieurs de son côté. Un bon point!
23/02/05

Partager cet article

11 commentaires pour « L’humour de Rumsfeld »
  • P Leclercq
    Le 19 Mars 2005 à 23 h 59 min
    Mr le premier ministe
    Cher alain ....
    (Reecriture en francais de ma reaction sur D. Rumsfeld ) ...
    extrait de ce site colossal d’histoire :

    http://www.herodote.net/histoire10191.htm

    Le 19 octobre 1781, la base anglaise de Yorktown, sur la côte de Virginie, se rend aux Insurgents américains et aux troupes françaises qui l'assiègent depuis plusieurs semaines….

    L'assaut final est conduit par le marquis de La Fayette (24 ans)….

    Depuis l'échauffourée de Lexington et la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, les indépendantistes des Treize Colonies anglaises d'Amérique n'avaient remporté qu'une médiocre victoire, à Saratoga, sur l'armée du roi Georges III et les Loyalistes américains fidèles à la couronne.

    C'est ainsi que les 8.000 Anglais de Yorktown, commandés par lord Charles Cornwallis, se retrouvent assiégés par les 6.000 insurgés américains, les volontaires de La Fayette et les 5.000 soldats du corps expéditionnaire français du comte Jean-Baptiste de Rochambeau.

    Dans la baie de Chesapeake, la flotte de l'amiral François de Grasse empêche toute fuite.

    Le 3 septembre 1783, un traité signé à Versailles consacre l'indépendance des Treize Colonies anglaises d'Amérique du Nord.

    La France, rivale de l'Angleterre, prend sa revanche sur le traité de Paris qui lui avait enlevé vingt ans plus tôt le Canada, la Louisiane et bien d'autres colonies.

    Le jeune roi Louis XVI savoure le succès des indépendantistes américains et de ses propres concitoyens.

    Mais l’hemoragie financiere due a notre participation , est elle une des causes de la revolution francaise ? l’exemple des nouveaux etats unis qui se sont affranchis de la tutelle monarchique de l’angeleterre n’a elle pas aussi donne beaucoup d’idees neuves a nos revolutionnaires et par ricochet coute son poste et meme un peu plus a Louis XVI ?
    Cordialement
    P Leclercq
  • P Leclercq
    Le 15 Mars 2005 à 23 h 51 min
    La bataille de Yorktown a ete le sommet de la guerre d’independence.
    Les forces combinees du General Washington, General Rochambeau, Admiral de Grasse, and General Lafayette all converged on the greatest concentration of British troops in America.

    It took great amounts of planning, courage, and skill to execute this attack.

    October 14, les armees Franco-Americaines capturent 2 major British redoubts. Suite a la bataille de Yorktown nov 1782, l’angleterre signe le traite de PARIS dans laquelle elle reconnais les etats unis d’amerique et retire ses troupes .

    http://members.aol.com/spursfan50/davidallen/yorktown.htm

    November of 1782, the Treaty of Paris, in which Britain recognized the United States and promised to remove all its troops from the country, had been written.
    http://members.aol.com/spursfan50/davidallen/yorktown.htm
    The combined forces approached Yorktown from the South. The French, under Rochambeau, formed the left flank of the attack, while the American troops, under Washington and Lafayette, approached from the right. The city was soon surrounded and under heavy fire. On October 14, the Franco-American forces captured 2 major British redoubts.
    Cornwallis' options were running out. He even tried sending blacks infected with smallpox over enemy lines in an attempt to infect the American and French troops. After a futile counterattack, Cornwallis offered to surrender on October 17. On the 19th of October, the papers were signed and he officially surrendered. This would be the final major battle of the Revolutionary War.
    Immediately after this battle, Lord North, the British Prime Minister, resigned. His successors decided that it was no longer in Britain's best interest to continue the war, and by November of 1782, the Treaty of Paris, in which Britain recognized the United States and promised to remove all its troops from the country, had been written. Just over 8 years after the Declaration of Independence, the United States of America was fully established as an independent nation.

    P Leclercq
  • Remi Paul
    Le 02 Mars 2005 à 09 h 11 min
    Monsieur le Premier Ministre,
    resident shanghaien, en famille, depuis bientot trois ans, je me permets de vous faire la suggestion suivante: devant l'accueil fort peu sympathique des etudiants canadiens, pourquoi - apres un certain delai - ne vous lanceriez-vous pas dans un projet similaire mais cette fois-ci en Chine? ce serait pour vous un choix personnel sans doute plus "lourd", bien que la vie en Chine se normalise chaque jour plus rapidement, mais passionnant, et vous trouveriez un accueil beaucoup plus chaleureux, respectueux et interesse de la part des etudiants et professeurs chinois, et les profits, a la fois intellectuels comme en termes de "positionnement politique", que vous en retireriez, me semblent a tous egards bien superieurs.
    Notre communaute francaise, qui ne cesse de s'elargir dans ce pays ou se joue peut-etre l'avenir de notre monde, en serait au surplus flatte.
    Pardonnez l'immodestie de cette idee, et recevez le temoignage de ma tres respectueuse consideration.
    Remi Paul
  • Bruno Renoul
    Le 26 Février 2005 à 12 h 36 min
    Pensez-vous vraiment que mettre les rieurs de son côté est le signe d'un message de fond cohérent?
    La politique a trop tendance, à mon sens, à fonctionner sur la base de la forme, plsu que sur le fond. Si un homme politique est drôle ou percutant, il convaincra plus les électeurs que s'il est mou en ayant pourtant raison. C'est un tort, qui joue sur l'ignorance de la plupart de nos concitoyens.
    Quant à Donald Rumsfeld, je doute de sa conversion à l'Europe. Les Etats-Unis ont tout intérêt à ce que l'Europe politique ne se fasse pas, car cela risquerait de porter atteinte à leur domination (ce qui se comprend bien et est légitime de leur point de vue, d'ailleurs). C'est pourquoi les USA défendent l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, qui affaiblirait l'Europe politique...
    Bruno Renoul
  • benjamin major
    Le 25 Février 2005 à 15 h 03 min
    Très fairplay Monsieur Juppé.je pense qu'entre les diplomaties françaises et américaines, certains mots ont dépassé les pensées.Les Etats-Unis et la France ont tellement de points communs, le rapprochement, l'amitié et la confiance entre ces deux pays nous sont pour nos deux pays indispensables.Et franchement Monsieur Juppé, je vous avoue qu'en tant que républicain, amoureux de la liberté et du respect de l'homme, je préfère etre dans le camps des Etats-unis, de la Grande-Bretagne et de l'australie que dans celui de la Chine, de la Russie de Poutine et de la ligue arabe...
    benjamin major
  • Hakim Hakim
    Le 24 Février 2005 à 17 h 54 min
    Pourquoi les propos de Mr Cukierman n'ont pas été condamné par les responsables politiques francais.
    Comment peut-on dire que lorsque l'on s'attaque à la politique d'Israel, on s'attaque à la communauté juive francaire.
    Ces propos sont scandaleux, hatisent la haine raciale, d'autant plus que le CRIF ne reprense qu'une tres petite minorité de la communaute juive francaise.
    Ces propos sont scandaleux.
    Et ce qui est le plus scandaleux, ce sont les membres du PS qui ne feignent entreprendre cette question, et defendent constamment un Mr Cukierman qui a rellement montré son visage ces 3 dernieres années.
    Hakim Hakim
  • Richard Crevier
    Le 24 Février 2005 à 15 h 36 min
    Que ce Truffart est servile ! Et candide ! Tout le monde sait qu'en France il faut bien autre chose qu'un procès pour corruption pour mettre fin à la carrière d'un homme politique – étant donné, entre autres, l'impartialité de la Justice française et la complicité qui règne chez les « puissants ». Je n'ai jamais compris l'espèce de respect quasi-religieux que les hommes politiques inspirent en France. Ils sont entourés d'une aura d'impunité qui rend le mot démocratie tout simplement dérisoire.
    Bien à vous.

    J'ai lu ceci dans Adorno et voulais vous le faire partager :
    « Une pensée qui, depuis le rusé Ulysse jusqu'aux naïfs P.D.G, est entraînée à se limiter aux problèmes d'organisation et d'administration, s'accompagne nécessairement d'un rétrécissement de l'intellect que l'on peut constater chez les grands de ce monde dès qu'il ne s'agit plus pour eux de manipuler les humbles. »
    Quant à votre commentaire sur Rumsfled, je n'en vois pas l'intérêt. Il a mis les rieurs de son côté ? Quels rieurs ? Car tout est là : qui a ri ? Si ce sont des sycophantes, ce qui est le cas (cf. Herald Tribune d'hier), ce n'était que naturel que l'on rie et Rumsfeld a seulement démontré une fois de plus qu'il savait manipulé son monde.
    Finalement, la pensée ne s'élève pas à des hauteurs vertigineuses sur ses blongs, ne trouvez-vous pas ? J'aimerais en outre connaître vos réactions à ce que l'on vous écrit.
    Richard Crevier
  • Yves Mouclier
    Le 24 Février 2005 à 12 h 59 min

    A reporter from the French newspaper Le Monde began a meandering question by noting that Secretary of Defense Donald H. Rumsfeld, on a scouting trip to Europer earlier this month, described himself as a new Rumsfeld. (That was to distinguish from the "old Rumsfeld" who had condemned European countries that refused to back the war against Iraq.)

    "Same old Bush," the president interrupted.

    Washington Post / 22 février

    Il n'y a pas de bon point :
    La forme change chez certains, mais le fond reste le même chez le principal interlocuteur

    Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de réjouissant dans tout celà.....

    Yves Mouclier
  • Marc BELLET
    Le 23 Février 2005 à 17 h 06 min
    Trois ans déjà qu’Ingrid Betancourt est séquestrée en Colombie. Loin de l’exposition médiatique dont bénéficient bien malgré eux Florence Aubenas et Hussein Hanoun Al-Saadi dont le seul crime est celui d’avoir voulu informer le plus grand nombre, Ingrid sombrerait chaque jour un peu plus dans l’anonymat. Sa survie médiatique, Ingrid la doit très certainement à une aura non démentie dans son pays mais également à travers le monde. Parce que les thèmes dont elle est porteuse ne cesseront pas, à la différence de leurs victimes, de faire la Une des journaux. Injustice, corruption et autres trafics de narcotiques ont encore de beaux jours devant eux. Mais aussi parce qu’elle bénéficie d’un militantisme sans faille de ses proches, enfants, amis et comités de soutien. Récemment interrogé par Christine Ockrent sur l’action du Quai d’Orsay dans ce dossier, Michel Barnier, le ministre français des affaires étrangères, rappelait pourtant que la gestion d’une telle crise nécessitait discrétion et persévérance. Mais est-ce véritablement la bonne stratégie ?

    Je me suis longtemps interrogé sur ce point. Plus on parlerait des otages à l'extérieur, plus on rendrait leur libération difficile, en faisant monter les enchères ? Cette question posée, après avoir bien réfléchi, et en accord avec sa famille, nombreux sont celles et ceux qui participent aux différentes campagnes d'information, de pétition, ‘Citoyenne d'Honneur’ et plus tard ‘Aéropostale-3000’. Et le père des enfants d’Ingrid de résumer quelques semaines après l’enlèvement la situation de manière très claire : « Parlez d'Ingrid, elle vivra ; oubliez-la, elle mourra ! ». Le Quai d’Orsay n’oublie pas, bien sûr. Mais trop de discrétion peut engendrer une tragique indifférence. Il suffit d'observer la situation des 3000 autres otages colombiens pour s’en convaincre. Loin de rendre leur libération plus facile, l'indifférence générale des média et de leur gouvernement n'a fait que prolonger sans fin leur détention. Et, à l’heure où les Européens entament leur longue marche vers une Union politique respectueuse des droits humains, ne devons-nous pas rappeler une fois de plus les Vingt-cinq à leur devoir. Tout du moins à accorder leurs actes à leur discours. Car une pression de la part des pays d'Europe sur le gouvernement colombien et sur les Farc est maintenant notre seul espoir.... . L’Union Européenne dispose à cet effet de véritables moyens de pression. La politique commerciale en est une. Peut-être serait-il bon d’y songer.
    Marc BELLET
  • Diana Cres
    Le 23 Février 2005 à 13 h 53 min
    Bonjour M.Juppé,

    Je ne connais pas assez le personnage pour me permettre un jugement précis. Mais le rapport médiatique que l'on nous a servi ces derniers temps, ne démontrait pas un personnage sympathique. Je trouve la tactique de communication intelligente, mais que cela lui donne un point positif de votre part, me chagrine un peu.
    Même si le temps est à la discussion et que l'on ne peut rester sur de vieille histoire.

    Cordialement.
    Diana Cres
  • Francois Truffart
    Le 23 Février 2005 à 10 h 39 min
    Personnage étonnant que Rumsfeld, systématiquement "en guerre" contre le Département d'Etat, détesté au sein même de sa propre administration, pas vraiment populaire parmi les troupes sur le terrain, en première ligne et franchement maladroit, voire suspect, sur la question de la torture en Irak et en Afghanistan et sur les conditions de détention à Guantanamo, sommé de se taire pendant presque huit mois jusqu'à la réélection de Bush par le Président lui même, ... IL a toujours fais preuve d'un certain humour assez décalé pendant ses conférences de presse et en toutes circonstances, avec son regard malicieux derrière ses petites lunettes ... Serait-ce cela qui l'a sauvé ? En tout cas cette petite réflexion de MUnich est hilarante si on songe a ce qui lui a été le plus reproché: Son arrogance.

    Au delà de Rumsfeld, je trouve intéressant que vous parliez de cette anecdote ici car je pense que la très grande force de Rumsfeld, qui fait aussi de lui un politicien d’un autre age, est sa capacité a manier les symboles: "La vieille Europe", quel coup de génie, en tout cas, pour diviser en deux mots dans l’imaginaire américain - le temps de préparer la guerre - l'Europe alors en pleine construction)

    Le symbolique n'est -il pas au coeur de l'action et de la représentation politique ?

    MA question a son importance car je la rapporte a votre propre histoire parce que je pense qu'elle est LA clef essentielle de votre réflexion sur (Pour vous citer) "savoir rebondir " ou " comment continuer a servir" . J’ose un parallèle : Une des plus grande opérations symboliques de l'Histoire de France fut l'Appel du 18 juin a un moment ou De Gaulle était, c'est le moins qu'on puisse dire en minorité et isole. Certes, le contexte est bien différent pour ce qui est de la situation de la France, mais la problématique est la meme s’agissant de l’avenir et du dessein de deux hommes politiques en difficulté : Je pense que pour « revenir », c'est-à-dire faire en sorte que les Français vous répondent et que vous les retrouviez, vous devrez impérativement user de symboles forts dans vos actions et vos discours qui leur parlent et qui dévoilent en même temps votre vraie personnalité. Un autre exemple plus contemporain fut la campagne présidentielle de 1995 qui fut gagnée autant sur un programme que sur des symboles alors que le vainqueur était loin d’être favori même a droite, quelques mois avant le vote…

    Je me demande si finalement vous n’etes pas en train de connaître, même si elle est difficile, la partie la plus intéressante de votre parcours d’homme public et politique.

    Je me faisais la réflexion au moment du procès. Je ne crois avoir entendu personne dans la presse, dans mon entourage dire ou écrire que Juppé était fini. Seule question : Comment va-t-il revenir ? Quel programme !

    Je serais ravi de poursuivre a l’occasion cette réflexion

    A bientôt de LA
    Francois Truffart

Ajouter un commentaire

Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
inscrivez vous à la newsletter

Les derniers tweets

Sur Facebook

GALERIE INSTAGRAM

Bordeaux