Blog Notes d'Alain Juppé

Moment d’histoire

Publié le 27/05/2005 par Alain Juppé

J’aime la colère de Simone Veil. On sent chez cette femme d’exception dont la barbarie du XX° siècle a marqué la chair et l’esprit, une incompréhension poignante, une révolte sourde devant l’erreur historique qui se prépare.

Tous les arguments ont été échangés. Je continue à penser, comme Jacques Chirac, que le débat référendaire est à l’honneur de notre démocratie. Il fallait qu’il ait lieu. En priver les Français, c’était prendre le risque de nourrir de dangereuses frustrations.

J’ai parlé, dans un de mes blog-notes, du divorce entre le pays et ses élites. Le rôle des élites, écrivais-je, est de « nous tirer vers le haut ». L’un de mes correspondants réagit en me taxant d’arrogance ! « Nous n’avons besoin de personne pour nous tirer vers le haut » , proteste-t-il! Je persiste et je signe: j’ai besoin, pour ma part, d’écouter la voix de nos savants, de nos écrivains, de nos artistes, de nos capitaines d’industrie, de nos hommes d’Etat qui portent sur l’avenir un regard plus lucide ou plus visionnaire que le nôtre. Cette volonté de couper toutes les têtes qui dépassent traduit une propension au populisme et à la démagogie qui m’inquiète.

OUI, nous avons besoin d’écouter la voix de ceux qui nous disent que seule une Europe unie dans sa diversité peut relever les défis d’un monde qui change à une vitesse stupéfiante.
OUI, nous devons maintenant dépasser la seule exégèse d’un texte constitutionnel qui n’est certes pas parfait mais qui apporte à l’Union européenne plus de démocratie, plus d’efficacité, plus de solidarité, et, enfin, un vrai projet politique.
Ce qui est en cause , c’est la confiance entre nos peuples européens, c’est la fraternité entre la France et l’Allemagne, c’est la présence au monde d’une Communauté dont il n’y a pas, en vérité, d’autre exemple, bâtie qu’elle est sur l’amour de la liberté, la foi dans la démocratie et le sens du partage.
Contre vents et marées, je garde confiance dans la sagesse du peuple français.
27/05/05

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17 commentaires pour « Moment d’histoire »
  • guillaume gnc
    Le 30 Mai 2005 à 18 h 52 min
    ecouter...ne suffit pas, il faut entendre. Les élites nous tirent vers le haut c'est indiscutable, mais le peuple reste la base de tout dans une démocratie.
    L'écouter sans l'entendre est a mon avis à l'origine de ce choix regrettable pour l'europe comme pour nous.
    guillaume gnc
  • thierry orban
    Le 29 Mai 2005 à 21 h 57 min
    Nos "elites" se doivent de nous montrer l'exemple , nos élites se doivent d'être a l'ecoute du peuple .Ce soir la leçon est cruelle certes ! Mais demain il faudra en tirer toutes les conséquences . La France ne dit pas non a l'europe ,elle dit non aux politiques français qui la preparent.Ce soir la france dit oui a la refonte de nos institutions elle dit non a l'administration française et aux inégalités, elle dit non aux charges et impots sans retour sur investissement . Elle dit non a un président (elu sur un pis aller après le 21 Avril) mal élu mal, conseillé trop agé, trop loin du quotidien des français et qui n'a mème pas le courage de mettre en jeu sa place dans l'histoire comme l'a fait en son temps le Général de Gaulle .Comment peut on etre aussi mal informé, aussi mal conseillé, aussi loin du peuple quand on se proclame comme vous le faites a mot couvert "élite". Vos chères "élites"sont aujourd'hui confrontés a la volonté des français.Vous mon cher alain je vous imagine enfin a Venise , la tentation etait si forte.... Vous y retrouverez peut être vos amis , près du palais de Monsieur Pinault au musée des élites ...Tiens parlons de courage et de censure.... Chiche que vous publiez mon mail ?
    ps / je l'envoie aux médias (hors AFP qui est devenu votre agence Tass ? bien sur )
    thierry orban
  • Claude Mouligné
    Le 28 Mai 2005 à 10 h 58 min
    Bon ! nous voila au bout des discussions !Que devrait être un plan B en cas de NON ?
    Un plan qui institutionnalise le léninisme-trotzkisme pour Buffet et Besancenot , le marxisme pour Emmanuelli, le neo-fascisme pour Le Pen ,le nationalisme pour de Villier , le fabiusisme pour Fabius et enfin le social-libéralisme pour l'ensemble de nos partenaires européens ..........Eh bien , comme dit Delors , ce sera très difficile!!!!
    Claude Mouligné
  • Marc Chiappero
    Le 28 Mai 2005 à 00 h 36 min
    J'ai toujours été partisan de la démocratie référendaire et je persiste à dire que Jacques Chirac a eu raison de choisir le référendum. Enfin les Français se seront intéréssés à cette Europe qui s'est faite sans eux. une Europe qui a besoin d'un peuple. Dommage qu'il soient tentés de rejeter ce traité car c'est comme le dit Habermas sa constitution qui fait un peuple. Le débat Franco-français qui s'est installé nombriliste et égoïste est le reflet du produit de notre éducation nationale plaçant l'enfant au centre du projet. Le non est à gauche, le non est jeune le non est celui de l'ignorance des mécanismes économiques et des orphelins de l'Etat providence et celà cher Alain Juppé tout en vous donnant volontiers acte que vous avez été le seul à tenter de réagir lorsque vous étiez au commandes c'est tout de même un peu la faute des élites, la faute des politiques qui tirent leur pouvoir de la redistribution en oubliant que les prélèvements permettant de faire du social se font sur la richesse produite.
    Trop longtemps adeptes du Keynésianisme qui sert plus à rien en économie ouverte
    nos décideurs ne sont plus en mesure de
    de faire face à la grogne générée par la galère des jeunes privés d'emplois et qui hélas n'ont pas une vision de la géopolitique et de la macroéconomie suffisante pour comprendre que leur seule chance réside dans la rapide émergence d'une europe- puissance
    capable de peser sur la régulation des échanges et la mise en place d'un grand marché intérieur et non pas dans une protectionnisme déguisé entre nations européennes.
    Hélas vox populi vox dei et la situation présente me conforte dans mon athéisme!
    Cordialement
    Marc Chiappero
    Marc Chiappero
  • Yves RICHARD
    Le 27 Mai 2005 à 22 h 32 min
    bonsoir,
    notre situation est bien étrange, et je comprends bien Mme Veil. Le succès en France de l'antimondialisme (triomphant dans la campagne) est comme une sorte de métastase de la guerre froide, un rejeton du Komintern, qui pourrait bien remettre en cause la construction Européenne. Cela me fait penser à la fin d'un mauvais film d'horreur, lorsque le monstre hideux, enfin terrassé, blesse mortellement un héros imprudent qui se rapproche de l'ignoble dépouille. Si le non l'emportait, que pourrions-nous dire à nos frères d'Europe de l'Est pour excuser cette victoire posthume de l'URSS ? Et puis que dire de la xénophobie, qui a tenu une place centrale dans la campagne? Autre remarque: le paysage politique Français s'est constitué comme un continuum droite-gauche, où chacun a sa -petite- place qu'il cultive comme un segment de marché (comme on dit dans l'industrie). La guirlande est jolie: Le pen-De Villiers-Sarkozy-Bayrou-StraussKahn-Hollande-Fabius-Buffet-Besancenot&Co-Le pen-Devillier et ainsi de suite. Cela promet des petits arrangements, d'arrière-boutiques, et pas grand-chose de bien à la hauteur. Il n'y a pas de place à prendre, si ce n'est...au dessus! J'espère que, dans les tractations et entretiens d'embauches qui ont lieu en ce moment à l'Elysée, l'idée de chercher à rassembler les Français, de s'appuyer sur ceux qui aiment l'avenir, de réconcilier les Français, est présente. Tout le monde a tout à y gagner.
    Bien à vous
    Yves RICHARD
  • un homme, aussi
    Le 27 Mai 2005 à 18 h 21 min
    Chère France majoritaire-de-sondage qui lira cette courte gazette en réaction à la confiance de Mr Jup, je te comprends bien. Tu n'as pas envie de sombrer dans l'anonymat d'une Europe à "plusieurs", des Polonais aux peut-être futurs Russes. Tu ne veux pas lutter pour préserver nos asquis et tu veux retrouver la France d'avant, avec des bottes de foin rondes, des cocktails de fonctionnaires à la terrasse d'un café aux heures de pointe (c'est petit je sais). Tu en as marre de Chichi. Tu veux Jean-Marie, Laurent, Philippe, Olivier: un fou, un traître (au moins de son parti), un autre fou, et un fou, encore. Fou plutôt au sens de ce qu'on pu penser ces fous leaders aux desseins malsains. Pardon de te dire que je te trouve absurde, cruelle, malpolie, folle, petite... France. Allez tu te releveras pour un meilleur à venir. Lève toi Dimanche. Vive l'Europe!!!! et Vive la France!!!!!!!
    un homme, aussi
  • leo leo gucci
    Le 27 Mai 2005 à 16 h 16 min
    ca s'arrange pas avec la weed j'ai le cerveau calciné les francais fument trop joints..
    pourquoi la constituion europpéenne ne dit pas que zidane doit revenir en equipe de france je vote NONNNNNN
    leo leo gucci
  • jean-claude turcq
    Le 27 Mai 2005 à 14 h 52 min
    Le problème de la france actuelle, c'est la perte de confiance qui existe désormais entre les élus qui passent leur temps à nous dire "ayez confiance" et la réalité sociale "la prolifération du chomage".

    je suis rmiste, le seul avenir que me propose la droite actuelle, c'est de fournir des contrats précaires qui ne fournissent aucune compétence digne de ce nom devans un employeur, pas une seule! si ce n'est des formations bidons conçues pour prendre les gens pour des cons [cf. BAFA].

    comment voulez-vous, aussi honnête affirmez vous être, que des gens comme moi, puisse être capable de vous faire confiance ??? lorsque votre parti et les autres passent leur temps à débiter des bobards à chaque conférence sur les soi-disants "aide-sociale"

    comment faites-vous pour croire que les français puisse accepter d'être aussi aveugle lorsque la "nouvelle synergie" du président s'annonce actuellement par la mise en place de 50 000 contrats aidés précaire avec formation bidons à l'appui ??

    Et maintenant vous affirmez faire confiance aux élites pour tirer les français par le haut ???

    jean-claude turcq
  • Nicolas Granatino
    Le 27 Mai 2005 à 13 h 16 min
    J'ai quitte la France en 1995 et vit depuis en Angleterre. J'ai suivi avec beaucoup d'interet le debat sur la constitution europeenne et je suis inquiet pour la France et les Francais.

    Je pense que cette inquietude pour mon pays d'origine restera quel que soit le resultat du referendum. Le debat sur le referendum, a permis de mettre en lumiere les pensees des francais. Les hommes politiques ont un talent certain a "sonder" les francais et mettre en avant une campagne qui visent les sensibilites detectees. Qu'en ressort-il? Les Francais se sentent desempares vis-a-vis de la mondialisation et ont une tendance a vouloir se replier sur eux-meme et s'isoler. Le non a la constitution represente essentiellement un oui a l'isolement. Ce sera la premiere etape d'une prise de conscience a venir douloureuse. Il y effectivement une exception culturelle francaise: celle de "l'assistanat" et du rejet d'une responsabilite personelle. Il est evident que deux guerres mondiales ont contribue a developper une telle culture, ou l'Etat etait le seul acteur a pouvoir organiser une reconstruction. Mais maintenant nous faisons face a une autre guerre, une guerre economique dont nous voulons les benefices (en tant que consommateurs) mais rejetons les sacrifices (en tant que travailleur). Bernard Esambert avait dit lorsqu'il etait administrateur de mon ancienne ecole que nous etions des "officiers de la guerre economique". Le probleme en ce moment est qu'il n'y a pas de soldats. La majorite des francais ont deserte et critique les generaux pour de pas mettre en place une strategie gagnante. Sans soldat, il n'y a pas de strategie gagnante. Les francais veulent un changement de gouvernement pour eviter de combattre. Ils ne font que reculer l'echeance et on partira en guerre d'une position encore moins favorable.

    L'autre malheur de la France est que le gouvernement au pouvoir est de droite et que la sante economique mondiale est en perte de vitesse. Les allemands sont plus chanceux. Il est evident que la sante economique de l'Allemagne est encore moins bonne que celle de la France, mais conduira sans doute a un changement de gouvernement et une politique economique plus ambitieuse et volontariste du CDU. L'Allemagne est presqie ou l'Angleterre etait pre-Thatcher. Malheureusement, la France n'y est pas encore. Sarkosy n'a rien compris. Il base son programme politique pour un eventuel acte de candidature en 2007 sur un liberalisme economique anglo-saxon que la majorite de nos concitoyens ne sont pas prets a soutenir. Il n'a aucune chance en 2007 et sa seule contribution dans les prochains 22 mois sera de diviser la droite un peu plus et d'offrir une majorite ecrasante aux socialistes et un deuxieme tour inedit.

    Le chef de l'Etat a plusieurs options a sa disposition si le non se concretise:

    - il peut mener une politique economique ambitieuse et reformatrice afin de contrebalancer l'affaiblissement engendre par le vote non et souhaitait que le gouvernement issu des elections de 2007 aura l'intelligence de ne pas revenir en arriere. C'est a mon avis un pari risque pour la France;

    - il peut dissoudre l'assemblee, ou encore mieux demissioner afin de permettre au francais de vivre l'alternance. Le plus vite on touchera le fond le plus tot on rebondira.

    Je vous souhaite un bond week-end et vous enverrai un message Lundi si le oui l'emporte.

    Nicolas Granatino
  • Cyril Girard
    Le 27 Mai 2005 à 12 h 48 min
    Il me semble tellement inconcevable que le "Non" puisse l'emporter dimanche...
    Qu'est-ce qui pourrait dicter ce vote ? L'éternel penchant de nos compatriotes pour la rébellion contre l'ordre établi ? La mauvaise campagne du "Oui" ? Les arguments fallacieux, mais tentants parfois, notamment à gauche, des partisans du "Non" ? La crainte en l'avenir, et donc le repli sur soi ? Sans doute un peu de tout ça.
    Mais si par malheur, la France rejetait dimanche ce traité, elle ne ferait, une fois de plus après 2002, que montrer à la face du monde sa capricieuse bêtise.
    Croisons les doigts pour que la raison reprenne le dessus...
    Ah, quant à Chirac, pour une fois, il était pas trop mal. mais est-ce un avantage eu égard au nombre croissant de ses détracteurs ?
    Anxieusement,
    Cyril Girard
  • paul-eric HEUGAS
    Le 27 Mai 2005 à 11 h 30 min
    Lors du dernier débat télévisé hier au moment des conclusions la journaliste n'a pu s'empecher d'espérer un commentaire de tous les participants sur l'après référendum et les conséquences sur une nomination ou pas d'un nouveau 1er ministre.
    Un des leaders politiques faisait cette analyse qui me parait fort juste:" a travers ce débat sur la constitution nous avons voulu répondre aux problèmes sociaux économique de la France, nous nous sommes trompés de question et de date.."
    Si l'on observe les derniers référendum sur l'Europe en france nous pouvons écrire l'équation suivante:
    referendum = 70% problèmes de la France + 30% débat sur la question posée.
    Certes nous ne pouvons dissocier les deux de manière manichéene, mais ne nous trompons pas de débat.
    La lecture de la presse de tout bords est assez édifiante aujourd'hui concernant le referendum: 50% des articles sur l'objet même du referendum, 50% des articles pour savoir qui va succeder au 1er ministre.
    si le non venait à l'emporter même si je crois encore à un oui majoritaire celà démontrera que 2002 n'aura servi de leçon à personne et que gagner une élection avec des arguments de "peur"fait toujours recette.

    Serions nous à ce point incorrigibles..?

    cdt
    paul-eric HEUGAS
  • Emile-Robert Perrin
    Le 27 Mai 2005 à 11 h 17 min
    Je partage votre point de vue, sauf sur ce que vous écrivez à la dernière ligne. On s'achemine vers un non. Pourquoi ? Oui, il fallait ce référendum et l'extraordinaire explication que sa campagne a permise. Il le fallait parce que, depuis 1992 au moins, la construction européenne s'est en quelque sorte faite sans le peuple, d'aucuns diraient de façon technocratique. Alors, le jour où on lui demande son avis, au peuple, on fait au moins trois découvertes. D'abord que cette société française est littéralement rongée par trente ans de chômage de masse (le non serait majoritaire chez les actifs tandis que le oui le serait chez les inactifs) et qu'elle en perd tous ses repères. Ensuite, que l'élargissement de 2004 n'a pas été digéré, parce que non expliqué. Les réactions au sujet de la Turquie sont révélatrices, sans parler du fait que cet élargissement a été mal conduit, comme vous l'avez d'ailleurs relevé, trop tardif et trop large, avec des transitions insuffisantes. Enfin, le texte du traité constitutionnel est mal construit, indigeste pour le plus grand nombre parce que trop long. Il existe pourtant, juridiquement, d'autres manières de faire pour parvenir au même résultat mais en resserant l'essentiel dans texte court. Comme l'a dit Jack Straw, cette constitution il fallait pouvoir la mettre dans la poche de son pantalon.
    Enfin, il faudrait s'interroger sur les performances de notre éducation "nationale" : quand le corps enseignant passe son temps - pas tous, heureusement, mais un grand nombre tout de même - à dénigrer l'entreprise et à promouvoir l'"alter-mondialisme", il ne faut pas s'étonner, ensuite, que nos enfants ne soient plus dans la course.

    Je suis bien d'accord qu'il faut tirer vers le haut. Le "tirer" est tout aussi important que le "vers le haut" et on l'a peut-être un peu oublié.
    Emile-Robert Perrin
  • dominique Weill
    Le 27 Mai 2005 à 11 h 13 min
    Quelque soit l'issue, le débat a été passionnant,et nous a forcé à réfléchir, faisant revivre un climat qui rappelle "l'Affaire Dreyfus". La France est coupée en deux, les clivages gauche droite éclatés, un gauchisme des discours de la droite française, un antiparlementarisme de la part de parlementaires (Pasqua, Boutin, de Villiers...), la xénophobie et la peur de l'autre, la notion de "Peuple", son hostilité ou son décalage avec les élus, exploitée à outrance, comme si la démocratie directe était possible ou souhaitable en France, le poujadisme de toutes parts, voire une vulgarité des postures et des paroles, qui sont les composantes de régimes autoritaires, ou fachistes.
    Pour finir la mise en cause radicale du Droit, les droits inscrits dans la Constitution ne seraient que des mots, des mensonges, vieille harangue du gauchisme, véritable danger.
    Notre pays qui en a vu d'autres sortira très secoué de cet épisode.Cordialement et merci à vous d'avoir permis ce débat là. DW
    dominique Weill
  • gilles chambon
    Le 27 Mai 2005 à 11 h 11 min
    "les français ont tojours préféré l'égalité à la liberté" disait E.RENAN en un autre temps.Ultra-égalitarisme contre ultra-libéralisme... mais les défenseurs de l'avenir, de la liberté,de la démocratie ne savent ou n'osent pas agiter de chiffon bleu devant cet ultra-égalitarisme cause potentielle de tant de miséres,pauvretés et souffrances ...D'autres ne se génent pas pour séduire le peuple en flattant ce vieux penchant. G.C.
    gilles chambon
  • M Courtecuisse
    Le 27 Mai 2005 à 11 h 05 min
    En cas d'échec au référendum, l'engagement et l'attachement de la France vis-à-vis de ses partenaires européens peut être démontré, par l'intermédiaire d'initiatives fortes et courageuses.

    J'en cite quatre :
    - vis-à-vis de l'Allemagne, notre meilleur moyen de montrer notre fraternité est de partager notre siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU et de structurer en conséquence nos appareils diplomatiques
    - vis-à-vis de nos partenaires européens et plus particulièrement des nouveaux entrants, porter le budget européen à 1.24% du RNB
    - vis-à-vis des pays européens et des partenaires dans les pays émergents, accepter enfin une réforme de la PAC, respectueuse de notre agriculture, source d'espoir pour les pays du sud et porteuse d'avenir en réaffectant une partie de ces ressources aux programmes de recherche européens
    - vis-à-vis des puissances économiques concurrentes et de la communauté des affaires, mettre un terme au radical socialisme pour retrouver nos ambitions en matière de puissance économique

    Avec ou sans Constitution, la France peut innover et continuer à croire en son étoile !
    M Courtecuisse
  • viviane castede
    Le 27 Mai 2005 à 10 h 25 min
    comment faire comprendre à des personnes qui ne trouvent de logements correspondants à leurs ressources, à ceux qui voient la pluspart des belles maisons achetées à des prix excessifs par des europeens, à des étudiants numérusclosés en france et qui vont voir des etudiants europeens occuper des emplois qu'ils auraient pu occuper s'ils avaient eu les memes conditions d'etude,de croire en l'europe. Le débat politique est faussé, car mal préparé et seule une élite politique peut le comprendre.vous aimez écouter les sages, mais votre facon claire d'exposer les problemes manque dans le debat public
    viviane castede
  • Gérard Pinston
    Le 27 Mai 2005 à 10 h 17 min
    Comment pouvons nous envisagez de manquer ce rendez vous avec notre Europe qui s'inscrit dans notre histoire, celle du peuple français et européen.

    L'europe notre second patrie qui nous porte sur les chemins de l'espoir, sur lequel le peuple européen aspire a vivre libre, fort et en paix.

    Heureusement qu'ils en est qui nous tirent vers le haut et cela pour chacun d'entre nous, car sans cela quel avenir.
    Saluons comme il se doit cette femme d'exception qui pour tout se qu'elle représente contribue à nous " tirer vers le haut ".

    L'espoir et la raison nous permettent d'avoir confiance et de croire que nous serons nombreux à ce rendez vous.
    Gérard Pinston

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
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