Blog Notes d'Alain Juppé

N’ayez pas peur! Osez voter OUI (suite 1)

Publié le 30/03/2005 par Alain Juppé

Des dizaines de messages et de questions sont arrivées sur le blog. Je brûle de répondre à chacun. Je n’aurai jamais dû partir trois jours à Pâques dans mon cher Sud-Ouest!

Quelques réactions dans le désordre:

– « Le projet de Constitution ne garantit pas le droit de grève ». Inexact! Voir l’article I-88 qui cite explicitement ce droit.

– « Pourquoi pas une ratification parlementaire? C’est trop compliqué pour un referendum ». Pas d’accord! Imaginez la « bronca » si le Président de la République n’avait pas donné la parole à tous les Français alors qu’il s’agit de l’avenir de notre pays! Il faut faire confiance au bon sens de notre peuple.

– « Que devient la dissuasion nucléaire? Qui appuierait sur le bouton en cas de malheur? » Dans ce domaine, rien de changé: c’est la France et le Président de la République qui demeurent compétents.

– « Il ne faut pas culpabiliser ceux qui ont l’intention de voter NON ». Certes. Toutes les opinions de bonne foi sont respectables, y compris la conviction de ceux qui veulent dire OUI! Evitons les caricatures dans les deux sens!

Au delà des aspects techniques et juridiques, on voit bien que l’essentiel est ailleurs.
L’essentiel, c’est l’avenir de la France et l’idée que nous nous en faisons.
Certains redoutent qu’elle perde son âme dans une Europe lointaine et inhumaine.
Je pense qu’une France forte, capable de s’adapter et de se moderniser pour vivre avec son temps, a au contraire tout à gagner à l’Union. Car cette Union a respecté et respectera notre identité. Sommes-nous moins Français depuis un demi-siècle que nous avons fondé la Communauté européenne en nous réconciliant avec l’Allemagne? Les Allemands sont-ils moins Allemands? Les Espagnols sont-ils moins Espagnols depuis qu’ils sont entrés dans l’Europe?
Dans le monde qui vient, où tout va continuer à changer, entre les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, l’Inde, le Brésil…, c’est l’Union qui fera notre force et qui nous permettra de mieux affirmer nos valeurs humanistes, notre puissance économique et notre modèle social. Il ne faut pas avoir peur de cette Union. Il faut l’aimer. Il faut en rester une des locomotives. Ce que l’on nous propose, c’est d’être « unis dans la diversité ». C’est une chance que nous n’avons pas le droit de refuser à nos enfants!
30/03/05

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14 commentaires pour « N’ayez pas peur! Osez voter OUI (suite 1) »
  • Vincent Vanel
    Le 05 Avril 2005 à 09 h 13 min
    Il y en à marre.
    Soit vous essayez d'être honnête envers les gens et vous cherchez, objectivement et dans les grandes lignes, à expliquer le contenu du traité ( à savoir s'il sera appliquable sous quelles conditions et en ces temps de "crise" s'il ne portera pas préjudice aux Français), soit vous vous contentez de proposer votre interprétation et de répondre aux questions des Français en sachant pertinament que 80% des Français ne sont pas capables de faire un choix.
    A l'échelle du Français moyen l'Europe, qu'est-ce-que c'est? ( Une monnaie commune, une libre circulation quand circulation possible pécunièrement parlant, un effort pour l'instant encore pour tirer vers le haut des pays type Pologne qui mange à tous les rateliers et un ètat Français qui invente CSG RDS en augmentation constante un jour de congé en moins histoire de satisfaire les patrons).

    Merci.
    Vincent Vanel
  • Marie-hélène Serve
    Le 05 Avril 2005 à 05 h 35 min
    Ce traité constitutionnel est bien meilleur que le traité de Nice,et il faut voter "OUI",je ne comprend pas pourquoi le "non" grimpe dans les sondages,il est urgent que le "oui"
    fasse campagne.Je voudrai demander si les "non"ont bien lu le traité de la constitution,ou si ils agitent un chiffon rouge pour nous faire peur,en tous cas,je n'ai pas peur d'amméliorer l'Europe pour le peuple et pour l'avenir de mes enfants.Osez voir la réalité en face,et ne pas faire dans le poujadisme ambiant.Cette consitution
    je l'ai lu et relu,et elle n'est pas libérale,elle parle de concurence,mais nous exportons et importont,et rien ne changera si nous restont sur le traité de Nice,le plus mauvais pour moi.J'entend aussi on rediscutera,mais avec qui?
    Marie-hélène Serve
  • Robert Cabane
    Le 03 Avril 2005 à 08 h 45 min
    Bonjour.
    Certains français estiment que l'UE n'apporte rien au peuple (pas d'avantage concret) et au contraire soustrait bien des choses : travail, souveraineté, contrôle démocratique, etc. Ce n'est évidemment pas l'opinion ultramontaine mais là n'est pas mon propos.
    Estimant ainsi, nos franchouillards de compatriotes se sont manifestés (ce qui est une bonne chose en soi, un droit que d'autres peuples n'ont pas). En masse.
    Chaque mouvement d'humeur du peuple depuis le début de cette année 2005 amène ainsi un vent de panique au niveau du gouvernement: "Que faire ? Le pays se révolte !" Corrélativement, les intentions de vote en faveur du "non" grandissent. Et corrélativement, les largesses du gouvernement se multiplient: interventions pour faire abandonner la très controversée directive bolquestain, augmentation des fonctionnaires, etc. D'une manière détournée, l'enjeu européen amène donc une satisfaction concrète pour une partie du peuple.
    D'où la "dynamique du non": avec 60% d'intentions de vote en faveur du non, nous aurions peut-être droit aux croissants chauds le matin devant notre porte.
    Robert Cabane
  • michel dasso
    Le 02 Avril 2005 à 11 h 23 min
    Le 29 Mai, prenons notre avenir en mains.

    Faut-il sacrifier l'Europe sur l'autel de nos prétendus droits sociaux ?

    Primo, le référendum du 29 mai prochain a pour objet d'adopter le traité constitutionnel qui va enfin doter l'Europe d'institutions stables et lisibles et non je ne sais quelle autre question relative à la directive Bolkestein ou à l'entrée éventuelle, dans quinze ou vingt ans, de la Turquie dans l'Union européenne.

    Secondo, de quels " droits sociaux " parle-t-on ? La France avec 10% de chômeurs et un million de Rmistes a-t-elle une situation sociale si enviable qu'il nous faille à tout prix la défendre contre le modèle britannique qui assure aux ressortissants du Royaume-uni le plein emploi ou celui de l'Espagne dont le chômage ne cesse de reculer, le pouvoir d'achat des citoyens et le taux d'emploi de progresser.

    Le " modèle " français, ce sont les 35 heures qui ont renchéri le coût du travail au détriment de notre compétitivité et qui a fait stagner le pouvoir d'achat des salariés depuis cinq ans.

    Le " modèle " français, ce sont des charges sociales et fiscales qui privent les mêmes salariés de la moitié au moins de leurs revenus bruts.

    Le " modèle " français, ce sont des services publics d'un coût record en Europe avec une efficacité relative et sans véritable garantie de service pour leurs utilisateurs.

    Est-ce cela que l'on doit absolument préserver contre l'influence néfaste de nos partenaires ?

    Le " modèle " français, ce sont encore une assurance maladie toujours plus coûteuse et couvrant toujours moins bien les assurés sociaux et des régimes de retraite impossibles à équilibrer à terme proche.

    Pour autant, tout cela n'est nullement menacé ni par l'Europe ni par le traité constitutionnel soumis à ratification le 29 mai. Au contraire, le texte constitutionnel européen apporte de nouvelles garanties absentes du traité de Nice et de ceux qui l'ont précédé.

    Qui peut imaginer qu'une Europe en panne pourrait constituer une aubaine pour la France ?
    Qui peut rêver que la France sans l'Europe puisse s'en sortir économiquement, socialement, politiquement dans un monde globalisé ?

    On a le droit de penser ce que l'on veut du gouvernement actuel de la France : qu'il va trop loin, trop vite ou au contraire qu'il n'avance pas assez dans l'indispensable modernisation du pays et son adaptation à l'évolution du monde. On peut aussi approuver la politique qu'il conduit.
    Ce n'est pas le sujet.

    La question est : faut-il ou non que l'Europe, qui a changé de nature depuis l'adoption du traité de Maastricht l'ayant fait passer d'une communauté économique à une union à finalité politique, se dote enfin d'une " charpente " constitutionnelle, lui donnant une véritable identité politique et la dotant d'institutions enfin vraiment démocratiques ?

    Préfère-t-on que l'Europe reste l'affaire de structures technocratiques incompréhensibles et incontrôlables ou veut-on rendre aux Européens les clés de leur destin commun ? Veut-on que l'Europe fasse entendre sa voix sur la scène internationale en matière de politique étrangère et de défense ou se satisfait-on que cet ensemble, dont le marché intérieur est supérieur à celui des Etats-unis, demeure à jamais un " nain politique " ?

    Voilà les vraies questions auxquelles il faudra répondre le 29 mai au lieu de réagir à l'actualité du moment par un vote d'humeur dont la France, quelle que soit son évolution politique des décennies qui viennent, aurait à payer durablement les conséquences.
    Pour une fois qu'une question vraiment essentielle pour notre avenir nous est posée démocratiquement, ne gâchons pas cette occasion d'agir positivement sur notre devenir collectif.

    Texte de Christian Dupuy
    Maire de Suresnes
    Vice-président du Conseil général
    des Hauts-de-seine

    michel dasso
  • Charles A
    Le 01 Avril 2005 à 17 h 04 min
    La constitution est-elle de gauche ou de droite ? Sociale ou libérale ? Ces questions peuvent se poser à propos d'une politique pas d'un traité constitutionnel. Un traité fixe les régles de fonctionnement, ce sont les gouvernants qui utilisent ce système afin de réaliser –ou tenter de- leur politique. La constitution de l’URSS n’était-elle pas un modèle de démocratie ? Ce sont l’idéologie communiste et les « politiques » appliquées qui ont fait de l’URSS un régime totalitaire. Je remarque que les partisans du Non, utilisent plus souvent des arguments politiques du style, pas assez sociale ou trop libérale mais ce sont eux qui sont à côté de la plaque. Ce qui me désole encore plus c'est que les partisans du oui se mettent aussi à développer une argumentation similaire, en écrivant des choses telles que "cette constitution est tout sauf libérale" sous entendant qu’on peut l'accepter ou d’autres au contraire prétendant que si elle est libérale c’est tant mieux, on crée de la confusion et utilise des arguments fallacieux qui ne vont certainement pas aider à une victoire du oui....Finalement au lieu de mettre en valeur l'utilité d'un traité qui rendrait plus efficace un institution si bureaucratique et de s'opposer sur l'opportunité de poursuivre la construction -l'intégration- européenne, les pseudo-partisans et les pseudo-opposants s'opposent sur les politiques à mettre en oeuvre si ce texte est adopté...finalement on fait comme si le texte avait été adopté et que l'on discutait déjà de quelle serait la politique du "gouvernement" européen... Nous avons peut-être un débat d'avance mais à ce rythme là ça risque d'être le dernier.
    Charles A
  • Antoine Guichardon
    Le 01 Avril 2005 à 13 h 01 min
    Me v'là bien Monsieur Juppé, je pensais aller voter OUI parce que j'ai trop peur d'une Europe en panne, mais maintenant je me demande si je vais pas voter NON.
    Parce qu'il y a un point qui m'ennuie beaucoup et qui concerne la concurrence libre et non faussée
    De quoi s'agit il exactement ?
    Pourquoi mettre cela dans une constitution ?

    Sur les règles d'organisation démocratique à 25, j'ai rien a dire, je vous fait confiance la dessus les politiques

    Mais sur les points économiques, c'est une autre histoire
    Moi je suis persuadé que pour combattre les dérives et les excès du libéralisme qui sécrètent inévitablement de la tension social, il faut et il faudra injecter de l'argent public dans certains dommaines, indispensables et qui peuvent être anti-économique liberal, non marchand quoi
    - quid des services publiques ?
    - quid des intermittents du spectacle ?
    - quid de la recherche et des programmes d'initiatives industriels ou culturels ?
    - quid de l'exception culturelle a la française ?
    - quid des programmes d'aides massives aux chomeurs, a la pauvreté, de reconstruction des banlieues ?
    - quid de la prise de controle publique qu'il faudrait instaurer sur l'industrie pharmaceutique, du genome humain..
    si l'on peut pas injecter de l'argent publique ?

    Est ce que vous pourriez définir clairement ce qu'il retourne de cette affaire de concurence libre et non faussée ? Merci



    Antoine Guichardon
  • jean MARCHAT
    Le 01 Avril 2005 à 11 h 51 min
    Je comprend votre hargne et le désir, légitime, de reprocher à ceux qui gouvernent de tolérer l’indifférence, l’égoïsme et de n’avoir pas le courage d’affronter les corporatismes ou organes de pression qui bloquent depuis 30 ans toutes décisions de réforme.

    Bien pire, pour ne pas sembler se désintéresser de la question, et alors que le poids de la fonction publique est le moteur principal de la stagnation du pays, ils créaient une structure administrative de plus.
    La pauvreté , est devenu une niche à fonctionnaires.

    Nos pauvres sont bien gérés, les flots d’argent qui leur sont destinés par la solidarité nationale transitent par de multiples organismes qui en vivent et pourraient même y prélever, mais je n’ose le supposer , quelques primes pour se récompenser des efforts consentis.

    On note :
    - l’ONPES, Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale
    - le CNLE1, Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale
    - le CNLE2, Conférence national de lutte contre l’exclusion
    - le CERC, Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale
    - le CILE, comité interministériel de lutte contre l’exclusion

    Et on vient d’y rajouter le CFVP, Commission famille, vulnérabilité et pauvreté.

    Et bien vous avez tort, c’est par l’Europe que l’on aidera nos gouvernants à avoir le courage d’affronter ces forces sociales conservatrices mais colossales. Déjà la dette publique consiste de plus en plus à emprunter pour payer les fonctionnaires, l’Europe nous oblige à la réduire ; chacun est libre chez soi pour autant qu’il n’y ait pas d’influence sur la communauté, sinon l’Europe intervient. Ce principe de subsidiarité obligera à régler votre problème : pour créer des emplois il faut investir, pour investir il faut qu’une entreprise y trouve un intérêt ; le manque d’intérêt par les surcharges, 35 heures ou prélèvements divers sur l’emploi, est le problème français. L’art de la politique c’est de rendre possible ce qui est nécessaire, et le courage est de rompre avec les mauvaises habitudes. Seule l’Europe peut servir de révélateur du nécessaire et provoquer l’impulsion car on est plus courageux quand on est pas seul.
    Votez contre l’Europe c’est tuer l’espoir.
    jean  MARCHAT
  • philippe Thiébaut
    Le 31 Mars 2005 à 14 h 17 min
    Notre pays s'inquiéte du manque d'harmonisation en matiére de droit du travail ou de protection sociale .Il y a un refus de plusieurs Etats membres de passer au vote à la majorité qualifiée dans ces domaines clés.Mais une clause pronant la promotion d'un niveau d'emploi élevé et la garantie d'une protection sociale adéquate a été introduite à la demande des Belges et des Français.On voit bien qu'on ne pense pas tous de la meme façon.C'est bien.On a un sérieux pari de reussir à apprendre reciproquement.La Constitution
    crée un cadre déja bien rempli avec des plages vides.Il faut y croire.
    Merçi pour votre clarté et votre volonté de débattre.
    philippe Thiébaut
  • viviane castede-couderc
    Le 31 Mars 2005 à 12 h 58 min
    Merci de votre reponse.Tout d'abord, j'espere que ce "retour aux sources" durant les fetes pascales vous permettra d' attaquer avec le courage et l'energie auxquels vous nous avez habitué les obstacles de ces prochains mois.
    Mais revenons-en à la question communautaire. J'ai bien lu vos derniers developpements sur la question du traité instituant une constitution pour l' Union Européenne, et j'ai apprécié qu'il s'agisse de votre point de vue. j'ai recuelli parmi mon entourage certaines reactions que j'ai fait miennes et dont je ne serai certainement pas la seule à vous faire part.
    En effet, dans un premier temps, il peut paraitre dérangeant de constater l'engagement partisan de l'executif français pour le OUI. il est necessaire que celui-ci ne déroge pas au role pédagogique et initiateur du débat qui est le sien, mais son engagement actuel contribue, à mon sens, à brouiller les cartes en impliquant, malgré lui, une dimension franco-française de jugement populaire de l'action gouvermentale. La voie du referendum, si elle est justifiée par la volonté d'impliquer les citoyens français dans un processus aussi important, ne parait pas opportune dans les circonstances actuelles. La "fracture sociale", cheval de bataille de Mr le Président J. Chirac, trouve ici une application dramatique où le chef de l'Etat francais qui devrait être le president de tous les français devient celui de camp des "ouiistes".
    Ensuite, vous relevez à juste titre que l'essentiel repose sur l'idee que nous nous faisons de l'avenir de la France. Or, ce n'est pas pour une idée que nous allons voter mais pour un texte qui aura vocation à s'intégrer dans notre ordre juridique. Il est vrai qu'il ne faut pas se leurer car depuis pres de 40 ans le droit communautaire a transformé notre petit droit interne. Le traité de Maastricht d' Amsteerdam et de Nice en sont les temoignages. Mais avec ce nouveau traité, il s'agit d'autre chose. Une constitution est un acte fondamental et fondateur. je ne suis pas sure que le texte actuel reunisse les qualités propres à une veritable constitution. L'aspect fourre-tout au milieu duquel surnage la Charte des droits fondamentaux me dérange. Autant j'aurais voté pour cette charte que j'estime être un acte novateur pour l'avancée communautaire, autant j'eprouve d'enormes reserves quant à la validité des autres parties du traité.
    Nous touchons là une question fondamentale pour L'Union européenne. Vous parlez du substrat de la reconciliation franco-allemande sur fond d'echange economique. Il s'agit bien de cela, d'une cicatrice d'un passé douloureux et non d'une projection dans l'avenir.
    Un passé que ne partagent pas tous les pays membres ou pays candidats. De même, l'argument de la concurrence par rapport aux grands ensembles que consituent notament les USA est ambivalent. La constitution d'un geant européen conforté par ce traité n'est pas la solution au probleme de la mondialisation des echanges s'il doit etre un colosse aux pieds d'argile.
    Enfin, la référence aux USA qui ont essuyé deux guerres fondatrices et ont été epargnés du moins en grande partie par les deux guerres mondiales, ne doit pas faire oublier qu'une union forte ne peut se faire sans du temps et des sacrifices. C'est ici, à mon avis, que reside le probleme. Les citoyens français ne sont pas des imbeciles et savent instinctivement ce qui resultera du traité qe l'on veut soumettre à leur sanction. La creation de L'UE est une toute nouvelle modalité de creation en droit international et appelle à une réinvention des techniques traditionnelles. Je ne crois donc pas que la France soit tout simplement prête à de tels changements dans un laps de temps si court. Il faut laisser du temps à l'Europe pour se construire et du France pour assimiler et trouver sa place afin de ne pas laisser un chantier inextricable aux successeurs!!
    viviane castede-couderc
  • Antony Vesque
    Le 31 Mars 2005 à 12 h 04 min
    Peut-on considérer que la France possédant la dissuasion nucléaire offre à tout les pays européen qui ne l'on pas cette même dissuasion ?

    En gros, serons-nous obligé de nous lancer dans une guerre nucléaire, si (et c'est un exemple quelquonque, nul ne connait la situation politique mondiale dans le futur) la pologne se fait attaquer nucléairement par la Russie ?
    Antony Vesque
  • Serge A. Receveur
    Le 31 Mars 2005 à 11 h 45 min
    Mais si vous avez bien fait d'aller dans le Sud-Ouest car c'est là où vous êtes avec vos racines.
    Je trouve que vous faites de la pédagogie et c'est bien ce qu'il faut faire pour faire comprendre aux français ce que le commentateurs qui sévissent dans les médias ne font pas.
    Toute la classe politique devrait faire de même. Regardez les paysans qui ont été les grands bénéficiaires veulent voter non! ! un comble.
    Serge A. Receveur
  • Sylvain de Mullenheim
    Le 31 Mars 2005 à 11 h 06 min
    Aaah ! Enfin ! De la vision ! Encore ! On en veut plus sur l'humanisme de la France, sur l'identité grecque, latine et chrétienne de l'Europe, et sa capacité à intégrer des cultures exogènes dans le respect de ses racines. Parlez nous de ce mariage de raison entre Européens, où les conjoints ont finit par aimer leur communauté de vie. Rappelez nous l'extraordinaire aventure de l'Union, qui ne trouve aucun autre équivalent dans les âges de l'humanité. Faites nous frissonner en nous décrivant la Grande Histoire qui s'écrit, là, en ce moment, et à laquelle nous allons participer. Faites nous rêver en comparant ce referendum aux plus grands jalons de l'épopée millénaire de notre pays. Faites nous comprendre que notre destin trouvera un regain de force et de vitalité. Jouez nous la musique de l'appel de Bouvines et de l'appel du 18 juin. Ce traité est inouï, miraculeux au regard de notre passé comme du présent des deux tiers de la planète. Mettons nous dans la peau d'un historien futur, décrivant l'incroyable traité constitutionnel. Donnons donc des arguments visionnaires, sortons de l'atmosphère politicienne, et décollons pour une orbite spatiale, inatteignable par le Non.
    Et, dans ce cadre, disons pour finir que le traité est aussi bon que le permet un compromis à 25.
    Sylvain de Mullenheim
  • Sébastien DUMAS
    Le 31 Mars 2005 à 10 h 42 min
    Cette constitution est un flou total. La lecture du même texte donne lieu à deux interprétations totalement opposées: certains y voient une avancée sociale, d'autre une dérive libérale... alors moi, le francais moyen, n'y comprend rien... difficile de se faire une idée
    Sébastien DUMAS
  • jean-claude turcq
    Le 31 Mars 2005 à 10 h 01 min
    bonjour,

    je voudrais vous expliquer pourquoi je n'irais pas voter pour le référendum afin de vous aider, vous les politiciens, à mieux comprendre, du moins en partie, la montée du non.

    je suis rmiste depuis plus de 3 ans, je cherche un emploi de manière active avec des hauts et des bas comme tout le monde. Mais pas une seule fois, on ne m'a aidé à me sortir de ma situation, pas un seul employeur n'accorde du crédit à ma volonté. les seules solutions que l'on m'accorde en tant qu'rmiste c'est de faire l'imbélice en passant un bafd pour faire la distraction du maire socialiste et des services sociaux. aucune entreprise dans ma région n'accorde de crédit à des jeunes comme moi qui rêve un jour d'être capable de créer leur boite à l'américaine. Aucune !!. on vous réponds seulement: "on n'a pas le temps...cela ne m'intéresse pas..."

    aujourd'hui on me parle d'europe: moi je ne connais pas l'europe, le maire socialiste ne s'interesse à moi que pour distraire de futures touristes!!. dans les médias, on ne relate continuellement les "affaires" de politiciens, et aujourd'hui, Vous!, vous expliquez pourquoi il faut voter "oui!".

    je suis navré, monsieur le politicien, mais moi la france, je ne la connais plus !, la france considère les chomeurs de mon espèce beaucoup trop comme de la merde qu'il faut se débarasser! je n'ai pas de temps à perdre avec des "visions" chiracienne holographique. Je dois d'abord retrouver un avenir que la france me refuse avant de "m'interesser" à l'europe parce que le "gros" défaut de la france par rapport aux états-unis: la france "enfonce" le chomeur et le rabaisse au rang du moins que rien, alors que les américains, eux, font exprès de motiver les gens pour se bouger le cul, en les faisant rêver à devenir de grand patron, et en leur donnant la possibilité de le devenir un jour. en france, on n'accepte pas ce genre de chose, on dit seulement : "c'est pas mal, perséverez!, je m'interesserai à votre candidature un jour, quand j'aurais le temps!!"


    si cela peut vous aider à mieux comprendre les français qui votent "non" ou qui "oublieront" d'alller voter, au moins ma démarche aura été utile. bien avant d'entamer les grands discours "humanistes" chiraciens sur la "grandeur" de la france.

    jean-claude turcq

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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