Blog Notes d'Alain Juppé

OUI

Publié le 25/03/2005 par Alain Juppé

En lisant les nombreux messages que vous m’adressez, je me rends compte que vous soulevez beaucoup de questions pertinentes qui méritent réponse.
J’ai choisi de vous soumettre l’argumentaire qu’a établi Alain Lamassoure, député européen élu dans le Grand Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon). Alain, qui a été ministre délégué aux affaires européennes quand je dirigeais le Quai d’Orsay, est un excellent connaisseur de ces questions et un Européen convaincu:

« La preuve par 9 du OUI :
1) Le projet de Constitution européenne donne à la Grande Europe à 25 les règles dont elle a besoin pour fonctionner de manière efficace .
Les règles mises au point en 1957 pour le petit Marché commun des Six, et reprises depuis dans tous les traités successifs, sont désormais inadaptées à la Grande Europe politique.

2)Le projet transforme l’Europe commerciale et monétaire en une vraie Europe politique, fondée sur des valeurs de civilisation, et autour d’objectifs communs. Le marché et la monnaie y deviennent, non plus des buts, mais des instruments au service de la croissance et du plein emploi.

3) Il consacre la formule novatrice et féconde d’une communauté de Nations, « unies dans leur diversité », qui conservent leur identité et leur indépendance tout en se donnant des règles de vie commune et la possibilité d’agir ensemble sur la scène internationale.
D’un côté, l’Union aura enfin les moyens d’agir efficacement dans son champ de compétences. Mais de l’autre, les Etats obtiennent des garanties qu’il n’ont pas dans les traités actuels: y compris un droit inconditionnel de retrait de l’Union.

4) Il clarifie la répartition des compétences entre l’Union et les Etats membres, en confiant aux Parlements nationaux le contrôle du respect de cette répartition. Pour la première fois, ces derniers auront les moyens d’empêcher tout débordement intempestif des interventions européennes.

5) Il nous donne une capacité d’action collective sur des sujets-clefs pour lesquels nous ne sommes plus assez efficaces au niveau national. Il fait de l’Europe le bon niveau pour répondre à la mondialisation.
Ainsi, l’Union sera pleinement compétente pour lutter contre le terrorisme, le grand banditisme international, pour protéger les frontières communes et définir une politique à l’égard de l’immigration.
Elle pourra siéger dans toutes les organisations ou négociations internationales relatives à son champ de compétences: elle jouera un rôle-clef dans toutes les relations extérieures excluant l’emploi de la force – commerce, finances, monnaies, transports, télécommunications, science, énergie, environnement, coopération et aide humanitaire.
Elle commencera à jouer un rôle plus efficace en politique étrangère et de défense, avec la nomination d’un Ministre des Affaires étrangères de l’Union et la création d’une Agence européenne de la Défense.

6) La Constitution offre aux citoyens la place qui doit être la leur : la première.
Ce sont eux qui éliront les législateurs européens et le chef de l’exécutif européen. Ils pourront influencer dès l’origine de futures révisions de la Constitution , ou de nouvelles négociations d’élargissement de l’Union. Ils disposeront d’un droit de pétition collective, sur tous les sujets, pouvoir inconnu à ce jour en France comme dans la plupart des pays européens.

7) Elle permet de donner à l’Union des frontières stables, tout en rendant possibles d’éventuels élargissements futurs, au cas par cas, et seulement si les peuples européens le souhaitent – les Français ayant la garantie supplémentaire d’un referendum national en cas de tout nouvel élargissement.

8) Dans les domaines où la France veut faire plus et plus vite, la Constitution permet de commencer à agir avec ceux de nos partenaires qui y sont disposés sans attendre les autres : ce sont les « coopérations renforcées ».
Ainsi les pays membres de l’euro pourront gérer leurs politiques économiques entre eux. En matière de politique étrangère , de défense, de contrôle aux frontières extérieures, de coopération judiciaire, d’harmonisation de la fiscalité, de politique sociale, nous pourrons prendre de nouvelles initiatives sans être bridés par la règle de l’unanimité.

9) Enfin, ce texte est le couronnement de ce qu’on peut appeler la vision française de l’Europe, contre la vision anglo-saxonne, purement libre-échangiste, intergouvernementale et souverainiste. Jacques Chirac l’a souligné sans être contredit:
« Cette Constitution a été voulue par la France , et elle a été très largement inspirée par elle. »

Je vous livre cet argumentaire pour recueilir vos réactions, vos suggestions ou vos critiques .
25/03/05

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58 commentaires pour « OUI »
  • milavio milavio
    Le 09 Janvier 2008 à 22 h 25 min
    "Plusieurs d'entre vous me demandez l'adresse du site Presse que j'ai évoqué dans un précédent blog-notes.
    Il s'agit de www.bourque.com
    Je précise qu'il est très riche en titres canadiens.
    24/08/0"
    j'ai l'impression qu'il y a une grosse faute d'orthographe sur "demandez" et comme c'est la première fois que je viens sur le site...cela me fait bizarre surtout de la part de Mr.Juppé.
    bien à vous
    mila
    milavio milavio
  • Francis B.
    Le 25 Mai 2005 à 02 h 01 min
    Bonjour, il est très surprennant de constater le degré d'excitation et de passion qui anime l'opinion publique concernant le prochain référendum. Quelle proportion de français connaissent leurs députés européens et le fonctionnement des institutions au sein de l'union ? Je crois que c'est en fait le seul mérite de ce référendum d'avoir amener les français à s'intéresser un peu plus à L'Europe, qui reste néanmoins toujours aussi abstraite. Sauf bien-sûr lorsqu'on en récupère quelques subventions ou que l'on doit se conformer à des directives plus ou moins contraignantes. Je pense qu'un simple recours à la voie parlementaire aurait du faire l'affaire comme c'est le cas de la majorité des autres pays de l'union. Je n'y vois là aucune confiscation de la démocratie comme certains seraient tentés de le faire croire.A mon humble avis, la consultation par voie référendaire ne doit s'appliquer que pour des questions politiques à très faible complexité (ex: approuvez-vous le quiquennat?, faut-il reboucher le tunnel sous la manche? ... ) J'y vois dans ce même registre encore là le choix visionnaire du chef de l'état qui avait décidé naguère la dissolution d'une certaine assemblée (mais laissons là les sujets facheux...). Pour ma part, sur une majorité d'articles, je suis totalement incompétent en la matière et ce n'est sûrement pas faute d'avoir essayer de me forger une opinion, en écoutant les arguments des uns et de autres.La palme revient tout de même au parti socialiste qui apparemment n'utilise pas toujours le même service de traduction. A mon plus grand regret je ne suis pas agrégé en droit pour comprendre tous les tenants et aboutissants de ce traité constitutionnel. Alors que j'attendais du débat publique plus de clarté, force est de constater que la plus grande confusion règne, et le souci d'explication et de simplification n'aboutisse ( à l'extrême j'exagère) qu'à ce genre d'arguments dans la langue de Shakespeare: "The yes needs the no, to win, against the no". Ce qui me gène beaucoup aussi c'est la manière dont les partisans du non sont dénigrés. Les politiques savent très bien qu'il ne faut jamais sous-estimer ou mépriser les électeurs.La culpabilisation reste aussi l'argument du pauvre. Je pense qu'il y a mille raisons pour voter oui, et qu'il n'y en a autant pour voter non. Dans toute cette confusion, je vais voter non.Paradoxalement,c'est aussi pour cela que j'aurais préféré le recours parlementaire. Je tiens à signaler que je suis pro-européen. L'une des raisons et bien sûr ce n'est pas ma seule motivation est la suivante. Il y a quelques temps, une coalition s'est formée pour aller faire la guerre dans un pays désert. En pays civilisé, on n'a besoin que d'une seule balle lorsqu'on veut faire chanceler un dictateur. En Europe ,une majorité des peuples était contre , en opposition totale avec leurs gouvernants comme en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Pologne( etc.). Ce qui est fait est fait. Ce qui pourrait être fait le sera peut-être un jour, même si la situation s'en verra améliorée. Cependant je pense qu'il est grand temps de payer l'addition.
    Francis B.
  • ALEXANDRE POCHARD
    Le 15 Avril 2005 à 13 h 56 min
    Pas une question mais une idée cette fois. Je voulais vous exposer le changement radical et quasi immédiat de position en faveur du Oui au cours d'un dîner.
    Ce soir là, un de nos amis avocats venant des Etats-Unis rejoignant un groupe d'Européens 2 Espagnols 4 Francais, dans l'assemblée la plupart étaient encore hésitants à voter oui. En abordant le sujet, cet ami des US, essaya de nous convaincre de voter non et l'effet à été notoire à la fin du dîner tout le monde était convertit en militants du oui. Je penses que la reflexion fût: Ce qui est bon pour eux est mauvais pour nous, et vice-versa... Peut être une idée pour penser à communiquer sur cette base.
    ALEXANDRE POCHARD
  • Rémy Mercier
    Le 13 Avril 2005 à 15 h 36 min
    Bonjour Monsieur Juppé,
    Je cherche à donner plus de poids aux arguments du oui. Je vous fais part de mes réflexions:
    1-pour le "oui" et contre le "non" (ce n'est pas même chose, c'est complémentaire; contre le "non" pourrait avoir, selon l'adversaire, plus d'impact que pour le "oui").
    2-Quelles que soient les imperfections de ce traité constitutionnel, il est, précisément, ce qu’il est possible que les nations d’Europe aient en commun.
    3-Voter " non " c’est vouloir la mort de cette POSSIBILITE… Voter " non " c’est vouloir la mort de ce qui peut être en COMMUN… Voter " non " revient pratiquement à s’opposer à la seule Europe qui soit possible… sauf dans le rêve des extrémistes qui en reviennent toujours à ce qu’ils pensent et croient et parce qu’ils sont incapables d’intégrer dans leur tête que d’autres veulent autre chose que ce qu’ils veulent et que la seule solution est AU-DELA de ce que chacun veut avec une démarche nombriliste.
    4-Ceux qui conseillent: "votez non" sont-ils des gens responsables ou des gens irresponsables?
    Ils seraient responsables s'ils pouvaient GARANTIR ABSOLUMENT que si le "non" l'emportait alors ce qu'il adviendrait dans la REALITE serait MIEUX pour les européens dans leur ensemble.
    5-Cet argument ne peut être retourné contre ceux qui conseillent de voter "oui" et puisque ce n'est pas en disant que l'adversaire (tenant du "oui") fait pareil que l'on se montre responsable de ses PROPRES actions...
    6-jusqu'à ce jour, à notre connaissance, les tenants du "non" n'ont rien proposé de constructif, de sérieux et de REEL... mais seulement un désaccord... et un néant de propositions constructives et réalistes.
    7-Revenir encore et encore sur les conséquences RELLES du "non" et montrer qu'ils vivent dans un rêve et qu'ils sont IRRESPONSABLES et puisqu'ils ne donnent aucune GARANTIE sur le futur. Ainsi, il faut leur demander de faire dès maintenant le travail qu'ils prétendent faire après le 29 mai si le non l'emportait: il faut les mettre dans cet embarras, en face de leur irresponsabilité, encore et encore et encore sur CE point. C'est ça la stratégie gagnante!!!... Il faut leur DONNER autant que possible la parole sur ce point... dès que l'on a l'occasion de s'exprimer... Dans un débat télévisé, par exemple, il faut faire le "sacrifice" de son temps de parole en les renvoyant à leur propre incohérence et de façon systématique: les submerger de temps de parole mais SUR CE POINT... et jusqu'à ce qu'ils s'écroulent... c'est la stratégie gagnante.
    Cordialement
    Rémy Mercier

    Rémy Mercier
  • Philippe Engrand
    Le 01 Avril 2005 à 17 h 53 min
    Bonjour,
    Après 1/2 seconde d'hésitation, et de plus en plus en écoutant et lisant les reportages et articles à ce sujet, je suis convaincu qu'il faut voter OUI à la ocnstitution européenne.
    Les arguments du OUI, si bien décrits dans la preuve par 9, peuvent convaincre quelques indécis. C'est bien.
    Mais sera-ce suffisant pour convaincre les partisans du NON, qui suivent des arguments démagogiques et parfois mensongers ?
    Ne faudrait-il pas prendre le temps de bien "démonter" les arguments des tenants du NON (uniquement ceux des pro-européens, bien sûr) afin de convaincre un grand nombre que, par exemple, leurs attentes, notamment sociales, ne peuvent être satisfaites que en votant OUI ?
    Philippe Engrand
  • christophe coville
    Le 30 Mars 2005 à 17 h 41 min
    il me semble que la grande erreur du président de la République est d'avoir soumis cette question au référendum. En effet, il n'y pas un français sur1000 qui a la culture juridique suffisante pour appréhender un tel texte.Résultat les Français se déterminent sur des considérations de politiques internes qui "polluent" totalement la réponse.Et les hommes politiques n'auront pas la possibilité d'amener les citoyens sur le sujet car il restera hermétique pour eux.
    christophe coville
  • Maurice Marouani
    Le 30 Mars 2005 à 15 h 47 min
    Dire NON, c'est une façon de se démarquer, une façon d'exister, une façon de sortir du troupeau des moutons de Panurge.

    Ceux qui disent OUI apparaissent non pas comme des progressistes, mais comme ceux qui acceptent le statu-quo, la continuité, le conservatisme.

    Ceux qui disent NON sont ceux qui refusent le système, ceux qui se rebellent, ceux qui ont tout compris. Dire NON, c'est dire "moi on ne me la fait pas, j'ai tout compris".

    Derrière cette philo de bistrot simpliste on retrouve tout de même les bases de l'esprit franchouillard avec son coq et son maillot de foot "France 98".

    Chirac n'a pas fait autrement quand Busch est parti en guerre contre Saddam. On se glorifie d'avoir eu raison et puis 24 mois plus tard, quand on fait les comptes, on s'aperçoit des conséquences. Mais qu'importe, puisqu'on avait raison.

    C'est pareil pour le référendum constitutionnel: pas question de me laisser entourlouper par un truc que je comprends pas, et que je ne suis même pas capable de lire. D'ailleurs, je ne lis que l'Equipe et San Antonio.

    Comme ça, en votant NON, au moins je serai persuadé de ne pas être tombé dans le piège que me tendent les technocrates...
    Maurice Marouani
  • Paul Duret
    Le 30 Mars 2005 à 12 h 51 min
    Je trouve cet argumentaire intéressant mais trop franco-français.
    Quand je me pose la question de savoir pourquoi je voterai OUI, la meilleure réponse que je trouve c'est quand je constate que nous sommes 25 pays avec des valeurs proches et que dans ces 25 pays la nouvelle constitution va aider à développer le projet européen.
    Et en prime, je constate que le camp des NON est un ensemble vraiment hétéroclite et qui surtout ne propose rien comme solution de rechange si ce n'est des incantations passéistes.
    Paul Duret
  • NON NON
    Le 30 Mars 2005 à 12 h 32 min
    NON
    NON NON
  • Francois Truffart
    Le 30 Mars 2005 à 07 h 40 min
    Merci pour cet argumentaire Lamassoure que je n'ai pas hésité à "forwarder" autour de moi surtout au moment où les sondages prédisent à présent une majorité favorable au "non". On ne peut donc s'empêcher de revenir une nouvelle fois sur la question du bien fonde du réferendum. Contrairement a J. Delors, je pense que les europeens sont bien sûr devenus aptes à s'exprimer sur leur future constitution... Mais je parle bien des européens ... Je m'explique: Afin d'éviter tout risque de distortion liés a des enjeux nationaux, il aurait fallu faire voter tous les pays en meme temps, le même jour, tout en gardant sans doute encore, le principe de résultats par pays. Je suis certain que la conscience européenne aurait profité de cette simultanéité des votes et que surtout, les partisans d'un "non" pour exprimer un vote de refus sans aucun rapport avec l'enjeu du scrutin, auraient ete moins nombreux. Autre avantage, le résultat du vote d'un Etat ne peut pas dans ces conditions infuencer celui d'autres Etats membres. L'idée est certes utopique (mais c'est l'utopie de certains qui a fait l'Europe): J'ai lu que les tchèques par exemple n'avaient toujours pas trouver de dates qui conviennent à leur propre calendrier electoral et que le "Bal des referendums" devrait durer jusqu'en juin 2006. Mais justement, puisque cette question est censée transcender les clivages politiques nationaux (Le cas de la France est à cet égard exemplaire) pourquoi n'être pas parvenus à s'imposer sans risque une date commune lors d'un précédent sommet des chefs d'Etats europeens? C'eut été la preuve que nous sommes vraiment devenus européens.
    Ps: De Californie, je m'apprête a voter enfin le samedi et non plus le dimanche... Vous ne pouvez pas savoir combien il fallait vraiment être motivé pour parcourir 60 kilometres en voiture tout en connaissant deja les resultats du scrutin en métropole...
    Bien a vous de los Angeles
    Francois Truffart
  • yves RICHARD
    Le 30 Mars 2005 à 00 h 07 min
    bonsoir,
    vous qui êtes un habitué des campagnes électorales "pas gagnées d'avance", je pense que la situation actuelle doit vous rappeler quelques souvenirs...En tout cas je trouve qu'il y a de l'ambiance dans cette campagne, et le côté "veillée d'armes" de votre site ne gâche rien.
    Une chose m'étonne dans le mouvement du non, c'est le peu d'estime dans laquelle les tenants du non tiennent les Français : les Français ne comprennent pas, c'est trop long pour eux, ils ne veulent que de l'argent, ils ont peur des étrangers (plombiers ou autres), il ne font pas la part des choses entre l'impopularité du gouvernement et les enjeux européens. Si bien que, en les écoutant, une question terrible me vient à l'esprit : les Français sont-ils débiles ?
    Sincèrement je ne le pense pas (même si c'est parfois tentant...). Par contre les Français ont, je crois, un goût prononcé pour le gâchis, qui est plus préoccupant, ainsi qu'un ardent désir de manipulation, comme en témoignent ceux qui, comme vous,n'ont eu pour tort que de ne pas avoir essayé de jouer au "spin doctor", et l'ont payé très cher. aussi je me permettrais deux petits conseils : 1)- retourner l'argument du mépris contre les tenants du non, qui prennent les électeurs pour des simplets, 2)- ne pas sous estimer les pulsions collectives des Français, et tenter d'exalter plutôt ce qu'ils ont de meilleur.
    bien à vous
    yves RICHARD
  • mathias jalon
    Le 29 Mars 2005 à 23 h 51 min

    1 /franchement, je suis sceptique :
    au lieu d'une vision, d'un texte fondateur , on ne nous propose de la technique ;

    2 /bon ok; oublions l'ideal , entrons dans la technique :
    un "mecanisme nouveau" plus efficace et adapté à 25 qu' à 15 ?
    aah mais avez vous regardé le fonctionnement des regles de majorité ? je ne les ai plus sous la main, mais n'est ce pas les 2 /3 des etats representant 65 % des citoyens " avec la reserve que cela passe quand meme si uniquement 3 grands etats sont contre ??

    et ca c'est adapté ??

    et ca c'est democratique ??

    ca ressemble plus à une torture chinoise permettant d'eviter toute prise de decision autrement que par le consensus ;
    et ca c'est encore pire que la majorité qualifiée, non ? c'est meme une sorte de double majorité qualifiée !

    En plus d'organiser l'enlisement, le cafouillage, l'immobilisme , type saint empire romain germanique , ce processus decisionnel est antidemocratique ;

    je m'explique : je comprends que l'Europe soit faite d'Etats et pas uniquement de citoyens, mais enfin, deux organes sur trois ( le conseil et la commission ) representent les Etats et un seul, le parlement, a pour legitimité le peuple ;

    Et pour ne rien arranger, les organes representant les Etats font la part belle aux petits Etats ; ils le font de façon tellement déséquilibrée qu'on ne peut plus parler de " surponderation" mais plutot de emprise liliputienne

    35 % des europeens ont plus de 60 de voix !!!

    ; regardez le nombre de commissaires par pays , et rammenez le aux nombre de ses ressortissants ; Faites pareil pour le nombre de voix de chaque pays auy conseil europeen : il en ressort quoi? une souris verte europeene ? un escargot tout chaud ? presque ! il en ressort que dans deux organes sur trois , la voix d'un luxembourgeois est entre cent et mille fois plus representé que celle d'un français
    je ne suis plus sur du chiffre mais dans les deux cas c'est effarant )
    et cet ecart n'est pas admissible , car ces deux organes sont à la fois executifs et legislatifs , et ont donc un pouvoir bien plus important que par exemple un senat américain representant de façon egalitaire les etats, mais dont le pouvoir est unqiuement legislatif et partagé avec la chambre des representants

    Alors, technique au lieu d'ideal ,
    paralysant au lieu d'etre moteur ,
    antidémocratique au lieu de permettre enfin de rapprocher l'europe des citoyens ...
    qui voudra de ce texte ?? pas moi en tout cas

    PS je passe sur une bonnes raison de voter non, bien qu' à coté de la plaque :
    non à la turquie , car meme si ce n'est pas la question posée , eh bien il fallait peut etre la poser avant , cette question, avant d'engager les europeens sans leur en parler; comme ça on aurait pu disssocier nos reponses !

    le deficit democratique de cette europe a un effet tres simple : certains n'ont plus confiance dans ces gouvernements qui ont, par le biais de l'europe , tenté d'imposer ce qu'ils n'osaient pas discuter avec les citoyens : la turquie et la remise en cause des "acquis sociaux" de certains


    Esperant avoir tort,
    mathias jalon
  • david audrain
    Le 29 Mars 2005 à 23 h 34 min
    on peut lire

    "Convaincus que l’Europe désormais réunie entend avancer sur la voie de la civilisation, du progrès
    et de la prospérité, pour le bien de tous ses habitants, y compris les plus fragiles et les plus démunis;...."

    Je trouve la fin de cet extrait insultante à l'égard de millions d'européens.

    Comment peut-on ajouter ce genre de précision (y compris les plus fragiles et les plus démunis)?

    Qui penserait : "Est habitant celui qui n'est pas fragile et qui n'est pas démuni" ?

    Une chose est sûre : Ce n'est pas l'europe d'en bas qui a participé à l'écriture de ce projet de traité.

    Autre bel article : ARTICLE II-21 : Non-discrimination
    On y apprend (pour résumer) que toute discrimination est interdite (même à l'encontre des plus démunis et des plus fragiles...). Alors dans les faits, discrimer sur la fortune? que celà signifie : Faut-il interprêter fortune comme chance ou richesse (pécunière)? Si c'est la seconde réponse, je vais tout de suite porter plainte pour violation de la constitution car je ne peux pas me loger à Paris avec mes moyens.

    Ce projet de traité est certes un beau texte, mais c'est surtout une belle affiche de pub pour les non-européens qui souhaiteraient s'établir en Europe.

    Le défi à venir : c'est de ne pas voir l'Europe de l'ouest se transformer en une vaste maison de retraite.
    david audrain
  • Julien Faber
    Le 29 Mars 2005 à 23 h 26 min
    Vraiment on nous prend pour des billes dans ce pays. Allez plutôt lire cet excellent article : http://www.politis.fr/article1083.html
    Vous saurez enfin, sans excès, avec pondération, quelle Europe on tente de nous vendre.
    La stabilité des prix et l'indépendance de la BCE sont clairement inscrits dans le traité constitutionnel (la stabilité des prix dans une Constitution : bravo messieurs les technocrates, joli projet !!!).
    Julien Faber
  • gerard leu
    Le 29 Mars 2005 à 22 h 13 min
    j'ai apprécié la pertinence de votre propos sur la constitution.
    Mais comment demander aux français de voter oui alors qu'ils ne connaissent pas le contenu de la constitution. Quelle errreur pédagogique d'avoir vendu le oui sans au préalable avoir communiquer sur le sens et les objectifs. Comment peut-on parler d'Europe sans parler des USA et de la Chine?
    gerard leu
  • Benjamin Longuechaud
    Le 29 Mars 2005 à 18 h 12 min
    jsui tro ok ac toi al1... jkiffe ton parcour... mé 1 choz : vi1 ds ma ciT é tu vera la vré vi ! "J'aime la vie et la cultive telle qu'il a plu à Dieu nous l'octroyer" Montaigne, "les Essais"
    Benjamin Longuechaud
  • jean MARCHAT
    Le 29 Mars 2005 à 16 h 25 min
    L’argumentaire d’Alain Lamassoure est certes une bonne analyse du Traité, mais elle ne peut convaincre que les convaincus d’avance, ceux qui raisonnent avec leur tête, en aucun cas ceux qui raisonnent avec l’épiderme sensibilisé par le passé.

    Vingt ans de socialisme rampant, où tout un peuple dit de gauche, à l’espérance pervertie par des utopies présentées comme des panacées, n’a pas vu se réaliser les lendemains qui chantent promis A la question pourquoi avez-vous fait ceci et pas cela, une seule réponse : « on n’y peut rien c’est l’Europe qui nous y oblige ». Et bien il vote contre l’Europe à la première occasion, et les raisons évoquées pour cela sont très claires, ce sont essentiellement le rejet des textes de Rome, Nice, Maastricht, Lisbonne. Bref tout ce qui resterait si on votait non, donc c’est incohérent, mais ça soulage.
    Ils votent contre ce que l’on a présenté comme l’empêcheur de réaliser les bonheurs promis.

    Pour les électeurs de droite, souvent plus aguerris aux notions économiques et qui constatent que le poids de la fonction publique est le frein principale au développement, la présente assemblée était l’espoir de réformes significatives.
    Que constatent-ils ? Une réforme des retraites à moitié faite dans le public d’Etat, et une fuite devant les entreprises publiques. Pire, un rattachement des avantages sociaux sans justification, de ces services, au régime général, sans avoir le simple courage de dire qu’ils devraient cotiser comme les autres (EDF, POSTE, RATP en cours et bientôt la SNCF).
    Une fuite également devant la réforme de l’Etat, où on exaspère les syndicats qui ne vivent que d’emplois fictifs dans la fonction publique par des suppressions de postes ridiculement insuffisants et non contrôlés ; résultat, on a les grèves comme si on traitait le problème, on ne règle rien et on désespère son électorat.
    Le référendum est l’occasion de dire non à celui qui pose la question plus qu’à la question elle-même.

    Désespérés par les déceptions, outrés par le manque de courage politique, les français ont envi de mordre et vont préférer le cahot ; la France va faire office du vase de Chine que l’on brise au milieu du salon dans un accès de colère.
    jean  MARCHAT
  • loic raspail
    Le 29 Mars 2005 à 16 h 09 min
    après lecture des bases de la future constitution européenne et votre blog, je dispose de plus de 9 raisons de voter oui !!
    merci et continuer votre blog
    loic raspail
  • Olivier Laulanié
    Le 29 Mars 2005 à 14 h 36 min
    Une copine vient d'entrer dans mon bureau ... Je lui faisais part de mes doutes. Je lui parlais des arguments de Juppé et de ceux de Lamassoure avec la conclusion suivante : "ouais c'est pas mal, ils ont raison mais pourtant il y a un truc qui me gêne, un truc important, j'arrive pas à dire quoi ..."

    Elle m'a répondu que le truc qui me gênait c'était justement l'absence d'Europe, l'oubli de cette grande idée, de cette belle construction ... Ce que nous connaissons aujourd'hui de l'Europe, ce sont des réglementations tatillonnes, des élections bancales ... et voilà qu'ils nous servent une pseudo-constitution fleuve aux relents d'incompréhensible. Des arguties technocratiques. Qu'est-ce que tu veux adhérer à ça ? Ils te vendent la seule daube qu'ils ont été foutu de pondre à force de compromissions. Personne ne sait même plus à quoi peuvent servir toutes ces magouilles, sauf à enrichir les uns et reconnaître les talents personnels des autres.

    Alors, qu'est-ce que nous voulons ? Nous voulons des Nations-Unies d'Europe. Un truc clair et sonore, qui claque au vent, qui te donne envie de grandir.

    Là, j'aime bien. C'est beau. Il y a de la grandeur et de l'ambition. Pourtant, personne n'en parle. Mais alors ? ce fameux traité ? Va-t-il vraiment dans le sens des Nations Unies d'Europe ?

    Cordialement,
    Olivier Laulanié
  • Emile-Robert Perrin
    Le 29 Mars 2005 à 12 h 11 min
    Il y a un argument "extérieur" qui n'est pas utilisé dans cet argumentaire : en organisant une coopération et une union approfondies, la construction européenne a permis la transformation de cette région du monde en un espace de paix. C'est évidemment le cas s'agissant des principaux pays européens, dont la France. Mais c'est vrai aussi de bon nombre de nouveaux adhérents : l'Europe a permis de concolider la démocratie et le progrès économique et social dans les anciennes dictatures qu'étaient la Grèce, l'Espagne er le Portugal. Elle a fait de même avec les 10 nouveaux adhérents dans le cadre du processus d'adhésion qui les a incités à promouvoir la démocratie et l'économie de marché, à travers la reprise de l'acquis communautaire, qui concourrent à la stabilité et au développement. On pourrait citer l'Irlande aussi qui, sur le plan économique, a connu un progrès remarquable en grande partie dû à l'Europe.

    L'argumentaire pourrait donc être complété par quelque chose du genre : Le projet de constitution consolide un espace de paix et de progrès économique et social, domaine dans lequel l'Europe a fait largement la preuve de son efficacité dans le passé.

    L'ensemble de l'argumentaire me paraît très pertinent.
    Emile-Robert Perrin
  • Nicolas Hildenbrand
    Le 29 Mars 2005 à 11 h 03 min
    bonjour,

    tous les argumentaires sont bons, qu´ils soient partisans du OUI ou du NON.

    Au cours de mes dernieres lectures a ce sujet, j´ai pu me rendre compte que cette constitution presente des points qui mes semblent positifs et d autres plus negatifs.
    Je passe sur ce debat.

    Je crois tout simplement que cette occasion est unique, c´est (si je ne m´abuse) la premiere fois qu´une tentative d´unification politique de l´Europe par voie pacifique est tentee.

    Comme toutes les premieres fois, il y a toujours des debuts difficiles. Certes, la Constitution qui nous est proposee n´est pas parfaite, mais c´est une premiere etape fondamentale.

    A l´echelle francaise, nous en sommes a la 5eme Republique. La constitution francaise a ete mainte fois modifiee depuis sa creation. En 1791, lors de sa premiere creation, j´imagine que ces createurs savaient qu´elle n etit pas parfaite. Elle n est toujours pas parfaite actuellement, elle ne le sera jamais, elle evolue.

    Il en sera de meme pour la Constitution Europeenne.

    Oui Oui et encore Oui.

    Nicolas Hildenbrand

    ps: actuellement je suis a l etranger en norvege, mes parents sont venus me voir pour Paques. Pouvez vous m expliquer pourquoi ils ont l impression qu a part "Il faut voter Oui" ou "Il faut voter non" rien n est dit??? si la classe politique francaise veut une victoire du "oui", elle se doit d expliquer la constitution a la population. A moins que cette classe politique veuille maintenir deliberement la population dans l´ignorance.
    Nicolas Hildenbrand
  • Robert RAAB
    Le 28 Mars 2005 à 21 h 22 min
    Mr Raffarin lors du journal télé sur TF1 nous dit qu'il faut voter '' OUI ''
    pour une FR forte dans l'Europe , j'ai 56ans , je travaille depuis l'âge de 14 ans en ayant commencé dans les mines de charbon de la Lorraine , et cela fait maintenant 42 années que j'entends la même chose et au bout notre belle france elle en est où ???
    Nous ne faisons que reculer pour laisser la place aux autres , en tant que marin j'ai visité des pays des 15 dans les années ''80 '' et dans leurs capitales circulaient encore des mulets pour faire livraison , maintenant les Mercédes sont chez eux et nous on est heureux de pouvoir acheter une bonne occasion.Un cinquième de mes revenus part dans les impôts , pour qui ??? 10% de chômage - des Polonnais qui viennent travailler sur nos derniers chantiers navals ! que des Européens sur nos navires marchands !! Mines fermées - constructions navales presque idem etc... Nous aurions mieux fais de faire comme les Norvégiens qui ont refusé l'europe et ils savent pourquoi ! Belle Marmar -du gaz et pétrole - pêche - tourisme etc... On avait presque les mêmes atouts hormis le pétrole mais voilà!!!
    Et en plus nous avons la fâcheuse habitude de nous mêler de tout sur cette planète,style USA en plus petit bien sûr et ça coûte cher très cher avec en prime de se faire traiter dès qu'il y a un dérapage .Enfin bref , je suis fatigué de tout cela et entendre aux infos que les British sont le premier pays en économie et qu'ils encaissent 5 milliards d'euros par an , que même les derniers des 25 payent pour eux , mais c'est quoi cette EUROPE - on ferrait ça dans une famille ce serait la guerre tous les jours entre père mère frères et soeurs.
    Je crois bien que je vais rester chez moi ou alors si je vais voter ce sera NON et tant pis pour la FRANCE - au point ou on en est ??? Dans 3 ans je serai en retraite après 46 années de boulot sans interruption aucune et ma retraite fera un petit 1700 euros - on trouvera bien un moyen de m'en piquer encore qu'on soit premier ou dernier des 25 voir plus plus tard .En fait être devant , en tête , être fort etc...c'est surtout les Politiks que ça interresse et le cycle recommence .Bon , c'est peut-être tout en vrac ce que je dis , mais j'ai l'impression que même ceux qui font les lois et la politique ne s'y retrouvent plus , se bouffent le foi entre eux et ne travaillent absolument pas pour la France comme la Tatcher qui elle vaut quelques centaines de milliards d'euros pour le Royaume Uni.
    Salutaions Respectueuses
    Robert RAAB
  • Mahmoud kadi
    Le 28 Mars 2005 à 14 h 40 min
    Bonjour Monsieur Juppé,


    J'ai lu une grande partie du traité portant constitution pour l'Europe.

    Très franchement, il n'y a pas de quoi fouetter un chat.

    Les principes qui y sont énoncés me semblent être de bon sens.
    Sans doute que sur le plan social il ne va pas encore assez loin.
    Néanmoins, je trouve qu'il y a plus de bonnes raisons de voter Oui plutôt que le contraire.
    Je voterai Oui, sans état d'âme.
    Bonne Journée
    Mahmoud kadi
  • matthieu David
    Le 28 Mars 2005 à 10 h 41 min
    Est il vrai que le droit de grève n'est pas reconnu dans le traité tandis que le droit de lock-out le serait ?
    Les tenants du non disent que la politique économique sera figée par la constitution, empêchant toute alternative au libéralisme économique, que répondez-vous ?
    Enfin, pourquoi parle-t-on de constitution ? Quelle différence avec un traité comme le traité de Maastricht ? Y-aura-t-il la structure appropriée pour une constitution : conseil constitutionnel ... Ou bien on se paie de mots ?
    matthieu David
  • ton ga
    Le 28 Mars 2005 à 09 h 12 min
    « Ils se contentent de tuer le temps en attendant que le temps les tue »
    est-ce ainsi que vous tuez le vôtre M. Juppé ? fameux copiez/collez !!
    Simone de Beauvoir écrivait « tous les hommes sont mortels », Alain Juppé lui rédige son blog dont le principal intérêt consiste à faire accepter à tous l’idée :
    " j'écris donc j'existe ".
    Adieu M Juppé et non pas adichats.
    ton ga
  • Charles Renaut
    Le 27 Mars 2005 à 23 h 05 min
    Je trouve que,en dehors de la controverse que souleve cette constitution(plus ou moins justifiée,car les peurs nourissent les debats,qui font tourner la democratie),je suis scandalisé que l'on ne demande pas l'avis (a defaut du vote) des adolescents,car c'est nous qui seront gouvernés sous le regime de cette constitution.Je pense donc que la polemique politico politicienne,qui s'etend aux francais,est ridicule,et qu'il est evident que les arguments du non reposent sur des petits details(Turquie, directive Bolkestein) ou sur des elements aisements gommables,grace a des arrangements(qui ne sont pas fait pour les chiens).Ces personnes pretendent d'ailleurs qu'un nouveau traité peut etre negocié.Je trouve cet argument ridicule. sur ce au rvoir et a bientot
    Charles Renaut
  • Franck Capdeville
    Le 27 Mars 2005 à 22 h 07 min
    Tout à fait convaincu de l'impérieuse necessité de voter "oui" je me demande - je vous demande - si , pour la deuxième fois , Jacques Chirac n'a pas commis une gravissime erreur tactique en optant pour un referendum alors que la ratification parlementaire était sans surprise. Par première erreur , je fais bien sûr allusion à sa desastreuse dissolution ( dont vous avez bien des raisons de vous souvenir ) alors qu'un septennat-boulevard lui était ouvert . N'était-ce pas naïf , connaissant la France et surtout les Français , de croire que nos compatriotes répondraient sans arrières pensées à la question posée ? N'était-il pas aisé de supposer qu'au contraire une malheureux mêli-mêlo associerait dans le camp du " non " et de surcroit pour un seul soir souverainistes de tout poil , revanchards de droite et de gauche , postulants au fauteuil élyséen ...etc...etc... J'abrège tant la liste serait longue sans pouvoir être exhautive ! Ne demandez pas au connard du café du Commerce , qui choisit sur France 2 de promouvoir le brave " Poupou" comme le-plus-grand-Français-de-tous-les-temps de répondre "oui à Bruxellles " qui pense t-il lui impose des quotas ou des normes millimétrées , " oui à la Turquie "
    quand le racisme est à tous les coins de rue ( et alors que la question turque ne se pose evidemment pas et n'a rien à voir avec la Constitution ) ou encore " oui à Chirac " alors qu'il aura voté Jospin et qu'on lui a déjà fait le " coup du Lepin " . Habitant la CUB , je regrette profondément l'injustice qui vous a été faite et votre départ de Bordeaux . Je ne sais si vous conseillez toujours en sous-main " le patron " . J'ose espérer que non car , à mon sens , la bourde est non seulement monumentale mais désormais irréparable .
    Franck Capdeville
  • stephane michel
    Le 27 Mars 2005 à 15 h 50 min
    Merci d'amener enfin le sujet au débat sur votre blog.
    Juriste en droit européen, je me suis penché sur le texte. Je suis perplexe face aux commentaires et arguments de ses adversaires. D'une part, les dispositions sur les diverses libertés de circulation sont en substance celles qui ont été soumis au vote lors de la ratification du traité de Maastricht, d'autre part, la partie II relative à la charte des droits fondamentaux de l'union européenne, est le texte sur les droits fondamentaux le plus abouti qui n'ait jamais été rédigé. La place des droits sociaux y est bien plus importante que dans n'importe laquelle des constitutions européennes. Les constitutions portugaises ou italiennes, à la pointe de la protection des droits sociaux, n'avaient pas osé aller aussi loin, notamment dans le mélange des droits civils et politiques et des droits sociaux. Des droits de première importance sont garantis,bien qu'évidemment leur portée reste à être précisée. Ainsi le droit de pouvoir gratuitement cherché un travail, le droit à un salaire, le droit de l'environnement, des consommateurs, à l'éducation, une clause générale de non-discrimination ou encore la protection du patrimoine génétique, tous ces droits y sont. Il peut être reproché au texte de ne pas développé le droit social européen, mais l'union n'a pas encore cette vocation, d'autant que les nouveaux etats membres sont encore dans des situations inférieures à la Suède la France ou d'autres. Il faudra encore un peu de temps pour cela. Pour le moment, et puisque l'Europe centrale et orientale est dans l'Union, il faut voter ce texte. Puis continuer à réfléchir...
    stephane michel
  • Gregory GRALL
    Le 27 Mars 2005 à 08 h 24 min
    Mr Juppé,

    Je me permet de vous envoyer un message, je suis actuellement à Toronto et j aprécie de lire votre blog car à chaque fois vous essayez d' expliquer l'actualité Francaise simplement et clairement(les medias devraient en faire autand plutot que de raconter en permanence les méme banalités..). J'ai été un auditeur assidu de tte l'actualité durant les derniéres années cependant je commence réellement à arriver à saturation. Notre Pays n'avance plus, tout les mesures prises en France sont en permanence arrétées par une minorité qui ne cesse de freiner l avancée notre pays. Je pense que si rien n est fait et que les mentalités Francaises n arrivent pas à évoluer la France ne sera plus grand chose dans quelques années et elle n est deja pas grand chose quand vous parlez à des américains ou à des canadiens(anglais:)) nous deviendront un pays de tourisme car plus rentable économiquement pour les entreprises (vous me direz cerainement le contraire...), au niveau de la recherche rien est fait pour qu'elle se développe elle est pourtant, un des point moteur de l économie de mon point de vue, aucune chance n'est donné à l initiative dans ce pays. Je suis parti au Canada et en trois semaine j ai trouvé du travail, je doute qu'il en soit la méme chose quand je vais rentrer méme avec un bac + 5. Mais pourtant j aime mon pyas et j ai envie de travailler pour lui afin de le faire avancer.

    En vous remerciant encore.

    Gregory GRALL
    Toronto
    Gregory GRALL
  • Marie-hélène Serve
    Le 26 Mars 2005 à 18 h 43 min
    Pour moi,c'est "oui",j'ai lu le traité pour cette constitution et c'est un pas en avance.Pour les plus septiques,qu'ils ne retiennent qu'une chose la défense,depuis l'europe on vit sans guerre,et il y a tellement d'autres avancées,sociales,un euro fort
    sans dévaluations,on n'a pas le droit pour nos enfants de les priver de cela.
    Marie-hélène Serve
  • Nicolas Yzokras
    Le 26 Mars 2005 à 17 h 03 min
    Si vous êtes sur ce site, c'est que vous faîtes partie de ceux qui ont assez de curiosité et de maturité politique pour vous intéresser notamment à la constitution curopéenne.
    L'intoxicatio médiatico-politique est à son comble. La cacophonie ambiante ne profite à personne.

    Arrêtez de vous laisser polluer par des analyses divergentes et souvent fallatieuses à de seules fins de politique intérieur.

    LISEZ-LA et vous comprendrez pourquoi certains - dont je fais partie - sont contre et pourquoi certains sont pour.

    Bonne lecture et bon vote
    Nicolas Yzokras
  • Fraise Des Bois
    Le 26 Mars 2005 à 16 h 59 min
    D'accord avec Louis Maure : ce texte n'apporte pas de réponses et reste très langue de bois politiquement correct ! Va falloir qu'il revoie sa copie le bonhomme, c'est pas avec ça qu'il va faire gagner sa cause...
    Et c'est pas avec des amateurs comme ça, tout perclus de certitudes et fiers d'avoir fait sa petite nonote pour son maître que vous reviendrez au premier plan , cher Alain Juppé ! Notez bien que moi, je suis de gauche et pour le non, mais que je vous tiens pour un adversaire respectable et avec qui l'on peut causer !
    J'anime un blog plus ludique que le vôtre, si vous voulez vous donnez la peine d'aller voir, je suis sûr que vous rirez (je n'espère pas vous convertir!) : http://mamilitance.blog.lemonde.fr
    Fraise Des Bois
  • stéphane LALANNE
    Le 26 Mars 2005 à 16 h 57 min

    Bonjour monsieur le Premier Ministre,

    Je pense qu'il faudrait plutôt insister sur la meilleure position de la France comme du couple franco allemand et des pays fondateurs, pour peser sur le processus de décision avec le Traité constitutionnel.

    Par rapport au Traité de Nice qui s'appliquerait si la France votait non, nous disposerions de 13,3 % au lieu de 9 % des droits de vote, le couple franco allemand 31% au lieu de 18%, Europe des 6, 49% au lieu de 36%


    Les nouveaux Etats trés atlantistes et peu "sociaux" on le sait passeraient de 26% à 17,5% avec le Traité constitutionnel .

    Redonner à l'Europe des 6,basée sur le couple franco allemand, fondée sur l'économie sociale de marché, indépendante des Etats Unis, une capacité d'orientation de l'Ensemble,tel est l'enjeux du référendum du 29 mai.

    J L Bourlanges l'a trés bien dit durant l'émission l'esprit public sur France culture de dimanche dernier.

    Il faut que la campagne soient recentrées sur cette réalité essentielle. Je n'ai pour l'instant entendu aucun leader de parti évoquer cet argument déterminant vu de "la France d'en bas" en tout cas.

    Cette formule me fournit une transition naturelle pour ajouter qu'il n'aura pas le même poid selon la personne qui le porte... Vous, Villepin,Sarko,Bayrou, et de l'autre coté, Strauss kahn, Aubry, Guigou, voire Jospin me semblent mieux placé que d'autres.

    En espérant vous convaincre,

    Stéphane LALANNE

    Bordelais d'origine landaise.

    Ancien administré satisfait.

    stéphane LALANNE
  • Paul SOLAS
    Le 26 Mars 2005 à 16 h 30 min
    Bordeaux, le 26 mars 2005

    Monsieur Alain JUPPE,

    Nous avons pris connaissance de votre texte concernant le sujet qui nous préoccupe tous : l'Europe de demain. En tant que citoyens moyens, nous avons le droit d'être inquiets sur l'avenir de nos enfants et petits enfants. D'un côté, nous pensons que la construction d'une EUROPE forte face aux ETATS-UNIS est nécessaire. Economiquement parlant, ces deux grands blocs doivent se respecter afin que chacun puisse trouver sa place. D'un autre côté, nous redoutons un nivellement par le bas, à cause de pays comme la TURQUIE ou la ROUMANIE. Tant d'efforts depuis tant d'années au niveau des salaires qui sont restés stationnaires méritent que l'on s'attarde sur ce point négatif...
    Dans l'attente d'une réponse éclairée de votre part,
    Nous vous adressons l'expression de nos salutations les plus respectueuses.

    Paul et Anna SOLAS
    Paul SOLAS
  • P Leclercq
    Le 26 Mars 2005 à 16 h 11 min
    Mr le premier ministre
    Cher alain.

    Je suis partisan du oui.Mais essayons ensemble de comprendre les vraies motivations qui se cachent derrière les partisans du non … afin de mieux dialoguer avec eux pour essayer de les convertir ?
    [ http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],[email protected],0.html ]

    Quelques remarques sur le texte remarquable de Alain Lamassoure,
    je pense que c’est sûrement un très bon résume de la nouvelle constitution et une explication bien cartésienne de pourquoi c’est un très bon statut de notre nouveau club de foot a 25 comme dirait ( VGE )

    Mais le problème est que les gens qui vont aller voter non, ne pensent pas
    Seulement a la nouvelle constitution et ils vont aller répondre a cote a la question qui leur est posée ! …..Alors pourquoi ce décalage ? ….
    Pourquoi répondre a cote de la question qui est posée ?? La réponse a cette question sera la clef de la victoire. Mais hélas, cela nous revoit immédiatement a de la politique pure qui est un art et non une science exacte !!! Et pour faire de l’art il faut être artiste..
    (car sinon le meilleur statisticien serait automatiquement président ).
    D’abord, personnellement de culture cartésienne mais un peu anglo saxon sur les bords, je tique sur le chiffre 9. c’est en effet le chiffre de la révolution… car après 9 c’est 10 ( 2 décimales ) .9 est donc bien la fin d’un système de numérotation et il est proche de la révolution qui est de passer a 2 chiffres…( or faire la révolution c’est le non..) .En culture Anglo-Saxon c’est bien pire car :999=Australian number of the beast et 666=Number of the beast.
    9 a une signification inversée :6 (d’ou l’idée d’un sens cache ) 8 inversé donne toujours 8.. ( plus sympa cercle parfait )
    donc je préférerai 8 ou 10 bonnes raisons de dire oui plutôt que 9

    Sinon répondons a :
    --31 % leur opposition à l'entrée de la Turquie au sein de l'Union européenne puis leur volonté,

    On a bien vu que ça tient pas debout…. mais j’y vois peut être la trace du dernier élargissement qui n’a peut être pas été vraiment digérée…
    En effet nous sommes passe de 15 a 25 en invitant dans notre communauté 10 pays de l’ancien bloc de l’est qui étaient a un niveau relativement pas très élevé….Pourquoi est ce que le plombier polonais fait-il peur a tout le monde avec son robinet a 10 euros installe pose ???
    Et si derrière cette peur de la Turquie il y avait en ombre le problème des 10 qui viennent de rentrer et qui sont dans un état économique pas tip-top, et pour lesquels certains se demandent si on les a consulte ?
    Sinon pourquoi ne pas expliquer que ce fameux plombier aura de toute façon acheté une voiture Renault et son robinet sera Allemand et donc au final ça aura profite a l’économie de la vielle Europe.
    Je pense que le récent élargissement de 15 a 25 a été peu explique et pas trop compris car l’écart est très fort et ça va être un choc comparable a celui de la réunification avec l’ex RDA.
    La libre circulation des marchandises est acquise mais la libre circulation des services va devenir le serpent de mer car pour les 10 c’est capital...

    2 eme gros soucis, l’Europe a une majorité de pays a économie libérale et qui ne s’en cachent pas. Or nous avons une économie plutôt sociale et encadrée par l’administration qui souffre de lenteurs dans tous les compartiments. Les centres de décision politiques souffrent du contrepoids permanent des syndicats. En plus il y a un relatif matraquage fiscal du contribuable moyen supérieur. Combien de temps espérons nous faire jeux égal avec les économies qui nous entourent avec de tels soucis ?
    -- 29 %, d'une réorientation des politiques européennes dans un sens social. Vingt-six pour cent souhaitent une renégociation du Traité constitutionnel européen, ( la peur des 10 derniers arrivants ? ou la sensation qu’on est en train de pas suivre le rythme de développement des voisins ? )
    --20 % ont l'intention de faire-part de leur mécontentement à l'égard de Jacques Chirac et du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
    ( Une petite reorg après les dernières élections aurait pu évacuer ce point particulier, maintenant c’est trop tard …)

    --22 % entendent exprimer leur "ras-le-bol" (on a peut- être pas fait les bonnes reformes depuis 2002 ?? on a bien avance sur la sécurité mais question économie on est en train de se laisser distancer ? )
    cordialement.



    P Leclercq
  • claude marti
    Le 26 Mars 2005 à 15 h 59 min
    Quelle est votre réponse à M Nikonof qui dit :
    1) La politique militaire de l'Union est soumise à l'OTAN et donc aux Etats-Unis Le traité constitutionnel stipule, dès sa première partie consacrée à l'identité de l'Europe, que « la politique de l'Union » doit être « compatible avec la politique » arrêtée dans le cadre de l'OTAN (I-41-2), et que « les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'OTAN » (I-41-7). La Constitution européenne donne ainsi une reconnaissance constitutionnelle, en lui faisant allégeance, à l'OTAN. C'est totalement contraire au libre choix démocratique des Européens quant à leur politique commune de défense. C'est lier la politique de l'Union à celle d'une organisation qu'elle ne contrôle pas, c'est donner en réalité aux Etats-Unis le droit de définir la politique européenne de défense.
    2) Les « coopérations renforcées » sont limitées Les « coopérations renforcées » décrivent les accords que certains des pays de l'Union peuvent conclure entre eux, dans certains domaines, pour organiser une intégration plus poussée. Et bien le traité prévoit « qu'au moins un tiers des États membres y participe » (I-44-2), c'est-à-dire 9 pays. En plus, de nombreux domaines sont exclus des possibilités de coopérations renforcées : tout ce qui aurait une incidence sur la libre concurrence ou la politique monétaire (III-416 et 419). Toute coopération renforcée nécessite l'accord de la Commission, l'accord de 72 % des États membres au sein du Conseil (soit un minimum de 18 pays) et l'accord du Parlement. Autant dire que ces obstacles visent à dissuader les pays qui voudront coopérer.
    claude marti
  • René Moreau
    Le 26 Mars 2005 à 15 h 45 min
    Je suis totalement de votrte avis et j'avais déjà beaucoup apprécié l'argumentaire d'Alain Lamassoure que j'avais découvert à Bordeaux, en votre compagnie, lors de la campagne pour les élections régionales.
    Il faut cependanr que vous sachiez que tout ce dit Alain Lamassoure passe largement au dessus de la tête de bien des français qui, dans leur majorité, ignorent pour commencer ce qu'est une constitution.
    C'est cela qu'il faut expliquer avant tout : une constitution c'est simplement un ensemble de règles, que l'on doit repecter pour pouvoir "jouer ensemble" comme dans un match de rugby ou de football. Avec les mêmes règles, on peut jouer très bien, comme le Real de Madrid, ou très mal, comme le PSG.
    On pourra donc, avec la même constitution, gouverner l'Europe de manière socialiste, si une majorité se dégage pour cela, ou de manière plus réaliste, comme c'est plutôt le cas actuellement.
    Mais comme on est 25, bientôt plus, il faut absolument des règles précises car, sans cela, il est impossible de s'entendre : essayez, à 25, de vous mettre d'accord sur un seul sujet, comme, par exemple, offrir des fleurs à une personne que vous aimez tous. Vous verrez que les uns veulent acheter une plante en pôt, les autres un rosier, même si on est bientôt en avril et qu'il est trop tard pour cela, les autres des roses dans un grand vase etc.
    Il me semble que si l'on a compris cela et si l'on n'est pas de mauvaise foi, répondre non à la question "approuvez vous le projet de constitution ?", c'est répondre non à la question "voulez-vous continuer à vivre ?".
    Bien cordialement à vous.
    René Moreau
  • gilles chambon
    Le 26 Mars 2005 à 00 h 00 min
    " La politique, c'est des idées "... qui enrobent des passions, des intentions , des intérets autour de l'éternelle lutte pour le pouvoir. Plutôt que de dérouler des arguments intelligents et rationnels en faveur du oui, il faut , je crois , "rentrer dans le chou" des défenseurs du non . L'opinion jugera les vainqueurs dans l'arène de la campagne et votera pour eux .A vouloir "dépolitiser" ce référendum , on court au désastre !
    gilles chambon
  • Hélène FOURCADE
    Le 25 Mars 2005 à 19 h 32 min
    OUI, mille fois OUI, Monsieur le Premier Ministre, très cher Alain, mon très apprécié ancien Maire...
    Mais oui, bien évidemment, OUI, un grand OUI à la constitution Européenne, car il nous faut un texte commun, un écrit, qui lie enfin réellement cette multitude de pays qui ont jusqu'à présent uni leur bonne volonté et leur imagination pour construire une Europe bien loin d'être parfaire mais certes perfectible...
    Le texte de la constitution n'est probablement pas figé, et surtout, il vaut bien mieux que le "rien du tout" actuel.
    L'argumentaire d'Alain Lamassoure est clair. Il mérite d'être diffusé, commenté, pour éclairer tous ceux qui risquent de se tromper de scrutin ou d'objectif.
    Personnellement, je voterai oui, bien sûr. À la fois pour construire l'Europe et pour la protéger. Parce que je veux pouvoir, plus tard, dire NON tout aussi clairement lorsqu'on m'interrogera sur la Turquie... Parce que tant que des jeunes filles d'origine Turque nées en France ou en Allemagne seront brûlées vives ou défigurées sur le territoire de l'Union Européenne par leurs frères ou leur père pour ne pas avoir obéi à la loi que ces hommes tentent d'imposer aux femmes, je refuserai que leur pays d'origine soit intégré à l'Europe et en tire le moindre bénéfice financier. Et que personne ne vienne m'opposer l'argument que ces femmes seraient justement protégées si leur pays adhérait à l'Union Européenne...
    Tant que je ne pourrai pas avoir, dans ma classe, un garçon d'origine Turque et un garçon d'origine Kurde sans que la situation ne vire au cauchemar et sans que les insultes fusent sans cesse, je me refuserai à voir des préjugés d'un autre âge trouver plus d'ancrage dans une éventuelle adhésion à l'Union Européenne de la Turquie.
    Le fossé culturel entre l'Europe et la Turquie est bien plus grand et plus profond que le détroit du Bosphore.
    Alors OUI, mille fois OUI, pour pouvoir être libre de dire NON, plus tard...
    Hélène FOURCADE
  • Raphaël Ader
    Le 25 Mars 2005 à 18 h 30 min
    Depuis que Le parisien a cassé la digue du oui, j'ai l'impression que les français se sont complètement décomplexés. Le oui n'a plus aucune chance. Toute tentative d'explication de ce oui sera désormais pris comme une trahison. Cela me navre, parce que les Cassandre vont triompher. Mais c'est ainsi. Les Français n'ont plus la force de couper la tête de ses élites. Ils vont le faire, et c'est ce qui est le plus effrayant, démocratiquement. Car démocratiquement tous les tyrans sont arrivés au pouvoir.

    Je ne comprends plus ce pays, nous vivons bien, nous mangeons à notre faim, nous sommes auto-suffisants, nous vivons en paix. Que nous faut-il donc d'autre ?

    Moi, je ne me pose même pas la question du oui ou du non. Mille fois oui, pourvu qu'on renforce les liens qui nous lient à nos anciens ennemis. On oublie trop vite. Mille fois oui, donc.

    Et vite trouvez des femmes et des hommes neufs qui ont l'envie d'un oui offensif, et non d'un oui défensif et bigot. Vite, vite, vite !
    Raphaël Ader
  • Matthieu Courtecuisse
    Le 25 Mars 2005 à 17 h 58 min
    Sans être exhaustif, quelques remarques :

    1/ L’efficacité est une notion relative : si le projet de Traité Constitutionnel propose un fonctionnement plus efficace que le Traité de Nice, les institutions politiques proposées ne sont pas comparables à l’efficacité des institutions politiques de nos concurrents (US, Japon, CHINE). En étant nettement moins efficace, on ne peut que continuer à prendre du retard.

    2/ La Charte des Droits de l’Homme, la Paix en Europe, etc., il s’agit pour moi de mondanités ou en tout cas de centres d’intérêts de type « old school » ; en d’autres termes, cela n’apporte rien au leadership que nous souhaitons tous pour l’Europe.

    3/ Concernant les coopérations renforcées, M. Lamassoure n’a pas bien lu l’article III-422 ; en effet, les décisions prises au sein des coopérations renforcées touchant aux domaines de la Défense et la politique étrangère restent soumises à l’unanimité… Il faut ajouter également que l’existence même de toute coopération renforcée touchant aux domaines restant à l’unanimité est elle-même soumise à la règle de l’unanimité. Enfin, point notable puisqu’il s’agit d’une régression – rare – par rapport au Traité de Nice, car il faudra 9 Etats Membres participants à toute coopération renforcée au lieu de 8…

    4/ Concernant les coopérations renforcées, je sais heureux que le Président CHIRAC s’exprime enfin sur celles que la France souhaite voir mettre en œuvre et avec quel calendrier. C’est le seul élément qui pourrait me faire basculer vers le OUI, car enfin, on pourrait parler d’efficacité et de projet européen d’inspiration française.

    5/ En résumé, de quelle Europe voulons-nous ? S’il s’agit d’une Europe marchande telle que nous le propose le projet de Traité Constitutionnel mais également les Traités précédents. C’est possible et dans ce cadre, la Turquie est la bienvenue. S’il s’agit d’une Europe puissance, alors on ne peut pas accepter avec fatalisme un Traité qui n’apporte presque rien.

    La vraie question est : sommes nous prêts à voter OUI pour un mauvais texte, mais cette fois-ci, pour en prendre pour 15 ans ?

    Le débat autour du Traité de Maastricht tournait autour de l’efficacité politique et économique de l’Euro : cela pouvait donner lieu à polémique mais on avait l’espoir que cela créerait des emplois et de la puissance économique. Or aujourd’hui, je constate qu’aucun défenseur du OUI n’ose dire qu’on va créer des emplois grâce au Traité constitutionnel. Ou était ce le point N°10 de M. Lamassoure ?
    Matthieu Courtecuisse
  • Daniel DUFOUR
    Le 25 Mars 2005 à 17 h 41 min
    Je pense que l'argumentaire emprunté à Alain LAMASSOURE devrait constituer le vademecum de tous les partisans du OUI qui pourraient, par sa diffusion, convaincre en quelques phrases bien concrètes les très nombreux indécis (actuels), et répondre, sans crainte d'être contrés, aux prétendus nombreux partisans du NON actuels.
    A propos de ce projet de Constitution Européenne, les Français se distinguent une fois de plus, et pas de la meilleure manière. La mauvaise foi, le mensonge et le calcul au petit pied ne sont malheureusement pas absents de ce débat qui mériterait d'être traité avec une toute autre hauteur de vue. Je ne désespère pas, cependant, que la classe politique ne s'y emploie et y parvienne somme toute avant l'échéance fixée pour le référendum, car, en réalité, il n'y a pas eu encore de campagne.
    Daniel DUFOUR
  • dominique weill
    Le 25 Mars 2005 à 17 h 33 min
    Ce ne sont pas les gens qui votent "non"qu'il faut convaincre mais ceux qui ne veulent pas aller voter, les abstentionnistes.Et le plaidoyer d'Alain Lamassoure manque de passion. Je crois qu'il faut faire comprendre que l'Union fait la force et que l'Europe est une chance à saisir .
    votre blog : Merci pour ce ping pong permanent , très vivant. C'est ce type de confrontations sans à priori qui permet d'avancer.
    Mais la passion de construire cette Europe, comment la communiquer sans tomber dans la béatitude.Cordialement.
    dominique weill
  • Sylvain de Mullenheim
    Le 25 Mars 2005 à 17 h 03 min
    Argh ! Mais vous ne comprenez donc pas !
    Vous ne comprenez donc pas que le fond de toutes ces peurs, de toutes ces colères qui se concentrent sur la Constitution provient d'une seule et même chose : l'identité ! Les arguments de Lamassoure sont valables, mais techniques, quant les peurs et le rejet du traité sont liés à une vision. Cessons de répondre technique, et donnons de la vision : quelle est l'identité de l'Europe, et où sont ses frontières. Quelles sont ces fameuses "valeurs de civilisation" ? Sur quoi reposent-elles, historiquement et philosophiquement ? Qui est l'Europe ? Qui sommes nous ? Et que voulons nous vraiment ? Le reste, tout le reste, en découle naturellement. Cela mériterait d'organiser, en urgence, des Etats Généraux, de financer des travaux de recherche, des études, n'importe quoi qui procure une vision claire, solide et étayée au "oui". Il sera bientôt trop tard.
    Sylvain de Mullenheim
  • Thierry BOUCHEZ
    Le 25 Mars 2005 à 17 h 01 min
    Monsieur,

    Partisan du oui, ayant suivi tous les débats de la convention dès le début et même un peu avant grâce à internet, je suis tout à fait d'accord avec les arguments d'Alain Lamassoure. Cependant, je constate en argumentant avec les partisans du non sur divers forums et notamment le forum UE du Figaro, où se retrouvent des opinions très diverses y compris de gauche, et des européens de tous pays, que ces arguments sont souvent inopérants ou mis en doute. Il me semble qu'ils devraient être complétés. Je vous en donne une synthèse.

    I. D'abord, je rencontre très peu d'authentiques souverainistes défendant l'isolement de la France, la possibilité de se retirer de l'Europe quand un pays le souhaite, ou craignant pour son identité. Sans doute est-ce un progrès par rapport aux votes précédents en France. Il semble bien que ceux qui choisissent des représentants souverainistes aux européennes soient surtout des mécontents au plan national. Par contre il y a beaucoup d'europhiles déçus. Les précautions prises dans l'argumentaire à l'égard des nationalistes (rôle des parlements nationaux en 4), droit de retrait en 3)etc) sont donc inopérantes même si ces points sont approuvés: ils restent hors débat.
    II. Par contre, nombre de points peuvent convaincre les Français europhiles de voter non et demandent une réponse pendant la campagne. Et ils sont d'autant plus convaincants qu'ils s'appuient sur des éléments du texte, que beaucoup de Français essairont de lire sans arriver, bien sûr, à en saisir les détails:
    1)La possibilité d'agir sur la scène mondiale et de bâtir une défense est mise en doute, en raison de trois facteurs: d'une part, on parle de la nécessité d'un accord avec les positions de l'OTAN dans l'un des articles et cela réveille la crainte d'une soumission atlantiste aux USA; d'autre part, aucune des règles permettant la construction d'une europe de la défense n'est présente dans ce texte, qui se limite à ce qui sera commun à tous (et qui est peu de chose) sans rien présenter de ce que fera la coopération structurée et pour cause, et l'on tire donc de la lecture l'impression que rien ne sera fait dans ce domaine; enfin, il n'est pas bien réalisé que ce n'est qu'un début: l'impression générale est qu'il s'agit d'une constitution, et qu'elle ne sera donc pas modifiée pendant longtemps (par rapprochement de l'idée avec les constitutions nationales).
    2) Le fait que les règles permettent de fonctionner mieux est mal perçu parce qu'il est délicat de percevoir les modifications et leurs conséquences derrière les règles juridiques institutionnelles. Du coup, le seul fait que nous soyons 25 et qu'on envisage encore des élargissements (on parle de la Turquie, de la Croatie, de l'Ukraine en ce moment) porte auprès du peuple: l'impression que le seul élargissement qui a eu lieu suffit à modifier la nature de l'Europe et à l'éloigner de toute perspective de véritable union demeure.
    3) Ceux qui se méfient de leurs représentants et tiennent à davantage de démocratie à travers la place des citoyens remarquent que ce sont toujours les mêmes qui construiront l'Europe après la constitution qu'avant: la classe politique. D'où une impression persistante d'être écartés de la construction européenne, qui demanderait un effort sérieux des politiques et des média hors des périodes de campagne européenne. Pour répondre à cet argument, en particulier issu de partisans de lignes idéologiques minoritaires, il est un peu tard. Cependant, à ceux qui s'inquiètent du nombre énorme d'électeurs qu'il faut rassembler pour une pétition (un million), il faut répondre.
    4) Les frontières peuvent être stabilisées, mais elles ne sont toujours pas définies dans ce texte. Turquie ou non, mais aussi Ukraine ou non, avec Serbie ou non, Albanie ou non dans les Balkans...Comme certains prônent un élargissement jusqu'à Vladivostok, intégrant le Caucase, le Proche-Orient, d'autres s'inquiètent. L'absence de position claire de l'UE sur les élargissements susceptibles d'être envisagés dans les 30 ans à venir, par exemple, alimente les inquiétudes. Où est notre définition géographique et culturelle ? Pas de réponse jusqu'ici, il en faut une pour diminuer les peurs. Et cela renforce l'idée que les valeurs de civilisation ne sont pas la base de l'Europe que la Turquie puisse y adhérer, que finalement elle le fasse ou non.
    5) Le fait que les valeurs économiques (concurrence, suppression des barrières douanières et compagnie) soient mis au service de valeurs et objectifs sociaux est mis en doute, malgré la charte notamment. L'argument présenté est en général le suivant: l'économique relève de contraintes juridiques efficaces et le social ou le culturel de vagues recommandations sans portée réelle. Ce qui n'est pas faux, mais le fait que le social et le culturel soient aujourd'hui du domaine des états membres étant mal perçu, l'on a l'impression qu'ils n'existent pas à côté des impératifs économiques, et sont niés.
    6) Le débat sur la directive Bolkestein a alimenté les peurs sur l'Europe libérale. Et la lecture du texte ne peut qu'alimenter l'idée que l'Europe est ultralibérale: sacralisation des objectifs de concurrence, par exemple, dans un texte de constitution, sans que les finalités sociales et l'objectif de l'emploi ne soient posés comme supérieurs à l'idée du marché quelque part. Personnellemnt, je regrette l'intervention de Jacques Chirac sur "l'Europe libérale" qui risque d'avoir des effets contraires à ceux souhaités en validant les analyses des adversaires de gauche de la constitution. Le discours de la commission est aussi en cause, pour être franc: l'impératif social n'y est pas vraiment prioritaire.
    7) La capacité à répondre à la mondialisation, aux délocalisations en Chine par exemple, souvent citées, n'est pas évidente pour tout le monde, notamment parce que l'Union se donne comme objectif de baisser les barrières douanières, ce qui n'avantagera pas les européens. La peur des délocalisations n'a à vrai dire pas reçu de réponse, et l'absence de réponse suscite l'impression que l'UE ne s'en préoccupe pas.

    III. Enfin, la focalisation sur le texte fait que ce qui n'y est pas à commencer par les coopérations renforcées apparaît comme absent de la constitution européenne, et l'impression que tout est "gravé dans le marbre" suscite des inquiétudes quant à ce qui y manque. Ce qui y manque, c'est à la fois tout ce qui n'est pas constitutionnel dans la pratique de l'UE, et les politiques encore du ressort des états, non évoquées. Le partage des compétences, difficile à faire comprendre, devrait être explicité, quitte à ce que les politiques arrêtent un peu de dire que tout est de la faute de l'UE.

    J'ai été un peu long. Mais je crois pouvoir contribuer au débat ainsi, les hommes politiques semblant manquer de relais sur le terrain. Ne m'en veuillez pas si je transmets copie de ce texte à Alain Lamassoure sur le site de l'UMP: peut-être pourra-t-on faire progresser le débat ainsi. Je vous remercie de l'avoir mancé sur votre blogue.

    Bonne journée à vous.

    TB
    Thierry BOUCHEZ
  • Charles Bigey
    Le 25 Mars 2005 à 16 h 55 min
    L’article 80 : « Ni la BCE, ni un membre quelconque de ses organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou agences de l’Union, des gouvernements des Etats-membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou agences de l’UE ainsi que les gouvernements des Etats-membres s’engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes décision de la BCE dans l’accomplissement de leur mission».

    J'avoue ne pas voir vraiment le lien avec la phrase que vous citez :
    Le marché et la monnaie y deviennent, non plus des buts, mais des instruments au service de la croissance et du plein emploi.

    La BCE gardera exactement la même politique ... et donc aucun changement de politique monétaire
    Charles Bigey
  • Stéphane Delarge
    Le 25 Mars 2005 à 16 h 54 min
    J'ai cette intuition depuis quelques semaines, et maintenant la réalité semble la confirmer.

    Je crois que beaucoup de ceux qui voterons "non" se fichent bien de cette constitution, ils veulent juste profiter de l'occasion pour se sentir libres d'influer sur une décision quasiment prise d'avance..

    Je ne suis pas assez calé dans le domaine pour me permettre de trancher, on peut lire de bons arguments dans les deux camps...

    Les français vont peut-être faire une bêtise, mais celle çi sera la preuve qu'ils arrivent encore à penser par eux meme, à douter, à ne pas suivre l'influence des medias et des partis dominants.


    Stéphane Delarge
  • Paul-Eric HEUGAS
    Le 25 Mars 2005 à 16 h 53 min
    Tout d'abord félicitations pour cette présentation claire et ..positive ce qui nous manque un peu aujourd'hui dans ce que l'on peut lire ou entendre.

    Certains points néanmoins soulèvent de ma part des interrogations que je me permet de vous livrer en espérant peut etre des réponses (merci d'avance).

    POINT1: parfait c'est clair

    POINT2: la monnaie est présentée ici comme facteur de croissance et plein emploi n'est ce pas un peu optimiste sachant que si l'on prend les 2 "locomotives européennes" (et même si les causes sont différentes) que sont la France et l'Allemagne nos "santés économiques sociales et de plein emploi" connaissent quelques faiblesses actuellement pourquoi demain, alors que nous pratiquons la monnaie unique depuis plusieurs années ,celà aurait il un effet plus bénéfique?

    POINT3: parfait

    POINT4: N'y at-il pas un paradoxe sur la forme en expliquant que ratifier ce traité européen est une excellente chose tout en notant que chaque état membre peut éviter les, je cite, "...débordements intempestifs des interventions européennes" ?

    POINT5: Comment acter une politique commune d'immigration sachant que les besoins de chaque etat membre sont très différents?

    POINT6: Je crois savoir, corrigez moi si je me trompe, qu'il faille recueillir 1.000.000 de signatures pour qu'une décision soit arrêtée ou retirée. S'agit il d'un million de signataire d'un même pays ou peuvent ils provenir de tous les etats membres.
    Si il s'avèrait etre facile de recruter un million de signataire ne peut on pas craindre une paralysie du système?

    POINT7: dans le cadre de l'acceptation d'un nouvel entrant, tous les etats membres doivent ils procéder a un référendum?
    Dans tous les cas de figure si un pays, prenons la France par exemple, par voie référendaire refuse l'entrée d'un Pays celà fait il jurisprudence pour tous les etats membres et l'accés de ce pays à l'Europe est il donc refusé?

    POINT8: la notion de "coopération renforcée" ne risque t-elle pas de créer une Europe à plusieures vitesses dont la conséquence serait de paralyser les grands axes politiques et economiques de cette même europe?

    POINT9: un peu d'autocongratulation ne fait de mal à personne....

    Merci de m'éclairer sur ces quelques points.

    Cordialement

    Paul-Eric
    Paul-Eric HEUGAS
  • ALEXANDRE MORA
    Le 25 Mars 2005 à 16 h 12 min
    Il est indéniable qu'aujourd'hui Alain LAMASSOURE est devenu le spécialiste s'il en est de la question européenne et plus particulièrement de la Constitution.

    Il est dommageable que le discours de Michel BARNIER ne soit pas toujours en adéquation avec le sien, je pense tout particulièrement à la Turquie. Quant à Claudie HAIGNERE, lors de la quasi totalité de ces déplacements, elle demande à LAMASSOURE de l'accompagner...

    Concernant son arguementaire, je crois que l'essentiel est dit. Le point n°9 est me semble t-il, la pierre angulaire de la justification que nous devrions utiliser afin de convaincre les Français. Car dans l'argumentation des tenants du non, on a tendance de plus en plus à agiter l'épouvantail du "machin" bruxellois. Ils essaient de persuader les Français que ce texte nous est étranger alors qu'il est des plus franco-français. Enfin, nous pourrions ajouter que l'ensemble des partis politiques a participé à la rédaction de ce projet, en ce sens il n'est ni de gauche, ni de droite, a contrario de certains voudraient bien faire croire.

    Enfin, et si vous me le permettez votre sentiment manque.
    ALEXANDRE MORA
  • alisa alisa
    Le 25 Mars 2005 à 16 h 10 min
    je me disais qu'il fallait absolumetn que tu fasse un texte pour le oui. pour résumer les arguments de lamassoure:
    d'abord le chiffre 9 est symobolique d el'Europe ( il faut le garder,9 mai, 9ème symphonie, 9 bonnes raisons de voter oui..)
    Voila commen je résume en quelques mots chacune des 9 bonne raisons;
    1. En 2005 on ne fonctionne plus comme en 1957. Oui à un nouveau mode d'emploi.
    2. La constitution donne "une âme" politique à cette Europe qui n'était que commerciale et monétaire
    3.La constitution donne le droit à chaque état de se retirer sans condition de l'union.
    4.La C° permet aux parlements nationaux de dire stop à l'europe si elle va trop loin.
    5. La C°permet à l'Europe de prendre le relai sur les sujets trops grands pour les états ( terrorisme, défense, environnement...)
    6.La C° invente le droit de pétition collective sur tous les sujets pour les citoyens européens.
    7La C°subordonne à l'accord de chaque état membre l'entrée d'un nouveau venu.
    8 La C° donne le droit aux membres qui le souhaitent d'aller plus loin entre eux.
    9La C°est d'inspiration française.
    en résumé, cette C° donne plus de liberté et plus de pouvoirs aux cioyens européens, plus d'efficacité à ses institutions, et plus de poids à la France dans la balance européenne: autant de raisons de dire oui.
    alisa alisa
  • Alexandre N.
    Le 25 Mars 2005 à 15 h 58 min
    Etant un partisan du oui enthousiaste, et approuvant les arguments cités, je livre pour le grand public une synthèse des raisons de voter oui (malgré toutes les difficultés sociales et d'emploi en France en 2005):

    Pour mieux informer le grand public, les partisans du oui doivent expliquer simplement le TC (=Traité Constitutionnel) de l'UE (=Union Européenne) en disant:


    partie 1 : les règles du jeu politique et de prise de décision dans l'UE (comme les règles du jeu dans
    un match de foot)
    partie 2 : les valeurs (liberté, dignité et droits de l'homme, non discrimination...)
    partie 3 : la compilation des traités antérieurs UE en matière économique... Cette partie 3 la plus décriée n'est en rien une aggravation par rapport aux traités actuels.

    On peut voir ques les parties 1 et 2 ne sont ni de droite ni de gauche. Voter non au TC à cause de la partie 3 imparfaite n'empêchera pas que l'équivalent actuel de la partie 3 continue de s'appliquer. En somme, voter non ne sert à rien ici! De surcroit, voter non empêche les avancées positives du TC (dans partie 1 et 2).

    Avoir un langage clair sur le TC, utiliser des métaphores pour faciliter la compréhension, entrer dans
    le détail quand cela est nécessaire,
    dire le pourquoi de ce TC, le besoin d'origine de ce traité (Europe plus gouvernable, plus démocratique, plus efficace pour traiter les nombreux problèmes et son élargissement à 10 nouveaux pays en 2004).
    Ce traité n'empêche pas la politique, ni les alternances, ni les rapports de force politique.

    Ne pas oublier de dire que la France n'est pas toute seule dans l'UE à 25 pays, que ce traité est un
    compromis à 25 contenant les avancées maximales qu'il a été possible d'atteindre à 25 lors des négociations en 2002-2004, que tout progrès même insuffisant est bon à prendre. N'oublions pas qu'il y a des pays qui veulent une Europe encore plus libérale, et qui seraient contents que la France perde de son poids d'influence en votant non. Ces pays reprendraient leur liberté ainsi que celle de se coaliser contre une France isolée, instable et contradictoire.

    En 2005, avec le niveau de chômage actuel, on ne peut pas se permettre d'avoir une UE en panne, ayant déjà beaucoup de difficultés à prendre des décisions à 25, dans un monde qui bouge très vite (avec les géants actuels et à venir comme les USA, la Chine, l'Inde...). On a besoin d'un capitaine solide qui dirige le grand paquebot européen.

    L'UE doit avoir une boite à outils politique et démocratique pour se piloter plus efficacement.
    Ce TC bien qu'imparfait est une boite à outils plus avancée et étoffée (dont pour la 1ère fois dans le domaine social!) que tous les traités UE antérieurs. Ne nous tirons pas une balle dans le pied en votant non.

    Combattre un à un tous les faux arguments, mensonges des partisans du non, ainsi que les mélanges
    de sujets sans rapport avec le TC sujet du référendum ! Les partisans du non ont le beau rôle car ils jouent sur les peurs très légitimes des Français actuellement. Les partisans du oui doivent combattre les peurs agitées des partisans du non qui chargent l'UE et son TC de tous les maux actuels en France. (Ces maux ne sont que le résultat des politiques nationales insuffisantes des gouvernements successifs de la France depuis 30 ans).

    Votons oui!! Mille fois oui!!

    Voter oui n'empêche absolument pas de critiquer les insuffisances de la politique du gouvernement actuel, ni de proposer des programmes politiques plus ambitieux pour les échéances électorales de 2007.

    Faisons lors du référendum du 29 mai le choix le plus rationnel pour atteindre cet objectif d'une Europe forte, plus riche en emplois et plus juste.

    Une petite remarque d'actualité: avec le TC, la directive Bolkenstein (retirée depuis le récent conseil
    européen pour être profondément remaniée dans sa partie la plus criticable) aura encore moins de
    chance de passer (car le parlement UE aura plus de pouvoir de dire non, et car il suffit d’un refus d’au moins 4 pays au conseil pour tout bloquer). Avec le TC, il sera encore plus difficile à la Turquie d’entrer dans l’UE. De plus, ce pays, même le plus peuplé dans 20 ans, aurait moins de poids politique dans l'UE s’il devait entrer dans l'UE vers 2015-2020. A lui seul, avec une population de 13% à 15 % de l'UE, ce pays ne pourra jamais faire la majorité dans l'UE.

    Cordialement.
    Alexandre N.
  • Jean-Pierre CASTIER
    Le 25 Mars 2005 à 15 h 48 min
    Réellement enthousiasmé par l'argumentaire en crescendo de M. Lamassoure qui s'achève par l'accent mis sur le "couronnement de la vision française de l'Europe". Y ajouter peut-être la nécessité, soulignée dans son blog par M. Chirac, de donner aux traités anciens leur cohérence. Ces "belles paroles pour l'ouvrier" appellent aussi des faits concrets pour leur donner tout leur sens. Rétablir le dialogue en allant "vivre ma vie de précaire" sur le terrain. Garantir et mieux rémunérer la précarité si elle est une source de profit pour la société, ou s'efforcer de la réduire
    si elle ne l'est pas.
    Jean-Pierre CASTIER
  • damien _
    Le 25 Mars 2005 à 15 h 25 min
    Le projet de Constitution européenne semble indéniablement positif et souhaitable pour la France. Maintenant au vu du sondage à paraître demain (sam 26) dans Marianne et cité ce jour par le monde, les raisons d’un vote contre le projet de constitution, ne semble pas inspiré par le projet lui-même, mais par des raisons totalement indépendantes. Seul la question de l’entrée de la Turquie semble être en rapport, malgré le point 7 d’Alain Lamassoure qui re-confirme ce que vous-même (et d’autre) aviez annoncé, et qui invalide ce motif de rejet de la constitution.
    Cependant et avant de retranscrire certains éléments de ce sondage, le projet de constitution semble globalement approuvé par les gens, mais le référendum comme mode de consultation, risque d’être moins positif, car les gens ne répondent pas a la question posé, mais y trouve le moyen de s’exprimé sur d’autre sujet. Dans ce cas, votre rôle est il d’argumenter pour le oui, (ou pour le non pour d’autre personne), ou est il d’expliquer ce qu’est un référendum et a quelle question doit on répondre ce jour la. Il serait dommage de vous épuisé à justifier quelque chose que tout le monde à compris, si c’est le principe du référendum qui n’est pas acquis.
    De mon avis personnel, ce problème ne se pose pas que pour les référendums mais aussi pour les élections, ou les gens veulent (comme le 21 avril) donnée une opinion ou une tendance plutôt que de répondre à la question ‘ quel gouvernement avec quel président ‘. Ne venons pas nous plaindre après coup d’avoir voté (ou fait passé au deuxième tour) quelque chose (ou quelqu’un) que nous ne voulions pas.

    LEMONDE.FR | 25.03.05 | 14h07

    Selon un sondage à paraître, samedi 26 mars, dans l'hebdomadaire Marianne, 55 % des Français ont l'intention de voter "non"

    Interrogés sur le résultat qu'ils espèrent "au fond d'eux mêmes", les sondés se prononcent majoritairement (37 %) pour une victoire du "oui", 30 % souhaitant la victoire du "non" et 33 % affirmant que "cela n'a pas d'importance".

    Interrogés sur les raisons de leur choix, les partisans du "non" placent en tête à 31 % leur opposition à l'entrée de la Turquie au sein de l'Union européenne puis leur volonté, à 29 %, d'une réorientation des politiques européennes dans un sens social. 26% souhaitent une renégociation du Traité constitutionnel européen, 22 % entendent exprimer leur "ras-le-bol", 20 % ont l'intention de faire part de leur mécontentement à l'égard de Jacques Chirac et du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
    damien _
  • Guy PROST
    Le 25 Mars 2005 à 15 h 08 min
    Est-il réaliste de vouloir faire d'emblée une union politique à 25? L'union économique n'a pu se réaliser que progressivement.
    Le remède prévu (mécanisme de la coopération renforcée) risque d'avoir des effets secondaires, dont la division en blocs.
    Sur un plan plus général, ni le français moyen ni même l'homme politique moyen ne liront le traité ou le résumé proposé par le gouvernement.
    Guy PROST
  • Louis Maure
    Le 25 Mars 2005 à 15 h 01 min
    1) à peu près d'accord, sauf qu'il est difficile de satisfaire tout le monde, et je ne suis pas satisfait de ces règles.

    2) ça ne transparait pas très fort à la lecture des innombrables pages de ce texte.

    3) d'accord

    4) il clarifie peut-être, mais toujours en faveur du Conseil et de la Commission : lorsque le Parlement européen est évoqué, c'est à 95 % pour dire qu'il sera informé ou qu'on prendra son avis (pas forcément pour en tenir compte), comme au bon vieux temps de l'affaire des brevets logiciels ! Où est le changement ?

    5) à peu près d'accord

    6) les citoyens éliront les législateurs européens ; je n'ai en revanche pas vu la moindre trace du reste de votre argument dans le texte qu'on nous propose. Lisons-nous le même projet ?

    7) le texte est très flou sur ces points, vous en avez choisi une interprètation rassurante !

    8) ce serait magnifique ... mais c'est assorti de tant de conditions restrictives que les partenariats privilégiés seront extrêmement difficiles à réaliser (à part la zone Euro, déjà enterinée).

    9) c'est plutôt un compromis, ce qui est logique ; si personne n'a contredit Chirac tout haut, c'est pour essayer de sauver le referendum !

    Conclusion : les parties I et II auraient constitué un projet certes perfectible (car entâché de beaucoup de redites, de généralités et de prases inutilement alambiquées), mais à la limite de l'acceptable. Il fallait aussi "consolider" l'ensemble des traités historiques (partie II).
    Ce qui est inacceptable, c'est de noyer le tout dans un seul et même document, amalgamant ainsi des choix politiques conjoncturels, les principes fondamentaux et les règles de fonctionnement institutionnel. Ce qui est inacceptable aussi, c'est de prétendre ménager les susceptibilités diverses en noyant les formulations dans la confusion, alors qu'un texte normatif ne devrait pas laisser place à l'interprêtation.
    Résultat : un texte qui fait 20 fois n'importe quelle constitution nationale, perdant en clarté ce qu'il gagne en volume, et ignorant avec superbe les lacunes patentes de la construction européennes (gouvernance économique par exemple).
    Louis Maure
  • Reno loizzo
    Le 25 Mars 2005 à 15 h 00 min
    Bonjour,
    je suis tout à fait d'accord avec l'argumentaire de Alain Lamassoure.
    Je suis particulièrement étonné en ce moment de l'attitude des partisants du oui (autant à gauche qu'à droite) qui ne semblent pas vouloir (pouvoir?) expliquer simplement ce qu'est une constitution, à quoi ça sert réellement et les différents articles présents.

    Le sondage paru aujourd'hui dans Marianne qui donne le "NON" gagnant à 55% montre encore l'ignorance de la population sur certains points : les partisans du non placent en premier lieu l'opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE (31%) comme argument de leur choix.
    C'est incroyable d'être autant à côté de la plaque! J'en parle beaucoup autour de moi, je trouve des personnes qui sont de cet avis, je leur explique, constitution à l'appui, leur amalgame, et on en parle plus.

    Comment gérer la communication sur ce sujet? Cet amalgame sur l'entrée de la Turquie ne peut pas durer jusqu'au referundum! C'est abberant.



    Reno loizzo
  • Pauline Saint Lô
    Le 25 Mars 2005 à 14 h 36 min
    Quel vote choisr? Par devoir de citoyenne, j'ai toujours votée mais là... Au début vraiment, j'étais perdue, je ne savais pas...J'ai des convictions, je regarde ce qui se passe autour de moi. Travaillant dans le monde agricole, je vis tous les jours le bordel (excusez le mot) de la nouvelle PAC,etc...Mais je comprends aussi qu'il y a eu un trop rapide amalgame de tout: turquie, directive de l'autre Danois, référendum...
    Alors, j'ai écouté plus attentivement des émissions sur France Inter, aux Infos...j'ai voulu savoir...
    Aujourd'hui, je peux le dire, il faut vraiment voter OUI, et le contraire serait une profonde erreur. Mais il faut expliquer clairement aux gens le bien fondé de cette constitution et on pourra comprendre le réel intéret de voter OUI.
    Pauline Saint Lô
  • Jérome Joussen
    Le 25 Mars 2005 à 14 h 31 min
    Monsieur le Premier Ministre, ne serait-il pas important de rappeler ce qui fait la force des USA ? Je veux parler ici de l'union des différents États américains qui permet au tout d'être la première puissance mondiale. De plus, on nous parle beaucoup de l'Europe et des délocalisations, mais ne devrions nous pas rappeler aux Français que la majorité des biens qu'ils consomment sont "made in china" pour ne pas dire "made in Asia" ? Enfin, et pour conclure, comment résister à des pays dynamiques, qui pèsent plus d'1 milliard d'individus ? Rappelons que nous sommes 60 millions et 5e puissance mondiale mais que cet état actuel devrait changer très rapidement. En d'autres mots, notre puissance actuelle, et donc notre capacité à maintenir notre mode de vie et encore plus : à en décider, est vouée à disparaître dans un avenir proche. L'un des objectifs principaux de l'Europe, autre et plus important que celui visant à contre balancer la puissance US à mes yeux, n'est-il pas de s'unir pour maintenir l'essentiel de ce qui fait notre lien social (culture, histoire, modèle social etc...) et que nous avons en commun avec nos amis européens (voir US)? Juste des idées/questions en vrac que je souhaitais partager. Respectueusement.
    Jérome Joussen

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé

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