Blog Notes d'Alain Juppé

Pouvoir et médias

Publié le 13/05/2006 par Alain Juppé

L’ENAP organisait en fin de semaine une colloque à Québec sur les relations entre les politiques et les journalistes.

J’ai participé à la table ronde qui réunissait trois (ex-) hommes politiques : Lucien Bouchard, ancien Premier Ministre du Québec, Angus King, ex-gouverneur du Maine et moi-même; plus deux journalistes: Graham Fraser du Toronto Star et Alain Dubuc de La Presse.

Nous avons notamment échangé nos idées sur l’impact des « blogs » sur la communication politique.
Le phénomène est massif: selon une étude citée par Joël de Rosnay dans son dernier et passionnant livre (La révolte du [email protected]), ce sont 50 millions de visiteurs uniques qui surfaient sur des blogs aux Etats–Unis au premier trimestre 2005 (soit 30% des internautes américains et 16% de la population américaine totale!) Et l’Europe n’est sans doute pas en reste.
Cela signifie-t-il que les politiques et les citoyens vont pouvoir désormais communiquer en direct, en se passant des journalistes?
Conclusion du débat: ce n’est ni probable ni souhaitable.
Les infos qui circulent sur les blogs ne sont pas toutes « validées », tant s’en faut. Le premier internaute venu peut donner son sentiment sur la situation au Proche-Orient ou sur le réchauffement climatique… sans être un spécialiste de la question. Il reste une place importante pour la vérification des faits, et leur mise en perspective.
Je cite un article de Cyril Fiévet, journaliste et blogueur, en date du 26 avril 2006:
« Les blogs et autres démarches citoyennes ne remplacent nullement les journalistes, ni ne rendent caduques leur légitimité et leur importance. Mais ils conduisent à transformer la pratique du métier des journalistes et les forcent à travailler autrement. »
On pourrait dire la même chose pour les politiques: l’émergence d’une démocratie directe qui permet aux citoyens de prendre la parole et parfois même le pouvoir, ne fait pas disparaître le besoin de leadership politique.
En passant, je me dis qu »il faudrait trouver un terme français pour traduire l’anglais « leader ». De Gaulle disait « chef » (Le fil de l’épée); je crains que le mot n’ait vieilli…

Alain Dubuc me dédicace son dernier livre qui fait du bruit ici au Québec: Eloge de la richesse.
Avant de le lire, je plonge, à mon habitude, vers la conclusion et je lis:
« Le Québec a besoin d’une deuxième révolution tranquille, pour retrouver l’audace , l’énergie et la soif de modernité qui ont caractérisé la première il y a presque cinquante ans. En est-il capable? »
Tiens, tiens…
Je lis aussi:
« Une société dont le succès et la capacité de croissance reposent sur le savoir, l’éducation supérieure, l’innovation, la présence des industries de pointe, dépendra nécessairement de la vitalité de ses villes, et particulèrement de ses grandes villes, puisque c’est là que se concentrent les institutions de savoir, les centres de recherche , les industries de pointe, les lieux d’innovation ».
Je suis de plus en plus convaincu que les villes ont un rôle majeur à jouer comme socle de l’architecture globale d’une nouvelle gouvernance ( en deça de l’Etat-Nation qui conserve toute sa légitimité démocratique; des solidarités régionales grâce auxquelles l’union fait la force, exemple: l’Union européenne; et des grandes organisations internationales, gouvernementales ou non). A creuser…

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29 commentaires pour « Pouvoir et médias »
  • christian desreumaux
    Le 27 Mai 2006 à 17 h 03 min
    Je crois que la prolifération des blogs s'arrétera ; Dans beaucoup de cas , ces espaces de discusion sont pour beaucoup un exultoire ou la raison et le bon sens sont critqués par des pseudos révolutionnaires.
    Il ne faut pas donner plus d'importance à ce nouveau mode d'expression car les véritables ambitions politques sont peu fréquente en France.
    Les blogs ne sont pas forcement des vecteurs politiques sérieux
    christian desreumaux
  • Olivier Ricard
    Le 25 Mai 2006 à 22 h 46 min
    Bonjour,

    Peut-être avez vous entendu parler de la crise actuelle chez Domofrance.

    J'avoue avoir quelques difficultés à me faire une opinion sur toute cette affaire qui ne peut me laisser indifférent.

    Est-il plus dangereux(étant donné l'importance des considérations éthiques dans les domaines du logement et de la ville)de prendre le risque de confier plus de responsabilités :

    Aux partenaires sociaux (dont on peut craindre qu'ils favorisent les interêrs des seuls salariés),

    Aux seuls dirigeants des ESH (dont on peut penser qu'ils sont peu enclins à mutualiser leurs moyens et à accepter que les positionnements stratégiques soient dictés par les représentants d'intérêts exterieurs à l'entreprise) ?

    Une plus forte influence des collectivités locales (ce qui peut produire de l'inégalité entre les territoires)pourrait-elle servir de gadre fou ?

    J'espère ne pas vous avoir gonflé (sujet peu distrayant). Votre avis fera forcément avancer ma réflexion sur un sujet qui, au delà du cas d'espece, me tient à coeur.

    Bon Week End.

    Olivier Ricard
  • Gilbert Brault
    Le 24 Mai 2006 à 10 h 44 min
    Dans votre "post" (un autre mot à traduire, "billet?"), vous évoquez la mise en pespective de l'information par les journalistes eu égard à des commentaires moins avertis des "posts" sur les blogs.
    Est-ce que, finalement, ce travail de validation ne peut-être réalisé par deux ou trois réalités aux moins:
    - la loi des grands nombres
    - le phénoméne des commentaires
    - le trackback (encore un mot à traduire)

    Sans évoquer aussi que pas mal de journalistes bloguent (encore un mot à traduire)...

    Qu'en pensez-vous? merci.
    Gilbert Brault
  • alain de lamotte
    Le 24 Mai 2006 à 07 h 39 min
    MONSIEUR

    Au tout début des années 1950, les experts de la FAO, l’organisation des Nations Unies chargée de l’alimentation et de l’agriculture, prévoyaient que quelques pays connaîtraient à court ou moyen terme des disettes graves et même des famines à répétition: c’était, entre autres pays, la Corée du Sud (la Corée du Nord étant pourvue d’immenses richesses), le Japon, l’Inde. La méthode consistait à corréler l’explosion démographique inquiétante qui était alors constatée dans les pays d’Asie et les chiffres de la production alimentaire, stable ou en baisse. La Corée du Sud n’avait quasiment pas de ressources; le Japon dispose de trop peu de terres arables pour les quelque cent millions d’habitants qu’il comptait alors; l’Inde produisait trop peu de céréales ou de riz pour nourrir une population qui a plus que triplé en un demi-siècle.

    Ces prévisions étaient minées par des erreurs de raisonnement. L’Inde a résolu les disettes grâce à la “révolution verte”, en introduisant des variétés de céréales mieux adaptées au climat et en recourant à des techniques nouvelles. Le Japon et la Corée du Sud ont choisi la voie du développement industriel: grâce aux revenus qu’ils tirent des biens qu’ils exportent, ils peuvent importer toute la nourriture dont ils ont besoin. En revanche, dans les prévisions de ces experts, les pays d’Afrique étaient censés ne pas connaître de disette, encore moins de famine, ni même de difficultés d’approvisionnement.

    Quarante ans plus tard, les prévisions sont avérées, mais pas dans les pays où il était annoncé qu’elles se produiraient. Le beau schéma rationnel et en apparence parfait a été démenti par les faits et même totalement renversé. Pourquoi?

    Les pays d’Afrique, qui sont aujourd’hui menacés dans leur existence même par des crises de toute sorte, économique, sanitaire, ethnique, nationale, ont tous ou quasiment tous choisi, à partir du début des années 1960, à peine indépendants, la voie socialiste du développement. Qu’ils soient situés au Nord ou au Sud, tous ont été socialistes, à la manière soviétique ou à la manière chinoise. En Afrique noire, la Tanzanie, la Zambie, la Guinée, le Mali, le Ghana, la Haute-Volta, le Soudan, l’Ethiopie, la Somalie, le Bénin, le Congo, l’Angola, le Mozambique. En Afrique du Nord, l’Algérie, la Tunisie (pendant quelques années), la Libye, l’Egypte. Dans l’Océan indien, Madagascar. Là où le socialisme a été refusé, on a opté pour les nationalisations à outrance, comme au Maroc, ou, comme au Zaïre, la confiscation des richesses du pays, non pas par un parti unique, mais par un clan familial ou par un groupe ethnique, et au seul profit de ses membres.

    Partout dans le monde, les mêmes causes ont produit les mêmes effets. Partout dans le monde, la socialisation des moyens de production et d’échange (c’est-à-dire l’appropriation des richesses par le Parti tunique, un clan, une famille, une ethnie) a produit la misère, la haine de tous contre tous, la corruption, le vol généralisé, la gabegie, l’effondrement de la production agricole, etc. En quelques années, Madagascar qui exportait une grande partie de sa production de riz a dû en importer pour nourrir sa population. Le socialisme est scientifique, dit-on. Il est fondé sur des lois. Après un demi-siècle d’application en Afrique, il apparaît que la grande loi qui régit le socialisme et qui se vérifie partout (de l’URSS à Cuba, de la Chine au Ghana), ce n’est pas la socialisation des moyens de production et d’échange, c’est partout, sous quelque latitude ou climat que ce soit, le même désastre. L’effondrement de la production accentue le caractère policier des régimes en place (il faut terroriser la population de peur qu’elle se révolte) et la xénophobie maladive (tout est de la faute des étrangers). Voyager au Mali au temps où ce pays était socialiste, c’était s’exposer, quand on était étranger, à d’incessantes vexations, à des conduites intempestives au poste, à des arrêts interminables et humiliants aux barrages de police établis sur la route tous les 40 ou 50 Km. Cela ne retient pas les Maliens de donner des leçons de “tolérance” à la France ou d’accuser un Ministre de la République, en voyage officiel chez eux, de racisme.

    Que les Africains accusent la France est de bonne guerre. Ainsi ils peuvent sommeiller sereinement sur le mol oreiller de la bonne conscience bouffie. Ils n’ont pas à se flageller, cela les dispense de tout examen de conscience, ce qui est excellent pour la santé. Le cocasse de l’affaire, c’est que des Français mêlent leur voix aux Africains pour accuser la France ou le Nord d’être responsable des malheurs de l’Afrique. Or, ces accusateurs sont tous marxistes léninistes maoïstes enragés: accusant la France ou le Nord ou le libéralisme, ils s’exonèrent de toute responsabilité dans le désastre africain. C’est la grande parade: ils peuvent parader, danser dans les media la pavane, tout en parant les coups qui pourraient leur être portés. Ils ont recours au vieil et archaïque bouc émissaire. Ils détournent ainsi sur d’autres qu’eux la colère des Africains.

    alain
    alain de lamotte
  • Max CAPDEVILLE
    Le 23 Mai 2006 à 21 h 02 min
    Pour paraphraser le texte d'Alain Dubuc : une société dont le succès et la capacité de croissance ne reposent que sur le savoir, l'éducation supérieure, l'innovation, la présence des industries de pointe, concentrés dans des villes-cerveaux (technomégalopoles) sera appelée à disparaître si elle se sépare (consciemment ou inconsciemment ?) de son coeur et de ses poumons qui sont situés (par définition) à l'extérieur de ces villes. Comme dans les mauvais films de fiction, un cerveau immergé dans un bocal, baignant dans un bain protecteur, branché et relié, donnant ses ordres, ne pourra pas remplir longtemps ses fonctions. Il sombrera à brève échéance dans la folie de sa propre volonté de pouvoir hégémonique et mégalomaniaque. Je m'explique.
    Ces villes, aussi grandes, puissantes et magnifiques soient-elles, ne seront rien, ne serviront à rien si, à leur porte, commence le désert. Les élites intellectuelles et politiques peuplant ces technomégalopoles auront toujours besoin de manger du pain fait avec du blé non modifié génétiquement (on l'espère) , du fromage, de la vache saine d'esprit, du poulet exempt de peste aviaire, auront toujours besoin de boire du vin et de... l'eau fraîche. Le coeur et les poumons de la société ont toujours été situés à cet "extérieur" que l'on peut appeler : mer, montagne, campagne, fleuve, forêt, désert, etc. Cet "extérieur" que ces élites susmentionnées appellent sûrement "terra incognita"...
    Des nuages noirs induits par nos folies, nos inconsciences (il n'y a pas de science sans conscience !!!), nos orgueils, nos individualismes forcenés, s'amoncellent à l'horizon de notre monde. De noirs desseins issus de cerveaux malades font fi de ce coeur, de ces poumons. Je ne suis pas un oiseau de mauvais augure, mais, par exemple, voyez. Objectivement voyez.
    Voyez ce que l'on fait de nos campagnes et de nos paysans, de nos océans et de nos marins-pêcheurs. Voyez ces ventres affamés d'un côté du monde, ces poubelles (ménagères et nucléaires) débordantes, de l'autre côté.
    Voyez ces places financières -corne d'abondance placée en filigrane sur chacun de leur fronton-, ces hits-parades des magazines "Forbes" & "Fortune".
    Voyez ces millions de gens sans emploi, sans couverture sociale (55 millions d'américains du nord), ces millions de chômeurs embarqués malgré eux dans les trains du désespoir qui ne s'arrêtent que dans des gares incertaines.
    Voyez notre terre, "orange bleue" : le protocole de Kyôto n'est pas ratifié par le premier pollueur de la planète, les Etats-Unis. Le Canada menace de s'en retirer.
    Voyez. Alors ? Dans quel monde vivrons-nous demain ? Alors... Comment pourrons-nous organiser notre monde quand il n'y aura qu'une seule place, pour un seul cerveau, aussi demesuré soit-il ?
    Une société, dont le coeur et les poumons seraient atrophiés jusqu'à n'en plus fonctionner, à terme, est condamnée....irrémédiablement !
    Les pouvoirs intellectuels et politiques, les médias, ont un rôle déterminant à jouer pour faire impulser une dynamique harmonieuse à la société. Pour redresser la barre avant qu'il ne soit définitivement trop tard. Pour que cette société aille enfin vers une bonne, juste, et "humaine" direction.
    Il faut le faire dès aujourd'hui, afin que demain il y ait encore des... lendemains.
    Pour que ne se réalise pas le scénario catastrophe.
    Comme dirait notre ami et "hôte" A.J. : "à creuser"... de toute urgence, pour éviter d'être tous enterrés !!!
    Max CAPDEVILLE 40 AMOU (FR)
    Max CAPDEVILLE
  • Mariette LABORDE
    Le 23 Mai 2006 à 18 h 42 min
    Monsieur le Premier Ministre,
    à la lecture de plusieurs articles de presse, il me semblerait qu'il y aurait des "frileux", ou des "attentistes" parmi les membres du conseil municipal de Bx quand à une prise de position concernant votre retour ...auraient-ils oublié qu'ils ont été élus sur une liste où votre nom était écrit tout en haut?...non, je ne puis croire une telle chose, rassurez-moi, les journaux ne nous disent pas tout...Ceux qui ne se sont pas prononcés sont peut-être très occupés?...à quoi? quelquefois, je me le demande!!Enfin, sachez que je fais partie de la grande majorité des Bordelais qui attendent votre retour, Bordelais à qui on ne demande pas souvent de se prononcer sur cette question (votre retour).
    Veuillz recevoir l'expression de mon profond et respectueux dévouement.
    Mariette LABORDE
  • JEAN-YVES RAVIS
    Le 19 Mai 2006 à 13 h 56 min
    je souhaite vivement que vous reveniez a la mairie de Bordeaux , nous avons besoin de votre dynamisme et de votre compétence ,pour pérenniser vôtre oeuvre de rénovation d'une belle ville qui ne demande qu'a s'éveiller et s'inscrire dans le mouvement de la modernité d'un monde en marche inéluctablement.Soyons acteurs plutôt que spectateurs .
    JEAN-YVES RAVIS
  • Yves RICHARD
    Le 18 Mai 2006 à 23 h 35 min
    bonsoir,
    comme c'était prévisible, maintenant que le Premier Ministre et le président sont en difficulté, plusieurs vautours (il n'y a pas que des corbeaux...) se disputent l'espace politique laissé (imprudemment) vacant par Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal vient de sortir du bois en se positionnant pile au centre (et même à droite de Villepin, cf. les Echos). De façon plus maladroite, François Bayrou tente de faire de même. C'est là qu'on voit l'ampleur de l'espace politique couvert par Jacques Chirac, qui tient vraiment sa promesse de gouverner pour tous les Français (ce que les journaleux ne voient pas, comme le reste d'ailleurs). Soit. Pourtant, ni Royal, ni Bayrou ne poussent assez loin la demande de "rationalisation" de la politique française. On voit une chose intéressante dans les sondages: la popularité de Kouchner. La seule chose qu'il ait dite est qu'il serait prêt à travailler avec le centre-droit, de même, "Ségolène" n'est jamais si populaire que quand elle se blairise (et se distingue du parti dont elle attend les faveurs). Manifestement, il est temps que la France, à son tour, se mette à dépasser les clivages. Non pas que les idées de droite et de gauche soient périmées, mais il faut, pour un temps au moins, remettre d'équerre le fonctionnement de notre société, ne pas sombrer dans l'ennui mortel des modèles nordiques, mais appliquer enfin les réformes structurelles qui font, il faut bien le dire consensus. De plus il faut se refaire une santé Européenne, et, là aussi, il y a consensus. C'est pourquoi il est temps, je crois, que les gens raisonnables s'entendent. Or, la constitution Française n'étant pas la constitution allemande, il faut pour cela créer un parti, pour que Président et Premier Ministre puissent s'entendre, ou du moins que l'ouverture du président à tous les centres permette de gouverner avec un premier ministre de n'importe quel bord. C'est pourquoi je verrai bien la création d'un Kadima à la Française. Et, de plus, il me semble que les UMP issus du Chiraquisme et de sa sensibilité sociale sont les mieux placés, chassés violemment qu'ils sont de leur parti. Dans le Rôle du fondateur je dois dire que Villepin (à moins que vous-même ...), s'il se refait une santé, serait parfait, appuyé par les radicaux de J.L. Borloo et les déçus de l'UDF derrière Gilles de Robien. L'ensemble, tenez-vous bien, rejoint par Kouchner, et peut-être d'autres socialistes non socialisants. Si cela se produit, je suis certain que le succès est possible, Sarkozy serait alors le Nétanyahou de l'affaire. Par contre, si ce que disent les journalistes se produit (Nicolas vs Ségolène), alors, c'est clair maintenant que ségolène occupe le centre, et malgré son manque de crédibilité, l'UMP perdra les élections: l'UMP est trop affaiblie et droitisée par la blitzkrieg de Sarkozy, qui en devient presque effrayant. Que pensez-vous de ce scénario (un peu rococco il est vrai) qui, certes, transgresse tous les interdits fondateurs du blogs ?
    Bien à vous.
    PS: avez-vous remarqué un paradoxe: c'est dans ces situations consensuelles qu'il faut un meneur de très grande valeur et de très grand charisme, pour que la vie politique ne soit pas fade, ce qui favoriserait les extrêmes (cf De Gaulle ou ... Sharon)
    Yves RICHARD
  • louis MIQUEL
    Le 16 Mai 2006 à 17 h 42 min
    je trouve cela super d'avoir les idées ou les informations des politiques sans passer par la presse qui déforme trop souvent les entretiens.
    De plus, il y a un engagement et une responsabilité de l'auteur.
    mes sentiments les plus cordiaux. Louis Miquel
    louis MIQUEL
  • Guy Réglat
    Le 16 Mai 2006 à 17 h 23 min
    Je viens de lire votre interview publié sur le Monde Magazine.Bravo!
    Dés votre retour, ne manquez pas d'en communiquer quelques autres dans le même style.
    Beaucoup d'entre nous,qui vous ont apprécié, seraient heureux de vous voir renvoyer..... la balle .....
    Je ne suis pas"landusquet" mais gascon,de Marmande, nous sommes donc voisins.
    Guy Réglat
  • Frédéric Dumas
    Le 16 Mai 2006 à 15 h 13 min
    à ce sujet un livre intéressant:
    Cities and the wealth of nations - Jane Jacob.

    salutations
    Frédéric Dumas
  • roland eymard
    Le 16 Mai 2006 à 14 h 02 min
    bonjour monsieur Juppé,
    votre conclusion sur le rôle futur des villes est passionnante. Je me permets de vous rappeler que sur le site internet de la mairie de Montréal on trouve tous les ingrédients pour que ces villes aient une armature politique, morale, sociale démocratique... parce que l'actualité internatioanle (et parfois française) montre bien que ce rôle éminent des villes peut aussi influer sur l'aspect négatif des événements ( mafia, favoritisme, etc.)
    La lecture de sud-ouest/landes de ce matin donne des informations très édulcorée sur la responsabilité morale des élus locaux dans la gestion des hommes ( mais il ne s'agit que d'une petite ville...)
    à bientôt je l'espère
    roland eymard
  • Ahmed REZGUI
    Le 16 Mai 2006 à 12 h 51 min






    Et pendant ce temps...
    Par Frédéric G. Niedzielski, professeur à l’Ecole des hautes études politiques de Paris.(15/05/2006)




    L’affaire Clearstream l’atteste : nous savons désormais que des personnalités raisonnables peuvent agir de façon déraisonnée. A la tête de l’Etat, des responsables politiques nous offrent un spectacle pitoyable. Nul n’est épargné par cette situation lamentable et exceptionnellement grave à laquelle les institutions de notre pays doivent faire face. La France a, dans son passé, connu des difficultés équivalentes. Elles furent toutefois de nature différente. Ce sont nos institutions et l’esprit de notre Constitution qui sont à l’épreuve. Le grotesque est avéré. Le mensonge érigé en vérité. S’il existe une affaire EADS, ce n’est pas celle d’un corbeau débusqué mais la réalité des mille emplois supprimés à Mérignac. Clearstream fait problème ? Quel problème ? L’honneur bafoué d’un, de deux ou de trois dignitaires de la République ? C’est regrettable. Mais Clearstream éteint et fait opacité au regard d’une affaire bien plus singulière : “Les frégates de Taïwan”. Elles ont donné lieu au versement de 900 millions d’euros de rétro-commissions. A qui ? Pour qui ? Silence ! C’est parce que les Français ont le sentiment de vivre dans un système de corruption généralisée, qu’ils sont indifférents au débat public. Prenons garde à ne pas être abusés par le délétère du politique. Il conduit au pire.

    A l’instant où les extrêmes menacent en France, observons la Pologne. L’extrême droite populiste, nationaliste et xénophobe, voisine de celle symbolisée par Jorg Haïder en Autriche, a fait son entrée au gouvernement. En France rare sont les intellectuels qui s’en soient émus. Pas une pétition. L’autisme voilà la menace. A Paris, nul ne s’inquiète de l’existence de Radio Maryja, voix de l’intégrisme, de l’antisémitisme et de l’homophobie, officiellement soutenue par Jaroslaw Kaczinski, frère du président polonais et chef du parti conservateur Droit et justice. Les valeurs que défend l’Europe n’auraient-elles pas droit de cité à Varsovie ? Peut-on se résoudre au silence, à ne rien dire lorsqu’à deux heures de Paris, on peut entendre au quotidien des propos diffusés par Radio Maryja tels que “méfions-nous des hommes venus de Judée qui tentent de nous surprendre en nous prenant à revers”, en accusant Gazetta Wyborcza, quotidien issu de Solidarnosc “d’exemple inhabituel de la cinquième colonne juive en Pologne”.

    Ces mots viennent d’Europe, d’un pays membre de l’Union. Ces mots sont ceux de l’Etat, de la République polonaise. Personne dans la classe politique française ne s’en est offusqué. Certains silences sont coupables. Qui ne dit mot consent. Alors il est temps de rappeler les valeurs qui fondent la démocratie. En France et en Pologne, mais à Varsovie plus qu’à Paris, légion sont ceux qui s’étonnent des silences de l’Europe devant tant de xénophobie. Les résultats de l’extrême droite en France doivent nous inciter à la vigilance. Une vigilance extrême. Sortons du spectacle lamentable de Clearstream car il est temps de dire avec Burke que “c’est le mal qui triomphe de l’inaction des hommes de bien.”


    Ahmed REZGUI
  • dominique weill
    Le 16 Mai 2006 à 10 h 55 min
    Il y a beaucoup de choses à faire et votre enthousiasme ancré à un poste de pouvoir dans une magnifique cité française doit donner une impulsion fantastique à toute la région et rayonner sur le pays.
    Vous évoquez "les spécialistes " qui seraient seuls fondés à parler d'un sujet. Certes, mais je crois, modestement, que la France a besoin d'idées et d'hommes pour les réaliser, de personnes inventives qui arriveront à décider des choses nouvelles sur l'environnement, sur les moyens à donner à la recherche sur les problèmes de fond concernant la question de la transmission du savoir, et de revoir une vraie volonté européenne ..
    Ce qui veut dire , si on croit à la politique, et comment ne pas y croire , si on veut faire quelque chose d'un pays en pleine mutation mondiale, que les prochaines élections seront cruciales tant les rapports de force sont aigus, les clivages idéologiques, paradoxalement, et tristement, incompatibles. Cordialement .DW
    dominique weill
  • rené pingeon
    Le 16 Mai 2006 à 09 h 30 min
    Tout à fait d'accord sur le fond de cet article. Nous voyons de telles absurdités sur les blogs (politiques) qu'il est impensable dans tenir compte sans le "filtre" de personnages équilibrés.
    Les hommes politiques bien sûr.
    Sous cette réserve, quel bel outil de communication !
    Cordialement.
    rené pingeon
  • Yves RICHARD
    Le 15 Mai 2006 à 23 h 47 min
    bonsoir,
    vous le savez, j'apprécie beaucoup votre blog. En ce qui me concerne, j'y trouve 1)un contact (trop distant mais c'est déjà ça) avec un homme politique que j'estime, et qui peut nous faire profiter de son expérience exceptionnelle (anecdotes et choses vues parmi les grands de ce monde). 2) dans cet échange, passer outre la presse, dont l'affligeante nullité, et la consternante servilité (je ne vois pas d'autre mot...) impose à rechercher autre chose pour nourrir sa réflexion. 3) me risquer parfois à émettre une idée, ou une opinion. Pour cela, il faut faire l'effort de la formuler par écrit. C'est un "travail" très enrichissant, et c'est peut-être cela l'apport fondamental des blogs en politique: forcer les citoyens à exprimer par écrit leurs idées. Je remarque une chose: vous ne faites pas part de VOTRE expérience du blog. De tous les blogs "politiques", le votre est le plus personnel, le plus singulier, le plus humain (et un des premiers). Il vous a accompagné au cours de vos épreuves, et vous a permis comme vous le souhaitiez, de garder le contact avec les Français. Comment aujourd'hui jugez-vous cette expérience? Qu'est-ce que cela vous a apporté, enseigné ? est-ce que cela vous a aidé dans les moments difficiles ? Avez-vous changé d'avis sur certaines choses ? bref, y a-t-il eu un échange véritable ? en quoi cet échange est-il humain, chaleureux ou au contraire stérile et désincarné ? avez-vous l'impression de "connaître" certains bloguistes, qui, comme moi vous ont fait souvent part de leurs réflexions ? En un mot, je pense que connaître votre point de vue m'aiderait à avoir une idée de l'intérêt des blogs, les vrais, qui ne sont pas là pour vendre un programme politique comme un pack de yaourts.
    bien à vous
    PS: dans un bistrot, le chef, c'est le patron !
    Yves RICHARD
  • Patrick LOUART
    Le 15 Mai 2006 à 22 h 38 min
    Alain Juppé,
    Permettez-moi cette familiarité, moi qui viens de lire cet article sur vous au Canada.
    Je ne suis militant d'aucun parti politique. J'ai seulement un fort attachement à la caricature politico-sociale selon laquelle, à gauche, on aimerait plus les êtres humains qu'à droite... en revanche, l'humanisme est une valeur qui m'inspire, et porte ma vie, cependant, je n'ai pas de peine à imaginer qu'elle peut arborer plusieurs couleurs politiques sauf une : l'extrême droite.
    Je ne sais ce qui me pousse ce soir à vous adresser ces quelques lignes à chaud ? La nature humaine est ainsi faite qu'elle prétend tout pouvoir régler lorsqu'elle le fait dans l'élan spontané. N'est-ce pas là une erreur ?
    J'ai donc une farouche envie de vous faire part, à vous qui êtes en recul sur la société française et la vie politique, d'une simple tranche de vie, celle d'un citoyen banal, habitant Pau et s'autorisant, somme toute, à faire part de ses états d'âme sur le blog d'un ancien premier ministre. Ah, les possibilités offertes par les nouvelles technologies !
    Comment ne pas trouver curieux, de la part d'un homme politique de droite, cet allant pour la "flexi sécurité", la formation permanente, la réinsertion, l'indemnisation. Comment pourais-je être contre ce discours que j'aurai souhaité entendre plus à gauche qu'à droite. Mais enfin ! La gauche serit-elle la seule à posséder le droit de réfléchir à l'avenir de l'humanité ? Je n'ai pas la réponse. En revanche, je soutiens le système de la formation continue français, terriblement imparfait certes, de plus en plus limitée budgétairement évidemment, mais qui possède une certaine force, une certaine vivacité et sûrement cette capacité de donner une seconde chance à des individus en manque de confiance en eux, mais potentiellement capable de se réinsérer dans la société, parce qu'il le veulent profondément. Je peux parler car je suis un pur produit de la formation continue et à présent j'y enseigne.
    L'idée, me semble-t-il est effectivement de redonner confiance à la jeunesse. Je ne crois pas moi non plus en un déclin de la France tel que les pessimistes de tout acabit le prétendent, mais je m'interroge en revanche sur un tournant de notre société (ce village mondial) pour paraphraser un éditeur, vers une décadence générale qui ne trouverait de salut qu'à travers un tour de vis social extrémiste. Cela n'aurait bien sûr qu'un effet contraire à celui espéré.
    Il faut, Monsieur le Premier Ministre, retravailler sur certains fondamentaux oubliés au fond des tiroirs poussiéreux de la 4ème et des débuts de la cinquième République. Je crois encore aux valeurs de l'éducation citoyenne, à cette capacité à faire comprendre au nouvelles générations qui vont arriver que la liberté n'existe pas sans règles communes justes et équitables, que la vengeance n'est pas une fin en soi, si ce n'est dans l'assouvissement immédiat d'un bonheur saturé ou d'une haine destructrice. Il faut, je pense donner les moyens au système éducatif initial et continu surtout de trouver de clefs pour comprendre le monde et notre civilisation.
    Je vais cesser ici pour ne pas vous ennuyer davantage. J'espère que ce que vous dites ne sont pas de vains mots lancés aux journalistes avides d'informations prometteuses à même d'alimenter le débat politique intérieur, mais qu'elles sont de réelles idées que vous seriez à même de défendre.
    Merci pour cet article simple et sincère.
    Patrick LOUART
  • Guy Gallet
    Le 15 Mai 2006 à 17 h 50 min
    Un leader, c'est celui qui nous emmene là ou nous n'irions pas tout seul.
    Guy Gallet
  • Gilles Lecannelié
    Le 15 Mai 2006 à 15 h 59 min
    Il est sûr que trois ou quatre pages dans un supplément hebdomadaire sont plus efficaces ,sur le plan communication positive, qu'un blog,avec son principal aléa: la qualité de ses intervenants.Bien sûr, le talent de l'hôte,pour lancer les débats,est primordial, ainsi que la bonne tenue de l'affichage . Il vaut mieux éviter de laisser passer des propos insultants(tout en acceptant les critiques ,fussent-elles ironiques ), éviter de publier des gens qui demandent la non-parution de leur intervention, maîtriser les flux , tout en évitant les blocages ( on a parfois l'impresion de passer par un "fenêtre"). Mais pour ce qui est du contenu, après tous ces mois d'expérience, vous ne pouvez espérer une "information, validée ou non":on reste dans le domaine de l'opinion,avec son inévitable côté "café du commerce",et celà sans jugement de valeur; il n'y a guère à attendre des avis spécialisés, surtout quand on est dans le domaine de la politique au sens général.Tout juste -au mieux -des témoignages , et -souvent- des réactions subjectives ( à chacun ses propres tiroirs), avec un degré variable d'hystérie(on cherche à vous plaire, à se plaire, avec ce côté quart-d'heure Warhollien).Alors le blog n'est jamais qu'un moyen d'expression démocratique supplémentaire, un réseau, un courant d'onde pure (clear stream) où désaltérer votre soif d'être aimé(comme tout homme politique respectable) mais vraiment à cent lieues du domaine journalistique, qui est trop souvent l'art de recracher des infos toutes fraîches pondues des AFP, et de parler avec assurance de sujets auxquels on ne connait rien.
    Quant à se persuader de l'importance de la Ville pour l'avenir du Développement( vous avez raison sur le fond), c'est-aussi-un bon moyen de vous déterminer à vous contenter de ce qui est immédiatement à votre portée.Cela évite toute frustration: je vous rappelle André Comte-Sponville, cité par Luc Ferry:" espérer , c'est désirer sans jouir"...
    Gilles Lecannelié
  • Nicolas Rolland
    Le 15 Mai 2006 à 14 h 51 min
    J'adhére totalement à la dernière partie de votre message. Je pense réellement que l'essence de la société moderne est la connaissance et que toute nation doit aujourd'hui en favoriser la création et soutenir la capitalisation et la coordination des connaissances existantes.
    S'il est vrai que l'Etat, les institutions ou les grands capitales peuvent être le socle de cette démarche, je suis persuadé que le développement économique (basé sur une société de la connaissance) doit passer par une vraie démocratie participative ... constructive. Pour cela, la ville représente le coeur de cette démarche. Il en est de la responsabilité des municipalités de soutenir l'innovation et d'être le médiateur pour assurer sa promotion ou sa diffusion. De même il serait intéressant que les villes mettent à disposition de leur citoyens des outils de soutien à l'apprentissage / education ou de valorisation de l'innovation.
    Nicolas Rolland
  • Stanislas de Sailly
    Le 14 Mai 2006 à 23 h 15 min
    Monsieur le Ministre,

    Bientôt l'heure du choix, dans un an nous devrons décider de l'élection d'un homme...où d'une femme peut être bien.
    Quelqu'un qui devra reprendre les commandes, affirmer son autorité sur ce "potemkine" qu'est en ce moment notre pays et c'est là que le mot leadership me dérange.
    Dans l'histoire de France les vrais "leaders" l'ont été par leur capacités à entrainer derrière eux dans des élans guerriers, d'hégémonie ou de défense du territoire. Seuls ceux-la sont restés, à tort ou à raison, dans l'inconscient collectif comme des leaders.
    Les grandes causes, voilà sur quoi les français aiment se retrouver. Nous avons raté la dernière... enfin Nous, notre président l'a ratée. Elu à 80%, sauveur contre l'infamie, ayant une majorité à tous les niveaux législatifs, entamant son dernier mandat il avait une fenêtre exceptionnelle pour faire prendre un cap determinant à notre pays.
    Est-ce fou de penser que l'on pourrait regrouper derrière un homme, toutes les bonnes volontés de ce pays, former un gouvernement d'hommes et de femmes qui se mettraient réellement au service d'un objectif commun ? Ou doit on persister dans ce clivages droite/gauche, pauvre/nantis d'un autre temps ?
    Alors quel est notre choix pour ce leader ? un amateur de la petite phrase et de la formule choc qui maitrise bien l'outil médiatique mais qui pour l'instant n'a rien apporté au débat ? Un apprentis Fouché qui s'est cru un instant intouchable ? Un ex-future candidat qui aimerait bien qu'on le sollicite même s'il s'est retiré définitivement, une femme qui se dit que la mode est aux femmes, pourquoi pas elle ? Ou un autre qui aurait aimé dire oui à l'Europe, mais déjà pris, et "peut être" n'étant pas proposé a préféré dire non...c'est consternant !!

    Moi je voudrais quelqu'un de vrai, qui n'aspire pas uniquement au poste mais qui croit en quelque chose et qui n'a pas peur d' exposer ses idées par calcule.
    Je rêve d'un homme qui aura non seulement la capacité de convaincre les français qu'un changement ne veut pas toujours dire recul, mais qui saura également confronter les vrais problèmes de ce monde et j'en citerais un pour exemple:
    Va-t-on continuer à laisser mourir de faim, de soif, de sida, de choléra les enfants africains au 21ème siecle ?
    A notre époque donc, plus de guerres, plus de désirs d'envahir les voisins plus de frontiéres a defendre, donc comment devenir leader ?
    En fondant peut être un nouveau parti (ce n'est pas le bon mot), une nouvelle force et convainre des éléments de tous bords de la rejoindre.

    C'est peut être très utopique...
    et peut être très chiant aussi ce que je viens d'écrire mais j'avais envie de vous écrire.


    Stanislas de Sailly
  • Cyril Gélibter
    Le 14 Mai 2006 à 21 h 33 min
    meme si les blogs ne sont pas forcément sérieux et donnent un peu "l'avis du consommateur" en somme,du moins dans certains cas,ce n'est pas non plus une raison pour magnifier les journalistes,qui parfois cherchent plus le scoop et le spectaculaire,quand ce n'est pas l'exagération....un des journaux qui obtient depuis plusieurs années la palme en la matiere est,a mes yeux,le journal francais "Le Monde"
    Cyril Gélibter
  • Hugues Bléger
    Le 14 Mai 2006 à 20 h 15 min
    Audace, énergie,soif de modernité,savoir,éducation supérieure, innovation, pensez-Vous, Monsieur le Premier Ministre, que les idées des hommes politiques de gauche et de la presque totalité des médias de France aillent dans ce sens.
    Respectueusement.
    Hugues Bléger
  • Georges de Wailly
    Le 14 Mai 2006 à 19 h 32 min
    Bonsoir Monsieur Juppé,
    Une nouvelle forme de marketing a vu le jour grâce à internet, il s'agit du marketing viral ou "buzz marketing".
    Il y a un site sympa sur le sujet: http://www.altaide.com . Le principe est de laisser les gens s'exprimer sur un sujet et notamment sur les produits de la marque propriétaire du site.
    C'est d'abord et avant tout une démarche d'excellence.
    Quant au blog, tel que vous le proposez, c'est à mon avis, un moyen d'échanger des informations en court circuitant les échelons hiérarchiques.
    Et j'espére que les intervenants sur ce blog ci vous ont appris plein de choses.
    Pour finir, la quéte de l'excellence est probablement le seul moyen de se différencier des pays émergents. La Chine risque de payer très cher sa censure politique. En attendant, ils font ce que les Japonais et les Taiwanais ont fait et que les Irlandais ont repris. C'est à dire installer les usines dans les ports.
    Par contre, ils risquent de bloquer sur les blogs!..
    Message envoyé avec un rayon de soleil Bordelais.
    Georges de Wailly
  • Hans-werner Wabnitz
    Le 14 Mai 2006 à 17 h 08 min
    Monsieur Juppe,
    je lis dans Le Monde 2 du 13 mai 2006 qui vous disiez: "sauvegarder l'environement est uen question de survie" - bravo ! Oui, ni plus ni moins ! Chaque arbre est precieux ! Et limiter la pollution - cela egale a preserver l'eau a boire !
    Je vous recommende vivement le livre de Jared Diamond, Collapse: il explique que des civilisations ont peri, depuis toujours, parce qu'elles ont surcharge l'environnement - et que nous n'echapperons pas au meme sort sans faire demi-tour rapidement. Il es clair comme l'eau de roche que tous le Tiers Monde ne poura pas vivre comme les Francais -(encore moins comme les Americains) car le monde n'a pas les ressource necessaire. Alors il faut agir ! Tout suite en triplant le prix de l'eau, par example ....
    Sincerement,
    hans-werner wabnitz
    [email protected]
    Hans-werner Wabnitz
  • Arlette BERTRAND
    Le 14 Mai 2006 à 16 h 48 min
    Traduction...approximative :
    - meneur (un peu péjoratif, non?)
    - entraîneur ( connotation sportive, mais pourquoi pas?)
    - capitaine (même racine que chef, mais les antimilitaristes vont fuir...)
    - Premier ( comme Premier Ministre, eh! eh! )
    - avant (encore le sport!)
    A vous de choisir...
    Arlette BERTRAND
  • Francine PLAETEVOET
    Le 14 Mai 2006 à 11 h 26 min
    Parution d'un magazine hyper-intéressant " PHILOSOPHIE Magazine", il s'agit d'un bimestriel.

    Exemple d'articles :

    La leçon de sagesse du philosophe Marcel Conche.

    Un magazine qui parle de philosophie mais aussi des sujets d'actualité sous le regard des philosophes anciens et des philosophes du 21 ème siècle. (sujets abordés ce mois-ci : le CPE, Tchernobyl, le tourisme solidaire etc...)

    Extrait de la philosophe Marie-José Mondzain
    Concernant le CPE

    " C'est dans le geste du don et du contredon que se construit la reconnaissance mutuelle sur laquelle se bâtit à son tour du social, du politique, c'est-à-dire du commun. Nous avons besoin de ces jeunes, mais ils ont surtout besoin qu'on ait besoin d'eux. C'est ça, la reconnaissance. Or les institutions traitent cette jeunesse comme si elles n'avaient rien à recevoir d'elle. On traite essentiellement les jeunes, comme les vieux d'ailleurs, en termes de charge pour la communauté. Il n'est question que de ce qu'ils coûtent et jamais de ce qu'il en côuterait à cette même communauté de se passer d'eux..."

    Bonne lecture
    Francine


    Francine PLAETEVOET
  • nicolas albrespy
    Le 14 Mai 2006 à 00 h 35 min
    Les blogs ne sont peut être en effet pas aussi travaillé qu'un article de presse peu l'être, et le professionnalisme de son auteur est d’autant plus critiquable. Cependant, je verrai tout de même quelques avantages à ce nouvel instrument d’expression. En effet, tout d'abord et sans vouloir accabler les médias, ceux ci ont un professionnalisme indubitable et cependant, nous savons tous à quel point le subjectivisme est présent dans les pages de notre presse nationale (sûrement de la même manière à l'étranger). En effet, en matière de presse politique, il n'est jamais bien difficile de connaitre la couleur politique de l'auteur. Or ceci m'a toujours posé un gros problème car bien qu’il semblerait que critiquer les médias soient des propos dit "café du commerce" je ne peux m'empêcher de ressentir un certain désarroi quand un journaliste m'explique de façon très sournoise ce que je dois penser. A l'inverse, un blog est subjectif, mais un blog ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas. Un blog est par principe personnel. Sur mon blog sont affichées mes idées. Il n'a pas la prétention de divulguer une quelconque vérité si ce n'est la mienne. Or personne ne se trompe là dessus. Donc la qualité du blog est certes contestable mais sa portée n'étant que très limité, cette critique ne me parait pas fondée.
    Ensuite, je pense que le blog est devenu un vrai moyen d'expression. Si nous en restons à la sphère politique, je crois que l'une des plus grandes frustrations des observateurs de la politique est notre incapacité d'action, notre eternel statut d'observateur, sans pouvoir ni influence. Or le blog à ce petit quelque chose de rassurant de nous permettre de nous exprimer, d'être lu et parfois même de recueillir des avis. Aussi passionné que nous puissions l'être par la politique dans le sens noble du terme, nous ne trouvons pas toujours le courage de nous lancer dans son vrai jeu, et j'en sais quelque chose malgré mon jeune âge. Alors le blog est un compromis, un bon défouloir et surtout un bon moyen de véhiculer des idées et de partager. Et ceci toujours avec cette même caractéristique que le blog ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas.
    Je pense que l'ont ne peut qu'accueillir avec entrain ce nouveau mode d'expression car même s'il n'est pas parfait, je crois que pour une fois, la balance penche du bon côté...
    nicolas albrespy
  • Isabelle casanova
    Le 13 Mai 2006 à 22 h 25 min
    Bonjour,
    j'aurais aimé échanger avec vous sur un problème qui est d'actualité en France : les nouvelles dispositions concernant l'immigration, que souhaite adopter M. Sarkozy.
    Je travaille depuis bientôt 4 ans avec le Député Irwin Cotler, Ministre de la justice et Procureur général du Canada dans le précédent gouvernement de Paul Martin. Je suis en charge des dossiers d'immigration et de citoyenneté, pour circonscription qu'il représente, Mont-Royal, une des circonscriptions les plus multi-ethniques de Montréal (et voisine de la circonscription d'Outremont).
    Je possède moi-même la double citoyenneté française et canadienne.
    Après une année passée au Canada, vous avez probablement constaté que de nombreuses communautés culturelles se côtoient aisément, notamment à Montréal, et que les "problémes" liés à l'immigration sont peu nombreux.
    Je sais que le gouvernement français souhaite apporter des modifications au système d'immigration français, en s'inspirant, notamment, du "modèle canadien", tant dans la façon d'intégrer de nouveaux arrivants que dans la façon dont la citoyenneté pourrait leur être octroyée par la suite.
    Je vous précise qu'Irwin Cotler est un ardent défenseur des droits de l'homme, reconnu sur le plan international. C'est pourquoi je suis persuadée qu'une immigration "organisée" n'est pas incompatible avec le respect des droits de la personne.
    Si votre emploi du temps chargé vous le permet, je serais heureuse de vous faire part de mon expérience et de mes réflexions sur ce sujet -qui semble être un des enjeux des prochaines présidentielles en France- et de connaître votre propre sentiment, après une année passée au Québec.
    Je vous remercie.
    Isabelle casanova

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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