Blog Notes d'Alain Juppé

Quotas ou pas quotas ?

Publié le 01/02/2005 par Alain Juppé

Beaucoup de mes correspondants s’interrogent et m’interrogent: la France a-t-elle vraiment besoin d’accueillir de nouveaux immigrants alors que notre taux de chômage est toujours de l’ordre de 10% et que tant de jeunes, faute de formation, ne trouvent pas de travail?
Je comprends la question , et la réponse n’est pas facile.

Nous savons pourtant que, dans les dix ans qui viennent, compte tenu des départs à la retraite des générations du « baby boom » d’après guerre, la population en âge de travailler va diminuer. Il faut certes tout faire pour donner du travail à nos compatriotes et, de ce point de vue, la réforme de notre système éducatif est cruciale; il faut que nous en parlions. Mais cela ne suffira pas.

Nous savons aussi qu’actuellement, plus de 300 000 étrangers s’établissent chaque année de manière permanente dans notre pays, sans que nous maîtrisions en rien ces flux migratoires.
Comme le slogan « immigration zéro » est dénué de sens, à la fois parce que nous serions incapables de le faire respecter et parce que ce ne serait pas notre intérêt, la vraie question, me semble-t-il, est de savoir si nous continuons à subir ou si nous essayons d’organiser les choses.
Un récent rapport sur l’accueil des étudiants étrangers en France apporte de l’eau au moulin de notre réflexion; je cite une phrase de ce rapport, rédigé par le bordelais Josy Reiffers:
« L’Etat a délivré, sans trop y regarder, visas et cartes de séjours à des étudiants auxquels il était incapable de garantir de bonnes conditions d’étude. »

Sur le constat, je crois qu’on peut dégager un consensus: aujourd’hui, nous subissons; demain nous allons devoir « organiser ».

A partir de là, les propositions et les formules abondent: politique de quotas, sur une base géographique ou professionnelle, immigration « choisie », immigration « co-choisie »…
Il est nécessaire d’éviter les controverses théoriques ou idéologiques car il est urgent d’agir.
Agir en liaison avec nos partenaires européens puisque l’Union doit elle-même définir sa politique d’immigration et que, compte tenu de la porosité des frontières modernes, nous avons intérêt à adopter des règles communes.
Agir en regardant avec attention ce que font d’autres grands ensembles, tels le Canada ou les Etats-Unis qui sont confrontés à des problèmes de même nature que les nôtres.
L’objectif à atteindre est, à mes yeux, assez clair : organiser la venue en France des personnes qui pourront s’intégrer dans notre communauté nationale et notamment notre économie, et cela dans le cadre d’une politique contractuelle avec leurs pays d’origine.
Si le schéma intellectuel est assez facile à tracer, j’ai bien conscience que la mise en oeuvre pratique sera délicate. Mais la politique n’est-elle pas un art tout d’exécution?
01/02/05

Partager cet article

19 commentaires pour « Quotas ou pas quotas ? »
  • Maxime HOUMAIN
    Le 18 Janvier 2007 à 23 h 35 min
    J'ai beaucoup aimé votre livre. Vous y parler de beaucoup de choses interessantes, et notamment du tri des déchets. Je suis installé à Bordeaux depuis Fin 2000. Je viens de région parisienne et sur mon ancienne commune des Yvelines (Voisins le bretonneux)nous avions pris le parti de faire diminuer la taxe des ordures ménagères si le tri des décets était fait correctement. L'expérience a été concluante.
    Vous savez aussi bien que moi que ce qui importe pour un grand nombre des français, c'est leur porte monnaie.
    Pourquoi ne pas tenter la même expérience sur Bordeaux?
    Maxime HOUMAIN
  • Régis Décamps
    Le 25 Septebmre 2005 à 19 h 33 min
    Quand vous écrivez "aujourd'hui, nous subissons; demain nous allons devoir 'organiser'", je pense que vous êtes très optimiste avec la situation actuelle. Car aujourd'hui, nous désorganisons.

    Une de mes camarades d'école d'ingénieur était originaire de l'île Maurice. Elle est venue en France faire sa classe préparatoire puis a intégré une école. Ses études ont été entièrement financées par la France, puisque les études sont gratuites en France, et qu'elle touchait une bourse.

    Quelques jours après la remise des diplômes, elle reçoit un avis d'expulsion de la préfecture: Cette étrangère qui a été formée à BAC+5 n'a plus rien à faire chez nous!

    Elle quitte la France pour l'Angleterre (où elle avait de la famille). Elle a trouvé un travail deux mois plus tard.

    Que dire, si ce n'est: gâchis?
    Régis Décamps
  • patrick vilhem
    Le 13 Juin 2005 à 18 h 31 min
    Monsieur le ministre
    L'immigration réussie suppose le dégagement d'une élite qui a pour tous (français ou souhaitant le devenir), valeur d'exemple et d'espoir .
    La médiocrité et l'errance sont les fruits de cette absence actuelle de perspective; quelqu'un l'a compris à travers la nomination trés (trop?)médiatique du prefet d'origine maghrebine.
    Comment ne pas opposer cette démarche résolument exemplaire et d'inspiration veritablement républicaine à l'exploitation scandaleuse de milliers de médecins étrangers dans les hopitaux français (plus de 8000).
    Ces médecins à diplôme extra communauté européenne exercent en france pour certains depuis de nombreuses années , ont pour nombre d'entre eux réussi les épreuves des médecins français, sont français, perçoivent des rénumérations au moins trois fois inférieures à celles de leurs collégues à diplôme français, réalisent pour certains d'entre eux des actes médicaux au nom de médecins français pendant que ceux ci arrondissent leurs fins de mois dans des cliniques privées.
    la jurisprudence Hocsman ne s'applique pas encore. les procédures de recrutement pour régulariser ces personnes sont humiliantes pour ces hommes et ces femmes, et honteuses pour la république avec des concours affichant des taux de réussite inférieurs à 5% pour des diplômés de bac +11 ayant déjà plusieurs années d'expérience.(Voir résultats de la NPR nouvelle procédure de régularisation parus récemment)
    Certains politiciens médiocres begaieront que le trou de la securité sociale vaut bien quelques oublis.Pour ceux , plus rares, soucieux de remotiver les foules et d'afficher un cap, la régularisation de cette élite unanimement reconnue est une nécessité immédiate et impérieuse.Si cette élite ne peut avoir sa place (méritée et utile)dans notre société, que réver pour nos banlieusards à la casquette dévissée!!!!
    Avant même de parler ou non de quotat, de discrination plus ou moins positive, mettre fin à cet esclavagisme de luxe à cette honte pour notre éthique républicaine est indispensable.
    Aprés le prefet,monsieur le ministre, pensez à ces milliers de médecins !Rendez leur leur dignité et offrez les en exemples.
    Certains manifestent aujourd'hui devant le ministère de la santé; j'ai mal pour eux.
    Je suis à votre disposition pour tout exemple, explication complémentaire dont vous pourriez avoir besoin pour mettre fin à cela.
    merci de m'avoir écouté. A bientôt, je l'espère.
    patrick vilhem
  • Jean Claude Carbuccia
    Le 24 Mars 2005 à 13 h 17 min
    Je suis d'accord avec l'esprit de votre message sur l'immigration nécessaire , contenu ,sélective et organisée.
    Mais , je crois qu'il y a urgence , il faut dâter vos propsitions .De plus il ne faut pas craindre le politiquement incorrect pour fixer les critères de sélection , il en est ainsi du contrôle de l'acceptation de nos valeurs fondamentales comme le statut de la femme , la laïcité ,etc.
    un immigrant doit être porteur d'un projet économique répondant à nos besoins et doit être fortement désireux de s'ntégrer dans une société républicaine , ouverte , acceillante au changement ,axée sur le progrés , avec le doute et l'étonnement comme moteur de l'adatation permanente.
    Continuez ,allez encore plus loin dans l'expression de vos convictions , nous en avons besoin .
    Jean Claude Carbuccia
  • Thierry BOUCHEZ
    Le 19 Mars 2005 à 20 h 52 min
    Monsieur,

    Il me semble que l'obtention de visas devrait en tout cas être facilitée dans certains cas, tout simplement parce que c'est notre intérêt:
    - personnes ayant une formation scientifique quelle qu'elle soit ou à peu près, tant nous allons en manquer;
    - sportifs de très haut niveau;
    - artistes, écrivains...
    Et sans doute cela devrait-il être fait de faire une liste précise de ces cas. De même, accepter de préférence des personnes instruites est dans notre intérêt, elles s'intègrent bien mieux.
    Je suis assez d'accord par ailleurs avec la proposition des autres correspondants de donner des cours de français et d'éducation civique avant le visa. Pourquoi ne pas proposer ces cours à l'étranger dans les consulats, centres culturels,etc?
    Reste une contrainte pour nous. Cela signifie accepter de délivrer un visa à ceux qui satisfont aux conditions. Ou du moins, délivrer un pourcentage bien plus grand de visas parmi ces personnes que parmi les autres demandeurs.

    Bonne journée à vous.

    TB







    Thierry BOUCHEZ
  • Guillaume K.
    Le 12 Mars 2005 à 21 h 00 min
    Bonjour.

    Je suis d'accord avec vous sur le fait qu' "immigration zéro" ne rime à rien (Du moins dans notre couleur politique). Mais des quotas ne sont pas la solution. En effet, peut on refuser un candidat à l'immigration parce qu'on en a déjà accepté 5.000 ce mois ci ? « Désolé, on est complet, revenez le mois prochain... ».

    Grâce à l'immigration, la France est devenue un pays pluriculturel, lui permettant de jouir d'une grande diversité d'expériences et de cultures. Des racines françaises ne sont donc plus le ciment des français (qui ne descendent plus tous des Gaulois)...


    Mais il y a selon moi un point bien plus fort qui soude les français : Le français. A la place de quotas, pourquoi ne pas rendre la connaissance des rudiments de notre langue obligatoires pour obtenir la nationalité Française ?
    Autre point : la nationalité française donne le droit de vote, pourquoi ne pas rendre des notions d'éducation civiques obligatoires avant de l'obtenir ?

    Je suis conscient que cette solution pose un problème : Ne risque t'on pas d'élitiser notre politique d'immigration ? Mais cette solution permettrait aussi de favoriser l'insertion des nouveaux immigrants...


    Hors sujet :
    Je suis content de voir que des hommes politiques utilisent le phénomène blog pour communiquer avec les masses.
    Guillaume K.
  • christine castéran
    Le 04 Mars 2005 à 20 h 39 min
    Oui, il semble important que la France puisse décider du nombre de personnes qui peuvent venir vivre dans notre pays. Car n'est il pas inadmissible de laisser vivre des gens venant de pays pauvres dans des conditions dans lesquelles nous ne ferions pas vivre nos animaux de compagnie.
    Je crois qu'il faut permettre si besoin à des étrangers de venir travailler dans notre pays et de leur permettre ensuite de retourner dans leur pays pour le faire progresser.
    Par ailleurs, l'ambition d'une nation telle que la notre et je l'espère de l'Europe est d'aider les pays en grande difficulté à mettre en place les politiques nécessaires pour offrit à leur ressortissant les moyens de vivre décemment. Il serait tout à l'honneur de l'Europe de développer les grandes idées humanistes et de s'inspirer de la pensée du général de Gaulle qui avait une vision à très long terme du monde.
    Partageons la richesse, permttons à chacun de s'élever dans la vie et ainsi d'aider son voisin.
    christine castéran
  • BENJAMIN DEMOGE
    Le 04 Mars 2005 à 11 h 43 min
    Monsieur,

    Tout d'abord je voulais vous féliciter sur votre blog-notes que j'apprécie beaucoup, c'est un honneur pour moi de pouvoir échanger avec vous.

    Voici quelques réflexions que je souhaiterais partager avec vous sur ce que pourrait être la politique sociale de la droite et du centre.

    La préoccupation sociale est aujourd’hui une des valeurs fortes de la droite et du centre français. En effet une démocratie sociale protégeant contre les aléas de la vie permet de construire une société forte et humaine afin de n’écarter personne et de favoriser le maintien d’une classe moyenne si essentielle à la croissance. Le modèle Français fondé sur la solidarité nécessite une impulsion nouvelle car c’est essentiellement une solidarité passive, source d’abus et dont l’efficacité est incertaine comme l’atteste l’augmentation des inégalités sociales.

    Les valeurs essentielles qui devraient guider toute politique sociale de droite sont à mon sens solidarité, universalité, et bien sûr responsabilité.
    • Solidarité : l’état par sa politique sociale doit instaurer un cadre législatif permettant d’atténuer les inégalités sociales. Toutefois si la politique sociale de la France doit aider chacun à traverser les périodes difficiles elle ne doit pas les installer dans l’assistanat sur le long terme.
    • Universalité : le bien-être de la société doit se concevoir sans exclusive, il faut aider bien évidemment les plus démunis, mais également les classes moyennes. Si certains sont écartés, il y a un risque de voir diminuer l’adhésion de tous au système, adhésion indispensable à la pérennité de celui-ci.
    • Responsabilité : cette protection n’est pas un dû mais plutôt une chance. Il doit être perçu comme résultant d’une politique sociale active visant à l’entraide et non comme une institution immuable. Chacun doit prendre conscience de la valeur de ce système d’aide et des menaces qui pèsent sur lui. Chacun doit se sentir responsable de son bon fonctionnement.

    Voici quelques idées de ce que pourrait être la politique sociale de la France dans les quatre domaines que sont la santé, l’emploi, la famille et le logement.

    Santé :
    Je trouve la réforme du gouvernement courageuse, allant dans le sens de réduction des déficits et de la responsabilisation de chacun. Ne pourrions nous pas aller encore plus loin et ce de la façon suivante :
    • Augmenter « l’euro symbolique » à chaque consultation et en élargir l’assiette à tous les assurés. Exclure les bénéficiaires de la CMU, les femmes enceintes et les jeunes de moins de 16 ans est un obstacle à la responsabilisation. Par ailleurs un euro est à la portée de toutes les bourses !
    • Aligner la hausse du forfait hospitalier sur l’inflation annuelle.
    • Revoir la liste des pathologies remboursées à 100%.
    • Supprimer le tiers payant sauf pour les maladies prises en charge à 100% et les examens dépassant une certaine somme afin que chacun se rende compte du coût des soins.
    • Rendre la première consultation de l’année non remboursable pour tous.
    • Instaurer une franchise symbolique pour les arrêts de travail du même genre que celle appliquée aux consultations.
    • Traquer davantage les abus concernant les arrêts de travail, les bons de transport et les prescriptions superflues.

    En contrepartie de cette hausse des coûts pour l’assuré, l’état pourrait permettre la déduction fiscale des cotisations de mutuelles pour les assurés assujettis à l’impôt. Pour les personnes non imposables, une subvention annuelle pour souscrire à une mutuelle serait proposée.

    L’instauration de franchises est cruciale en ce qu’elle représente « un pied dans la porte ». Le plus difficile est de les mettre en place, mais ceci fait la possibilité d’augmentation est une source de revenus potentiels.
    En bref il faut préparer psychologiquement les Français en leur expliquant que payer pour une médecine de qualité est normal. Il faut faire passer le message que l’alternative est la suivante: soit continuer à être remboursé autant et voir le niveau des prestations diminuer faute de moyens (médecins hospitaliers moins compétents qu’en privé car moins payés, manque d’infirmières), soit augmenter le part non remboursée et maintenir le niveau actuel des prestations.
    Compte tenu des avancées techniques dans le domaine médical, l’accès de tous à une médecine de plus en plus coûteuse requière une participation supérieure des assurés.

    Emploi :
    A mon sens la lutte contre le chômage passe davantage par un encouragement aux embauches plutôt que par une pénalisation des licenciements. Je pense qu’il faut fluidifier le marché de l’emploi. Cette fluidification passe par une diminution des contraintes et risques pesant sur les entreprises en cas d’embauches.
    Voici quelques idées :
    • Baisser les charges salariales sur les bas salaires et les jeunes embauchés.
    • Offrir aux entreprises des réductions d’impôts en cas d’embauche, l’année de l’embauche.
    • Simplifier le droit du travail afin de faciliter les procédures de licenciement et éviter le cas échéant les multiples recours aux prud’hommes pour vice de forme.

    Ces contraintes étant levées, il faut néanmoins créer de « nouveaux » emplois.
    • L’emploi vient d’abord la croissance. Pour cela il est nécessaire de stimuler la consommation des ménages et donc leur pouvoir d’achat. A ce titre je crois qu’une vraie réflexion sur la participation des salariés aux bénéfices des entreprises est nécessaire. De plus je pense qu’il faut mener une réflexion de fond sur le coût du logement, premier poste de dépense des ménages, afin d’éviter qu’une trop grande part des revenus (souvent 30%) ne soit immobilisée et freine la consommation.
    • L’emploi c’est aussi l’innovation technique et scientifique. La France ne peut être compétitive dans les industries de bases, elle doit se consacrer aux industries de pointes et à forte valeur ajoutée où elle excelle : l’aménagement du territoire (Trains, Autoroutes, Génie civil), le nucléaire (production d’énergie, construction de centrales, traitement des déchets), la défense, l’aviation, le luxe à la française et tant d’autres. Des succès comme EADS, Galiléo et le TGV sont de grandes réussites industrielles, économiques et politiques, qui représentent l’avenir de nos emplois.
    • Développer des pôles de compétence régionaux européens (« des clusters ») autour d’universités et de grandes écoles afin de concentrer le savoir et le savoir-faire pour attirer des industriels.

    En ce qui concerne les chômeurs, je crois qu’il faut les indemniser, les former le cas échéant, et surtout les inciter à retrouver un emploi. Il est essentiel que travailler soit significativement plus rémunérateur que le chômage.
    Il est également essentiel dans certains cas que cette rémunération soit associée à un travail effectif. Ainsi un chômeur de longue durée se verrait confié un travail à caractère social, ou des travaux d’intérêt général qui constituerait un rempart efficace contre la désinsertion. La création du RMA va dans ce sens.

    En France nous avons environ 400 000 emplois non pourvus à cause d’un déficit d’adéquation emplois - chômeurs. C’est inacceptable ! Une des premières missions de l’ANPE devrait être de former certains chômeurs notamment en fins de droits afin qu’ils puissent se reconvertir et combler ces emplois.
    Pour éviter cette inadéquation, il faut former les jeunes là où il y a des besoins. Le devoir de l’état est de privilégier les formations intéressantes à long terme, c'est-à-dire donnant accès à un emploi et non pas celles satisfaisant les envies à court terme des étudiants mais ne leur permettant pas de décrocher un emploi.

    Famille :
    Dans le domaine de la famille, ne pourrait-on pas mener deux actions ?

    Premièrement réformer les allocations familiales : mettre l’accent sur le premier enfant et rendre les allocations décroissantes du premier enfant jusqu’au dernier plutôt que croissantes. Autrement dit inverser le régime actuel.
    En effet, le premier enfant engendre des coûts élevés (appartement, crèche, voiture, équipement divers) à un âge où les ressources sont généralement faibles. Il faut que les allocations familiales retrouvent leur vocation originelle d’incitation à la procréation et éviter qu’elles ne puissent être un mode de rémunération.

    Deuxièmement devant la pénurie de crèches municipales, inciter financièrement les entreprises d’une certaine taille à construire des crèches.

    Logement :
    J’inclue le logement dans la politique sociale car ce point semble cristalliser une part importante des préoccupations des Français et surtout mobiliser une part croissante de leurs revenus.

    Afin de détendre le marché de l’immobilier et de permettre à chaque citoyen de se loger décemment :
    • Mettre en construction des programmes de logements sociaux et rénover le parc existant.
    • Permettre l’accès à la propriété des HLM aux plus démunis en considérant les loyers comme les mensualités d’un crédit immobilier.
    • Permettre à tous les contribuables la déduction fiscale des intérêts d’emprunts pour l’achat de la résidence principale.



    L’ensemble de ces mesures a un coût et je pense qu’un financement par une TVA sociale est une idée très intéressante qu’il faut étudier. Cela permettrait pendant les périodes de forte consommation de faire des réserves en plus des charges sociales classiques afin de palier les dépenses lors des périodes de faible croissance et de chômage.

    J'espère que quelques unes de ces propositions retiendront votre attention et qu'elles susciteront une réaction de votre part.

    Dans l'attente de vous relire, je vous souhaite une très bonne journée.

    Benjamin DEMOGE
    BENJAMIN DEMOGE
  • FRANCOIS DANCHAUD
    Le 04 Mars 2005 à 11 h 17 min
    Mis à part pour le lait, et encore, je n'ai jamais été favorable à la politique des quotas qui peut conduire à de graves dérives. En revanche j'estime qu'en matière immigration il devient urgent de regarder le problème en face et de proposer des solutions. Tout le monde, mis à part les extrémistes et autres poujadistes de tout poil, est d'accord sur le constat: notre pays à besoin d'étrangers et la France s'est toujours enrichie de cultures diverses. La visite de Jacques Chirac aux Polonais dans le Nord, il y a quelques jours en est une belle illustration. Ce constat posé des solutions s'imposent et trop souvent les politiques n'osent pas ouvrir un dossier miné par les discours de l'extrême droite. Résulat depuis des années il n'y a aucune politique de l'immigration en France. Comme il n'y a pas de portes officiellement ouverte pour entrer en France tout le monde passe par la fenêtre avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui. Mais à mon avis les quotas sont une mauvaise réponse à une bonne question. La solution, qui n'est pas miracle, passe à mon avis par le contrat avec le candidat à l'immagration fondé sur quelques principes simples.
    1) La France est un pays ouvert à l'accueil des étrangers
    2) Quel est votre projet dans notre pays?
    3) Quels moyens comptez-vous mettre en oeuvre pour réaliser cet objectif?
    4) L'Etat est prêt à vous aider pour atteindre votre objectif
    5) Nous vous donnons un titre de séjour temporaire de x années
    6) Evalaution réciproque à l'issue de la période probatoire
    7) Délivrance d'un titre de séjour définitif ou délai supplémentaire ou reconduite à la frontière.

    Sans doute ma vision des choses es-elle simpliste mais au moins apporte-t-elle des éléments qui à la fois répondent à nos besoins respectent les personnes et au final peut éviter les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.

    Ayant travaillé dans les camps de réfugiés en Thaïlande dans les années 80, j'ai trop le souvenir de la galère pour obtenir des visas pour des vietnamiens, cambodgiens et laotiens. A contre coeur je proposais aux candidats à l'immigration d'aller au Canada où le gouvernement accordait des visas à des associations d'accueil. Ce n'était plus cette nébuleuse qu'est l'Etat qui devenait responsable de l'intégration des étrangers mais les associations qui avaient pris l'engagement de les accuellir et qui devaient rendre des comptes à l'Etat.
    Pourquoi aujoiurd'hui ne pas adopter un tel système en France sur la base d'un contrat, en responsabilisant les entreprises, les collectivités locales, les associations...
    FRANCOIS DANCHAUD
  • Nicolas Blohorn
    Le 07 Février 2005 à 16 h 11 min
    Choisir les immigrés en fonctions de leur utilité économique potentiel m'apparait comme un chosification des humains. L'être humain réduit à sa seule valeur économique ... L'utilité sociale et économique comme seule mesure de l'homme. La déshumanisation en fait.

    Et a côté de ça, avec une politique de visa toujours plus restrictive rendre de plus en plus ldifficile l'immigration pour motifs familiaux, expulser des familles, des enfants, empécher la mère de rendre visite à la fille, le frère à la soeur, la fiancée au fiancé. Faire peser le soupçon du mariage blanc, de la paternité de complaisance sur des gens de bonne fois. Nier l'homme dans le coeur de son humanité : les liens familiaux, les liens amicaux, les liens amoureux.
    Nicolas Blohorn
  • arnaud Colle
    Le 07 Février 2005 à 14 h 31 min
    je n'ai d'affinités particulières pour aucun des parties et fonctionne davantage aux personnalités telle JL borloo ou bien encore vous( je ne vous aurais pas écrit si tel n'était pas le cas)
    je suis actuellement étudiant en droit en quatrième année (dont les trois premières a bordeaux)
    voila pour les présentations :)
    il est des thêmes dont il me tient a coeur de vous parler (en bref pour des raisons de rapidité d'écriture principalement)
    le nombre de medecins et le choix de leur spécialisation en france deviennent de plus en plus un sujet préoccupant au point que certains hopitaux necessitent le concours de medecins étrangers pour mener a bien leur tâche.
    ne suffirait-il pas d'augmenter significativement le "numerus" ou barrage de la première année pour y remedier?
    le comité européen de prévention de la torture a rendu en juin 2003 plusieurs visites "ad hoc" a la france notamment les prisons de loos ,lilles et de toulon. ce qui a donné lieu a un rapport alarmant sur la surpopulation carcérale( 240% en moyenne) et qui a mis en évidence la pauvreté des activités d'atelier, le taux de suicide record, et la politique de repression en masse qui n'a observé qu'une vue manifestement étroite de la délinquance et du problême de le récidive...
    est-il impossible de mettre en oeuvre en france un systême carcéral comme il en existe aux états unis par exemple: faire en sorte que les prisonniers travaillent ,gagnent leur vie et paie leurs dettes aux victimes?
    (c'est assez flou je vous le concède mais imaginez un prisonnier en train de pédaler sur un vélo EDF...)
    enfin et plus généralement pourquoi ne pas réduire le fonctionnariat: la grêve ne fonctionne dans les faits que pour eux bien que le droit soit constitutionnel...
    les maigres connaissances de la matière fiscale dont je dispose m'autorisent a penser qu'une partie des impôts n'existent que pour financer leur salaires et leurs droits régaliens.
    voilà c'est plutôt sec
    j'aurai voulu vous faire parvenir plus mais je suis incapable d'écrire aussi vite que j'aimerais le faire
    a la relecture je doute que vous y trouviez des éléments interressants...
    je serai ravi cependant que vous portiez de la considération en vous exprimant sur l'un ou l'autre sujet
    dernière chose j'ai habité bordeaux pendant votre mandant et je vous en remercie au nom de cette ville
    arnaud Colle
  • Sun-Lay Tan
    Le 04 Février 2005 à 12 h 31 min
    Avant de se poser la question de l'immigration il faut déjà poser celle de l'intégration. Les enfants des immigrés sont -ils bien intégrés ? Cette question est sousjacente à celle du CV anonyme et de la loi contre les discriminations.
    Le problème en France c'est que la nationalité s'obtient trop facilement ( Ne voyez pas ici une remise en cause du droit du sol). Nous savons tous que l'obtention de la nationalité française n'est pas un droit mais une faveur. Pourtant, je suis choqué de voir certains français naturalisés ne savent dire que "oui" "non" "bonjour" et
    "s'il vous plait". Ils ne comprennent pas le français mais ils sont français parce que leurs enfants sont nés sur notre sol. Il faut trouver une solution à cette anomalie.
    L'acquisition du français, de la culture et des valeurs de notre pays sont mon sens une priorité à la politique d'intégration car il vaut mieux avoir des "naturalisés" qui votent aux élections plutôt que de français qui "nique la France"
    Sun-Lay Tan
  • Suzie Guth
    Le 02 Février 2005 à 19 h 58 min
    Je partage tout à fait cette volonté de vouloir dissoudre ces groupuscules.Ne sont-ils pas à l'origine des profanations de cimetières en Alsace avec une mise en scène nazie particulièrement soignée et élaborée? Nombre d'Alsaciens ont eu honte d'autant que le vote extrême présente chez nous des hauteurs qui nous plongent aussi dans des abîmes de réflexion quant aux relations entre l'Alsace et la France.
    On peut l' imputer à la difficulté de la définition de l'identité alsacienne aujourd'hui .Après tout , nos ancêtres aimaient une France qu'ils ne connaissaient pas et aujourd'hui les Alsaciens sont confronté à une France bien réelle mais qui ne correspond pas à leur imaginaire .C'est l'adéquation entre cette France espérée,rêvée et la France réelle qui pose problème.
    Je saute un peu du coq à l'âne, quand le politique fera -t-il un geste en mettant le dialecte comme langue d'enseignement?
    Suzel l'alsacienne
    Suzie Guth
  • b nolivier
    Le 02 Février 2005 à 19 h 23 min
    La France a-t-elle besoin d’accueillir de nouveaux migrants ? peut-être, à cause notamment du vieillissement de sa population.
    Doit -elle faire en sorte qu’ils puissent s’intégrer ? Oui, tant qu’elle le peut, et c’est d’ailleurs ce qu’elle s’efforce de faire.
    L’objectif qu’Alain Juppé souhaite voir atteint est clair et juste : organiser la venue en France des personnes qui pourront s'intégrer dans notre communauté nationale. On pourrait rajouter: qui voudront s’intégrer.
    C’est là qu’on aborde le point central du problème. Si l’on évoque maintenant l’éventualité d’utiliser des quotas , c’est que la question de l’immigration préoccupe grandement nos concitoyens. Pourquoi aujourd’hui et non pas hier, la France ayant accueilli dans le passé plusieurs travailleurs d’autres pays ?

    Il est évident que les derniers venus ont eu beaucoup plus de difficultés à s’intégrer dans le moule républicain. Il y a trente ans les choses, n’ont pas été faciles pour eux car aucune politique n’était faîte afin de faciliter cette intégration.
    Mais aujourd’hui les choses ont changé et des progrès considérables ont été faits dans ce domaine.
    Pourtant les mêmes difficultés subsistent. Les hommes politiques essaient donc encore de trouver des solutions, ils culpabilisent sur ce qu’ils auraient dû faire, ou mieux faire.
    Par contre on ne demande pas aux gens concernés de faire plus d’efforts d’intégration. On n’ose surtout pas, de peur de passer pour ce qu’on n’est pas , mais que, sait -on jamais, on pourrait nous accuser d’être.
    De la même manière qu’Alain Juppé pouvait passer pour ringard, car isolé, quand il se montrait critique sur les dangers du cannabis(voir autre commentaire), la moindre critique que l’on peut émettre sur les problèmes que peuvent poser une communauté dans la façon dont elle s’intègre nous est de suite reprochée.
    Mais l’on se sent de moins en moins isolé, car de toute façon l’évidence saute aux yeux.
    Il serait donc raisonnable de favoriser maintenant une immigration choisie, que ce soit en terme de métiers (au lieu d’avoir la fuite des cerveaux, ayons l’arrivée d’ingénieurs) mais aussi par rapport au pays de provenance.
    Si les citoyens sont préoccupés par l’immigration comme l'affirment certains personnages politiques, s’est, disons le sans tabous, parce que les derniers arrivants n’ont pas la même culture et qu’ils ont du mal à s’en détacher, ce qui crée ensuite des difficultés de compatibilité avec notre belle République.
    Intégrons donc ceux qui sont déjà là, mais tournons nous vers d’autres horizons pour accueillir une nouvelle main d’œuvre immigrée ( nouveaux pays entrants de l’UE ?) qui aura plus de facilités à s’intégrer. Il faut seulement faire preuve de courage et dire les choses, c’est surtout ça qu’attendent les électeurs.
    b nolivier
  • Marc Bellet
    Le 02 Février 2005 à 10 h 38 min
    OUI, job le besogneux, pour se remettre au travail, il faut lui donner du sens. Ce qui mérite réflexions, échanges -qui ne sont pas bavardages- mais aussi d'envisager les questions dans la réalité complexe d'aujourd'hui. Ainsi en est-il de la réflexion de M. Juppé sur l'immigration, quand il nous dit nécessaire d'"Agir en liaison avec nos partenaires européens puisque l'Union doit elle-même définir sa politique d'immigration et que, compte tenu de la porosité des frontières modernes, nous avons intérêt à adopter des règles communes". Je considère importante cette remarque et elle ne doit surtout pas être négligée par nos gouvernants.Oui, elle mérite d'être approfondie pour tordre le cou aux "diseurs" de "mal-aventure".
    En effet,le besoin de définir une politique européenne sur l'immigration et le droit d'asile est vitale pour l'avenir de la France. Ce besoin ne date pas d'aujourd'hui, il est apparu lorsqu’un projet européen a proposé d'éliminer les frontières intérieures entre les Etats membres et de créer un espace de libre circulation. Légitimement, des principes communs ont été instaurés afin de préciser qui peut entrer dans l'espace européen et à quelles conditions. Ceci oblige également l'UE à faire preuve de solidarité envers ceux qui, par leur situation géographique, doivent gérer la majeure partie des frontières européennes. La Russie et la Roumanie, par exemple, illustrent cette situation puisque toutes deux reçoivent des subsides supplémentaires destinés à la lutte contre l’immigration illégale.

    Longue et coûteuse communautarisation de l'immigration

    Les compétences en matière d'immigration ont longtemps été réservées aux gouvernements nationaux et ceux-ci se sont montrés très fermes à ce sujet. Les pays tiers -les Etats ne faisant pas partie de l'Union- n'ont pas eu leur place dans le droit communautaire pendant longtemps: ils ne pouvaient qu'établir une coopération intergouvernementale avec les pays de l'UE tout en restant hors du cadre institutionnel européen. Les Traités de Maastricht et d’Amsterdam ont changé cela. En effet, ils ont institutionnalisé l'immigration dans un premier temps et, ensuite, " communautarisé" les politiques y afférant, par le biais du Titre IV du Traité de Nice intitulé « Visas, asiles, immigration et politiques de libre circulation des personnes ».

    Mais la communautarisation prévue par le Traité d'Amsterdam a vite montré ses failles. La politique d'immigration a fait ses premiers pas dans le domaine communautaire, traînant derrière elle les réminiscences de son origine intergouvernementale: droit d'initiative partagé, unanimité exigée, présence de clauses d'ordre public et baisse des compétences juridiques. Ajoutons à cela les casse-tête engendrés par le libre choix des Etats, les opts-in, opts-out précisés dans les accords de Schengen (espace de libre circulation des personnes).

    La sécurité avant tout

    Grâce à ce « monstre » juridique – dont la doctrine se délecte-, les institutions européennes, et en particulier la Commission, ont tenté de suivre les jalons que les Etats avaient posés à Tampere. La Commission, et surtout la Direction générale Justice et Affaires intérieures a cherché à avancer dans cette voie bien qu’elles se soient très souvent heurtées au Conseil Justice et Affaires intérieures.

    Le bilan de cette première tentative de politique d’immigration ne se montre pas franchement positif. L’UE a utilisé ses nouveaux droits en matière de concurrence mais, malheureusement, de façon inégale. Elle a en effet atteint son objectif de sécurité au détriment de l’établissement d’un cadre pour l’immigration. Fortement influencée par les évènements du 11 septembre 2001, elle s’est par exemple dotée d’un système juridique complet pour lutter contre l’immigration irrégulière mais n’a rien fait, ou presque, en matière d’immigration régulière, ni en ce qui concerne le statut juridique des ressortissants des pays tiers. Il faut cependant saluer l’adoption de la directive sur le statut pour les résidents de longue durée en novembre 2003. Mais la brûlante directive sur le regroupement familial diffère beaucoup de la proposition initiale faite par la Commission et s’éloigne de l’objectif, fixé à Tampere, de traiter de la même manière les ressortissants européens et les immigrants de longue durée. Cette directive a d’ailleurs fait l’objet d’un recours du Parlement européen auprès du Tribunal de justice.

    Les propositions relatives aux demandes d’entrée et de résidence déçoivent encore plus. Depuis que la proposition générale a été refusée, les seules lois à être envisagées sont des directives particulières telles que celle relative aux statut des étudiants étrangers ou, plus récemment, celle concernant l’admission de chercheurs. L’adoption de ces lois a mis en évidence la ferme intention de la Commission de déjouer les pièges du Conseil Justice et Affaires intérieures, et de passer par d’autres institutions telles que le Conseil de la concurrence. Ce n’est un secret pour personne : si ce sont l’économie et Lisbonne qui sont en jeu, tout s’accorde avec davantage de diligence.

    La constitution ? De bonnes intentions hypothéquées

    Le Traité constitutionnel apportera sans doute une imposante pierre à l’édifice de l’immigration. La disparition de la structure en forme de piliers, la généralisation du processus de codécision avec le Parlement et la reconnaissance de la pleine compétence du Tribunal de justice sont sans doute des facteurs de changement importants. Ils permettront d’élaborer des lois sous un meilleur contrôle démocratique. L’intégration de la Charte européenne des Droits fondamentaux et l’éventuelle adhésion de l’UE à la Convention européenne des Droits de l’Homme auront également une influence positive sur la politique d’immigration.

    Cependant, le grand défi pour cette politique ne sera pas la gestion de l’ensemble des nouveautés qu’apportera la Constitution mais bien la façon dont les Etats gouverneront, pendant longtemps encore, avec les lois adoptées au cours de ces cinq dernières années. Cette législation présente des faiblesses et elle n’établit qu’un minimum de lois communes, ce qui tend sans doute à la baisse de l’harmonisation. De plus, elle ignore l’immigration économique et ne répondra probablement pas aux besoins de l’Europe élargie.
    Que soient bienvenues les réformes de la constitution! Elles nous manqueront pour nous sortir de ce pétrin.
    Marc Bellet
  • Françoise BRUNET
    Le 02 Février 2005 à 10 h 17 min
    Les chiffres du recensement nous éclairent un peu sur les obligations que nous aurons et que nous devons avoir en accueillant les étrangers.
    A Bordeaux : augmentation de 14 000 personnes lors du dernier recensement, nombres de naissances de domiciliés à Bordeaux :en 2001,léger baby boom avec 3267 naissances, en 2004, 2733 naissances ( soit le chiffre des années (1996/1997). Malgré les efforts des politiques familiales,nous savons bien qu' il faut organiser la venue en France de personnes s'intégrant dans notre communauté et notre économie.
    mise
    Je connais des salariés, bénéficiant de contrat de travail à durée déterminée, avec des salaires pour le moins importants, si ils sont mariés pas de difficultés pour obtenir visa long séjour et donc titre de séjour pour les épouses; en revanche si il s'agit d'une compagne,certains consulats français refusent de donner un visa long séjour.Je comprends les réticences de l'administration française qui ne souhaite pas encourager la polygamiecas .On voit bien la nécessité de la vigilance, de critères adaptés à des situations diverses.
    Un vrai chantier, mais tellement riche et valorisant pour nous tous.
    Françoise BRUNET
  • Job le besogneux
    Le 01 Février 2005 à 20 h 09 min
    Que cet article est creux, plein d'évidences. Nous ne voulons plus de cette politique de constats. Il faut retourner ces faits (300 000 immigrands)vers un discours positif et ambitieux. Oui l'imigration est une chance pourla France. Elle le merite. De la richesse, de l'intelligence, une envie de construire, tous ces atouts sont réels et il est normal qu'ils fassent baver ces étrangers qui n'ont rien. Mais comment les accueillir leur offrir des perspectives, c'est là que vous devez intervenir. Vos paroles nous endorment, alors qu'elles devraient nous réveiller. Quel énorme distance il y a entre votre discours et l'envie d'entreprendre!
    Assez de bavardages, je retourne au travail.
    Job le besogneux
  • Marc Bellet
    Le 01 Février 2005 à 19 h 33 min
    BRAVO… DES ACTES A PRESENT!
    Le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin a déclaré aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, qu'il fallait "dissoudre" les groupes néonazis, ce qu'il "proposera en conseil des ministres".
    "Il faut dissoudre ces mouvements et je proposerai la dissolution en conseil des ministres, selon la loi de janvier 1936, en apportant l'ensemble (des) preuves pour dissoudre chacun de ces mouvements", a dit M. de Villepin, affirmant qu'il y a en France "un certain nombre de groupes néonazis rassemblant près de 3.000 personnes".
    "Nous veillerons à ce qu'ils ne soient pas reconstitués sous de faux noms en menant les poursuites indispensables", a ajouté le ministre, pour qui ces mouvements représentent "une menace (et) un danger quand on sait que (leurs) actions sont de plus en plus violentes: 65 actions violentes en 2004 contre 27 en 2003".
    M. de Villepin s'est également dit déterminé à "interdire les réunions publiques" via "les maires et les préfets", "mobiliser l'ensemble des loueurs de salle de façon à ce qu'ils puissent empêcher les locations (..) ou les réservations chez les restaurateurs", et "lutter contre l'utilisation de l'Internet pour diffuser des messages néonazis".
    Pourtant l'actualité récente nous rappelle qu'il y a toujours loin des promesses aux actes. Ainsi, l’ex-patron de Yahoo : La cour d'appel de Paris a examiné mercredi 19 janvier les poursuites pour «apologie de crimes contre l'humanité» engagées par des associations de défense des droits de l'Homme contre ce «brillant gestionnaire» auquel elles reprochent la vente en ligne d'objets à caractère nazi. En février 2003, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé l'ex-patron de Yahoo et la société américaine Yahoo Inc. des poursuites. Comme le parquet de Paris n'a pas fait appel de cette relaxe, la cour d'appel ne pourra pas revenir sur cette décision. Elle peut simplement accorder des dommages et intérêts aux parties civiles, si elle estime malgré tout que le délit est constitué. L'arrêt a été mis en délibéré au 16 mars. Mais justice sera-t-elle faite ? C’est fou comme «l’esprit des lois» est bafoué en permanence par les travers du droit…Par ses incohérences et se trous. Vielle question des concepts d’apparence et de réalité : c’est la philosophie du droit qu’il faut remettre à l’ordre du jour dans nos universités. Là comme ailleurs on se fige sur les outils en négligeant la finalité. Pourtant, «c’est en s’interrogeant sur l’essence du droit lui-même et sa finalité», qu’on pourra sortir des «pathologies juridiques»…

    Sur le même thème, le prince Harry fait la Une : Pauvre famille royale… Tout dégénère…Le prince britannique Harry a suscité l'indignation en se rendant à une soirée déguisé en nazi. Sang royal n’immunise contre rien : Honni soit qui mal y pense. Contrecoup plutôt sain : Le commissaire européen chargé de la Justice est favorable à une interdiction d'utiliser les symboles nazis. Il partage le sentiment général d'opprobre sur l'usage de la croix gammée et d'autres symboles nazis. Il est temps de se souvenir que l’Europe du XXIème est fondée sur un «grand vide» : ceux des morts dus au nazisme. Plusieurs députés européens allemands ont plaidé pour l'interdiction de ces symboles après le scandale. L'Allemagne a déjà interdit de tels symboles. En France, on l’oublie trop, une législation existe déjà mais qui l’applique ? Là encore, il faut marteler que les manifestations de racisme, d’antisémitisme et d’incitation à la haine raciale constitue des délits. Et que leurs condamnations doivent dépasser la seule morale et les seules émotions. Encore faut-il, bien sûr, que les gardiens et les acteurs des droits aient un souci éthique du droit, ce qui implique deux approfondissements : ceux du droit de l’éthique et de l’éthique du droit. Une question de philosophie politique inépuisable.
    Marc Bellet
  • PH de Mornas
    Le 01 Février 2005 à 18 h 49 min
    Les frontières de la France sont désormais déportées aux limites de l'Europe. La politique d'immigration devrait donc être européenne. D'autre part, ce qui est proprement scandaleux c'est de voir des gens venir crever de faim dans cette Europe qui ne peut même pas leur fournir ces fameux petits boulots dont personne ne veut- parait-il-, vivre de petits boulots dont on se demande comment on peut en tirer quoique ce soit (comme ces vendeurs de tours Eiffel à la sauvette: il faut en vendre des milliers pour gagner l'équivalent d'un smic sans doute) J'étais en Afrique en décembre: il y a des besoins énormes de main d'oeuvre formée et des possibilités pour le moins tout aussi respectables de gagner sa vie! Et j'en dirais autant d'autres pays d'Orient! Ne pouvons nous faire quelque chose pour investir dans des écoles des hopitaux et des usines qui donneront du travail la-bas aussi. Alors pourrons nous échanger nos mains d'oeuvre et pourquoi pas par quotas.
    PH de Mornas

Ajouter un commentaire

Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé

Les derniers tweets

Sur Facebook

GALERIE INSTAGRAM

Bordeaux