Blog Notes d'Alain Juppé

Raymond Aron

Publié le 29/12/2005 par Alain Juppé

Belle phrase de R. Aron, trouvée dans « Commentaire »:

« On aurait tort de tenir pour définitivement acquis le fait de la déraison humaine. »

Il faut donc encore et toujours… espérer.

C’est sans doute, aussi, la leçon du film que nous avons vu hier soir: « Joyeux Noël » qui met en images (superbes) un épisode de fraternisation entre combattants français, écossais et allemands, le soir de Noël, au milieu de l’enfer des tranchées.
Mais il faut avoir l’espérance chevillée au corps: la scène se passe en décembre 1914; elle sera suivie de quatre longues et meurtrières années de guerre
29/12/05

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10 commentaires pour « Raymond Aron »
  • Daniel RIDET
    Le 24 Janvier 2006 à 16 h 14 min
    Bonjour M. Juppé,
    Il y a quelques jours j'ai regardé une émission à la télévision qui parlait des jeunes -méritants- qui n'avaient pas suffisamment de ressources pour pouvoir suivre des études en toute quiétude et surtout en mangeant à leur faim.
    Ne pourrait-on pas pouvoir leur faire des dons, directs ou par l'intermédiaire d'associations reconnues, tout en bénéficiant pour ces dons des mêmes avantages fiscaux que la loi Coluche ou des associations humanitaires.
    Ne croyez vous pas - sans entrer dans quelque polémique que ce soit- qu'il ne vaudrait pas mieux aider des jeunes à se former et à s'instruire pour leur permettre d'assurer leur avenir, que d'aider des pauvres hères à poursuivre leur vie d'errance dans les rues. Je ne dis pas ici qu'il ne faut plus aider ces personnes de plus en plus nombreuses chaque année, bien que la plupart n'ont aucune volonté pour s'en sortir. Certains jeunes étudiants se battent au péril de leur santé pour arriver à obtenir un diplôme.
    Personnellement je verse chaque année une modeste contribution à certaines associations, mais je verserais bien volontiers encore un peu plus au profit de ces jeunes, car ce sont eux qui assureront plus tard la bonne marche de notre Pays. Je ne veux pas parler ici de ceux qui bénéficient de Bourses d'études, mais des autres.
    Qu'en pensez-vous ?
    Respectueusement,
    Daniel Ridet,
    retraité
    26160 PUYGIRON
    Daniel RIDET
  • François Török
    Le 05 Janvier 2006 à 19 h 23 min
    la formule de Aron semble sous-entendre un humain qui ne serait "que" déraisonnable. Le fait de la déraison humaine est une évidence, c'est même un privilège de l'espèce humaine, qui en a le monopole; ce fait est même fondateur de notre liberté d'être raisonnable! si l'on dit à un alpiniste passionné "qu'on aurait tort de tenir pour définitivement acquis le fait de la pesanteur" il sombrera dans le désespoir: plus de défi à relever! la tentation de la déraison fait de la raison une conquête, et de cette conquête un mérite; de même: que serait la vertu sans le péché? tenir pour définitivement acquis le fait de la déraison humaine n'a donc rien de désespérant, au contraire! (CQFD)
    François Török
  • François Török
    Le 05 Janvier 2006 à 19 h 06 min
    Ce long message (cf objet) n'est pas sans intérêt et la litanie qu'il contient pourrait être encore étendue indéfiniment; il contient nombre d'observations donnant à réfléchir, mais il déçoit par son côté gratuitement pessimiste, le classant dans le genre assez "facile" de l'ironie à bon compte; il y manque une idée directrice, et surtout une problématique digne de ce nom, ouvrant la voie à des solutions possibles: s'il s'agit seulement de noicir le tableau, en maniant le sarcasme avec brio, mais sans poser aucun problème, je n'en vois pas vraiment l'intérêt.
    François Török
  • tuco lingane
    Le 04 Janvier 2006 à 01 h 04 min
    Monsieur le premier ministre, je vous copie-colle ci-joint une note écrite dans mon blogue.

    J'espère que vous passerez outre le ton virulent (je ne suis pas de votre bord, je ne m'en cache pas), mais si jamais les deux suggestions dont je parle pouvaient se réaliser, je pourrais dire n'avoir pas perdu mon temps en écrivant ladite note

    ***
    Moins pénible au soleil?
    ***


    Déjeuné à Sanary aujourd'hui. En rejoignant le parking, nous croisons un clochard qui, pour une fois, serait mieux nommé par l'infecte expression administrato-hypocrite "SDF".
    Il nous dit bonjour. ça part mal. J'ai toujours eu horreur de ces indigents qui se prennent pour des portiers à la poste, ou qui vous exige un "bonjour". C'est vrai, quoi! Est-ce qu'on dit bonjour à tous les gens qu'on croise dans la rue et qu'on ne connait pas? Pourquoi devrait-on faire une exception pour les pauvres?
    Malgré tout, je n'arrive pas à refuser, cette fois, de lui rendre son salut. Est-ce que parce que cet homme grand, distingué sous sa barbe de trois jours et son pull jaune me fait bonne impression? Est-ce par mauvaise conscience (que je n'ai aucune raison d'éprouver, je suis rmiste, moi, monsieur!)?
    Bref, je lui propose une cigarette, qu'il accepte. Et la discussion s''engage. Comme toujours, j'évite le pathos pour aller droit au pratique.

    -Vous avez le RMI?

    -Non, je n'ai pas d'adresse.

    -Vous avez des parents, des amis qui pourraient vous éberger?

    -Non...plus de parents, et pas d'amis... Je n'aime pas les amis, ils m'ont poignardé au pire moment, je n'en veux plus.

    -Et vous pourriez trouver un logement via une association? Ainsi, vous auriez une adresse, puis le RMI et vous pourriez peut-être reconstruire quelque chose?

    -Ici à Sanary, à Bandol, à Toulon, les municipalités freinent pour tout ça.

    -...


    Je ne sais que dire, et nous le quittons, mais ça me travaille. Putain, ça m'énerve même. On me dit souvent de m'intéresser moins à la politique, que "la vraie vie" est ailleurs, mais bordel! ce type est dans la merde noire parce que les politiques ne font pas leur boulot! Les libéraux le laisseraient crever la bouche ouverte ("soyez des nôtres, soyez des nôtres ou crevez, misérables!"). Et les "socialistes" soutiennent des associations à la con, source inépuisable de clientélisme, accroissent l'immigration, l'intégration dans le carcan stato-bruxellois, la gay-parade et la techno-pride, les lois pour "reconnaitre" les massacres de la Saint-
    Barthélémy ou la destruction de Montségur, mais du socialisme, du vrai, que dalle!


    Il serait pourtant simple de faire en sorte que la Poste, organisme public, alloue des boites postales aux SDF de chaque commune, au lieu de concurrencer les banques! Il serait pourtant simple que les divers organismes (CAF, ASSEDIC, CPAM, RMI, secours social) soient regroupés dans les principales villes des départements au sein d'un même immeuble (de préférence un bel immeuble d'architecture locale). Cela supprimerait des postes doublon, effrairait moins les demandeurs et simplifierait la vie de tout le monde!
    Mais non! "Perte de clientèle" pour le PS, "assistanat" pour les libéraux. Et ce pays de cons va encore voter UMPS en 2007 et discute du sexe des anges, des discussions sous la couette des Hollande-Royal ou de la psychologie de Sarko!

    Pas un parti économiquement socialiste dans ce pays (et donc nationaliste, par définition), pas un! Tous européens! tous girondins! tous sociaux-libéraux! (mis à part bien sûr les pantins croix-de-feu de droite et les guignols trotskos de gauche).



    tuco lingane
  • Fontanabelly Sylvain
    Le 03 Janvier 2006 à 18 h 33 min
    J'ACCEPTE ???


    1) J'accepte la COMPETITION comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants

    2) J'accepte d'être humilié ou EXPLOITé a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale


    3) J'accepte l' EXCLUSION sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise en charge de la société a ses limites


    4) J'accepte de rémunérer les BANQUES pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients


    5) J'accepte que l'on congèle et que l'on JETTE des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année


    6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement ( EUTHANASIE ), en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états

    7) J'accepte que l'on fasse la GUERRE pour faire régner la PAIX. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale


    8) J'accepte l'hégémonie du PETROLE dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte

    9) J'accepte que l'on condamne le MEURTRE de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer


    10) J'accepte que l'on divise l' OPINION PUBLIQUE en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux


    11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d' AFFAIRISTES non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront


    12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au CONFORT ,l'amour au SEXE , et la liberté à l'assouvissement de tous les DESIRS, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie


    13) J'accepte que la VALEUR d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive,

    14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de FOOTBALL ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures


    15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les PERSONNES AGées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet

    16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et
    TERRIFIANTES du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. je sais qu'entretenir la PEUR dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous,


    17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des DECISIONS qui engagent l'avenir de la vie et de la planète


    18) J'accepte de consommer de la VIANDE BOVINE
    traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale,


    19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant S'ARMER et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts


    20) J'accepte que les MULTINATIONALES s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence


    21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honneteté douteuse et parfois même CORROMPUS ; je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise


    22) J'accepte que les laboratoires PHARMACEUTIQUES et les industriels de l' AGROALIMENTAIRE vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident


    23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse PENSER DIFFEREMMENT à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives


    24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir CHASSER ou ETRE CHASSé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte

    25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de CONFLITS , de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques


    26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos ORIGINES. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants


    27) J'accepte la recherche du PROFIT comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine

    28) J'accepte la DESTRUCTION des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger


    29) J'accepte la GUERRE ECONOMIQUE sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent,

    30) j'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux RIEN FAIRE pour la changer ou l'améliorer,


    31) J'accepte d'être traité comme du BETAIL, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux,

    32) J'accepte de ne poser AUCUNE QUESTION , de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez


    33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette TRISTE MATRICE que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie

    Auteur collectif
    Fontanabelly Sylvain
  • claude maradene
    Le 03 Janvier 2006 à 17 h 51 min
    Mr Juppé
    Je n'ai rien contre les personnes d'un certain âge, mais il n'en demeure pas moins qu'un parlementaire ou un responsable âgé n'ont qu'une ambition très limitée et ne peuvent faire avancer les chosesJe considère donc qu'une loi interdisant à toutes personnes de se présenter pourrait être votée sur la limite d'âge
    après 65 ans par exemple c'est fini plus possible d'être élu, ça éviterait de voir tous ces vieillards au sénat et à l'assemblée "roupiller" sur leur pupitre. Je suis pour un
    président de la R. ou du sénat de moins de 60 ans. C'est ainsi il faut admettre que la roue tourne et que les jeunes sont beaucoup plus aptes à gérer les problèmes que les gens d'un certain âge
    claude maradene
  • Gaëtan HABASQUE
    Le 01 Janvier 2006 à 00 h 45 min
    Je me joins au cortège de tous ceux qui vous une bonne année, à vous et à votre famille.
    Je viens de voi minuit passer, seul sur mon canapé. Ma femme et moi n'avons pas les moyens de nous offrir des folies pour cette soirée.
    Mais ce qui me blesse le plus est que je ne me reconnais plus dans cette France dont je suis si fier. Une fierté qui ne me rends pas aveugle. Mais je suis las d'entendre parler dans un discours convenu et apparemment ouvert de la différence, du racisme et de tolérance. Qui sont ces gens qui nous disent ce qu'il faut penser, ressentir ? Suis-je coupable d'être français de souche, breton depuis des générations?
    Mon père était militaire (employé au SDECE). Ceci nous valut de vivre à l'étranger. Et mes amis d'enfance s'appelaient Mohamed, Bella, Hylary, Kurt... J'étais à l'école de l'ambassade de France à Ankara et nous n'étions que quatre français dans la classe. J'ai appris, enfant, à reconnaître la différence, à m'en nourrir, à la réclamer mais aussi à ne pas tout accepter sous prétexte que l'autre à une culture différente de la mienne. Tolérer, comprendre, accepter, aimer n'est pas courber le dos et regarder ailleurs pour ne pas croiser un regard.
    J'en ai assez qu'on nous bassine sans arrêt avec le racisme français. Comme si la France était le seul endroit au monde où l'ignorance et la peur régnaient. En Turquie, j'ai appris ce que signifie être l'objet du racisme. Un sentiment que j'exècre, que je n'ai jamais ressenti. Mais j'ai gardé ma vision d'enfant : un type qui me marche sur les pieds s'en prend une (au sens figuré), qu'il soit noir blanc ou jaune. Les autres m'abreuvent.
    Aujourd'hui, avec le discours politiquement correct, nous devenons coupable de ne pas être métisse ou issu d'une immigration.
    Et si j'ai adhéré à l'UMP il y a quelques mois, c'est entre autre pour défendre l'idée qu'au-delà d'une France Black blanc beurre, il y a d'abord une France séculaire avec des valeurs et des principes qui permettent à mes enfants de grandir dans un cadre certes imparfait, mais respectacle. Et j'ai franchement le sentiment qu'on lui crache dessus aujourd'hui. Je ne parle pas des jeunes "désoeuvrés", mais de tous ceux qui, confortablement installés dans leur fauteuil, à l'abri des soucis financiers grâce à leurs salaires de chroniqueurs de luxe, nous parlent comme à des coupables.
    Je vous remercie de m'avoir lu, monsieur. Soyez assuré de mon plus profond respect et encore tous mes voeux pour cette nouvelle année.
    Gaëtan
    Gaëtan HABASQUE
  • nathalie gorry
    Le 31 Décembre 2005 à 15 h 31 min
    Monsieur,

    Votre coup de cœur pour ce film m’a amenée à réfléchir sur les termes des fondements de notre société : liberté, égalité, fraternité…
    Sommes nous tous égaux ?
    Sommes nous tous frères ?
    Sommes nous tous libres ? …
    Et pourtant deux siècles nous séparent de cette révolution riche de promesses et d’espoir…

    Cependant, nous avons tous une faculté précieuse: l’empathie. Ce mot, presque rayé du dictionnaire, pour dire plus simplement : se mettre à la place des autres. Alors, tout peut changer. Il est peut-être question de spiritualité, comme le souligne Monsieur Ortéga dans le beau texte qu’il vous a écrit, il est aussi, je crois, question de générosité, d’humanisme, de respect. Est-ce utopique? Pas si sûr, le formidable élan de générosité soulevé après la catastrophe du Tsunami est une démonstration du meilleur de nous-même. Mais c’est au quotidien que la chose est moins aisée.

    Alors pour cette nouvelle année qui commence, je souhaite que chacun regarde simplement ce qui l’entoure, qu’il prenne conscience de l’autre en tant qu’individu libre, égal et frère.
    Je souhaite que nos principes ne soient pas de vains mots mais une réalité qui fera que nous avancerons dans un même sens dans l’intérêt de tous et de chacun.
    Nat Gorry




    nathalie gorry
  • Olivier Ortéga
    Le 30 Décembre 2005 à 20 h 14 min
    Andreï Sakharov a écrit : «le monde est un mélange tragique d’infortune, d’ignorance, d’espoir et d’intelligence ».

    L’histoire humaine est tragique par essence. Cette tragédie récurrente semble être la résultante de la dualité de l’être humain, sans cesse tiraillé entre des forces contraires : le bien et le mal, l’amour et la peur, l’ignorance et le savoir. Cet équilibre précaire entre ces différentes forces l’amène à passer successivement dans des périodes heureuses et malheureuses, fortement soumises aux aléas de son environnement.

    L’individu est en position incertaine dans un monde sans cesse plus complexe qui lui échappe un peu plus jour après jour. Or la définition de l’homme s’inscrit dans un double niveau : celui de l’individu en tant que tel et celui de sa place dans la société. Chacun d’entre nous constitue un monde à lui seul mais chacun d’entre nous fait également partie d’un monde commun même si sa perception diffère forcément d’un individu à l’autre. La société vise à faire fonctionner les électrons libres que nous sommes pour parvenir à pérenniser l’évolution de nos valeurs communes vers plus d’intérêts collectifs partagés. Si les progrès des derniers siècles sont patents en matières de confort de vie et de facilités, ils le sont assurément moins en matière morale et spirituelle.

    L’homus economicus, dopé par les progrès techniques et scientifiques, a pris des longueurs d’avance sur l’homus spiritus. Le décalage est de plus en plus criant. La société se définit comme un système et privilégie donc la bonification et l’amélioration de ses rouages, sans cesse plus complexes. Or la société n’est pas qu’un système. Elle est plus qu’un système. Elle est une somme d’entités capables du meilleur comme du pire. Améliorer ces entités est une nécessité aussi impérieuse que de parfaire le fonctionnement des composantes du système.

    Le grand défi de l’humanité est donc de redonner de l’humanité à ses propres enfants.

    Ce projet est incroyablement passionnant, incroyablement difficile mais sera également incroyablement bénéfique pour la société !

    Imaginez ! Imaginez ne serait-ce que 5% de supplément d'âme pour chaque personne présente sur cette terre ! La planète serait irrémédiablement changée, bouleversée, transfigurée ! Les comportements positifs induits seraient magiques sur l'évolution de la planète.

    Tout un chacun possède une énorme marge de progression en terme de spiritualité. Ne serait-ce qu'en prendre conscience est déjà un premier pas et une première révélation qui met tout un chacun sur la bonne voie. A partir de là, tout est possible et l'inimaginable est envisageable.

    Le progrès spirituel n'est évidemment pas aisé. Il est à la fois personnel et collectif. Il modifie en profondeur celui qui le vit mais impacte également l'entourage de la personne qui l'accomplit. N'hésitons donc pas à nous concentrer sur nous-même, à évoluer en profondeur et en humanité. Inévitablement le monde entier en bénéficiera par bon nombre d'effets induits dont nous n'avons même pas conscience.

    Il est grand temps pour tout un chacun d'être à la hauteur de ce qu’il est. Elever son âme, c’est la seule façon de s’accomplir.

    L’homme n’a pas d’autre choix que d’être ambitieux, sinon il finira par perdre son humanité et disparaîtra dans une absurdité que seule l’espèce humaine est capable de produire.

    Chaque homme possède une mission bien précise sur cette terre. Alain Juppé comme Olivier Ortéga ou comme tous les lecteurs de ce blog. Identifier sa propre mission est sa première raison d’être. La vie doit ensuite consister à l’accomplir le mieux possible, en respectant des règles de conduite implicites.

    Ne sentez-vous pas tous ce besoin de spiritualité qui se dégage de la société actuelle ? Il est temps pour l’homme et pour la société de franchir un palier.

    C'est le souhait que je formule pour la nouvelle année en vous adressant mes voeux les plus chaleureux !

    http://ortega.over-blog.com
    Olivier Ortéga
  • liliane Legros
    Le 30 Décembre 2005 à 20 h 04 min
    J'ai beaucoup aimé ce film et il est
    très bien interprété

    je viens de voir, à Paris,"The constant
    Gardener" - bouleversant , il a été
    applaudi à la fin ......
    liliane Legros

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
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