Blog Notes d'Alain Juppé

Réactions sur l’actu

Publié le 21/02/2005 par Alain Juppé

– Referendum en Espagne… et en France.
L’AFP titre : José Luis Rodrigues Zapatero a gagné son pari de faire de l’Espagne le premier pays à approuver le projet de Constitution européenne par referendum, malgré une abstention record de l’électorat.
Je laisse aux spécialistes de la vie politique espagnole le soin d’analyser les raisons de la faible participation au scrutin (à peine plus de 42%) : insuffisante mobilisation à droite ? caractère trop consensuel du projet ? baisse continue de la participation à tous les scrutins, en Espagne comme dans d’autres démocraties ?

Je retiens la bonne nouvelle : près de 77% de oui. J’espère qu’ainsi va s’enclencher une dynamique dont on verra les effets positifs chez nous.

Mais il ne suffira pas d’attendre .
Les partisans du non , en France, sont en campagne.
A gauche, il y aura un vote négatif fort, qui rassemblera tous ceux qui fantasment contre l’Europe libérale… alors que notre modèle social est, pour la première fois, largement pris en compte dans le projet de constitution. On sait qu’à droite, les eurosceptiques ne manquent pas; les souverainistes les plus durs se déchaineront.
Il incombe donc aux Européens convaincus de se mettre activement en campagne.
Il me semble que trois messages doivent d’urgence être affinés et diffusés:
. Ne nous trompons pas de question! La Turquie n’est pas à l’ordre du jour. Les négociations vont durer dix ans , on ne sait pas si et quand les conditions d’une éventuelle adhésion seront réunies. En toute hypothèse, la France est en train de modifier sa propre constitution pour rendre obligatoire la consultation du peuple français par referendum , en cas de nouvelle adhésion.
. Parlons de ce qui est à l’ordre du jour : une constitution qui apporte des garanties nouvelles à tous les citoyens d’Europe, et donc aux citoyens français, notamment une affirmation plus claire de nos valeurs fondamentales, y compris nos droits économiques et sociaux; plus de démocratie et moins de bureaucratie; une plus grande visibilité politique de l’Europe sur la scène mondiale. Tous ces arguments méritent d’être explicités et illustrés par des exemples concrets.
Soyons enfin convaincus que plus d’Europe, cela ne signifie pas moins de France, au contraire! Si la France est forte et écoutée, elle entraîne l’Union européenne dont la voix amplifie nos positions, on le voit par exemple à l’OMC (organisation mondiale du commerce).

– Retour sur le bac.
Pour nourrir la réflexion , voici les résultats d’un sondage publié hier par Ouest France: 60% des personnes interrogées sont favorables à l’introduction d’une part de contrôle continu dans l’examen (contre 34% et 6% qui ne se prononcent pas). Chez les parents de collégiens et de lycéens, les « pour » sont 67%.
Chez les jeunes de 15 à 2O ans, le score est serré : 49% sont favorables contre 51% qui y sont opposés . Les manifestants ne devraient-ils pas tenir compte de ce partage à peu près égal pour nuancer un peu leurs revendications et accepter en tout cas le dialogue ?
21/02/05

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8 commentaires pour « Réactions sur l’actu »
  • Jean MARCHAT
    Le 28 Février 2005 à 11 h 08 min
    Le vote pour Maastricht a permis de compter, en France, ceux qui sont contre l’Europe ou pour une Europe tellement irréaliste que ça revient à être contre. Ils sont nombreux.
    Nous assistons actuellement au regroupement de toutes ces incohérences : on dit non sans lire, ou en lisant entre les lignes pour y trouver ses fantasmes, on dit non pour mordre, pour rejeter le capitalisme ou pour se venger du gouvernement actuel qui refuse l’obstacle des reformes.

    Lisez le texte du projet de Constitution européenne, je n’y vois pas quel reproche lui faire si ce n’est que ce n’est pas moi qui l’ai écrit …

    Le préambule fait référence aux héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe tout en privilégiant l’ouverture vers la culture, le savoir et le progrès social.

    On voit que l’islamisme, sans être exclu, n’est pas une caractéristique évidente de l’héritage religieux européen, et le mariage « religion-humanisme-savoir » devra nécessiter une adaptation de la culture Turque. D’autant que le texte édicte la promotion du progrès technique et scientifique que les islamistes rejettent. Donc ceux qui veulent effrayer avec la Turquie, marquent un but contre leur camp.

    Le texte précise que l’Union est ouverte à tous les peuples européens qui respectent ces valeurs : respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l’égalité, de l’Etat de droits, de respect des droits de l’homme notamment pour les minorités, de la non-discrimination, de la tolérance, de la justice, de la solidarité et de l’égalité entre les femmes et les hommes y compris du point de vue des rémunérations. Si ce sont des notions libérales, le libéralisme c’est plutôt bien !

    Ensuite c’est la première fois que dans une constitution apparaissent les notions d’économie sociale de marché, tendant au plein emploi et au progrès social (protection sociale, dialogue social, droit syndical). Le combat contre l’exclusion sociale, la solidarité entre générations et la protection des droits de l’enfants deviennent une imposition constitutionnelle
    Elle contient en plus la notion de développement durable de la planète, de commerce équitable et de protection des consommateurs.

    Je ne doute pas que Fabius eut préféré rédiger le texte lui-même ou qu’Arlette l’aurait volontiers remplacé par son propre programme. Mais par rapport au niveau actuel c’est un progrès à tous points de vue : démocratie participative, protection sociale, garantie des droits, libre circulation des travailleurs

    Quand on lit ce texte, dire « non », relève plus de la posture que de l’objectivité.
    Si le « non » l’emporte en France, seul pays d’Europe à avoir une pression étatique sur le libéralisme, qui prendra les rênes ? Les anglo- saxons pour ne pas dire les aglo-américains, nous serons minoritaires dans une Europe qui ira dans le sens opposé aux raisons de ceux qui votent, non ; Ubuesque.
    Jean  MARCHAT
  • Serge Rivron
    Le 26 Février 2005 à 19 h 25 min
    Je suis assez déçu de lire sous la plume virtuelle d'un homme d'Etat que je respecte ce trs faiblard argumentaire pour le "oui" au référendum, dont l'argument principal tient à peu près en l'éternelle confusion que veulent alimenter ceux qui veulent à toute force faire passer les partisans du "non" pour des anti-européens.

    Il se trouve que je suis un franc partisan de l'Europe, mais que je trouve qu'elle se construit mal, à la fois sur des mauvaises bases, et avec de mauvais instruments de gestion. Il serait beaucoup trop long d'expliquer ici pourquoi, mais ce "traité constitutionne", que je fais l'effort de lire et d'annoter, me paraît aller encore plus dans le mauvais sens, et vouloir qui plus est nous enfermer définitivement dans une logique qu'il sera beaucoup plus difficile et grave à nos enfants de modifier qu'elle ne nous l'ait aujuourd'hui, si nous osons dire NON.
    Serge Rivron
  • Xavier Etchegaray
    Le 23 Février 2005 à 15 h 52 min
    Au risque de jouer les Cassandre, j'ai bien peur que le non l'emporte en France.

    Tout d'abord, parce qu'on entend beaucoup les partisans du non et très peu les partisans du oui (manque d'argument?.

    Ensuite, parce que le projet de constitution malgré tous les efforts pour le rendre "lisible" reste une affaire de spécialistes.

    Enfin, parce trop souvent en France, le référendum se transforme en plébiscite (pour ou contre le gouvernement). Et là, on ne peut pas dire que ce soit gagné d'avance. Ainsi, je suis abonné au magazine Le Point et l'article sur les "réformettes" figurant dans le numéro de cette semaine m'interpelle. Peut-on faire réformer la France? Un Gouvernement est-il toujours conduit à reculer devant des manifestations qui ne sont que le fait de personnes qui ne souhaitent que le maintien des avantages acquis?
    Je vous rassure, je suis pour une Europe puissance et je voterai donc pour. Néanmoins, je souhaiterais avoir votre sentiment sur la question.

    Dans cette attente, bien cordialement.
    Xavier Etchegaray
  • Daniel Laroche
    Le 22 Février 2005 à 05 h 03 min
    Bonjour,

    Beaucoup trop de bruit autour de votre venue que je souhaite à l'ÉNAP.

    Voici d'ailleurs ma réponse à un communiqué de presse de l'Association des étudiants de l'institution:

    "Association étudiante de l’ENAP


    OBJET : « Que celui qui n’a jamais… »


    À « mon » association étudiante,

    Je me désolidarise complètement du communiqué de presse que vous
    venez d’émettre concernant ce que vous appelez « l’affaire Juppé ».

    Comme association d’étudiantes et d’étudiants en gestion et en
    administration publique, vous devriez savoir ce qu’est une
    responsabilité et comprendre que la direction de l’ÉNAP a agit comme
    elle doit le faire pour gérer l’école et le corps professoral, et ce
    sans s’avaliser auprès de notre association! À ce titre, qui
    sommes-nous pour nous immiscer dans un processus décisionnel qui ne
    nous regarde pas du tout. Dans le choix des enseignants, ma
    responsabilité se limite à décider si j’ai le goût ou pas de suivre
    un cours avec tel ou tel professeur.

    Si certains d’entre nous ne désirent pas entendre monsieur Juppé,
    l’offre de cours de l’ÉNAP saura certainement offrir d’autres choix!!!

    Lorsque vous utilisez l’argument fallacieux de l’éthique pour
    défendre votre point de vue, vous ouvrez la porte à un débat
    intéressant. Devrait-on vérifier les dossiers judiciaires de
    l’ensemble du corps professoral? Et celui des étudiants? Pour une
    école « pure » se serait sans doute intéressant. Où placerons-nous
    la ligne de démarcation entre pureté et impureté? La conduite en
    état d’ébriété serait un bon exemple. C’est une faute grave qui
    dénote un manque de jugement majeur et une irresponsabilité marquée,
    qui est difficile à associer aux objectifs éthiques éthérés que vous
    souhaitez pour une grande école comme l’ÉNAP. Une application
    stricte de cette « éthique » étriquée et fascisante dont vous parlez
    dans votre communiqué nous priverait alors sans doute d’au moins deux
    enseignants et de quatre étudiants...

    Qui sommes-nous pour juger ainsi un individu pour des faits qui
    n’appartiennent pas à notre réalité? Alain Juppé a été condamné en
    France pour des faits qui remonte à dix ans et qui appartiennent à la
    réalité française. Elle est là « l’affaire Juppé », dans toute sa
    complexité, elle n’est pas sur le parquet de l’ÉNAP. En droit on ne
    peut condamner deux fois un individu pour la même faute.

    Je reçois avec respect la décision de l’ÉNAP d’accueillir Alain Juppé
    dans notre école. Elle ne m’émeut pas plus que l’annonce de la
    nomination du pire ou du meilleur de nos enseignants."

    Je suis un routier de l'administration publique et à 46 ans, j'aurai sans doute complété ma formation au moment où vous donnerez votre premier cours, mais j'espère que vous serez à Québec, présent pour la remise des diplômes, lorsque je monterai sur la scène, pour recevoir ce parchemin que je désire tant et pour lequel je travaille si fort. Je ne serais que plus fier de vous savoir présent.

    Vous n'aurez pas été du nombre de mes enseignants et je le regrette.

    Daniel La Roche
    Daniel Laroche
  • Henri D.
    Le 22 Février 2005 à 03 h 12 min
    Vous citez la gauche et les eurosceptiques de droite pour ceux qui voteront probablement massivement contre.

    Permettez moi de rajouter une troisième catégorie : les euroconvaincus insatisfait :)

    Le texte qui nous est proposé n'est pas une constitution, mais un traité de constitution. Si la nuance paraît faible, elle est fondamentale, dans la mesure où une constitution organise les pouvoirs, les contre-pouvoirs et le fonctionnement des institutions. Ce traité n'est pas suffisant sur ce point, il ne gère pas l'organisation des pouvoirs, et leur indépendance (beaucoup de raccourcis dans cette présentation, mais qui ne résultent que des -maigres- documents qui nous ont été présentés …)

    Faut-il pour autant le rejeter ? D'aucuns diront que c'est toujours mieux que rien, et qu'on pourra le modifier plus tard. A condition qu'on le puisse, ce qui ne semble pas gagné, au vu des réactions contradictoires des uns et des autres sur le sujet. Je prends le pari de dire qu'il est plus facile de renégocier une *vraie* constitution maintenant, que de corriger le texte à une majorité de 25. Je ne crois pas à la stratégie de la peur visant à nous dire : signez, ou ce sera l'apocalypse.

    Un dernier point : je suis tellement convaincu de la nécessité d'être européen que je souhaite que les députés que j'élis aient un vrai pouvoir. Je souhaite que le président qui sera *nommé* soit élu. Bref, je souhaite une vraie démocratie européenne. Je souhaite un vrai pouvoir pour les hommes politiques européens, et un vrai contrôle des citoyens européens (et donc le vote correspondant).

    Soyez exigeants, ayez des vues à long terme, programmez notre société pour les 50 années à venir, ayez de l'ambition ! Permettez nous *aussi* de dire non quand nous vous trouvons trop réactifs et pas assez pro-actifs, quand vous restez dans la facilité alors que la grandeur du politique est dans la difficulté.
    Henri D.
  • Isabelle BRIENS
    Le 21 Février 2005 à 20 h 15 min
    Pour le traité de Maastricht,j'avais trouvé deux petits ouvrages de vulgarisation qui m'avaient permis de comprendre que, même si ce traité était mal fichu dans la forme et alambiqué sur le fond, cela ne valait pas de donner un coup d'arrêt à l'Europe pour autant. Mais c'était en 1992. Ce serait bien que la même chose existât maintenant sur internet, exposé de manière très pédagogique et simple pour les non spécialistes. Mais je rêve peut-être ?
    Isabelle BRIENS
  • Hélène FOURCADE
    Le 21 Février 2005 à 20 h 14 min
    Entendu sur RTL, au petit matin du 11 Février, un lycéen manifestant évoquer un aspect inattendu de l'épreuve du baccalauréat : "Avec le contrôle continu, si on n'a plus le stress de l'épreuve à la fin, le bac ne vaudra plus rien" (sic)... Voilà donc à quoi est ramenée l'épreuve suprême supposée couronner un parcours scolaire d'une quinzaine d'années : un simple rite initiatique tribal marquant le passage à l'âge adulte.
    Il est vrai que, pour prouver leur courage d'homme, les jeunes Massaïs devaient sortir vainqueurs d'une chasse au lion... Au fin fond de l'Amazonie, pour être déclarés adultes, de jeunes garçons sont allongés tout nus sur un lit de fourmis rouges avant d'être abandonnés dans la forêt vierge avec ordre de ne revenir que lorsque les morsures d'insectes seront guéries...
    Pour satisfaire nos jeunes manifestants, je propose donc que le bac soit désormais remplacé par une quelconque torture dont la nature reste à définir, si cet examen n'a, aux yeux des lycéens, que valeur de rite initiatique tribal.
    Plus sérieusement, je comprends tout à fait que des élèves soucieux du bonheur et du bien-être de leurs professeurs soient à ce point opposés à la mise en place d'un contrôle continu, fût-il partiel. En effet, de telles pratiques, lorsqu'elles sont correctement menées à bien, représentent un travail colossal, nécessitent un suivi exemplaire des élèves et l'application de critères de notation extrêmement précis. Croyez-en une formatrice en maths contrainte de procéder ainsi avec ses apprentis, le contrôle continu n'est pas une sinécure pour les enseignants...
    À ce sujet, les propos d'un autre manifestant sont plus inquiétants : "Avec cette histoire, si notre lycée ne vaut rien, notre bac ne vaudra rien non plus. Et puis si les profs ne nous aiment pas, on aura de sales notes et on ne pourra pas avoir le diplôme"... Je voudrais préciser à ce jeune garçon que sa première assertion est d'ores et déjà vraie, et que pour intégrer une prépa à une grande école, il vaut mieux sortir d'un grand lycée Parisien bien coté que d'avoir fait ses classes "dans le 93". Quant à la deuxième partie de son discours, elle permet de mesurer le degré de confiance qu'ont ces jeunes dans l'impartialité de leurs professeurs, à moins qu'elle ne démontre combien de nombreux jeunes sont conscients du fait que si leur comportement en classe ou leur assiduité entrait officiellement pour partie dans la notation des épreuves du bac, ils n'auraient effectivement aucune chance d'être admis à l'examen.
    Pour terminer, voici une petite phrase, pleine de bon sens, émanant de l'un de mes apprentis compatissant avec les lycéens : "Vous savez, Madame, ils ont raison de manifester. Quand on passe l'examen en une seule fois à la fin et qu'on n'a pas travaillé du tout pendant l'année scolaire, on peut toujours espérer un miracle, si ce jour-là on a de la chance. Avec le contrôle continu, on doit travailler tout le temps, et c'est beaucoup moins drôle..."
    Mon petit apprenti maçon a raison. Le plus gros problème, dans le contrôle continu, c'est de devoir travailler tout le temps pour réussir...
    Hélène FOURCADE
  • Cécilie C.
    Le 21 Février 2005 à 19 h 29 min
    J'ai été heureuse de voir que l'Espagne a dit OUI. J'espère également que cela donnera de bonnes idées aux citoyens des autres pays. La baisse de la participation a été vivement dénoncée, sous prétexte que la volonté de jouer au modèle a dépassé celle d'informer les citoyens sur la nature de leur vote, mais la faible participation aux élections devient une généralité. C'est peut-être ce qui donne certains résultats (jugés "choquants" en premier lieu par ceux qui ne profitent pas de leur droit de vote d'ailleurs !) comme ceux du premier tour des dernières présidentielles chez nous ... ceux qui critiquent devraient regardé de leur côté de temps en temps.

    Quant au bac, la preuve est faite (ou presque) que les "lycéens en colère qui se mettent la réforme Fillon où l'on sait" ne manifestent que pour manquer leurs cours. L'académie de Paris est en vacances, finies les manifestations ! Pourtant, mon académie et quelques autres ont fait leur rentrée aujourd'hui ... seulement voilà, le problème c'est que sans Paris, ça a du mal à se faire les manifestations ... ce n'est à mon avis pas un problème de réforme, mais de volonté de sortir du lycée en se sentant grand avec des pancartes dans les mains. L'autre jour, une lycéenne manifestante a été interrogée dans une émission de télévision : elle dénonçait le fait que les lycéens s'ennuient en cours. C'est un fait, mais je ne vois toujours pas (et pourtant j'y ai réfléchi) en quoi cela a un rapport avec la réforme de l'école. Une autre critiquait le socle commun de connaissances, disant qu'un lycéen qui ne sait pas lire et/ou écrire, ça n'existe pas ! Et pourtant, je suis en terminale littéraire, et environ douze élèves de ma classe ont d'énormes lacunes en orthographe. En série littéraire ! Alors si ça existe dans cette série, je vois mal pourquoi ça n'existerait pas ailleurs ... en seconde générale, ils apprennent à écrire, en première à lire (pas toujours) pour l'oral de français, et ensuite ils restent dans leurs difficultés parce que les professeurs ne peuvent pas revenir sur ce qui aurait dû être fait en primaire et collège. Cette élève venait peut-être d'un lycée très sélectif, mais il est clair qu'elle était loin de la réalité ! Alors je ne vois toujours pas leurs raisons de manifester. Je cherche, je discute avec des manifestants et j'ai pour seule réponse "les cours c'est chiant". Mais peut-être devraient-ils songer à travailler pour leur bac, qui n’est pas du tout en contrôle continu, qui ne leur offre qu’une chance pour avoir 10, et qui approche ... Ils ne veulent peut-être pas de dialogue, l'adolescence est l'âge où l'on veut se sentir exister, tous les moyens sont bons pour certains. C'est triste, car j'aurais aimé que mon frère profite de la réforme du bac actuellement gelée.
    Cécilie C.

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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