Blog Notes d'Alain Juppé

Réformer, oui, mais pourquoi et comment?

Publié le 25/03/2010 par Alain Juppé

La question n’est pas tant de savoir s’il faut continuer les réformes que d’expliquer pourquoi et comment.

Renoncer à réformer, ce serait choisir le parti du conservatisme et de l’immobilisme, c’est-à-dire, dans un monde où tout change autour de nous, la voie du déclin assuré . Pleins de bons sens comme toujours, les Français sont en majorité favorables, si l’on en croit un récent sondage, à la poursuite des réformes.

Mais réformer n’est pas une fin en soi. Pour que les réformes soient comprises et donc acceptées, il faut qu’elles soient perçues comme à la fois utiles et justes. Il faut donc montrer clairement le but poursuivi, et donner du sens au changement .

Je sais aussi, instruit par ma propre expérience, qu’il faut rechercher l’adhésion du plus grand nombre, et, pour ce faire, écouter, expliquer, débattre.

Quel est l’enjeu aujourd’hui? Pour simplifier , je dirais : rendre la France plus performante, et la rendre plus juste. La performance sans la justice, ça ne marche pas. Et réciproquement.

L’arbre de la crise ne doit pas nous dissimuler la forêt de la profonde révolution qui transforme les rapports de force sur la planète. Une nouvelle géographie de la richesse, de la puissance et peut-être même des valeurs est en train de se dessiner sous nos yeux. Entre des pays très développés comme les nôtres dont  la croissance devrait tourner autour de 2% dans les années qui viennent, et des pays émergents dont le PIB augmente de 8 à 10% l’an , l’écart risque , au bout d’une décennie,  de prendre des proportions inquiétantes .
Si nous voulons rester dans la course, et nous donner les moyens de créer des emplois, nous avons l’obligation de redevenir compétitifs. L’une des conditions pour y parvenir, c’est d’alléger le fardeau de la dette qui nous écrase au fur et à mesure que nos déficits se creusent. Soyons lucides : les efforts à fournir, je n’hésite pas à dire les sacrifices à consentir vont être douloureux. Je ne connais en effet que quatre remèdes au mal du déficit :

– n°1: la croissance. C’est la baguette magique dont tout le monde rêve. On sait qu’elle ne se décrète pas et qu’elle devrait retrouver un rythme de 3% pour avoir un effet significatif sur nos déficits. Ce n’est pas pour tout de suite.

– n°2 : l’inflation. Nous avons beaucoup joué à ce jeu dangereux dans les années 70/80. On en connaît les conséquences calamiteuses, et d’abord pour les plus modestes. Aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne, gardienne de l’euro, veille et combattra tout dérapage.

– n°3 : la réduction des dépenses. Le gouvernement s’y attaque courageusement en appliquant sa RGPP (revue générale des politiques publiques). Mais les marges de manoeuvre se réduisent dès lors qu’on touche à l’éducation, à la santé, à la justice…

– n°4 : la hausse des recettes, c’est-à-dire des impôts. Ici encore, la marge est faible compte tenu du poids des prélèvements obligatoires en France. Mais pourrons-nous faire l’économie d’une réflexion d’ensemble sur notre fiscalité qui est certainement perfectible en termes de performance et de justice? Dans ce cadre, la création d’une taxe carbone me semble incontournable pour faire évoluer nos habitudes de consommation. 

Contre les déficits et l’endettement, on le voit, il n’y a pas de solution miracle et il faudra faire flèche de tout bois.

Mais attention à la surenchère de la vertu à laquelle certains observateurs se livrent ces temps-ci. Si la seule perspective que nous donnons à nos concitoyens, c’est « du sang et des larmes », il y a peu de chances que nous fassions reculer la sinistrose ambiante. Il est impératif de redonner confiance, et notamment confiance dans la capacité française à innover et à créer. C’est le message que Michel Rocard et moi-même avons voulu exprimer dans nos propositions d’utilisation de l’emprunt exceptionnel. Beaucoup va se jouer dans nos universités, nos laboratoires de recherche, nos PME innovantes où, justement, un profond changement des mentalités est en train de se produire. C’est là que la France inventera une nouvelle compétitivité (mot barbare pour dire tout simplement que nous devons être aussi bons, voire meilleurs, que nos concurrents).

Mais, je le répète, de tels efforts ne sont soutenables, dans une société comme la nôtre, que s’ils sont équitablement partagés. Or, en ce moment, les Français éprouvent un sentiment d’injustice. Et on les comprend quand on voit certains comportements aberrants. Ce que l’économiste Joseph Stiglitz appelle dans son dernier livre: « Le triomphe de la cupidité ». Oui, la cupidité de quelques riches qui deviennent de plus en plus riches (ce n’est pas propre à la France!), alors que la crise frappe durement les plus modestes, et même une partie de la classe moyenne. De belles et fortes initiatives ont été prises récemment pour corriger le tir. Je pense par exemple au RSA (revenu de solidarité active) dans la création duquel Martin Hirsch a mis toute son énergie. Mais l’objectif d’une meilleure équité devra être au centre des réflexions si on veut réellement moderniser notre fiscalité, comme je viens de le suggérer. De même qu’il devra inspirer la nécessaire réforme des retraites.

A chacun son rôle. Il appartient à notre Président et au gouvernement de prendre les initiatives qui s’imposent ; au Parlement d’en débattre ; aux forces qui les soutiennent, notamment aux partis politiques, d’assurer le relais avec l’opinion publique.

Mais, il peut être utile que, dans la société civile, s’ouvrent des lieux de réflexion où l’on se projette sur le moyen et long terme. Ce qu’on appelle en Amérique des « think tanks », des réservoirs de pensée ou des boîtes à idées. J’ai toujours eu du goût pour cet exercice et j’envisage donc de m’y relancer, avec ceux qui partagent le même intérêt.

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18 commentaires pour « Réformer, oui, mais pourquoi et comment? »
  • Rino
    Le 18 Aout 2010 à 08 h 58 min
    Question qui n'a pas été posée sur France Inter:
    Que pensez-vous du plafonnement de l'ISF à 85% du montant des revenus, qui aboutit à la création de fait d'une tranche unique qui impose les revenus à 85% à partir du premier euros sans application possible de coefficient familial? Célibataire sans enfant et foyer de famille nombreuse, à revenus égaux payent pareil. Et conservent seulement 15% de leurs revenus pour vivre. Si vous contestez ce que j'affirme, donnez-moi l'adresse où envoyer un exemple chiffré.
    Meilleures salutations.
    Rino
  • Guillaume
    Le 14 Mai 2010 à 07 h 09 min
    Monsieur Juppé,

    Je vous ai lu, cet article et d'autres, avec attention. Je n'ai que deux commentaires à faire, à ce propos veuillez me pardonnez mon affection de ce que certains pourront qualifier de détails.

    Il me semble que je dénote une certaine frilosité dans votre propos lorsque vous employez le futur en lieu et place du conditionnel présent dans la phrase "Mais l’objectif d’une meilleure équité devra être au centre des réflexions si on veut réellement moderniser notre fiscalité". Ne doit-on pas l'inclure dès maintenant, cette équité?

    D'autre part lorsque vous évoquez les façons de réduire la dette et de lutter contre le déficit, vous faites référence à des marges de manœuvre qui se réduisent lorsque l'on touche à l'éducation, la santé, la justice, en clair au service public - car indispensable au bon fonctionnement de la société.

    De fait, votre formulation assez vague de "marges qui se réduisent" me semble peu engagé en faveur de ces services, que l'on a pu concrètement voir dépérir, sinon perdre en qualité, lorsqu'on se penche dessus. Ne mériteraient-ils pas une prise de position un peu plus forte, et si je puis me permettre, un peu plus clair?

    Une vraie question enfin: la taxe carbone est-elle équitable ?

    Avec tout mon respect,

    Guillaume, jeune con.
    Guillaume
  • otello
    Le 30 Mars 2010 à 10 h 52 min
    Mr jupe
    vos critiques sur le gouvernement et sur sarkozy par médias interposes mes pose de plus en plus de probleme...que vos citriques se fassent au sein de l'ump pas de soucis et c'est même très bien et nécessaire,mais aux sus et aux vues des médias ça,ça me gene..et c'est ce que nos chers médias attendent avec appétit.... on ne peut pas repprocher a sarkozy son appétence aux medias quand chacun en fait de même....
    et puis était il nécessaire de parler des présidentielles de 2012,est ce le bon moment??? ,les français sont encore dans la crise et ils n'ont de cesse d'entendre les médias et certains politiques de parler de 2012,(et on s'étonne des abstentions)n'y a t il pas plus important que ça,et en plus cela fait beaucoup de mal au gouvernement et a sarkozy en particulier,mais pour certains je pense que c'est le but....nous nous rapprochons de la bêtise du ps...pas de programme pas d'idées mais 2012....moi j'en ai assez des critiques de la droite sur la droite ,j'ai très mal vécu les années Mitterrand,j'ai très mal vécu la dissolution grâce a la bêtise d'un certain Dominique de villepin(qui lui aussi a soif de 2012)
    decidemment la droite oublie vite ses leçons ,quand elle est divisée elle perd les élections ,et bien nous sommes parti pour perdre...aucun d'entre vous a ce rythme là ne sera élu...

    BEATRICE LECOZ
    une adhérente UMP depuis 5 ans a jour de cotisation...
    PS
    concernant la taxe carbone dont vous dites qu elle été mal expliqué ,je n'ai pas vu beaucoup a l'époque Nicolas hulot s'exprimer a ce sujet,et pas beaucoup non plus de la part de ceux qui la demandait bec et ongle,il est toujours plus facile de dire après ce que l'on a pas dit avant...mais ça doit être ça la politique toujours un peu de lâcheté ..
    otello
  • olifiq60
    Le 30 Mars 2010 à 10 h 27 min
    Bonjour Monsieur Juppé, il l'existe pas de méthodes miracles pour régler les inégalités et la France à besoin de tous le monde pour se développer et grandir. La France des grands bourgeois à toujours existée et les faire fuire en les surtaxant n'arrangerait rien. Vous avez tous chercher des solutions pour réduire le grand fossé, mais ce n'est pas simple. Il faut faire appel à la responsabilité de chacun, nous sommes dans un pays de liberté et chacun peut avancer s'il se remet en cause et n'attend pas tout de l'autre. Il faut en appeler à la responsabilité individuelle, c'est ce combat qui fera avancer les choses. Bravo pour votré idée de club de rélexion, je suis des votres.
    olifiq60
  • Dom
    Le 30 Mars 2010 à 09 h 55 min
    Monsieur Juppé,

    Comme d'autres intervenants sur votre blog, je serais également intéressé par le lancement d'un groupe de réflexion autour de vous et de vos propositions, pour enrichir et améliorer le débat d'idée et de créations politiques ... Si cela est dans vos projets, faites le savoir pour que nous puissions vous rejoindre et surtout y participer.
    Ensuite, concernant vos idées émises, et c'est enrichissant de lire vos réflexions, je retrouve enfin des concepts et des valeurs que je n'ai plus entendu depuis longtemps. De grâce, contribuez à élever le niveau de la politique française, et sortir de cette politique spectacle et clientéliste qui nous est imposée depuis trop longtemps !
    J'ai (encore) tendance à espérer qu'un homme politique, avec un projet de société et ouvert au dialogue puisse proposer une nouvelle voie d'engagements et d'actions posées et réfléchies, concertées pour :
    - Intégrer l'environnement dans tous les projets et actions, avec incitations fiscales et partage d'expériences ;
    - Sortir du corporatisme et du clientélisme associé ;
    - Recréer une vraie classe moyenne sur qui s'appuie l'éducation des enfants, la construction de l'avenir, la consommation ;
    - Redonner les moyens de l'Etat là où ils sont nécessaires : éducation, justice et prisons, santé
    Je pense que dans notre système politique, il faut une personnalité pour incarner ce projet.
    Je suis gaulliste et républicain, convaincu du rôle de l'état comme moteur et garant de l'unité du pays et de l'équité sociale. Je pense que vous aussi, alors lancez vous et incarnez cet espace politique qui a été abandonné depuis les périodes de cohabitation ...

    Cordialement, DL
    Dom
  • raoul dega
    Le 29 Mars 2010 à 07 h 57 min
    Il existe quelques plafonds pour les revenus et les impôt : SMIC, bouclier fisacal. Lorsque l'on découvre que la plus grande fortune française est évaluée à plus de 27 milliards, ne serait-il pas envisageable de considérer un plafond des richesses. Par exemple, saisie des biens au dela d'un milliard d'euros ? On oppose souvent l'argument de l'évasion des capitaux, mais les biens immobiliers, eux, ne peuvent s'évader.
    Pour la taxe carbone, au lieu d'une approche qui ne pénalise que les moins fortunés, ne serait-il pas envisageable de subventionner massivement l'accès à des moyens plus écologique de se chauffer et de rouler.
    raoul dega
  • Noviant
    Le 29 Mars 2010 à 02 h 10 min
    Monsieur Juppé,
    J’adhère à vos propos quand vous parlez de partage équitable des efforts. Il y a un consensus large sur la critique de la Méthode Sarkozy, cette polarisation sur l’insécurité, cette hyperactivité et hyper présence médiatique, ce manque d’humilité et cette assurance de tout savoir et de tout comprendre. Mais le fond du problème est ailleurs...
    Par contre dans vos autres propos je lis la même vison que celle de l’UMP ou que du parti Socialiste. Comme eux vous n’avez pas encore compris qu’il n’y a pas de solution à la situation financière dans laquelle nous sommes. Vous pensez que la croissance est la solution à tous nos problèmes. Croissance indispensable à cause de notre modèle monétaire, à cause du système de réserve fractionnaire en place depuis des siècles intrinsèquement dysfonctionnel alimentant les crises récurrentes financière puis économique, et à cause du financement des États exclusivement auprès du privé (système mis en place en 1973 en France.
    Et dans le contexte économique, Il vat être difficile de compenser par l’impôt les effets des intérêts composés sur le transfert des richesses produites, des plus riches, aux plus pauvres.
    Bref, sans correction de notre système monétaire vos idées ne serviront à rien, c’est la faillite qui nous attend, comme presque tous les autres pays de l’OCDE qui n’ont pas d’immenses ressources pétrolières et minières compensant les transferts et accumulations de richesses dans la main d’une élite toujours plus riche, au dépend des travailleurs toujours plus pauvres.

    Je continue de rêver qu’un homme politique va enfin comprendre ou est le problème et commencer à le résoudre.
    Solutions :
    1. Souveraineté des états sur le crédit (plus d’intérêts sur les crédits/dettes des États
    2. Remise en cause du système de réserve fractionnaire
    3. Utilisation d’une fiscalité adaptée pour compenser les transferts dus aux intérêts composés.

    Tout un programme. Le reste suivra, et au passage les soucis de financement des retraites de la recherche, le pleine emploi, la justice sociale, le développement, etc…

    Bonne chance pour vos projets. Je vous souhaite de réussir.
    Noviant
  • Fred Logeo
    Le 28 Mars 2010 à 23 h 18 min
    M. Juppé, si vous lancé un réservoir à penser ;-) je serais intéressé.
    En effet je pense que certaines idées simples peuvent nous permettre de relancer localement notre économie. Ce que la Bretagne fait avec son logo "Fabriqué en Bretagne" est à mon avis un exemple à suivre pour aider nos agriculteurs et permettre aux citoyens d'aider d'autres français sans nouvel impôt. Ce type de concept peut se décliner facilement. Les américains l'ont compris et font actuellement tout un tapage pour le made in USA. Les européens doivent prendre la mesure des changements en cours. Nous ne pouvons pas nous résoudre à perdre totalement nos industries, C'est un facteur de perte de repère sociaux et de violences.
    Vous avez une expérience et vous avez bien vu la mutation écologique, vous pouvez apporter votre voix au débat avant que la crise se transforme en révolte.
    Fred Logeo
  • Michel MARTIN
    Le 26 Mars 2010 à 12 h 16 min
    La boussole qui indique le sens ne fait pas tout, mais elle me semble toutefois indispensable pour guider et évaluer nos efforts. S'il apparaît que le PIB n'est plus corrélé à l'amélioration de notre qualité de vie, les indicateurs alternatifs n'ont pas jusqu'ici réussi à convaincre de leur supériorité sur le PIB. Afin d'intégrer les efforts écologiques et l'amélioration de l'équité que vous souhaitez, je vous propose le PIBED (PIB Equitable et Durable) qui est le PIB pondéré par un facteur d'empreinte écologique et par un facteur d'équité:
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2008/06/27/pib-et-idde.html
    Michel MARTIN
  • GRI paul
    Le 26 Mars 2010 à 10 h 15 min
    Monsieur le Premier ministre,vous avez mis ledoigt sur l'essentiel: l'injustice,il fauit que les grands patrons abandonnent par exemple les parachutes dorés
    GRI paul
  • viv
    Le 26 Mars 2010 à 10 h 05 min
    monsieur, en balayant devant sa porte on voit que la reforme des reseaux de bus c'est pas terrible:le trajet des bus change sans arret, mes enfants sont souvent en rade(ex: le 35 ne passe plus près du terminal du tram)les chauffeurs changent et ne savent meme pas se servir du matériel (plateforme pour les handicapés), les reseaux changent en fonction des tickets payants et non des abonnements !...Les réformes sont souvent le fait de rond de cuir où de personne qui veulent laisser un non, et non des usagers...pourquoi si vous etes d'accord pour les groupe d'idées, en arrivant à Bordeaux vous avez supprimé le groupe de vieux compagnons qu'avait crée chaban et leur avez-vous fermé votre porte?
    viv
  • Néologue
    Le 25 Mars 2010 à 23 h 39 min
    Monsieur le Maire,

    Il existe déjà dans notre langue une traduction officielle du terme "think tank" avec le séduisant "laboratoire d'idées".

    R. E.
    Néologue
  • voltaire
    Le 25 Mars 2010 à 23 h 28 min
    Pensez-vous vraiment que c'est ce gouvernement et ce président qui pourront mettre en oeuvre des mesures de justice? Ils en sont incapables, bloqués dans une idéologie libérale destructrice de justice sociale.
    Quand les premières mesures d'un président sont de s'augmenter massivement et de lancer le bouclier fiscal, on ne peut pas envisager qu'il puisse être le défenseur de la justice sociale. Deux ans de perdus en perspective. Espérons qu'il comprendra qu'un seul mandat est suffisant et qu'il n'est plus crédible et audible des Français.
    Je suis gaulliste et républicain, enseignant et convaincu du rôle de l'Etat pour la justice sociale. Je crois que vous aussi, alors, lancez-vous et dites haut et fort ce que vous pensez. Votre parole est écoutée.
    voltaire
  • Patrick Thenaisy
    Le 25 Mars 2010 à 21 h 40 min
    La force de votre article est de faire la synthèse. Synthèse économique et politique.
    Il démontre que ce qui permettra à la France de sortir de la situation où elle est, c'est une action commune d'hommes et de femmes qui ne partagent pas forcément les mêmes idées, mais qui sauront les partager pour aller dans la bonne voie.
    C'est également l'objet des lieux de réflexion qui fleurissent portés par de nombreux hommes politiques.
    Mais ces "boîtes à idées" sont souvent des rampes de lancement pour leur carrière et leur future fonction et où le partage d'idées est un effet d'annonce.
    Je ne doute pas que dans votre idée de relance d'un lieu de réflexion, vous veillerez à éviter ce que trop d'autres font. Et dès à présent j'y souscrit.
    Patrick Thenaisy
  • Thiebaut Philippe
    Le 25 Mars 2010 à 20 h 16 min
    Pédagogique!... et dans la mesure! Merçi.
    Thiebaut Philippe
  • Lapierre Olivier
    Le 25 Mars 2010 à 20 h 03 min
    Pourquoi ce blocage dès que l'on touche à la santé ou à l'éducation nationale ? Il s'agit pourtant là du plus gros enjeu de la France de demain. Le loisir après la santé, la santé pas pour tous, et l'Education Nationale avec un fonctionnement comme dans le Privé.
    Lapierre Olivier
  • Yann
    Le 25 Mars 2010 à 18 h 40 min
    Puisque vous êtes amateur d’idées en voici une :

    Le pouvoir mobilisateur de la télévision est sous-exploité. Le succès de diverses opérations telles que le « Téléthon » ou les « Restos du cœur » n’est plus à démontrer. Ayant imaginé quelques concepts d'émissions populaires (TF1, France 3) je sais qu’il est possible de mettre en place des spectacles télévisuels populaires dont l’objectif serait de résoudre des problèmes ici et là. Une usine menacée de fermeture peut faire l’objet d’une formidable téléréalité avec pour enjeu de faire repartir l’activité. L’appel est don s’adresse jusqu’ici plus ou moins au français de base. Mon idée serait de passer au cran supérieur et de faire appel non seulement au téléspectateur moyen mais également aux petites, moyennes et grandes fortunes non pas sous l’angle de la générosité, mais d’une prise de participation. La générosité ayant ses limites, des émissions conçues sous cet angle seraient une vraie petite révolution au sein de cette société de communication.

    Rustine sur une jambe de bois peut-être... Mais à force de rustine le pneu se reconstitue...

    J.L
    Yann
  • Julien M.
    Le 25 Mars 2010 à 16 h 20 min
    Monsieur Le Premier Ministre,

    C'est avec beaucoup d'intérêt que je suis venu voir ce que vous proposiez sur ce blog.
    Et c'est avec enthousiasme que j'en termine la lecture.

    Au lendemain d'une élection nous ayant proposée les facettes les plus tristes de nos responsables politiques, il est bon de sentir quelques uns soucieux de ce que pensent le peuple.

    Déçu de la lacheté affichée par la renonciation à la taxe carbone, attristé de voir l'extrémisme revenir sur le devant de la scène et lassé des alliances stériles, je suis, comme beaucoup de nos concitoyens je pense, à l'affût de celui ou de ceux qui auront pour une fois le courage de promettre mieux et d'aller au bout de leur engagement.

    A quand des politiques nous apportant un débat constructif sur les réels problèmes que nous rencontrons au lieu de cette guerre permanente qui nous est proposée à chaque débat. C'est encore et toujours à qui aura la petite phrase la plus assassine.. Quelle tristesse, et même "quelle trahison" envers le peuple qui confie son destin économique à ces gens.

    Serez-vous un jour celui qui ramenera le débat à son juste niveau ??
    Je le souhaite de tout coeur, pour mes concitoyens et moi-même mais aussi pour mes enfants afin qu'un jour nous puissions leur transmettre un pays solide économiquement et dans lequel ils puissent croire à un avenir..

    Cordialement.
    Julien M.

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé

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