Blog Notes d'Alain Juppé

Tremblement de terre

Publié le 30/05/2005 par Alain Juppé

Deux éléments positifs dans le vote d’hier : il a été précédé d’un vrai débat de fond; il a donné lieu à une forte mobilisation du corps électoral. Tant mieux.

Le NON du peuple français est d’abord un NON à la Constitution européenne et donc au projet qu’elle incarnait.
On nous répète que ce n’est pas un NON à l’Europe. Soit. Encore que le poids des extrêmes qui, à gauche comme à droite, ont toujours combattu la construction européenne depuis ses origines, est lourd dans les 55%.
Il est également convenu de répéter que le peuple a toujours raison, dans ce cas comme dans les autres. Les exemples historiques d’erreurs populaires collectives ne manquent pourtant pas. Il faut avoir le courage de dire que le refus de ce projet de Constitution est un contre-sens, de la part de ceux-là même qui souhaitaient une Europe plus démocratique, plus efficace, et plus protectrice.
L’Union européenne est confrontée au plus grand défi qu’elle ait connu depuis sa création. Il faut faire confiance à sa capacité de rebond. Mais le rôle de la France, qui est évidemment très affaiblie, va être extrêmement difficile dans la recherche d’une sortie de crise. La gravité de la situation implique au minimum que nous nous rassemblions autour de ceux qui parleront au nom de la France, c’est-à-dire d’abord du Président de la République.

Le NON est aussi un NON au gouvernement. L’angoisse qu’il exprime trouve principalement sa source dans la permanence d’un chômage élevé et le constat que les politiques mises en oeuvre pour le faire reculer sont inefficaces.
Plus qu’une inflexion, c’est un changement profond qui s’impose.
Changement d’équipe d’abord. La décision du Président de la République doit être rapide.
Changement de politique ensuite: c’est le plus important et le plus difficile.
On voit bien la priorité des priorités: mobilisation générale pour l’emploi.
Je n’entrerai pas maintenant dans le détail des initiatives qui, mises en cohérence, peuvent constituer un plan de guerre ambitieux contre le chômage.
Une seule question: nous savons que, parmi les mesures nécessaires, certaines impliqueront un déblocage du marché du travail et l’élimination de certains freins à l’embauche.
Dans le même temps, une majorité de Français a demandé hier plus de protection et plus de solidarité, et, quel que soit le contre-sens qui se cache derrière ces mots, moins d’Europe « libérale ».
L’art de gouverner va consister à trouver le point d’équilibre entre les exigences de l’économie et les attentes populaires. Ce n’est pas impossible.
30/05/05

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35 commentaires pour « Tremblement de terre »
  • dominique MOREL
    Le 06 Juin 2005 à 16 h 53 min
    Bonsoir !
    Il faut sauver le MSF !
    Les "partenaires sociaux" prônent le maintien de MSF ( Modèle Social Français )et rejettent toute inspiration d'un modèle étranger fût-il performant : il ne devrait pas y avoir là beaucoup de surprise dans ces positions pour le nouveau Premier Ministre de Mr Chirac!
    Comment se fait-il que la mondialisation se refuse à créer les millions d' emplois que nous espèrons, à nos portes, selon nos qualifications et au niveau de salaire et de cotisations que nous voulons ? C'est un crime de l'univers contre notre modèle !
    Chacun sait bien que notre modèle social français à qui nous prêtons vocation d'être Le Modèle universel est un modèle qui assure des acquis substanciels d'abord aux apparatchiks syndicaux, aux bénéficiaires de l'économie administrée et qui laisse croire à une part des "damnés" du secteur concurentiel qu'il y aura toujours assez de manne publique pour glâner à leur profit quelque subvention ou allocation ! Las : le monde a radicalement changé et le microcosme politico-administratif français a longtemps pensé que ces changements n'étaient que conjoncturels et mineurs. Erreur : dans son arrogance à se croire le nombril du monde, la France a fossilisé son modèle et sa bureaucratie. Moins les hommes politiques ont eu le courage de nous sortir de nos illusions hexagonales, moins nous avons accepté de nous réformer et plus nous nous sommes nous-mêmes condamnés à faire imploser de l'intérieur notre cher modèle délabré ! La conjoncture économique et notre rejet de la dynamique européenne finiront le travail !
    Le mur de Berlin est tombé en 1989. A quand la chute du modèle social français, notre nouvelle ligne Maginot contre la mondialisation ? Tiendra-t-il au delà des 100 jours que s'est fixé le mousquetaire Villepin pour restaurer la confiance ? Oui : il suffit de râcler les fonds de caisse, de vendre les bijoux de famille pour assurer les rentes des bataillons de nos administrations et répendre allocations et subventions sur le bon peuple. De quoi laisser le vieux monarque terminer son règne : en paix.
    Dominique MOREL
    dominique MOREL
  • François Descamps
    Le 31 Mai 2005 à 15 h 14 min
    Monsieur, dimanche soir j'étais content du vote de la majorité qui a aussi été le mien.

    Je comprend l'inquiétude, l'angoisse parfois, l'incompréhension le plus souvent chez vos bloggers, votre sentiment de tristesse même.

    Mais ce mardi midi, qu'elle bonne nouvelle, la radio nous apprend que Messieurs Villepin et Sarkosy vont travailler ensemble !

    Ce n'est d'ailleurs pas la seule bonne nouvelle.
    Des lundi on a pu constater que :
    Le Cac40 ne s'est pas effondré , la parité euro-dollar se rééquilibre et retourne doucement au court d'introduction 1§/1,16E. (C'est bon pour nos importations !)
    Les instances européennes et les capitales disent que le processus de ratification doit se poursuivre (je viens de lire que la partie III avait été oubliée dans la proposition de référundum consultatif du peuple espagnol !! cette façon de faire n'est pas très démocratique ), ainsi tous les peuples pourront être confronté au même questionnement que les français, j'espère seulement que Monsieur Blair aura le courage de questionner le peuple anglais, comme il l'avait promis.

    La bonne nouvelle du jour c'est le duo Villepin-Sarko. Le Président avait bien fait de questionner les français, je le remercie d'avoir su trouver les mots pour faire travailler ensemble ces deux hommes.
    On ne répétera jamais assez que depuis le passage au quinquénnat, nous sommes dans un régime présidentiel. C'est la président qui est responsable de tout (la semaine prochaine on n'en voudra même plus à Monsieur Rafarin d'avoir (presque) tout raté), Les français (à part quelques personnalités des extrêmes) ne demandent pas au Président de partir à cause de ce résultat, ils lui demandent de travailler.
    La réponse de Monsieur Chirac est géniale, c'est le tandem impossible qui va oeuvrer. Le volontarisme de Monsieur Sarkosy, l'aura français à l'internationale de Monsieur de Villepin.

    Petit conseil à deux balles pour nos intelligents ministres :
    pour résoudre quelques problèmes, il faut regarder vers le TRANSPORT des biens et de personnes. Aujourd'hui il n'est pas assez cher, si le coût du transport est substanciellement relevé, de nombreux leviers dans notre industrie et notre commerce seront actionnés pour le plus grand bien de l'emploi.

    Pour mettre en place les politiques, ni faiblesse ni IDEOLOGIE. confert les emplois jeunes détruits par le gouvernement Raffarin, qui les reproposait dans la politiques Borloo..que de temps perdu.

    Courage à tous et à bientôt
    François Descamps
  • antoine db
    Le 31 Mai 2005 à 14 h 33 min
    Monsieur le Premier Ministre,

    Je me permets de répondre un peu à côté de votre billet (quoi que ...). Je dois avouer être très étonné par la décision de notre Président de la République. Villepin et Sarkozy ne pourront pas vivre de façon saine dans le même gouvernement, cela me semble complètement impossible. Contrairement à notre ancien PM, ces deux hommes semble intéressés par leur seul avenir politique vers toujours plus de pouvoir alors comment arriveront ils à travailler ensemble sans arrière pensée ?
    Je ne comprends plus le Président de la république !!!
    Que pensez-vous de ce choix ?

    Antoine DB
    antoine db
  • Thierry BOUCHEZ
    Le 31 Mai 2005 à 02 h 56 min
    Bonjour Monsieur.

    Comme de nombreux Français, j'ai voté Oui en ne pensant qu'à l'Europe. Et maintenant que le Non est sorti, on constate que personne ne répond qu'à la part du refus qui concernait les personnes au pouvoir, la situation économique en France. On nous abreuve de noms de premiers ministres, on suppute avec indécence comme le font si bien nos médias, et on ne propose toujours rien pour pallier à l'absence de Constitution, à ses conséquences internationales, à l'affaiblissement de la France qui en résulte, aux risques de dérive européenne... Personne ne répond à mes inquiétudes, dont je constate qu'elles sont partagées en Europe, mais qui sont bien pire pour moi, Français, qui ne peut qu'avoir honte de ce résultat. Monsieur, votre blog n'est certes pas un blog très politique, mais vous faites partie des quelques personnes qui pourraient nous donner des solutions, et je souhaiterais les entendre. Pourquoi, alors qu'un véritable besoin d'entendre quelque chose sur ce point, de retrouver un espoir, un destin européens, se fait entendre et crie aussi fort que le besoin de voir traités les problèmes français, ne pas donner aux Français, à ceux qui ont le tête un peu au-dessus du guidon, un peu de raisons d'espérer et de retrouver un destin? un chemin à suivre?

    Thierry BOUCHEZ
    Thierry BOUCHEZ
  • Etienne Matter
    Le 31 Mai 2005 à 02 h 17 min
    Matin morne et froid, overdose de politique, rues vides, bouche pâteuse et goût de la défaite que je passe vite fait au café d'en bas. Déception. Quand les résultats de l'entreprise sont mauvais, il faut changer de direction... Il fallait. Sur le zinc, le 'Parisien', à l'intérieur, en pages 2 et 3 les habituelles analyses et puis page 4 la mine défaite de deux hauts dirigeants de la CCE, figures jeunes et pourtant inconnues. Mais qui sont ces gars là ? Déficit d'information ou technocrates ? Bougez de vos bureaux messieurs et ne faites pas si triste mine, pensiez vous que l'Europe allait vous ouvrir grands ses bras ?
    La France a perdu le réferendum, oui ce sont bien mon pays et mes compatriotes qui sont les vrais perdants. Pour ne pas pleurer, rions un peu .
    Lors du grand débat politique d'avant le scrutin de Jeudi soir, 2 tables, 4 dirigeants à chacune et soudain Philippe de Villiers qui annonce qu'il a déjoué un nouveau complot contre la France et, théatralement, sort une feuille de papier sensée démontrer que la Turquie fait déjà partie de l'Europe. Stupeur des 7 autres, De Villiers n'en a cure, il chausse des lunettes avec le geste exact du brave retraité qui relit son contrat d'assurance pour voir s'il ne s'est pas fait rouler. Et là, dans les articles en 'petits caractères', il fait mine de découvrir la signature de la Turquie, puis s'exclame triomphalement : 'regardez c'est la preuve qu'ils ont signé la constitution !'.
    On lui rétorque que justement cette feuille n'est pas signée, mais De Villiers poursuit avec un air gourmand 'Oui, justement on a effacé la signature pour tromper les français !'. CQFD.
    Dany le vert, rougit de colère et s'emporte 'Ce type est complètement parano, ça n'est pas possible!'. Regards en biais à la table, pendant ce temps De Villiers se fait oublier ... Petits coups d'oeils furtifs de droite et de gauche, personne ne semble avoir compris la manoeuvre. Le voilà rassuré, une inspiration et il se relance dans la mêlée comme si de rien n'était.
    Arrêt sur image.
    Voilà comment on gère en épicier roué ses petits 7 ou 8% d'électeurs, c'est de la com' et du grand art.
    En matière de 'toxicomanie', c'est parfois ainsi que les préfets et sous-préfets, hauts fonctionnaires de l'état français, dépensent les budgets destinés à la prévention, au soin et à la réinsertion des usagers de drogues. C'est à celui qui fera le plus beau colloque départemental pour communiquer sur les 'méfaits de la Drogue' en invitant, si nécessaire, des retraités pour faire 'nombre' dans la salle.
    Crise économique oui, crise morale c'est absolument sûr.
    Le lendemain du NON, lundi, je vois une conseillère ANPE rentrer dans le petit restau de quartier où je déjeune, se présenter au comptoir pour vendre aux patrons, un couple qui s'en sort à grand'peine, un 'contrat initiative emploi' et je ne sais quelles mesures d'allègement des charges sociales. Ils déclinent gentiment ('on a déjà du mal à se payer nous-mêmes, alors ...').
    Elle insiste sur le fait que, désormais, s'ils embauchent, la personne gardera durant 15 jours son statut de chomeurEUSE, et ne sera donc pas considérée comme leur employée. Ils déclinent encore, mais la conseillère leur donne sa carte 'au cas où...'.
    Ainsi donc le NON c'est cela : en 24 heures l'ANPE investit le 'terrain' et part à la recherche de futurs patrons. Tout bien réflechi, je trouve cela plus rationnel que de proposer 6 mois de stage de 'créateurTRICE d'entreprise' à des Rmistes et des chômeurs de longue durée.
    Ce NON aurait-il donc des vertus cachées ?
     Etienne Matter
  • Thibaud Marcesse Columbia University
    Le 31 Mai 2005 à 02 h 02 min
    Je suis actuellement a l'etranger (Etats-Unis) et n'ai vu la campagne pour le referendum que de tres loin. A mon grand regret.
    Mais quelle tristesse, quelle deception ! Et quelle colere aussi !
    Pourquoi tant d'imperitie dans l'attitude d'une grande partie des elites et de l'electorat? Allons nous continuer longtemps a nous voiler la face ?
    Les Fabius et autres diseurs de bonaventure ont eu beau jeu de denoncer l'Europe "liberale", celle qu'ils ont mis en place depuis bientot deux decennies. Ils n'ont pas d'alternative viable et credible.
    Allons nous donc continuer a etre arrogants? Car, QUI en Europe, veut de notre fameux "modele social" qui produit 10% de chomeurs (entre autres maux)?

    Monsieur Juppe, j'ai beaucoup de respect pour vous, et mon jeune age a l'epoque (15 ans) ne m'avait pas empeche de m'interesser au debat politique et de m'insurger contre l'attitude scandaleuse des syndicats et des "corporations d'Etat" lors des grandes greves de 1995. Il n'aurait pas fallu ceder d'un iota.
    La politique, cela ne se resume pas a distribuer des "goodies" comme disent les americains, c'est avoir une vision de ce que sera la France dans 30 ans. Le monde change, et peu de gens en France en sont conscients. La est le drame.
    Qui aura assez de courage (politique) et un veritable sens des responsabilites pour prendre les decisions qui s'imposent ??


    Thibaud Marcesse Columbia University
  • Anne-Sophie Miechowka
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 56 min
    Quel choc lorsque j’ai découvert les résultats après avoir dépouillé l’urne de mon bureau de vote. Vous dites qu'il y a eu un vrai débat de fond... J'en doute toujours. Le oui a joué avec la peur des électeurs en leur disant que si on votait non, la France n'aurait plus sa place de pays membre-moteur de la construction européenne et que cela serait la catastrophe pour l'Europe entière au lieu de se concentrer sur des explications un peu plus rationnelles (le débat Perben -Chevènement auquel j'ai assisté à Lyon a été d'ailleurs exemplaire). Cette campagne du oui était la réponse à la campagne du non qui a été parfois la preuve d'une malhonnêteté intellectuelle et d'une démagogie sans précédent, jouant elle aussi avec des épouvantails imaginaires allant du gouvernement jusqu'à la Turquie!! Le vrai débat sur l'UE n'a donc toujours pas eu lieu !!! A quoi sert l'Europe ? Que peut-elle nous apporter ? Ces thèmes ont été effleurés mais en aucun cas discutés, approfondis et compris. Or je suis jeune, je crois beaucoup en une UE politique plus robuste... C'est pour cela que j'ai voté oui... Je suis vraiment déçue !
    Anne-Sophie Miechowka
  • mathias jalon
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 51 min
    comme dit un blogger (D.N. de byzance), le hic c'est bien que 92 % de la représentation nationale ( UMP + UDF + PS + verts) = 45 % des votants ; (je ne parle meme pas d'"electeurs", cela ferait 92 % = 30 %)
    Alors, le seul remede à cette perte de legitimité, ne serait-ce pas un coup de barre du coté de la proportionnelle ?

    oui, OK, c'est des ennuis assurés dans un premier temps, des choix d'alliances déchirants, de la strategie et de la tactique à s'en fatiguer les méninges, mais soigne-t-on le mal en cachant le thermometre ?

    il vaut mieux regarder les choses en face plutot que de voir une affiche du style Attac vs Le pen, en 2007, non ?

    mathias jalon
  • Eric T
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 50 min
    Tout d'abord , je tiens à dire qu'agé de 40 ans, j'ai le souvenir d'avoir toujours voté Chirac ou RPR ou UMP, et cette fois encore j'ai voté OUI, mais cette fois je comprends cux qui ont voté NON.
    Sans aucun doute, comme souvent il n'y a pas une cause unique à ce vote Négatif :
    - Pour une part il y a la rancoeur de voir de beaucoup de nos conctoyens de voir le modèle social français battu en brèche au niveau européen ( mais les politiques de droite sont responsables de n'avoir jamais suffisament oeuvré à faire passer le message que ce modèle était inéfficace, encore récemment Jacques Chirac disait que la politique de Blair ne pouvait s'appliquer en France !!)
    - Pour une autre part il y a une rancoeur au moins aussi forte de nos concitoyens de ne pas avoir pu s'exprimer sur le choix de l'élargissement de l'Europe ( là encore les politiques sont responsables, aucun débat n'avait été organisé , et faute d'explications, faute de compréhension, le désormais célébre plombier polonais en terrible écho de l'habitant de dantzig de l'été 39 a poussé une majorité à rejeter l'Europe autant si ce n'est plus que la constitution)
    - In fine Jacques Chirac a beaucoup trop tardé à changer de Premier ministre , il y un an déjà les régionales auraient du pousser le Président à donner cette nouvelle impulsion à l'action de son gouvernement( inutile aujourd'hui), mais faute d'avoir su réagir à la première fissure, Jacques Chirac a pris le risque historique de voir s'effondrer sa crédibilité et sa capacité à gouverner.
    Dommage car entre le dissolution de 1997, le maintien desespérant de M Raffarin, et le rejet d'une constitution européenne pourtant largement inspirée par la France (cf le rôle de VGE), que restera il des 12 ans de Présidence de jacques Chirac???

    Je crains aujourd'hui pour reprendre les termes utilisés par le Président lui même, que son passage à l'Elysée n'ai fait PSHHHIIIIT !!!
    Eric T
  • cédric puisney
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 48 min
    Je proposerais une solution assez radicale: demander aux Français de clarifier leur position.

    2e référendum: veulent-ils l'Europe ou pas?

    C'est bien ce qui risque d'arriver avec le Royaume-Uni l'an prochain. Pourquoi pas en faire de même? Les Français ont péché par orgueil, une fois de plus.

    C'est un jour triste.
    cédric puisney
  • sebastien dazy
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 27 min
    Cher Monsieur Alain Juppé,
    personnellement, j'aimerai bien que vous m'expliquiez avec plus de détails comment vous pensez redynamiser l'économie française qui est intimement lié à la zone euro sans pourvoir modifier certains des statuts de la banque centrale européenne qui s'évertue à la stabilité de l'euro. Je ne suis évidement pas un expert de la question mais j'ai vraiment l'impression qu'un des gros blocage de la croissance de la zone euro est intimement lié à cette structure. Pouvez vous si vous avez le temps essayer de m'éclairer sur ce point ?
    Cordialement
    sebastien dazy
  • Jérôme de Lagausie
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 11 min
    De gauche ou de droite, nous sommes nombreux à voir dans ce "nom" un beau gâchis. Il est évidemment facile, a posteriori, de pointer toutes les "erreurs" qui ont conduit à ce résultat. Et beaucoup plus difficile de dire quelle est la ligne à suivre pour rebondir. Mais pour répondre à cette question, il faut d'abord se demander : rebondir vers quoi ? Quel est l'objectif désormais de Jacques Chirac ? Réconcilier le peuple avec ses dirigeants ? Si c'est le cas, la solution Sarkozy me semble un magnifique contresens. Car qui a fait le non ?
    À droite : le MPF et le FN, mais c'est sans surprise et dans la continuité de leurs engagement précédents.
    À gauche, idem pour le PCF et l'extrème gauche.
    La surprise est venue du PS, habituellement pro-européen, qui n'a pas su 1/ expliquer à ses sympatisants pourquoi il fallait (excusez mon arrogance) voter oui. 2/ juguler les nonistes du PS qui ont piétiné le résultat de la consultation interne.

    En bref, le non est un non de réaction, pour un traité soi disant plus social (on attend le plan B de Fabius de pied ferme). "Social".
    Bref, Sarkozy incarne tout sauf le social.
    Si Chirac veut séduire la frange "hésitante" de la gauche, et non cristaliser la rancoeur contre sa victoire de 2002 un peu "volée", Borloo me paraîtrait un vrai choix audacieux.
    Jérôme de Lagausie
  • Christophe Birge
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 04 min
    Tout le monde tente de récupérer ce NON sans que personne puisse lui donner une signification claire. Volonté d'obtenir plus "d'Europe sociale" ? Sursaut identitaire français ? Détestation de la technocratie bruxelloise ? Simple rejet du gouvernement ? Un peu de tout cela, c'est certain. Rien de clair, rien de traductible. Alors, s'il vous plaît, ne croyez pas que les français veulent juste travailler encore moins ou partir à la retraite encore plus tôt. Et si vous le croyez, n'en tenez pas compte... La France est suffisamment mal en point comme cela, ne la laissons pas se faire gouverner par ces démagogues et ces moralistes de gauche !
    Christophe Birge
  • Yves RICHARD
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 01 min
    bonsoir,
    cher Monsieur Juppé, c'est bien agréable de retrouver cette petite assemblée du blog après une nuit si amère. bien sûr, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer quelques commentaires, vous voudrez-bien m'en excuser.
    La persistence du chômage a fait de la fonction publique un véritable Eldorado. C'est pourquoi les gens ont une telle sympathie pour l'extrême gauche. Cela est particulièrement vrai chez les jeunes.
    Il ne faudrait pas sous-estimer la montée en puissance de la démagogie populiste au cours de ce référendum. Mon expérience de la politique est très brève, mais la réaction positive de l'opinion face à cette démagogie m'a fait un peu froid dans le dos (les derniers jours de campagne de Mr De Villiers étaient à la limite du supportable). Il sera notamment difficile au prochain gouvernement, et encore plus aux socialistes "sociaux-démocrates", de résister à la surenchère de l'extrême gauche: plus ils obtiendront de satisfactions, moins ils seront satisfaits, car ce qu'ils veulent c'est la guerre. En même temps il ne faudra pas faire du libéralisme blairo-tatchérien, le climat ne s'y prête guère, et la priorité me semble être le rassemblement de la nation (ici je pourrais dire que Villepin par exemple serait un bon choix et Sarkozy un mauvais, d'autant plus que la cohabitation est peut-être aussi ce qui a été une fois de plus rejeté par les Français: il ne faut pas oublier que les Français ont voté clairement contre la cohabitation en 2002, pour finalement en subir une autre).
    Pour finir, une remarque qui me tient à coeur. Il ne faut pas oublier qu'aucun projet d'aucun parti ne prévoit de réelle place concrète et construcive dans la société pour les couches défavorisées, depuis que nos pays ont abandonné la production industrielle. Tout le monde joue la carte des hautes technologies (ce qui est très bien), mais cela n'est une perspective que pour les gens les plus diplômés. Tout le monde abandonne la course de la compétitivité des salaires, soit, mais finalement, et en conséquence, seuls les plus "productifs" sont concernés par la vie active. Il ne faudrait pas compromettre notre cohésion nationale en créant des classes "inutiles", sans plus de lien avec les autres. Déjà, même dans les entreprises, le lien qui existait, au travers des relations professionnelles, entre les catégories sociales est de plus en plus fragile. Je veux croire que vous n'oublierez pas, vous, de construire un pays avec tous ses habitants.
    bien à vous
    Yves RICHARD
  • Thierry ROBIN
    Le 30 Mai 2005 à 23 h 49 min
    Monsieur le 1er Ministre,

    En lisant votre blog, j'espère sincèrement que vous saurez influer à M. le Président de la République, que le seul choix judicieux pour la France, l'Europe et pour lui ultérieurement est bien de nommer Nicolas SARKOZY, s'il l'accepte, à MATIGNON. Ses états de service ont démontré ses capacités et son courage. Si gouverner c'est prévoir, je mise alors sur le bon choix dans l'intérêt de tous en optant comme de plus en plus de personnes pour Nicolas SARKOZY.

    Bien Cordialement
    Thierry ROBIN membre de l'UMP
    Ps: Je n'oublie pas notre sympathique rencontre à NEGREPELISSE en Tarn et Garonne en 93 je crois
    Thierry ROBIN
  • andre fabre
    Le 30 Mai 2005 à 23 h 35 min
    militant ump je suis satisfait de votre anlyse du vote du 29 et espere que vous coordonnerai votre action avec nicolas sarkosy pour sortir notre pays de sa desesperance.un bonjour amical et a bientot je l espere sur le devant de la scene.
    andre fabre
  • joseph moussalli
    Le 30 Mai 2005 à 23 h 15 min
    A bon entendeur Salut! Espérons que vous soyez entendu par le principal intéressé...Il y a une espèce d'uniformité politique qui nous donne le sentiment d'une situation inextricable. Ayons le courage de nos convictions et de nos actes. Que la droite fasse une politique de droite et la gauche une politique de gauche et que le meilleur gagne. Assez de faux semblants de virages et de dosages qui nous empêchent d'avancer et nous font reculer par rapport aux autres. Vous avez raison, Le TRAVAIL rendra aux gens leur dignité, leur confiance en eux mêmes et leur esprit d'ouverture vers l'extérieur. C'est la priorité qui nous est vitale aujourd'hui. Ceux qui ont dénigré et fait mépriser le travail dans notre pays ont une lourde responsabilité dans la crise de confiance et le repli de nos concitoyens.
    joseph moussalli
  • Emeric Delattre
    Le 30 Mai 2005 à 23 h 09 min
    Monsieur Juppé,
    Actuellement je suis en école de commerce à Paris. J'étais évidemment favorable au traité établissant une constitution pour l'UE.
    Après la déception, la méditation. C’est en lisant votre réaction au lendemain du référendum que je me suis posé une question: Quelle est la logique de ceux qui ont voté non? Alors ils répondent que le chômage est trop élevé. Mais lorsqu'il s'agit de réformer, ils sont encore et toujours contre le changement. Alors le chômage doit baisser mais il ne faut pas toucher au système social qui est en parti responsable du taux de chômage actuel.
    Ma véritable question vient maintenant: ce pays est il gouvernable? Combien d'années faudra t-il attendre avant que les choses ne changent? Les choses peuvent elles changer?
    Je suis très inquiet et j’ai de nombreux camarades dans ma promotion qui se posent les mêmes questions. Ne nous demandons vraiment s’il ne va pas falloir quitter la France une fois le diplôme en poche. C'est désespérant de penser qu’à 21 ans on soit obligé de se poser de telles questions.
    Alors je viens certainement d'un milieu social relativement aisé mais ce n'est pas une bonne réponse à me donner.
    J'espère vraiment que vous allez pouvoir prendre le temps de lire ce mail et pourquoi pas, d'y répondre. Un grand nombre de Français ont besoins d'être rassuré et pas seulement ceux qui sont au chômage. Il y en a qui travail, qui vote et qui aime leur pays.
    Merci pour ce que vous avez fait pour la France et bonne continuation.

    Emeric Delattre
    Emeric Delattre
  • Gilles Delanoë
    Le 30 Mai 2005 à 23 h 00 min
    Les partisans du NON qui ont su convaincre avec des contrevérités sur le traité, d’espoirs de jours meilleurs par le NON à la ratification du traité. Or ce traité n’est qu’un cadre aux futures politiques qui viendront s’inscrire dans cet environnement cohérent, structuré, respectable à l’extérieur de l’Europe. Ce 29 mai 05, la France a dit NON à une règle du jeu qui était adaptée à son développement.
    A qui profitent les conséquences de cette tromperie ?
    Pour ceux qui ont encore un peu de bon sens il n’est pas raisonnable de demander plus de social ou de protection dans une hypothétique renégociation du traité sur la constitution. Les plus libéraux de l’Europe n’accepterons jamais un tel marché, l’affaire est à demie perdue d’avance. De plus les partisans du NON ont beau jeu de demander toujours plus …Ils savent parfaitement qu’ils ont une probabilité faible d’être aux affaires pour conduire la politique qu’ils réclament. Toujours opposants, la partie est facile à jouer : ils seront toujours vainqueurs parce que c’est inapplicable et le mécontentement progressera et leur clientèle aussi.
    Comment inverser la tendance de la montée des extrêmes?
    Il est stupéfiant de constater comment les extrêmes pouvaient se rejoindre sous la bannière du NON avec des arguments aussi divers et qu’hétéroclites. J. Chirac est pris au piège par défaut d’une vraie opposition crédible. Les socialistes divisés pour un moment, il est difficile de contrer les arguments irrationnels des extrêmes et donc le discours perd de sa puissance et de sa force de rassemblement. Que lui reste-t-il pour tenir la « baraque » avant que tout foute le camp ?
    Oui, la situation est bien curieuse et il y a un vrai danger politique pour le pays. Votre éclairage aujourd’hui, peut-il orienter la réflexion ?
    Gilles Delanoë
  • bertrand Lamure
    Le 30 Mai 2005 à 22 h 56 min
    Cher Alain
    Ces résultats font mal à tous ceux qui trouvent en l'Europe un fabuleux projet.
    Cependant ces résultats me choquent par l'importance que les partis d'extrême-gauche ont pris dans la campagne. Hormis le PCF que personne n'a accusé d'avoir cautionné la ruine d'une partie de l'Europe pendant 40 ans, l'extrême gauche et principalement la LCR ont par un discours démago et populiste donné de la France l'image d'un pays pauvre. Tout le monde dans la classe politique semble tétanisé par ces discours au point que le terme de libéralisme devient une insulte jusque dans les rangs de la droite. Peut-on espérer un jour que les partis de la droite voire du centre et de la gauche de gouvernement expliquent que la France est l'un des pays où il y a des problèmes mais que l'on reste l'un des plus privilégiés si l'on compare avec plus de la moitié de l'humanité qui vit avec moins de 2$ par jour!
    La démagogie et le populisme de l'extrême gauche qui va être encore plus forte après un tel score m'inquiète pour le prochain gouvernement qui va d'emblée subir les sentences du tribunal de l'inquisition rouge...
    bertrand Lamure
  • M Courtecuisse
    Le 30 Mai 2005 à 22 h 50 min
    Suite au referendum, la classe politique va devoir se reconstruire sur les bases de la vérité. J’en vois déjà deux éléments qui me semblent évidents.

    Le premier concerne le Traité Constitutionnel : il faudra bien reconnaître les insuffisances patentes de cet ex-projet et le caractère limité de ses avancées. En effet, s’il avait contenu des points clés, porteurs d’avenir sur le plan institutionnel (e.g. la mise en place d’un vrai Président de l’UE) ou même sur la création d’outils fédéraux (de type Euro), je n’ai aucun doute sur le fait qu’une majorité de français l’auraient approuvé car l’envie de faire avancer l’Europe – souvent plus forte chez les français que chez leurs dirigeants selon les enquêtes d’opinion de ces dernières années – aurait alors surpassé l’envie de sombrer dans le populisme, la démagogie ou encore la tactique politicienne. Pour moi, il faut absolument que nos dirigeants reconnaissent qu’ils l’ont mal négocié et que c’est d’abord parce que ce Traité n’était pas suffisamment bon que la campagne puis le scrutin ont produit les effets qu’on connaît. Pour être concret, ce Traité aurait par exemple pu comprendre la création d’une politique de la recherche aussi détaillée que la gouvernance de l’Euro qui était reprise dans ce Traité, avec une agence européenne de la recherche dans le rôle de la BCE et des critères obligatoires d’investissement dans PIB en lieu et place des critères de Maastricht. Dans ce cas, jamais les Français n’auraient refusé le texte à 55% ! Ou l’on aurait pu éclairer les Français par des propositions concrètes en matière de projets de coopérations renforcées : il n’en a rien été. Le fait que ce Traité ne contenait aucune mesure capable de raviver le DESIR d’Europe des français a été une erreur majeure à la fois sur le fond et sur la forme. Ne l’oubliez pas.

    Le second, sur la conduite des affaires françaises. Pour faire court, l’économie de marché en Europe repose – reposait ? - historiquement sur un équilibre entre recherche de l’efficacité économique et lutte contre les inégalités sociales. Pendant l’époque des Trente Glorieuses, il était possible de trouver un consensus entre ces deux objectifs divergents. Depuis 30 ans, l’évolution médiocre de nos économies ont progressivement mis à mal la cohérence de ces deux objectifs : face à différents choix de politique économique, la France a continué à vouloir maintenir une cohérence formelle entre efficacité économique et égalité sociale, au prix d’une croissance modérée mais également d’un chômage structurel de masse. Pis, depuis 5 ans, on constate désormais un décrochage de la France, évident par de nombreux aspects. Ma conviction, c’est qu’il va falloir changer et être lucide. On ne pourra rétablir en France du leadership économique qu’en rompant l’équilibre entre ces deux concepts, en d’autres termes, accepter de créer beaucoup de richesses avant de pouvoir les partager avec tous en distinguant nettement trois groupes : (i) ceux qui créent directement de la richesse, (ii) ceux qui en créent indirectement et (iii) ceux qui n’en créent pas. Ce « New Deal » peut être accepté par les Français car il y aura à la clé une forte réduction du taux de chômage et la perspective réelle d’accroissement du niveau de vie des générations futures, à l’échelle d’une génération. Sachant qu’accompagnée de politiques d’innovation et industrielle à l’échelle européenne et d’une politique démographique agressive (la France à 100 Millions en 2050 !), une telle politique pourrait donner des résultats pour tous en moins de dix ans. Aux politiques d’être francs et donner ainsi un projet lisible par tous.
    M Courtecuisse
  • stephanie cunat
    Le 30 Mai 2005 à 22 h 42 min
    Ce soir en plus d'être décue, je suis triste et j'ai honte face à mes voisins européens. Honte d'être celle qui a dit non alors que j'étais fiere d'etre celle qui avait dit Non à la guerre...Quelle réponse pourrais je donner à mes enfants? lui communiquer les peur et les angoisses d'un peuple indiscipliné, qui ne sait pas l adifférence entre politique européenne et politique nationnale?
    Dois je lui dire que du haut de ses 7 ans, il doit faire une croix sur ses rêves parce que le monde parait triste et qe personne ne croit en rien? Moi, je dis NON! Non à cette morosité, il faut se remuer, le bonheur ne viendra pas seul, il faut le vouloir, et personne n'a dit que la constitution apporterait ce bonheur. Tout le monde veut tout et sans effort...ca me met en rage!!! désolée pour les adeptes des discours fleuves et bien construit, c'est juste un sentiment personnel que je voulais exprimer... bonsoir....
    stephanie cunat
  • stephanie cunat
    Le 30 Mai 2005 à 22 h 26 min
    personnellement je suis trés décue par le Non au référendum, c'est une mauvaise sanction au gouvernement au mauvais moment. Il fallait dire oui a l'europe et non aprés au gouvernement ( pour ceux qui voulaitent le sanctionner ) manque de confiance dans l'avenir chez les jeunes me répondra t on? c'est vraiment trés triste parce que c'est à nous les jeunes d'insuffler un vent nouveau au lieu de se lamenter et de contester pour le plaisir de contester.........
    stephanie cunat
  • Gilbert Brault
    Le 30 Mai 2005 à 22 h 11 min
    Lors de la préparation de cette constitution, il y a déjà plusieurs années: 2001 ou 2002 peut-être 2000, j'en ai entendu parlé.
    Et je me suis dit que c'était une bonne idée, quelque chose de fort pour cette Europe tellement conceptuelle, peut-être une innovation...

    Un coup de Google (déjà) et je trouve le site officiel, présentant le processus, avec la possibilité de laisser un message.

    Je saisi cette opportunité, suggère d'utiliser une démarche qui permette de hisser le citoyen dans une démocratie participative...

    Je n'ai jamais reçu de réponse.

    Je ne peux pas concevoir une Europe qu'on construit pour moi mais sans moi: citizen leadership!

    Si ces experts, mandatés par leurs gouvernements réciproques, avaient été un peu moins experts et capables d'un peu plus d'empathie peut-être auraient-ils été plus éclairés et auraint ils alors au moins essayé d'informer leurs concitoyens sinon les faire participer.

    Mais consulter sans avoir informé, et le faire sans gentillesse ni empathie ne peut guider qu'au résultat qu'on a observé!

    Non seulement une démocratie doit défendre la liberté et l'égalité, mais c'est aussi une république de frère.

    C'est aussi la démarche qui doit être idéalement adoptée par ceux qui souhaitent la représenter... Mais que ça semble difficile!

    Mon Dieu que le pouvoir semble dur et que l'esprit a du mal à éclairer nos élites.
    Gilbert Brault
  • Charles Sebert
    Le 30 Mai 2005 à 20 h 07 min
    C'est agaçant de s'entendre dire que ceux qui ont voté non n'ont rien compris. Je n'ai pas voté contre le gouvernement actuel mais bien contre cette constitution. Je me sens profondément européen, je suis un des rares français je pense à parler couramment 4 langues européennes et à apprécier la diversité et la richesse européenne mais pas à n'importe quel prix. Après 3 ans de chomage, pour ne pas vivre aux crochets de la société, j'ai crée mon propre emploi en tant que travailleur indépendant et je vois aujourd'hui d'autres européens qui ne sont pas écrasés de charges comme nous le sommes en France, proposer les mêmes services que moi au tiers de leur prix. Je vois les agriculteurs français s'expatrier le Pologne car ils n'y arrivent plus en France. Bruxelles est sur son île et se regarde le nombril. La TVA à 5.5% pour les restaurateurs aurait pu relancer ce secteur de l'économie mais rien. L'Europe doit être unis et tous les européens doivent avoir els mêmes droits et les mêmes devoirs. Pour l'instant, je ne vois que des différences, c'est pourquoi je refuse cette constitution faite d'exceptions.
    Charles Sebert
  • viv castede-couderc
    Le 30 Mai 2005 à 19 h 52 min
    lu dans SO 47 On a demande aux francais s'ils voulaient de l'essence pour mettre dans leur solex, ils ont repondu qu'ils voulaient une moto, eh bè ils vont devoir apprendre à pédaler ou à marcher en poussant leur solex.M.Gouze depute PS MArmande cela traduit bien la situation actuelle...
    viv castede-couderc
  • marie-christine DERMY
    Le 30 Mai 2005 à 19 h 15 min
    La question posée par référendum était OUI ou Non à une constitution Européenne.
    J'ai votée OUI, âgée de 53 ans, je voyais et je vois dans cette Europe l'avenir de nos enfants.
    OUI à la constitution.
    j'aurais sûrement voté NON si je résidais en France.
    Un NON contre Mr RAFFARIN ou notre Président Mr Jacques CHIRAC, qui s'entête à le conserver.
    La première erreur du gouvernement c'est le référendum.
    Le peuple Français n'as jamais répondu à la question posée, mais au chef du gouvernement qui la pose.
    En 1968 j'étais communiste, en 1981 je vote Socialiste, mais depuis 20 ans je reconnais que je me suis trompée, IL FAUT AVOIR LE COURAGE de ses erreurs.
    On peut avoir des idées proche d'un parti, avoir de la sympathie pour un ou plusieurs hommes politique d'un autre parti.
    Que notre prochain 1er Ministre soit Mr SARKOZY, car je crois profondément comme beaucoup de Français, que lui seul peut redresser la barre et obtenir un rassemblement des français.
    marie-christine DERMY
  • FABRICE BONIN
    Le 30 Mai 2005 à 19 h 12 min
    Quelle drame de voir une fois de plus le peuple Français réagir de manière viscérale contre la marche en avant du monde et contre le progrès.

    Malheureusement notre pays reste paralysé par l'absence totale de courage politique.Le syndrome des grèves de 1995, que vous avez vécu Monsier Juppé, tétanise nos gouvernants depuis ce jour.

    Le traité constitutionnel de l'Europe restaient le moyen le plus sur de hisser la France vers le haut puisqu'il obligeait nos politiques à prendre les bonnes décisions et à réformer de l'intérieur.

    Alors que faire?

    Je pense qu'il est fondamental de dire la vérité mème si elle heurte la sensibilité de nos compatriotes.Le mal absolu et vous le savez bien, c'est le déficit public faramineux de la France qui gonfle année après année.La pesanteur des charges qui pèsent sur le monde des entreprises et des citoyens productifs ne fait que décourager le travail et les initiatives.Celui ou celle qui fait le choix de créer de la valeur ajoutée se voit puni parce qu'il a le désir et la volonté de s'enrichir.

    Peut on, en France, réduire ce déficit abyssal?

    Tant que le statut des emplois publics et leurs avantages inconsidérés (emploi à vie, retraite, temps de travail...)ne sera pas modifié, nous irons droit dans le mur.En effet, les emplois de statut public nous coutent une fortune.
    Les retraites, actuellement non financées d'EDF, de La SNCF, de la Poste, de la RATP, sont autant de bombes à retardement qui nous attendent.
    Pourquoi ne pas imiter la Suède qui a osé toucher au statut des fonctionnaires en 1994?
    Toutes les administrations ont du se plier aux méthodes du privé: respect des objectifs fixés par le gouvernement et équilibre budgétaire vérifié par un audit annuel.Perte de la garantie de l'emploi, salaire au mérite et non à l'ancienneté.
    Résultat: la moyenne des salaires du public a augmenté de 60% depuis 1990.Quant aux effectifs, ils ont littéralement fondu: - 30% au fisc, - 50 % aux douanes par exemple.
    Aujourd'hui la Suède a un taux de chomage qui ne dépasse pas les 5,6%, elle fait partie de l'Europe et n'a tout de mème pas perdu son statut d'Etat providence.Ses finances publiques sont excédentaires et les sommes ainsi dégagées ont pu ètre consacrées aux prestations sociales, à la modernisation des services publics et à la relance de l'économie.

    Je suis inquiet parce que les réformes se feront dans la douleur, le traité nous permettait de les réaliser en douceur.
    Ce qu'il faut souhaiter aujourd'hui c'est de voir émerger un homme politique à la hauteur du défi à relever, pour notre pays et pour nos enfants.
    Fabrice Bonin
    FABRICE BONIN
  • FABRICE BONIN
    Le 30 Mai 2005 à 19 h 09 min
    Quelle drame de voir une fois de plus le peuple Français réagir de manière viscérale contre la marche en avant du monde et contre le progrès.

    Malheureusement notre pays reste paralysé par l'absence totale de courage politique.Le syndrome des grèves de 1995, que vous avez vécu Monsier Juppé, tétanise nos gouvernants depuis ce jour.

    Le traité constitutionnel de l'Europe restaient le moyen le plus sur de hisser la France vers le haut puisqu'il obligeait nos politiques à prendre les bonnes décisions et à réformer de l'intérieur.

    Alors que faire?

    Je pense qu'il est fondamental de dire la vérité mème si elle heurte la sensibilité de nos compatriotes.Le mal absolu et vous le savez bien, c'est le déficit public faramineux de la France qui gonfle année après année.La pesanteur des charges qui pèsent sur le monde des entreprises et des citoyens productifs ne fait que décourager le travail et les initiatives.Celui ou celle qui fait le choix de créer de la valeur ajoutée se voit puni parce qu'il a le désir et la volonté de s'enrichir.

    Peut on, en France, réduire ce déficit abyssal?

    Tant que le statut des emplois publics et leurs avantages inconsidérés (emploi à vie, retraite, temps de travail...)ne sera pas modifié, nous irons droit dans le mur.En effet, les emplois de statut public nous coutent une fortune.
    Les retraites, actuellement non financées d'EDF, de La SNCF, de la Poste, de la RATP, sont autant de bombes à retardement qui nous attendent.
    Pourquoi ne pas imiter la Suède qui a osé toucher au statut des fonctionnaires en 1994?
    Toutes les administrations ont du se plier aux méthodes du privé: respect des objectifs fixés par le gouvernement et équilibre budgétaire vérifié par un audit annuel.Perte de la garantie de l'emploi, salaire au mérite et non à l'ancienneté.
    Résultat: la moyenne des salaires du public a augmenté de 60% depuis 1990.Quant aux effectifs, ils ont littéralement fondu: - 30% au fisc, - 50 % aux douanes par exemple.
    Aujourd'hui la Suède a un taux de chomage qui ne dépasse pas les 5,6%, elle fait partie de l'Europe et n'a tout de mème pas perdu son statut d'Etat providence.Ses finances publiques sont excédentaires et les sommes ainsi dégagées ont pu ètre consacrées aux prestations sociales, à la modernisation des services publics et à la relance de l'économie.

    Je suis inquiet parce que les réformes se feront dans la douleur, le traité nous permettait de les réaliser en douceur.
    Ce qu'il faut souhaiter aujourd'hui c'est de voir émerger un homme politique à la hauteur du défi à relever, pour notre pays et pour nos enfants.
    Fabrice Bonin
    FABRICE BONIN
  • Jean-Marc Debailleul
    Le 30 Mai 2005 à 19 h 03 min
    Malgré toute l'estime et le respect que je vous porte, il me semble que vous négligez l'une des causes du non.
    Habitant l'Alsace, région qui pratique l'Europe au quotidien (économie, échanges, culture...)nous comprenons de façon "pratique" l'intérêt de l'Europe, de l'Euro, du libre-échange, de l'harmonisation des règles... Très bien.
    Mais qu'en est-il des autres régions ?
    Ont-elles ces possibilités? Pourquoi ce non, claquant comme une gifle... Et à qui est-elle destinée cette gifle ? Je me souviens des dernières élections européennes, à la participation faible , et du centrage du débat... De politique intérieure... Mais quid de l'Europe elle-même ? Cette fois, je suis intimement convaincu que les électeurs ont décidé, massivement, non pas de rejeter l'Europe, mais de sanctionner nos élites, qui il y a à peine quelques semaines ont fait passer le message "votez oui, c'est bon pour vous, nous ferons le reste".
    La tentation était trop grande de faire passer en substance ce même message qu'en avril 2002. Ce qui arrange bien, entre parenthèses, les populistes de tout poil, dont les arguments étaient au fond aussi confus que très souvent inexacts.
    Bien entendu il faut faire quelque chose. Il faut remettre la France au travail. Mais quelle France ?
    Il y a peu, j'ai assisté à une réunion entre des représentants d'entreprises du bâtiment et un vice-président de Conseil Général. D'un côté près de 600 emplois non pourvus, de l'autre des charges financières relatives aux aides sociales qui explosent (RMI entre autre)? Marchons nous sur la tête ?
    Et quelle marge de manoeuvre peuvent avoir nos gouvernants ? Nous savons bien que la fonction publique en France, est trop coûteuse, pas assez soucieuse des notions de rentabilité. (et je sais particulièrement de quoi je parle, je ne vends qu'aux administrations et collectivités depuis 20 ans). Mais quel politique (homme ou femme)prendra le risque de prendre un corps électoral à rebrousse-poil ?
    Qui a voté non en priorité ?
    Et qui fait l'Europe au jour le jour ?
    Qui osera trancher dans vif ?
    Ne vous méprenez pas sur mon discours, notre fonction publique est probablement l'une des plus complètes d'Europe, mais elle est pléthorique et mal organisée. Et l'emploi des ressources financières est d'un autre âge.
    Nous vivons au-dessus de nos moyens, notre dette le prouve.
    La mondialisation ? Avons-nous le choix ? Non. Alors au boulot.
    Le courage sera de remettre à plat le système, aux prix de mécontentements, de tensions, de grèves, c'est certain.
    Comme aujourd'hui... A cette différence que, là, nous n'avançons pas, et que les électeurs ont manifesté à la fois et confusément leur peur de l'avenir, leur rejet des politiques faites jusqu'alors, des politiques eux-mêmes, de gauche comme de droite, et le fait que les maux soient connus et qu'aucun remède ne soit appliqué. (Et du comportement des élites, grands patrons aux indemnités pharaoniques ou élus corrompus et affairistes). Nous savons que le traitement du malade sera difficile mais avons-nous le choix ? Une protection sociale a un prix, celui du travail; et la solidarité est plus facile lorsqu'il y a de l'argent à distribuer, celui qu'il faut gagner, aller "chercher", pas à attendre sans risque.
    Le débat démocratique sur cette constitution a prouvé que les électeurs savaient se mobiliser, se comporter en adultes et trancher. A tort ou à raison, peu importe.
    "Les français sont des veaux" a dit l'un de nos grands hommes. N'est-ce pas ainsi que nous avons été considérés et le temps n'est-il pas venu de nous voir non pas comme de simples bulletins de vote potentiels mais comme autant d'acteurs individuels et responsables ? Et qu'il faut responsabiliser si ce n'est pas encore fait. A qui de donner l'exemple et le ton ?
    "La sécurité routière est l'affaire de tous" dit le slogan, l'avenir de notre pays aussi. Alors il est temps, grand temps de secouer nos vieilles habitudes et peurs du lendemain.
    Pardon de cette réaction quelque peu épidermique, mais c'est à vous, politiques, de montrer la route, et de passer des mots et autres voeux pieux à l'action, la vraie, comme tous ceux qui chaque matin, se lèvent pour faire fonctionner leurs entreprises, ce qui est de moins en moins facile.
    Rien ne peut se faire sans douleur et sans effort. Il est temps.
    Alors dites le, enfin...
    Respectueusement.

    Jean-Marc Debailleul
  • Jean-Claude ANDRES
    Le 30 Mai 2005 à 18 h 50 min
    Quel courage faut-il pour être homme politique dans ce triste pays mais si beau pays qu'est la France. Le Français est INGOUVERNABLE ! Il n'est jamais content et quand on entend toutes les contre-vérités qui ont fusées de la part des tenants du non et que ces mêmes français ont gobé tous ces mensonges, on fait comme moi, on baisse les bras et on part à l'étranger (ce que j'ai fait il y a 15 ans) et on désespère d'y revenir un jour.
    Quelle honte pour la France, et parfois d'être français à l'étranger du fait de ces permanentes revendications clanesques qui attirent l'ire de nos interlocuteurs économiques.
    Comment faites-vous pour garder votre sang-froid dans ces situations et ne pas hurler la vérité à cette population inconsciente et entêtée ?
    Félicitations pour votre action.
    Jean-Claude ANDRES
  • Gilles ROCHER
    Le 30 Mai 2005 à 18 h 41 min
    Accuser Jacques Chirac de tous les maux, même si je le considère comme un éternel candidat incapable de présider quoi que ce soit, me semble l'Erreur à ne pas commettre. Les français sont bien évidemmant les seuls responsables du non d'hier. Toujours de mauvaise humeur, ils me font penser à ceux qui ne tiennent pas la porte et passent devant vous dans l'ascenseur parce qu'ils ont mal dormi. Là c'est pareil: puisque la croissance est en panne et que le chômage est élevé, alors on vote non. Ceux qui ont raisonné inconsciememnt de la sorte me dégoûtent par leur pessimisme et le rejet de toute transcendance, de tout projet qui dépasse de quelques centimètres leur quotidien désespérément creux. Même si beaucoup l'ont moqué sur la forme, Jean-Pierre Raffarin avait pourtant raison de nous inviter à la "positive attitude". Le miracle français c'est finalement qu'on peut-on apprécier Laurie et voter non.
    Gilles ROCHER
  • cedrick magnen
    Le 30 Mai 2005 à 12 h 12 min
    c'est un NON à la politique du gouvernement qui s'engage peu dans les réformes et c'est un NON du à un énorme manque de communication qui aurait du commencer au moins un an avant pour bien expliquer la constitu tion, il ne suffit pas de dire de voter oui pour que ça marche, si cela avait été fait nous n'en serions pas là, la faute à nos responsables politiques
    cedrick magnen
  • Cedric Cros
    Le 30 Mai 2005 à 11 h 32 min
    Monsieur le Premier ministre,

    Plutot que de tenter une longue et fastidieuse analyse du vote d'hier, je souhaiterais vous livrer un éclairage un peu différent, avec quelques chiffres clés sur le vote des Francais residant à l'etranger (source UFE) :

    - au niveau mondial : OUI à 82 %

    - record mondial chez les Francais residant en Chine : OUI à 83 % à Hong Kong, OUI à 94 % à Shanghai.

    Le divorce entre "France d'en haut" et "France d'en bas" qu'illustre le vote d'hier, est aussi le divorce entre une "France du dedans" et une "France du dehors", entre une France qui gagne, bien dans sa peau et dans la mondialisation, et une France mal a l'aise, qui se radicalise dans le protectionnisme et le nationalisme.

    C'est aussi en ces termes que se pose désormais le débat politique en France.

    La tentation est grande aujourd'hui de céder au complexe d'Astérix barricadé dans son village gaulois contre des envahisseurs imaginaires. Et pourant le seul sursaut ne peut venir que de l'ouverture et de notre insertion dans le monde, grace a une Europe forte.

    93 % a Shanghai : il est possible d'avoir confiance et de reussir.

    Un francais de l'etranger (nous sommes 2 millions).

    Cedric Cros
  • André Nèble
    Le 30 Mai 2005 à 11 h 02 min
    Voilà mes sentiments pour l'Europe.

    TRISTESSE

    Le "non" avait certes bien des raisons de l'emporter : crise, chômage, pertes de repères et de valeurs, manque de volonté politique ... L'Europe n'en valait pas la peine. Le texte était certes imparfait mais avait le mérite d'exister. Les valeurs européennes y étaient réaffirmées de façon plus claire.



    ARROGANCE

    COmment croire que nous alons pouvoir renégocier un texte de cette ampleur avec lm'ensemble des interlocuteurs européens, et à notre avantage en plus ?
    La France croit que son modèle social va être partgé avec le reste de l'Europe ? Croyez vous que nos 10% de chômage, nos déficits publics etc ... arrivent à convaincre d'autres euorpéerns qui ne cionnaissent pas ces difficultés ?

    Les français pensent sans doute qu'ils peuvent encore imposer à l'Europe leur vision ?

    Les français sont les grands perdants : ils sont enfermés dans leurs conservatisme et dans leurs petites ambitions.

    A qui le crime profite ? La gauche pas vraiment, elle n'a jamais été aussi divisée. Fabius et Besancenot dans une même coalition ? L'extrême doirte encore moins, ce n'est pas elle qui a vraiment poussé au "non".

    En termes grossiers : qui va nous sortir de ce "merdier" politique ?

    Quelques points positifs cependant :

    - une forte participation : les français prennent la parole quand on la leur donne véritablement. Pédagogie et proximité sont les leçons qui doivent de nouveau être tirées de ce scrutin (message largement adressé un certain 21 avril 2002).

    - l'Europe est devenue un sujet de débat pris en considération : cependant le "non" n'éclaire pas vraiment sur l'Europe que veulent les français.

    Si quelqu'un a des éléméments de réponses, merci d'en faire profiter.

    André

    André Nèble

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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