Blog Notes d'Alain Juppé

Trop, c’est trop!

Publié le 16/05/2005 par Alain Juppé

En lisant ce matin le message de E.S., j’ai senti que mon sang ne faisait qu’un tour!
Cet étudiant, qui est en khâgne à Lille, me dit que son prof de philo leur explique:
– qu’avec la Constitution, l’Ecole en France va être privatisée;
– que la réforme Fillon est l’illustration d’une politique dirigée par Bruxelles.

C’est tellement énorme que cela mérite à peine réfutation!
La Constitution confirme que l’Education reste, en Europe, de compétence nationale. La réforme Fillon a été élaborée à l’initiative du seul gouvernement français, préparée par le « grand débat » organisé sous le contrôle de responsables français et votée par le parlement français. Bref, les propos prêtés à ce « professeur » sont totalement fantaisistes.
Mais ce qui est grave, si c’est vrai, c’est qu’un professeur de philo, dont la mission est de former le jugement de ses jeunes étudiants et de les conduire à la recherche de la vérité, puisse transformer un cours en séance d’endoctrinement et de mensonge. J’en reste pantois. Et vous?
16/05/05

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38 commentaires pour « Trop, c’est trop! »
  • gerard gelé
    Le 27 Janvier 2006 à 21 h 30 min
    Une "exception française" de plus.

    Pourquoi les Français n'aiment pas le libéralisme ?

    Nos élites restent influencées par le marxisme, le structuralisme. Ces deux doctrines diffusent leur aversion pour le marché et la mondialisation dans toute la société. De même, le marxisme, qui sous toutes ses formes, a fait la preuve de son échec…Il n'en continue pas moins à marquer les esprits au plus haut niveau de l'Etat : présidence, gouvernement, haute fonction publique, syndicat, médias, etc.

    Les leaders d'opinion voient encore le libéralisme à travers les lunettes marxistes. Pour eux, il n'existe que sous forme de caricatures : l'ultra libéralisme, le néolibéralisme, le libéralisme sauvage….Et traiter quelqu'un de "libéral"est une insulte.

    Le libéralisme économique entend, certes, laisser au marché autant de place que possible. Mais le libéralisme prône l'égalité des droits, l'extension des libertés et la responsabilité individuelle. Chacun cherche à maximiser son bien-être en adoptant un comportement rationnel.

    Par exemple, les libéraux ne sont pas jaloux des écarts de revenus liés aux compétences, mais ils souhaitent que les règles du jeu social soient équitables et veulent favoriser l'égalité des chances.

    L'espoir c'est que l'obésité de l'Etat français qui est si grave que les théoriciens antilibéraux prennent aujourd'hui les réalités en pleine figure ! Les rapports Pébereau sur les dettes publiques, de l'OFCE sur l'économie, la Cour des Comptes sur les gaspillages, les dettes, les déficits…..La vérité est toujours la grande gagnante au final. Mais que d'immobilisme, de temps perdu pour les réformes de l'Etat.

    L'économie, l'histoire des courants de pensée ne sont pas enseignées à l'école et cette ignorance a des conséquences fâcheuses. Ce qui explique le faible niveau des français en l'économie et pour l'entreprise créative de richesse.

    Et le culte national de " L'état Providence "




    gerard gelé
  • Emmanuel VANGREVELYNGHE
    Le 13 Septebmre 2005 à 17 h 13 min
    Monsieur Juppé,
    je viens de lire votre réaction (coup de gueule) sur les propos d'un étudiant ( http://www.al1jup.com/viewPost.php?id=177) suite à un "endoctrinement" en cours de philo. Dans votre réponse vous annoncez que la réforme fillon a été élaborée suite au "grand débat". Mon établissement, au même titre que tout ceux du département et de France, a participé à ce "débat". Vous me trouverez peut-être naïf, mais je préfère croire que vous n'étiez pas au courant de la façon dont s'est déroulé le débat...
    Cependant, Permettez-moi de revenir sur un point qui me paraît important en matière d'enseignement: la décentralisation.
    Voilà quelques années que cette réforme a vu le jour, mais à ce jour personne ne peut m'affirmer dans quelles conditions je travaillerais, demain, sous la tutelle des collectivités locales (conditions de travail, rémunération, congés, avancement etc.). Je vis l'enseignement chaque jour, moi, petit fontionnaire (TOS) à 1158 Euro par mois; Croyez bien que, lorsqu'on écoute les décisions "à main levée" du gouvernement, pour les comparer ensuite aux conditions de travail, on ressent comme un décalage, ou pour résumer: lorsqu'il fait froid on se muni d'un manteau épais, plutôt que d'un parapluie...
    Cordialement
    Emmanuel VANGREVELYNGHE
  • edouard waline
    Le 07 Juin 2005 à 12 h 55 min
    Tristement merveilleux article que celui de N BAVEREZ dans le monde du 4 juin 2005. Je pense en effet que nous allons traverser jusqu'en 2007 un enfer fait de promesses indécentes, de déceptions et de mouvements sociaux violents, en espérant que Mrs Le Pen et Besancenot n'atteignent pas le 2nd tour en 2007.
    Je fais parti des nombreux et profondément déçus du chiraquisme, ceux qui ont définitivement compris que la politique n’est pas un sacerdoce mais un métier et que le cynisme y règne en maître. En politique, il n’existe finalement pas de sanction du marché ou de licenciement. Dommage, parce que les dites « élites » se renouvelleraient peut être plus vite, comme aux Etats-Unis ou la durée moyenne de vie politique est nettement plus court qu’en France.
    Allez courage, je retourne travailler pour construire ma retraite avec mes moyens, seul, j’ai au moins compris qu’il n’est plus possible de compter sur l’Etat, et pourtant je suis de droite et n’en attends donc pas beaucoup naturellement.
    edouard waline
  • gerard gele
    Le 07 Juin 2005 à 10 h 14 min
    Liberté, liberté chérie.

    Le point de fracture idéologique, le désaccord premier entre les libéraux et leurs virulents détracteurs se résume en deux mots : liberté individuelle.
    La liberté ne ce partage pas elle doit être totale ; politique, économique, religieuse.
    La liberté a pour seule limite que le respect de la liberté des autres.

    Les idées ( socialo marxistes alter ) "révolutionnaires" Viole en permanence les libertés individuelles, exp le désastre des 35 h français ! Seul au monde…..

    Viol par des réglementations obligatoires, des taxes et des impôts confiscatoires. La création d'une nouvelle noblesse d'état avec statut, privilèges, ce petit monde ! de"10 millions, employés par l'état a la charge des contribuables" refuse comme en 1789 tout changement, toutes les reformes.

    Oubliées, l'équité et la solidarité.

    Le danger libéral ! fantasme franco-français: le libéralisme est très minoritaire en France, jamais appliqué car il à contre lui les gauches et la droite jacobine soit 90%de nos élus. Les syndicats, les fonctionnaires, les services public, c'est la fameuse exception française ! Responsable de notre chômage de masse, de notre déclin, de nos déficits , de nos dettes………..

    Contrairement au discourt franco-français : le libéralisme n'est pas une idéologie. Son principe est la liberté de l'industrie et du commerce, qui est le fondement même de toute civilisation, et sans laquelle aucune ne pourrait durer ni se développer. Le monde "marxiste" revenus des erreurs collectivistes s'y est rallié.

    Le libéralisme a besoin de règles, de lois et de contrôles, afin qu'il reste loyal,"concurrence juste et non faussée" Mais son principe ne peut pas être remis en cause et ne le sera jamais plus.

    Rappel : pour le chômage depuis 20 ans ont à tout essayer en France, droite, gauche, sauf les solutions qui marche.

    [email protected]

    gerard gele
  • christophe BEGERT
    Le 02 Juin 2005 à 12 h 49 min
    Pensez-vous que, dans un élan audacieux, le bonheur puisse dans un futur proche faire parti du vocabulaire employé par des hommes en charge de la politique du pays. Car finalement, quelqu'en soient les leviers, est-ce tout le monde n'est pas au fond de lui à la recherche du bonheur ? Et si le bonheur faisait parti d'un "programme" politique, ouvertement, sans que cela ne nuise aux actions concrètes et aux affaires du pays. Un gouvernement, ou un homme politique qui exprimerait sa volonté de travailler "pour le bonheur" du peuple ne serait-il pas un homme nouveau, et entendu...? Car en fait, derrière l'emploi, la sécurité, l'écologie, il y a le bonheur de chacun. Mais il faut avoir l'audace de le dire ! Je fais un rêve : entendre un jour le mot "bonheur" prononcé et revendiqué par un homme politique.
    christophe BEGERT
  • laayachi LAADIOUI
    Le 31 Mai 2005 à 00 h 42 min
    Bonjour
    je m'appelle layachi et j'ai 33 ans. J'ai actuellement un sentiment de dégout auprès des politiques. En effet moi et ma femme avons lu une grande parite de la proposition de constitution européenne et nous avons decidé de voter non. Après le resultat annoncé dimanche, un grand nombre de partisans du oui ainsi que le president de la republique ont mis ce choix sur une sanction de la politique mené par le gourvernement de Raffarin.
    Eh bien non !! Ce non corrpespond bien à un refus de l'europe qu'on nous propose. Et on attend un nouvel elan de ce coté la .
    amicalement
    laayachi LAADIOUI
  • Pierre Machard
    Le 27 Mai 2005 à 11 h 26 min
    Bonjour,
    j'ai longtemps vu cet endoctrinement chez les enseignants. Je suis à l'université en Master et je peux vous assurer que pendant toute ma scolarité je l'ai constaté.

    Par exemple, le 21 Avril 2002, nos enseignants nous avaient demander d'aller voter pour ne pas laisser la place à Le Pen, oubliant pas la même que si Le Pen était au second tour c'était parce que les Français s'étaient exprimés... À cette époque dans mon petit coin, j'avais un pour réaction simplement un sourire. J'ai vu beaucoup de gens observer mon sourire avec inquiétude et venir me demander pourquoi j'avais cette raéction et surtout ils se demandaient si je n'avais pas voté Le Pen. Ce à quoi j'ai simplement répondu que je soutenais Chirac depuis des années.

    Beaucoup taxent les hommes politiques d'être déconnectés de la « vie » de l'homme ordinaire. Mais que dire des enseignants et leurs rôle d'éducation et d'ouverture d'esprit des jeunes.

    Le triste bilan que je tire de tout ça, c'est que depuis 2002, je n'ai pas l'impression que la participation des jeunes se soient accrue. J'ai personnellement observé un sursaut anti-lepen suite au 21 Avril, mais déjà pour les élections législatives les jeunes ne sont pas venus voter.
    Pierre Machard
  • Kleber hebo
    Le 26 Mai 2005 à 21 h 30 min
    Ce soir le Président de la République est parvenu à synthétiser les arguments en faveur du Oui.

    Le mieux c'est de les lire et de les diffusez autour de vous. Ils sont disponibles sur http://www.etudiantspourleoui.com/article309.html

    Alors le 29 mai, c'est Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, OuiOui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui Oui, OUI, OUI, Oui
    Kleber hebo
  • Nicolas Le Clerc
    Le 26 Mai 2005 à 01 h 56 min
    Cher Alain,

    Effectivement, l'assertion de ce professeur de philo est totalement effarante. Neanmoins, force est de constater que la campagne pour le referendum n'a plus grand chose a voir avec le traite constitutionnel, mais est en train de devenir un vote essentiel sur le modele socio-economique que la France devra suivre, et la question de la privatisation ou non des ecoles se situe dans ce contexte.

    A mes yeux, les 53% des electeurs qui s'appretent a voter Non ne vont pas voter contre la politique du gouvernement, car force est de constater qu'il n'y en a pas (abstraction faite des quelques replatrages du systeme de retraite, etc.). Ce que les 53% d'electeurs s'appretant a voter non veulent rejeter est finalement l'economie de marche ainsi que les reformes necessaires a la France pour ne pas etre larguee par les autres grands pays. L'histoire de l'adhesion majoritaire des Francais a l'economie de marche commence en 1983 et s'acheve quelque part entre 1995 et 1997 (avec acte de deces le 29 mai 2005). Entre 1983 et 1995, les Francais, y compris les socialistes, se sont tres majoritairement rallie a l'economie de marche par realisme. La gauche au gouvernement a explique plus ou moins bien le tournant, a permis que la politique de desinflation soit mise en place (avec beaucoup de succes d'ailleurs) avec privatisations et un relatif assainissement des finance publiques sans heurt majeur, meme si le chomage est toujours reste le "blind spot" de la France. Depuis 1995, le president, plutot que d'expliquer pourquoi il faut reformer davantage la France (y compris le marche du travail auquel les socialistes n'avaient pas touche), n'a cesse d'expliquer au reste du monde, de Johanesbourg a Davos, qu'il faut suivre une troisieme voix, qui a l'evidence n'existe pas. Plutot que de tirer des enseignements utiles des succes de nos voisins, notre president montre qu'on peut avoir une influence sur le cours des choses, en Europe en tout cas, en disant Non (a la reforme de la PAC, a la directive sur la liberalisation des services, etc.). Et aujourd'hui, force est de constater que 53% de nos compatriotes votent pour la 3e voie, celle qui garantit la prosperite sans l'insecurite mais avec retraitre, 35 heures et pastis pour tous, que le president nous annonce regulierement depuis 10 ans mais que bien evidemment il ne peut mettre en place puisqu'elle n'existe pas. Ils s'appretent a voter Non pour enfin pouvoir changer le cours des choses comme J. Chirac a montre qu'on pouvait le faire en Europe. Le debat qui s'est ouvert recemment est finalement le debat qui n'a pas vraiment eu lieu en 1995 (contournement de Balladur par la gauche) ni en 2002 (election au second tour avec les voix de gauche). C'est le debat qui se profilait pour 2007, mais a l'evidence les Francais n'ont pas attendu les prochaines elections presidentielles.

    Amicalement,

    Nicolas Le Clerc
    Nicolas Le Clerc
  • Dominique Escaravage
    Le 25 Mai 2005 à 19 h 00 min
    A mes enfants,
    Dans le cas ou l'abstention ou, moins grave, le NON vous tenterait, réflechissez à la liste des politiques- ou réputés tels- supporters du NON

    fabius - emmanueli - le pen - melenchon -mgeorges buffet- le président d'Attac france - Corinne Lepage- j'en passe et pas des meilleurs
    S'ils représentent de près ou de loin votre ideal politique , alors votez NON, ....mais votez !!!!
    " Oui, mais Chirac et tutti quanti est-ce mieux ?"
    Je ne sais pas...ce n'est pas du tout le probléme !!!! Ils font sans doute ce qu'ils peuvent là ou ils sont et je ne suis certain que d'une chose : la clique précitée nous ferait accélerer le pas sur le chemin du déclin
    Et je sais seulement qu'il y a un moment dans la vie ou il ne faut pas se tirer dans le pied
    Et que sur un sujet grave qui engage 50 ans d'efforts laborieux, il vaut mieux éviter de répondre à côté de la question posée, qu'on ait lu ou non la constitution,
    quand on a des enfants ou qu'on a conscience que chez Gosset comme chez les Escaravage des ancêtres du 20èmè siècle ont donné leur vie ou 5 ans de leur vie pour que leurs descendants vivent sans affrontements permanents.
    Ils ne l'ont pas fait exprès ? Bien sûr, mais ils ont enduré, pas nous
    votre grand-père henri m'a parlé de ces moments terribles de 40, quand, après avoir "libéré" le personnel de sa batterie, il avait senti les Allemands arriver...tentation que ce revolver d'ordonnance à ses côtés. Je ne parle pas de la faim dans les oflag, de l'ennui, de la privation des êtres à peine connus ( mariage 1937, votre serviteur 1938, des enfants remis à plus tard ) à côté, certes, des grands moments que seul un destin exceptionnel réserve ( Colditz, Jean Guitton, sa conférence " codée sur Jeanne d'Arc)
    Votre grand-oncle Paul Escaravage n'avait pas pu, lui, raconter ses états d'âme quand au petit matin de 1917 il a commandé l'assaut hors de sa tranchée pour le compte du glorieux 126èmè R.I.... il n'est pas allé loin
    La Constitution, c'est le faite du toit de la maison construite par les ancêtres pour que nous cessions de nous "balkaniser". Que se serait-il passé si De Gaulle n'avait pas doté en 1962 notre pays aux moeurs de république italienne d'une constitution qui, bien que mal amodiée, nous préserve un peu du capharnaüm gaulois ?
    Il y a toujours des affrontements ? Certes...Les débats actuels en sont un exemple
    Mais ils font quand même un peu moins mal que les Stukas ou les tranchées
    Enfin !!!....vous êtes libres, cela va mieux en le disant. Pourquoi alors cette exhortation alors que tout ou presque a été dit ??
    C'est que.... c'est plus de votre avenir que du mien dont il s'agit. Si le non passe , la France entrera à reculons dans son avenir, ce ne sera pas la première fois ni sans doute, hélas, la dernière
    Je me remettrai sans doute que certains de mes enfants aient pu participer à cette ineptie.
    Et peu porté sur les calculs à la Fabius qui devraient me faire leur préconiser l'abstention, la lache abstention, plutôt que le NON, je souhaite en tout état de cause, qu'ils aillent voter. C'est bien le moins qu'on doive à ceux de nos familles que j'ai évoqués.
    Mais, après tout, vous savez tout cela et vous n'êtes sans doute pas du tout visés par ce qui précède ?
    Dominique Escaravage
  • Christophe Touzelet
    Le 24 Mai 2005 à 18 h 03 min
    Je pense que la vrai question pour les hommes politiques Francais doit etre: Comment remettre les Francais au travail?
    Les Francais realisent au travers du vote sur la constitution que pour survivre et etre competitif, il faut TRAVAILLER. Le probleme est que la France est devenue une societe qui glorifie les conges et autres RTT. Les choses changent et changent vite, les Francais ne peuvent pas se permettre de simplement conserver leurs aquis aveuglement.
    Je vis aux Etats Unis, j'y ai un travail, je suis aussi etudiant (dans la derniere annee de mon master en business international), j'ai 43 ans, et les gens autour de moi ne comprennent pas les Francais. J'ai de la peine quand je vois que la France est de plus en plus vue comme un pays ou il fait bon passer ses vacances, mais pas un pays ou il faut investir ou faire du business.
    Seul un OUI peut remettre la France sur la bonne voie, et j'ai peur qu'un non marque la fin de mes espoirs de retourner un jour travailler dans mon pays.
    Christophe Touzelet
  • Rémy Mercier
    Le 24 Mai 2005 à 12 h 29 min
    Bonjour,

    Après deux mois de campagne nous arrivons au sprint final…A moins d’une semaine de l’échéance, c’est parmi les indécis que nous devons gagner les votes qui feront pencher la balance du côté du " Oui ". Or tout et son contraire a été entendu et les esprits des indécis, plus particulièrement, sont saturés d’informations et d’affirmations contradictoires. Pour aider à la décision, idéalement, nous devrions fonder notre argumentaire sur des éléments de conscience collective (partagés par le plus grand nombre). Voici ce que je propose comme argumentation :

    " " " " " " " " " " Près de 100% des électeurs du front national s’apprêtent à voter " Non " ; s’ils représentent 17% de l’électorat national, cela fait un tiers de la force totale du " Non ". Un tiers c’est énorme ! Faites le calcul… Moi je ne veux pas que le Front National se SENTE victorieux et qu’il soit plus fort grâce au rejet du traité constitutionnel. Alors je m’adresse plus particulièrement aux indécis, et je vous dis : " si vous n’êtes pas sûr de savoir comment voter, alors votez contre le Front national, votez pour l’Europe, votez OUI au traité constitutionnel. Ainsi vous serez sûrs de ne pas vous tromper. " " " " " " " " " "

    Commentaires :

    - Faire calculer les gens et ils pensent par eux-mêmes : alors qu’ils ne savaient pas (indécis), ils commencent à vivre l’expérience où ils savent par eux-mêmes. Mais aussi, posture d’autorité amicale, proche, paternelle… (et accoucheur d’âmes) et chacun s’accorde avec le locuteur sur la vérité des chiffres (qui en l’occurrence ne peuvent tromper).

    - Front National : on rejoue la dernière élection présidentielle ?… (conscience collective : le " non " à Le Pen y est inscrit et conserve beaucoup de force ; s’en servir de levier). Et avec une semblable argumentation nous ne pouvons pas même être accusés d’amalgame par le " Non " de gauche… Le terme " SENTE " est important ici et pour répondre à l’irrationnel de nombreux votants du " Non ".

    - La dernière sentence est comme un service rendu aux indécis, service qu’ils pourraient peut-être rendre en retour, par confiance et gratitude.

    Bien à vous,

    Rémy Mercier, philosophe.
    Rémy Mercier
  • antoine guichardon
    Le 23 Mai 2005 à 19 h 06 min
    Monsieur Juppé, je suis en train de me demander s'il n'y a pas une petite entourloupe dans cette affaire de référendum sur un texte que l'on nous presente sous le terme de constitution.
    Ce texte n'est pas une simple constitution et vous le savez tres bien, sans le dire clairement.
    Vous reconnaissez a mots couverts que ce texte contient des principes de politiques économiques dont vous affirmez qu'ils n'ont pas lieu d'etre dans une constitution.
    Vous ne repondez pas aux questions que se posent les gens sur le champ des politiques economiques possibles compatibles avec le texte, sur la possibilité offerte ou non de mener d'autres types de politiques qu'un libéralisme constitutionnalisé.
    La politique économique doit relever du législatif, pas du constitutionel.
    En vérité, on nous demande sous enrobage de constitution, d'approuver les traités économiques précédents, traités qui ont jusque là faient la part belle a la construction d'une Europe libérale, sans réelle contre partie sociale, sans qu'aucune européennisation sociale n'ai été entreprise
    En vérité, on nous demande de fixer dans le marbre les principes libéraux du développement, sans rien garantir de sérieux quant aux principes sociaux de l'union, qui restent les buts ultimes du progres... Et l'on voit les ravages qui peut créer le libéralisme débridé sans effort de solidarité à la bonne dimension, et vous le savez tres bien.
    On a pas eu notre part au débat pour savoir s'il fallait privatiser EDF, diminuer les services publiques, et je suis pas forcement contre dans certains domaines, privatiser la culture, la santé, l'éducation.. comme ca pourrait etre la tendance, sur l'affirmation de secteurs non marchands inimement liées à l'homme... Et il faut faire tres attention à ça.
    En vérité on nous demande de valider la politique de déréglementation de Bruxelles qui n'a rien a faire dans une constitution, qui n'a jamais été débattue démocratiquement, c'est pas tres honnete.
    La partie III n'a rien a faire dans la constitution, il faut l'enlever.
    Apres avoir oscillé 2 ou 3 fois entre le OUI et le NON, j'ai bien l'impression que je vais voter NON par raison, par défaut de procédure, par vice caché, par tentative de roulage dans la farine, par passage de pilule l'air de rien, ou simplement parce que ce texte n'est pas bien écrit.
    Enlevez la partie III et je vote OUI
    Le pire, c'est qu'on votant non tout reste en l'etat, c'est absurde
    antoine guichardon
  • Frédéric THOMAS
    Le 23 Mai 2005 à 16 h 35 min
    Comme vous, je suis ulcéré par la campagne de désinformation orchestrée par les partisans du non et leurs affidés. Cependant, je ne suis pas étonné car il y a déjà longtemps que j'ai constaté que l'éducation nationale était sous la coupe de syndicats gauchisants et partisans. Ces gens politisent tout et s'opposent systématiquement à tout ce qui ne correspond pas à la vulgate marxiste. Par leurs positions stratégiques au sein de l'administration française et des grandes entreprises publiques, ils distille leur poison collectiviste. Souvent je désespère de la droite qui n'a ne cesse d'amadouer cette gauche et qui renie ses idéaux libéraux. La gauche au pouvoir ne s'embarrasse jamais de complaire au peuple de droite. Je voterai oui, car je pense que seul l'Europe saura nous convaincre des réformes libérales si nécessaires à la France.
    Frédéric THOMAS
  • Jean-Louis GUIRAL
    Le 23 Mai 2005 à 13 h 42 min
    Bonjour,
    Le message était certainement provocateur. Par contre, des arguments fondés, pertinents, solidement développés fleurissent sur le net. Le dernier site (l'avant dernier était http://etienne.chouard.free.fr/Europe/) qui a retenu mon attention est le suivant : http://www.ineditspourlenon.com/ et il est convaincant.
    Promouvoir le oui en exhibant des épiphénomènes ne convainc pas. Je n'ai pas encore trouvé de site présentant des arguments solides en faveurs du oui. Mon oui de coeur se transforme en non de raison au gré de mes lectures et de l'approche de l'échéance finale.
    Cordialement.
    Jean-Louis GUIRAL
  • Jean-Edouard Poirier
    Le 23 Mai 2005 à 11 h 04 min
    Il y a quelques jours Ségolène Royal disait à la TV que si le Non l'emportait, elle devrait fermer des écoles dans le Poitou.

    Les grands esprits se recontrent donc aussi dans la médiocrité.
    Jean-Edouard Poirier
  • Georges Marzloff
    Le 22 Mai 2005 à 19 h 44 min

    Ce fait est évidemment inadmissible et ce n'est pas une paille....
    Le professeur d'université parle, heureusementles étudiants écoutent et ils ne sont pas betes la preuve !ils sont capables de discernement...et de se faire un jugement.

    Aujourdh'ui encore (heureusement)les citoyens -élèves s'expriment dans le débat constitutionnel, le Président- professeur n'éntend pas(!) on n'écoute pas (?) ou ne voit pas...la poutre dans so oeil. c'est encore plus intolérable!

    Ou est l'erreur Docteur?

    Il n'y en aura probablement pas car vous me répondrez que tout va bien ? (les anes batés ou les veaux sont les autres comme toujours en France)

    Le probleme n'est plus le résultat Oui ou non ( il est déjà trop tard,le doute Français est déjà intégré dans l'Europe) mais un CHANGEMENT RADICAL D' ATTITUDE OU UNE DeMISSION DE LA MAJORITE DES DIRIGEANTS POLITIQUES ACTUELS quelqu'ils soient car meme des gens intelligents et tolérants ont ont par dessus la tete de se faire manipuler et etre tenus pour responsables des erreurs manifestes de gestion de ces dirigeants (qui seraient intolerables dans la société civile.)

    Attention aux effets de boomerang!

     Georges Marzloff
  • Maurice JOUEN
    Le 22 Mai 2005 à 18 h 43 min
    C'est intéressant votre réaction sur les déclarations de ce professeur. Sur le fait que l'éducation reste de compétence nationale, la seule phrase qui évoque ce sujet dans la constitution se situe à ma connaissance al.1 de l'article III-82 et ne me paraît pas garantir l'aspect "nationalisé" du système éducatif : l'Europe loin de garantir, "respecte l'organisation du système éducatif" . Pourra-t-on durablement s'opposer à l'installation de moyens éducatifs (qui certes restent à définir) mais qui s'appuieraient sur les dispositions propres aux services ?
    Par ailleurs, la privatisation de l'éducation est-elle le mal absolu quand force est de constater que les établissements privés rencontrent un large assentiment parmi les français qui peuvent se le permettre économiquement.
    Par contre je vous rejoindrai sur l'analyse que vous faites sur les qualités intrinsèques de ce professeur de philosophie qui me semble emblématique d'une certaine fraction - j'ai failli écrire faction - du corps enseignant , vraie source, à égalité avec les politiques successives de l'Etat, du problème de l'éducation dans notre pays.
    Maurice JOUEN
  • Marie-Pierre SOLAS
    Le 22 Mai 2005 à 12 h 20 min
    Je viens de fêter mes 40 ans. J'ai quitté l'école voici 20 ans déjà. Il y a également 20 ans que je travaille. Mon parcours est chaotique, certes, mais peut-être intéressant et enrichissant.
    J'ai eu, durant ma scolarité, un professeur d'histoire dont les cours étaient très orientés. Il s'agissait d'une femme. Elle portait toujours un tablier rouge symbolique de son engagement au côté d'une certaine gauche révolutionnaire. C'était son droit, mais on pouvait lui reprocher d'essayer d'influencer ses élèves...
    Tous les courants de pensée doivent exister, c'est ce qui fait la force de la démocratie qui, si l'on réfléchit, est très fragile. Il suffit d'un seul être, assoiffé de pouvoir absolu, pour tout faire basculer dans l'obscurantisme et la dictature (HITLER, par exemple). Je suis d'accord avec vous, Monsieur JUPPE. Il est grave q'un professeur use de sa position sociale pour exercer sur ses élèves une quelconque pression...
    A Bientôt ! Monsieur JUPPE !

    Marie-Pierre SOLAS
    Marie-Pierre SOLAS
  • Jean-Vincent VERIGNON
    Le 22 Mai 2005 à 01 h 00 min
    Il y a en effet de quoi rester pantois devant un tel comportement...mais c'est malheureusement le quotidien de nombreux lycéens qui subissent ainsi les discours partisans de leurs professeurs.
    Ce phénomène n'est pas récent; je me souviens encore de " joutes idéologiques " échangées en pleine classe avec mes professeurs d'histoire communistes pendant mes années lycées, il y a 6 ou 7 ans... ou encore des interrogatoires subis par ma prof de français sur les raisons pour lesquelles je ne souhaitais pas faire grêve (période Allègre).
    Difficile à cet age de se forger un avis, c'est une période où les convictions ne sont pas encore figées; les profs le savent bien et certains, au mépris des règles "déontologiques" et morales incombant à leur métier, n'hésitent pas à profiter de leurs positions pour inculquer leurs idéologies...
    Aujourd'hui jeune militant dans le parti de la majorité, j'assiste encore consterné à l'influence des profs sur les lycéens, notamment lors des manifestations contre la loi Fillon. Une simple discussion de 5 minutes avec ma jeune cousine lycéenne m'a ainsi suffit à lui faire changer d'avis sur la réforme du Bac... et 5 minutes supplémentaires m'ont permis de lui faire prendre conscience de la manipulation (terme cher à Mr Lepen mais qui trouve ici pleinement à s'appliquer) idéologique mais surtout politique, dont elle était victime avec ses camarades...dramatique dérive du système éducatif ? ou simple manque de rigueur de la part des chefs d'établissements ?
    Jean-Vincent VERIGNON
  • Frederic HERBINET
    Le 21 Mai 2005 à 21 h 50 min
    Bonsoir Monsieur le Premier Ministre,

    Je m'étonne que vous vous étonniez que de telles pratiques du corps professoral puissent exister... des dizaines, des centaines, des milliers d'exemples tels que celui rapporté par votre étudiant ont malheureusement cours dans nos écoles ou universités.
    A l'heure où la France reste attachée au laïsme de son éducation, qu'en est-il du prosélitisme politique dispensé de manière plus ou moins incidieuse par certains professeurs ? Exemple récent : une amie, en prépa HEC dans l'un des "meilleurs" lycées français, suit un cours d'Economie dont le sujet du jour est "Les Impôts et taxes"; on lui enseigne que SEULES les Grandes Entreprises payent l'IS !! Parions que les centaines de milliers de PME qui constituent une grande partie du tissu économique de notre pays seront ravis de l'apprendre !! Mensonge "orienté" par omission ou simple incompétence ? En tout état de cause, il est criminel d'endoctriner une jeunesse en pleine acquisition de connaissances ! Le (faire) savoir sur les bancs d'écoles doit rester NEUTRE, cela s'appelle tout simplement de la Démocratie.
    Frederic HERBINET
  • Vincent B
    Le 21 Mai 2005 à 20 h 35 min
    ce que j'en pense, c'est que cet enseignant, s'il pense ce qu'il disait est bel et bien ignorant ou de mauvaise foi.
    mais je doute que les étudiants de prépa soient aussi perméables à de tels propos. je suis étudiant en fac, mais les khâgneux que j'ai la chance de connaître sont loin d'être dépourvu d'esprit critique. mon avis, c'est que les étudiants ont bien du rire de la bêtise de l'enseignant..
    bonne continuation
    Vincent B
  • Jean-Francois Feulvarc'h
    Le 21 Mai 2005 à 15 h 33 min
    Je suis plutôt surpris.... que vous soyez surpris (vous connaissez bien les joutes électorales et la mauvaise fois qui les accompagne souvent, non ?).

    Trop souvent, plus "c'est gros, plus ça passe".

    Et malheureusement, comme pour toute consultation dont la date fatidique est très proche, il ne faut pas s'attendre, dans la semaine qui vient, à des arguments d'une grande finesse ou exactitude.

    Chaque "camp" (oui et non) va tirer ses dernières cartouches (vous avez dit emporte-pièces ?), et cela ressemblera plutôt à des boulets de canon.
    Jean-Francois Feulvarc'h
  • denis mopin
    Le 21 Mai 2005 à 13 h 05 min
    si les prévisions pessimistes sur le résultat du référendum se concrètisent dans les faits, on aura beau jeu de relever les maladresses faites dans la campagne :DELORS et le plan B -RAFFARIN et l' augmentation annoncée du SMIC - RAFFARIN,encore, et l' annonce faite aux chasseurs de l' avancée de la date d' ouverture de la chasse. Ces effets d' annonce ne feront pas changer d' avis les convaincus du NON, mais feront douter les partisans du OUI de leur bon choix
    denis mopin
  • jacques cartier
    Le 21 Mai 2005 à 12 h 23 min
    Peut-être faudrait-il avoir la version de cet enseignant !
    S'il s'agit de propos rapportés, soyez prudents dans vos jugements.
    Respectons nos enseignants, de grâce.
    jacques cartier
  • Philippe Malaise
    Le 21 Mai 2005 à 11 h 50 min
    Cher Alain,

    De tels propos sont actuellement largement diffusés dans l’enseignement public. Et cela n’a malheureusement rien d’étonnant. Ce n’est évidemment pas à vous que je vais apprendre que l’Education Nationale est noyautée par des syndicats de gauche (ou plutôt d’extrême gauche) plus soucieux de faire grève sans raison, de défendre «les avantages acquis» et de propager des inepties à longueur d’année que de se préoccuper de la transmission du savoir.

    La vérité, c’est que cette «institution» a totalement failli à ses obligations et qu’elle refuse obstinément d’admettre ce constat. D’où l’impossibilité d’appliquer la moindre réforme. La privatisation progressive de l’enseignement que redoute tant (et à juste titre) ce professeur de philosophie est certainement la voie à explorer car elle présente l’immense avantage de responsabiliser les différents acteurs.

    Il faut donc impérativement aider et développer l’enseignement privé.

    Bien à vous

    Philippe Malaise
    Philippe Malaise
  • Nicolas Berthier
    Le 21 Mai 2005 à 01 h 38 min
    Monsieur,

    Je ne voudrais pas publier ce message sur votre blog, je voudrais juste faire passer ce message à monsieur Jacques Chirac:

    "Passionné par tout ce qui est logique et rationnel, je ne suis attiré que par ce qui est argumenté. Pour une fois avec la constitution, je suis tenté de voter pour le non. La raison me demande de voter oui, mais le coeur me dit de voter non, juste pour mettre de la m... Il n'y a aucun moyen de faire bouger cette société française par la raison. Si on vote oui, tous ces politiciens vont reprendre leur train train quotidien et se moquent du malaise profond de la société française. En revanche un non fout en l'air tous ces politiciens aux langues de bois. Si je vote non, ça ne sera pas un non gauchiste, mais un non pour plus de libéralisme. Au départ, ce concept n'est ni de gauche ni de droite, mais je ne comprends pas pourquoi il est devenu presque un gros mot en France. Le libéralisme est un concept né de la révolution française. Il prône un Etat laïc et plus de liberté individuelle. Le seul dirigeants européen qui applique intelligemment le libéralisme, c'est Tony Blair. La droite française ne défend pas le libéralisme. Elle défend un libéralisme de façade. Sa politique est plus à gauche que la gauche allemande ou anglaise, ce qui fait qu'en France, droite ou gauche, rien ne change, c'est la même chose. Sous l'apparence de multipartisme, les différents gouvernements successifs ont toujours appliqué la même politique. Tout le monde crie haro sur le libéralisme, mais le libéralisme n'est jamais essayé en France. Juste pour em... Jacques Chirac, j'ai envie de voter non, mais rien n'est décidé encore."
    Nicolas Berthier
  • Jean-Claude BERTHOLD
    Le 20 Mai 2005 à 22 h 37 min
    J’aimerais vous poser une question sur un sujet dont je n’ai jamais entendu les hommes politiques s’exprimer, alors que ce sujet revient très souvent dans les discussions de la rue, et recueille une quasi unanimité.
    Pourquoi les personnes qui perçoivent une aide financière de la collectivité (assurance chômage, RMI, etc…) ne devraient elle pas en contrepartie assurer un certain travail ?
    Si tout travail mérite salaire, toute rémunération doit aussi faire l’objet d’un travail (non fictif). OK pour que la collectivité aide les personnes dans une passe difficile, cela semble juste, mais il serait tout aussi juste qu’en échange ces personnes aident la collectivité. Peut être pas à plein temps, afin de leur laisser aussi le temps de rechercher un emploi, mais 3 à 4 jours par semaine serait quelque chose de tout à fait acceptable.
    Afin de ne pas venir amputer des emplois existants, cette « main d’œuvre » pourrait être confiées aux collectivités locales qui auraient beaucoup de choses à entreprendre mais ne le peuvent pas bien souvent faute de moyens.
    Au service de l’écologie par exemple, nettoyage et entretien de la nature, de la restauration et de l’entretien, de l’aide aux personnes âgées, etc… il y aurait tellement d’idées et de créneaux non occupés aujourd’hui.
    Cela aurait certainement aussi comme effet, de « déculpabiliser » certaines personnes face aux aides perçues, d’inciter davantage à la recherche d’un emploi pour d’autres, mais aussi de lutter contre le travail au noir, de faire le tri dans le cumul de certaines aides ou de bénéficiaires fantômes ou de complaisance.
    Est-ce une idée politiquement incorrecte ? j’ai le sentiment qu’elle assurerait beaucoup de voix à celui qui oserait la mettre en application. Tiens, je n’ai jamais entendu non plus monsieur Sarkosy en parler….
    Jean-Claude BERTHOLD
  • BENJAMIN MOREAU
    Le 20 Mai 2005 à 20 h 46 min
    Un non à 53% dans les sondages et plus de nouvelles,plus d'argumentaires(je viens de lire qu'un ministre puisait ici ses arguments plutôt qu'auprès des services de M.Copé!).Ca me fait peur de n'avoir jamais aussi certain d'être dans le vrai en votant oui à au réferendum(je n'ai que 20 ans donc ça ne fera que trois fois que je vote) et de voir mes compatriotes s'exprimer majoritairement pour le non. Un sursaut est il encore possible? Je n'ai rien contre M.Raffarin mais il me semble que si M. le président l'avait remplacé dernierement le oui se porterait mieux. La victoire du non place à mon sens MM Sarkozy et Borloo(dans la perspective d'une solution à la danoise d'un second referendum sur la constitution dans la foulée),est-ce voulue ?
    Il me semble que votre aide au oui par l'intermédiare de ce site serait la bienvenue.

    Très respecteusement.

    PS: vous pouvez publier mon message(je ne savais pas où réagir comme je l'ai fait!).
    BENJAMIN MOREAU
  • Pascal M
    Le 20 Mai 2005 à 16 h 44 min
    Malheureusement Monsieur Juppé, depuis le débat sur Maastricht, l'éducation et la communication sur l'Union Européenne et ses bienfaits ont été absents du paysage médiatique et politique, particulièrement en France.

    La faute en incombe à une erreur stratégique de la classe dirigeante dans son ensemble, gauche, comme droite, qui ne s'est pas "mouillée" plus souvent sur l'Europe.

    La communication est un travail de proximité récurrent.

    Dans ces conditions, faut-il s'étonner que la France d'en-bas - celle qui ne sait pas lire un texte juridique - puisse être manipulée par des forces réactionnaires, plus en phase et en contact avec elle ?
    Pascal M
  • Boris Guffond
    Le 20 Mai 2005 à 12 h 26 min
    Je trouve ca anormal, mais hélas cela est très courant. Quand j'étais au lycée, plusieurs de mes professeurs agissaient aussi de la sorte ( mon prof d'éco était communiste), et cela est grave. Un tel "abus de position dominante" est a condamner, et les élèves devraient réagir vivement, comme vous le dites, à cet endoctrinement.
    Boris Guffond
  • F Tournier
    Le 20 Mai 2005 à 01 h 08 min
    Je ne suis absolument pas scandalisé par ce prof de philo qui ne fait donner de l'information de manière à aiguiser le jugement de ses élèves. L'endoctrinement ce sont vous les politiques et particulièrement ceux de l'UMP actuel qui ne pratiquent au nom de la " Vérité" en fait votre vérité mensonges et parfois forfaiture surtout actuellement avec le TCE. Alors un peu plus de mesure sur l'endoctrinement et vérité révélée cela n'est vrai qu'à l'église, Monsieur !
    F Tournier
  • Céline Millot
    Le 20 Mai 2005 à 00 h 37 min
    Bonsoir Monsieur Juppé
    Cela fait plaisir de vous lire à nouveau, merci pour votre réponse lors du dernier mail.C' est une professeure qui vous répond... si, c'est vrai, je fais partie d' une espèce (trop) rare, une espèce qui devrait être protégée : le prof de droite ! il est très difficile d' échapper à ce dérapage au sein de l' éducation nationale. Si certains manipulent les professeurs, la plupart sont sincèrement persuadés que vous allez privatiser l' école, ou la considérer comme une entreprise qui devrait être rentable ou la transformer - au mieux - en garderie. Aucun ne pense que le débat, les réformes,puissent être un souci réel d' adaptation de l' école. Les profs sont devenus "parano" : tout ce que "vous" décidez n' a qu' un seul but : éliminer les profs : ne garder que le français, les maths et l' anglais ( pour ceux qui y arriveront) parquer les autres dans une salle informatique, j' exagère à peine.Malgré la confiance que j' ai en vous, j' en ai moi-même des sueurs froides - et je me dis qu' il faudrait apprendre un 3° métier ( puisqu' après avoir été prof de piano je suis prof d' éducation musicale)- si je lis les bulletins syndicaux ou que j' écoute mes collègues.Quand je panique trop je me dis que les politiques y perdraient eux-même si l' école n' était plus républicaine...pourtant ces professeurs sont souvent enthousiastes et bien plus travailleurs que la société ne le croit. Ces malentendus sont nuisibles mais souvent rien n' est fait pour les démentir. Ce que vous dénoncez n' est pas acceptable de la part d' un prof mais vous savez bien que cela va beaucoup plus loin : en section philo ou histoire ( ou autre )de l' Université il faut aller dans un certain sens pour avoir une note correcte : et ce sens est toujours le même: vers la gauche. Si ce n' est pas le cas, vous êtes un quasi nazi, un doux mélange de facho-raciste-ultralibéral,etc...comment vous dire ? il faut comprendre que ces profs - souvent- n' en ont pas même conscience et considèrent qu' eux seuls sont dans le vrai, et que tout ce que le gouvernement " dit " est un mensonge pour nous endormir- mais eux ont compris comment l' école sera privatisée bientôt: ils disent ceci en premier mais en fait ensuite ils feront ça, puis ça...de toute façon c' est déjà décidé...comme on nous dit que ces décisions sont prises mais cachées on ne peut lutter contre, cela devient peu à peu un fantasme, et plus " vous " niez et expliquez,et plus ils se disent qu' en effet on nous cache l' essentiel.je pense qu' ils se conçoivent presque comme des résistants !un point plus positif : les jeunes semblent moins sensibles à cette propagande.j' espère que vous allez toujours bien, tenez bon !



























    Céline Millot
  • mathieu pellerin
    Le 19 Mai 2005 à 21 h 29 min
    vous avez sans aucun doute du lire l'article qui vous est consacré dans le Figaro.
    Vous conviendrez que vous qualifier de "spectateur désengagé" et "en quete d'engagement" ne peut être que valorisant quand l'on sait qui était "La spectateur engagé".
    Mais pourquoi ne pas poursuivre la comparaison à Raymond Aron encore plus loin?
    En effet, à la lecture de l'article il m'est venu à l'esprit qu'effectivement si je devais trouver à redire à votre blog ce serait que vous n'insistez pas assez, à mon sens, sur votre vision personnelle des choses.
    Par "choses" j'entend le monde politique, les relations internationales et autres sujets auxquels nous, citoyens, n'avont pas forcément accès.
    En d'autres termes, insister plus en profondeur sur certains thèmes sombres et éclairer davantage vos lecteurs plutôt que de donner votre avis sur des sujets relativement classiques à la portée de tous.
    Voilà ma requête...en esperant qu'elle soit entendue.
    mathieu pellerin
  • Grégory a
    Le 19 Mai 2005 à 19 h 36 min
    La complexité de ce texte,difficile à comprendre même pour des personnes initiées en droit a donné lieu à bon nombre d'interprétations parfois délirantes y compris dans la classe politique!
    Cela n'a rien d'étonnant chacun essaie de défendre ses convictions, son "fonds de commerce" ou tout simplement ses intérêts en expliquant ce traité comme cela l'arrange.
    Ce référendum est l'occasion de débattre, de parler d'Europe autour de soi, or je me suis aperçu que trés peu de monde connaissait le but, les enjeux, le fonctionnement de ce grand projet.
    Comment voulez-vous expliquer aux français que cette constitution amène plus de démocratie (en donnant plus de pouvoir au parlement par exemple) alors que peut être 1/3 d'entres eux ne connaissent pas le rôle de ce parlement, de la commission, du conseil des ministres(...) aujourd'hui.
    Avant d'expliquer cette constitution les médias, les hommes politiques auraient dû expliquer l'Europe.
    C'est cette méconnaissance qui permet à certains aujourd'hui de fustiger cette constitution avec des arguments souvent en dessous de la ceinture!
    Grégory a
  • Dominique MOREAU
    Le 19 Mai 2005 à 18 h 22 min
    La première question qui me vient à l'esprit : entre-t-il dans la mission de ce professeur de faire la propagande du "non" pendant ses cours ? (ce serait la même chose pour la propagande du "oui")
    La deuxième : combien d'enseignants ont fait la même chose ?
    Dominique MOREAU
  • Patrick JEAN
    Le 19 Mai 2005 à 15 h 21 min
    Monsieur

    Vous semblez étonné qu'un enseignant gauchiste, puisse participer à la désinformation massive et la totale mauvaise foi à laquelle nous assistons sur le traité constitutionnel, et sur l'ensemble des politiques à l'échelle Européenne, aussi bien que Française.
    C'est malheureusement très courant.
    En effet, pour une partie de la gauche, la vérité n'est bonne à dire que si elle conforte leur opinion anti-libérale.
    En général les connaissances des enseignants en matière économique
    sont absolument nulles, ils ne sont d'ailleurs pas les seuls, c'est le cas de la majorité des fonctionnaires qui ignorent ce que peut être la vie d'une entreprise, ses contraintes et ses difficultés, son besoin de souplesse et d'adaptation permanente à l'environnement réel, si habitués qu'ils sont au fonctionnement étatiste, aux protections bétonnées, aux revendications catégorielles aussi égoïstes qu' économiquement irréalistes, au monopole du pouvoir absolu, et à la pensée "anti-patrons" et aux avantages acquis, toujours drapés bien évidemment derrière l'étendard du "service public" et de "l'intérêt général".
    Cela n'est pas nouveau, et la responsabilité des politiques en ce domaine n'est pas moindre, car si la pensée économique en France est si pauvre, si caricaturé, c'est aussi parce que ces derniers participe de l'oligarchie administrative, et presque jamais n'osent dire la vérité, caressant les 25 % d'électeurs fonctionnaires dans le sens du poil...
    Les entreprises, elles, ce battent tout les jours pour survivre, avec de plus en plus de charges et de difficultés.
    C'est pourtant elles qui créent les richesses.

    Le plus drôle c'est précisément qu'en votant contre le traité, ils accentueront les effets du libéralisme sauvage mondial, en affaiblissant la seule protection possible: la puissance d'une Europe unie, animée par les valeurs humanistes de la charte des droits sociaux.
    Mais les enseignants et fonctionnaire l'ignorent ou s'emblent s'en moquer, il croient ne pas participer de l'économie de marché qu'il refusent par dogme politique, Ils s'imaginent pouvoir ce passer des patrons et des entreprises concurrentielles.
    Pauvre de nous, je crains fort que ce pays ne s'enfonce peu à peu, plombé chaque jour un peu plus par l'idéologie marxiste et la "bien pensance" ambiante généralisé.

    A quand un enseignement économique sèrieux et pragmatique dès le secondaire ?

    A quand une droite social-libérale décomplexé, courageuse, loyale, honnête et didactique ?

    Je rêve.
    Patrick JEAN
  • bruno delacressonnière
    Le 18 Mai 2005 à 17 h 41 min
    Bah ! plus le mensonge est gros, mieux il passe... On a bien affirmé que le TCE remettait en cause l'avortement, la laïcité,... et pouquoi pas qu'il impose le rétablissement des châtiments corporels à l'école.
    Après tout si nos compatriotes sont aussi naïfs, ils auront l'Europe qu'ils méritent... Et qu'ils ne s'étonnent pas si leur pays rate tous ses rendez-vous majeurs du 21è siècle.
    bruno delacressonnière

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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