Blog Notes d'Alain Juppé

Turquie

Publié le 06/10/2005 par Alain Juppé

Ainsi donc les dés sont jetés: le processus qui conduira tôt ou tard à l’adhésion de la Turquie est engagé.
Je ne reviendrai pas sur les raisons qui m’ont convaicu que ce n’était pas la bonne solution et qu’il aurait mieux valu imaginer un partenariat privilégié avec cette grande Nation. Je me suis déjà exprimé sur ce point dans ce blog-notes il y a plusieurs mois.
Aujourd’hui, je voudrais seulement émettre un voeu.
L’Union européenne qui va se bâtir à 30 ou 40 (car après la Turquie viendra l’Ukraine et ainsi de suite) n’aura plus grand chose à voir avec le « rêve » – partagé par beaucoup d’entre nous – d’une Europe politique capable d’affirmer ses positions sur la scène internationale, dans un esprit de partenariat mais d’indépendance. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir l’énergie que la Grande-Bretagne a déployée pour parvenir à ce résultat, avec le soutien actif de l’Administration Bush.
Le moment est donc venu, me semble-t-il, de rassembler ceux qui, dans l’Union, ne renoncent pas et veulent aller plus loin dans l’édification de cette Fédération d’Etats-Nations qui constituait le projet politique intimement lié avec le projet de Constitution. La zone Euro peut-elle servir de socle à cette Europe politique? Je ne sous-estime pas la très grande difficulté d’une telle entreprise. Mais fait-il renoncer à se poser les bonnes questions parce qu’elles sont difficiles?
05/10/2005

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29 commentaires pour « Turquie »
  • Sébastien ANDRAUD
    Le 16 Octobre 2005 à 12 h 35 min
    Bonjour monsieur Juppé,

    Je parcours régulièrement votre blog, que je trouve toujours très intéressant, et pertinent. Néanmoins, c’est la première fois que je vous écris. J’ai décidé de franchir le pas, parce que votre ‘‘Réflexion’’ du 06 Octobre sur l’ouverture des négociations avec la Turquie me mets hors de moi !!!! Et à mon tour, j’ai envie de pousser un ‘‘Coup de gueule’’.

    Sachez tout d’abord, que je partage entièrement votre point de vue sur la question, et que je fais mienne chacune de vos idées sur ce sujet. Je vous avoue même que -comme beaucoup de jeunes Français, et je l’espère beaucoup de jeunes Européens- je fais moi aussi « le "rêve" d'une Europe politique capable d'affirmer ses positions sur la scène internationale, dans un esprit de partenariat mais d'indépendance. »

    Mais là où je ne vous suis pas, c’est dans votre désinvolture. Vous me paraissez résigné, les bras ballants, en train de regarder faire quelque chose que vous désapprouvez. Pardonnez-moi, mais n’êtes-vous pas ancien Ministre des Affaires étrangères ? N’êtes-vous pas ancien Premier Ministre de la France ? N’êtes-vous pas le fils spirituel de l’actuel Président de la République ? N’êtes-vous plus le meilleur d’entre nous ?

    Du haut de mes vingt ans, j’ai envie de le voir se réaliser ce rêve ! Alors, si vous, avec votre CV, la seule chose que vous puissiez faire c’est écrire 10 lignes dans un bloc sur votre soit disant « rêve », moi parfait anonyme il ne me reste que mes yeux pour pleurer. Soyons sérieux, si vraiment c’est votre rêve, vous ne me ferrez pas croire que vous ne pouvez rien faire. Ne me faites pas croire que si vous souhaitez vous exprimer sur l’Europe au 20h de TF1 la porte vous est fermée. Je pense que vous avez quand même gardé les numéros de quelques hauts dirigeants français et européens. Alors, si vraiment c’est votre rêve, faites en sorte qu’il se réalise !
    Sébastien ANDRAUD
  • Olivier Lacroix
    Le 15 Octobre 2005 à 11 h 34 min
    Bonjour monsieur Juppé,

    vous avez publié plusieurs messages au sujet de la Turquie, et tous allaient dans vôtre sens.

    Permettez moi de ne pas l'être car je vois tout de même beaucoup d'avantage à son adhésion.

    Les anglais ont vigoureusement soutenus les Turques, la philanthropie est-elle une qualité strictement anglaise ?

    Non je ne pense pas, la vérité c'est que la Turquie se trouve à un carrefour stratégique entre l'Europe et l'Asie.
    Avec un prix du pétrole élevé, une Turquie Européenne permet une maitrise des taxes sur la circulation des biens entre l'Europe et l'Asie.

    Quid du pétrole? Quid des tuyaux d'acheminements ?
    Je ne serais pas surpris d'apprendre que le sol Turque possède du pétrole.
    Avec qui vaut-il mieux négocier?une Turquie Européenne qui devra respecter la libre circulation des biens et qui ne pourra donc pas utiliser ces tuyaux comme moyen de pression, où une Turquie qui n'hésitera pas à le faire tout en sollicitant des appuis d'autres grandes puissances pour eviter des represailles politico-économiques.

    Quid du poid démographique de l'Europe ?
    L'Europe est un continent vieillisant, qui se renouvelle peu.
    Aujourd'hui, j'ai l'impression que nous levons la main avant de parler, demain si nous ne sommes pas assez nombreux, on ne nous donnera pas la parole.
    70-90 millions de Turcs permettent non seulement d'augmenter sensiblement le nombre d'Européens, mais aussi d'alimenter une armées européenne.
    Ces 70 à 90 millions de turques ne seront pas suffisants face aux quasi 40% de la population mondiale que représentent L'inde et la Chine.
    L'entrée de la Turquie permettrait de donner un caractère universel aux valeurs de l'Europe, et permettrait de nouer des relatoins priviligiées avec les pays arabes, ce qui conforterait notre poid dans le monde.

    Le seul argument valable pour la non adhésion de la Turquie, est sa démographie, tout le reste n'est à mon sens que pretexte.Dire NON à la Turquie n'est-ce pas choisir la facilité, en s'évitant de mener une politique difficile de soutient de la natalité en Europe.

    Bien amicalement.
    Olivier Lacroix
  • Jean V
    Le 14 Octobre 2005 à 14 h 58 min
    Pour faire entrer la Turquie dans l’Union, le « formatage scolaire » a commencé ! Comme avant le 29 mai !

    Lundi 10 octobre : L’émission « Voix Publique » sur FR3 Lille à 18h40 ne suit pas vraiment l’éthique journalistique comme devraient le faire de vrais ‘pro’.

    La question qui était posée dans l’émission « Voix Publique » est : « L'Union européenne doit-elle devenir un acteur mondial en intégrant la TURQUIE ou rester un simple club chrétien, replié sur lui-même ? » !!!

    Même pas une 1ère année d’école de journalisme mais un travail de Techno au collège (12 – 15 ans) apprendra qu’il s’agit d’une question fermée, c’est-à-dire à laquelle il est impossible de répondre pour ceux qui ne partagent pas l’opinion de celui qui l’a posée.

    Le CSA se sent-il concerné par ce type d’intervention ? Nos femmes et hommes politiques ne se sentent-ils pas gênés par ces comportements trompeurs qui deviennent la règle ?

    Personnellement, je suis Européen, français, de culture aussi, j’ai parcouru le monde pendant de nombreuses années et je désire que l’Union (ou ce qui en reste) puisse redémarrer et, à son rythme, devenir un acteur essentiel sur la scène mondiale.

    Mais sans y perdre son âme, son identité, ses racines !

    La Turquie n’a rien à voir dans cette question. C’est un pays d’essence non Européenne (Culturellement, géographiquement, …) qui n’a pas vocation à rejoindre l’Union. Personne en France, de bon sens, ne peut accepter l’idée qu’il faudrait admettre 80 millions de Turcs (et donc, à terme) 200 millions de Turcophones dans l’Union pour devenir un acteur mondial… ! Au contraire, ce serait la fin de l’entité européenne et le commencement de problèmes internes dont on n’a pas idée ! Demandons-nous pourquoi ce sont les USA et les Britanniques qui défendent tellement cette idée ?

    L’argument prétendant « que la Turquie peut basculer dans l'intégrisme musulman si l'Europe lui ferme ses portes », présenté au plus haut niveau de l’Etat est irrecevable car il faudrait alors intégrer tout le monde Musulman de l’Arabie saoudite à l’Indonésie, du Nigeria à l’Irak ou à l’Iran, … (Pourquoi ce monde serait-il, d’ailleurs, le seul à présenter un tel risque ; cela devrait plutôt attirer notre attention, non ?)

    La seule solution raisonnable est d’aider la Turquie à créer son ensemble au Moyen-Orient (Asie), dont elle fait partie et de coopérer avec cet ensemble d’égal à égal ! Et si elle ne veut pas de cette aide et désire imposer ses conditions, il ne faut pas se transformer en Neuville Chamberlain naïf et ignorant pour autant.

    Note : Dans ce même esprit (manipulation des esprits à l’école), lire aussi les articles du Figaro de ce jour (vendredi 14 octobre) dans la rubrique « Education :
    1. « Quand les livres scolaires «expliquent» le terrorisme » par Cécilia Gabizon
    RéF. Livre « Élèves sous influence », Barbara Lefebvre et Eve Bonnivard (Éditions Audibert).
    Et
    2. «Le djihad, forme extrême de l'antiaméricanisme»
    Jean V
  • Janine Garreau
    Le 13 Octobre 2005 à 19 h 35 min
    Monsieur,
    Je ne comprends sans doute pas grand chose à la politique. Des décisions sont prises en ce qui concerne la constitution de l'Europe, sans tenir compte de la "vox populi". A quoi servent nos voix en "référendum"?
    Que veut dire le mot "démocratie" ?
    Ces deux mots ont fait notre histoire depuis 1789. Voilà que nous nous apprêtons à les bafouer en ouvrant la porte de l'Europe à la Turquie alors que chacun sait que ce pays ne respecte pas les Droits de l'Homme.
    Qui se soucie de toutes ces minorités, obligées d'immigrer pour conserver leur liberté de pensée, d'expression, de religion,en un mot leur culture ? Quel dialogue pouvons-nous avoir avec un pays qui refuse de reconnaître Chypre qu'elle occupe illégalement? Quelle complicité pouvons-nous avoir avec cette nation qui refuse de faire la lumière sur son passé et reconnaître le génocide commis à l'encontre du peuple arménien ?
    Surtout ne voyez aucun racisme dans mes propos mais plutôt une grande tristesse à l'égard de toutes ces populations écrasées, humiliées et pour lesquelles les politiques européens ajoutent encore l'oubli.
    Grand merci pour votre blog, reflet de la libre expression
    Janine Garreau
  • aurelie LE BLANC
    Le 12 Octobre 2005 à 16 h 51 min
    bonjour
    au sujet de la zone euro comme coeur d'une nouvelle Europe politique : comment la France, après le non au référendum, pourrait-elle reprendre la main sur le thème de l'Europe politique et présenter votre proposition, alors que nous n'avons pas réussi à adopter le projet de TCE ? Je crains que nos voisins ne nous rient au nez... merci.

    aurelie LE BLANC
  • Martine ORY
    Le 12 Octobre 2005 à 12 h 34 min
    Je suis ouvrière et je travaille avec des Turcs, bien intégrés et qui pensent que l'adhésion de la Turquie à l'Europe obligera leur gouvernement à remonter le niveau de vie de leur pays. Ils vivent dans l'espoir que l'Europe leur donnera l'accès à une meilleure vie dans LEUR pays, soins médicaux, respect de l'être humain et qu'ils pourront éventuellement retourner là-bas pour y vivre aussi bien qu'ils vivent en France.
    Est-ce que ce n'est pas tuer leurs espoirs à ces gens du peuple que de leur refuser d'y croire en refusant l'entrée de la Turquie dans l'Europe ?
    C'est peut-être ça aussi que les peuples européens demandent à l'Europe.
    Donnez une réalité à un rêve.
    On a longtemps parlé du rêve américain, ce qui est un leurre. Est-ce une raison de ne pas donner forme à un "rêve européen" ?
    L'Europe, je n'en attends pas que ça continue de nous pourrir la vie en édictant des règles parfois stupides, j'attends une union forte qui puisse répondre à des appels au secours de pays meurtris comme aujourd'hui le Pakistan, j'attends que ce soit quelque chose de fort et au-dessus de la mêlée politique des pays. Il faut que ça devienne un "club" d'entraide, de soutien qui permettent aux citoyens de mieux vivre.
    Et la Turquie malgré ses défauts a peut-être des leçons à nous donner ? Je pense que son envie de s'intégrer à l'Europe est peut-être un bon signe, signe que l'Europe grande, forte n'est pas une utopie, qu'elle peut prendre vie pour le "bonheur" de tous et surtout de nous les petits.
    J'ai été choquée en décembre qu'en Condolezza Rice a parlé d'une magnifique opportunité à propos du Tsunami en Asie. Les Américains ont raté une magnifique opportunité chez eux avec Katrina, ils ont été minables, mais l'Europe aujourd'hui doit devenir une référence dans le monde par son unité. Nous sommes peut-être le vieux continent, mais les vieux ont souvent plus de sagesse que les jeunes.
    Prouvons-le ! En restant sages.
    Martine ORY
  • marc bedjidian
    Le 11 Octobre 2005 à 10 h 42 min
    Monsieur Juppe, j'ai lu en diagonale les reactions a votre blog sur la Turquie du 6 octobte.
    Ah! Que les Francais aiment theoriser et faire de la geopolitique!
    Je ne suis ni pour l'entree de la Turquie ... ni contre. Ce qui m'importe c'est que dans la situation reelle d'aujourd'hui la Turquie :
    1- ne reconnait pas Chypre
    2- fait du negationnisme d'Etat a l'encontre du genocide des Armeniens
    3- fait un blocus economique (qui est un acte de guerre) envers l'Armenie voisine

    Voila 3 raisons qui m'empechent d'aller plus loin dans la reflexion sur la necessite ou non d'accepter la Turquie. Tant que ces 3 points ne sont pas leves toutes negociations est un acte de renoncement a des principes fondamentaux: on ne negocie qu'avec un pays capable de reconnaitre ses crimes passes, qu'avec un pays qui ne concoit que les actes belliqueux pour resoudre un probleme, qu'avec un pays capable de vivre fraternellement avec tous les autres pays de lUnion. La Turquie a cette heure faillit a ces principes.

    Je regrette par ailleurs que vous ayez vous-meme ignore ces faits.

    Marc Bedjidian
    p.s ayant un clavier 'anglais' je n'ai pas les accents ce qui, pour un puriste comme vous, ne peut etre que redhibitoire.
    marc bedjidian
  • Max BALLAND
    Le 10 Octobre 2005 à 11 h 53 min
    Monsieur,
    Je lis avec grand intérêt votre blog et je dois dire que je partage souvent vos points de vue.
    Cependant, concernant la Turquie je trouve étrange de se poser des questions sur sa place en Europe et la faire participer année après année au concours de l’Eurovision et à la coupe d’Europe de football (même si je ne suis aucun de ces évènements).
    Merci encore pour vos réflexions,
    Max
    Max BALLAND
  • Florent Deisitng
    Le 09 Octobre 2005 à 22 h 16 min
    L'adhesion de la Turquie à l'UE est un sujet qui, à mon avis peut être élargi à l'entrée des 10 pays en 2004. En effet, d'un point de vue économique, l'UE à 15 servait au développement de 4 pays (Espagne, Portugal, Grèce et Irlande). Ainsi 11 pays était nécessaire au développement de 4, dans la mesure où l'Espagne est maintenant proche des autres grands pays de l'UE. Maintenant, avec un budget presque identique, on a fait la promesse à des pays comme la Pologne qu'ils allaient pouvoir bénéficier des mêmes aides et de pouvoir suivre l'exemple de l'Espagne (qui à mon sens est la plus grande réussite de l'UE). On leur a vendu un rêve inaccessible, d'autant que je pense que l'Espagne, le Portugal, l'Irlande et surtout la Grèce aurait mériter de bénéficier encore un peu plus longtemps des aides conséquantes de l'Europe.
    Ainsi j'aurai préconiser que l'élargissement de l'Europe commence par des accords commerciaux avant une entrée complète dans le système d'ici 10 ans. Il est de même pour la Turquie. Par contre un élargissement ne doit pas concerner 10 pays en même temps.
    Du point de vue de la Constitution, il auait était plus simple de la rédiger à 15, dans la mesure où les intérêts de chaque pays étaient plus proche qu'à 25. Et une des conditions à une entrée définitive dans l'UE aurait été la mise en oeuvre de toutesles règles présentes dans la constitution.
    Aussi, pour continuer sur le débat de la Constitution, j'affirme que la partie concernant les règles de politiques économique de l'UE n'a rien à faire dans une Constitution; cela n'est pas présent dans celle de la France!!! Une constitution ne doit pas venir dicter les mesures économiques à prendre, même si je suis partisans d'une Europe plus fédérale forte.
    Voilà un peu mon avis sur les sujets del'UE actuelle. Je suis d'accord avec vous sur la possibilités d'élaborer la Constitution au niveau des pays de la zone euro.
    Florent Deisitng
  • manu weber
    Le 08 Octobre 2005 à 19 h 17 min
    Du berceau de l'Europe, un écho... De Gaulle envisagait l'Europe de la facade atlantique à l'Oural, du cercle polaire(arctique, en attendant...)à Tamanrasset... De tout temps les relations commerciales ont précédé les échanges polit. et culturels, la Turquie frappe depuis 40 années à la porte de l'Europe. N'humiliont pas cette nation de jeunes européens... qui plus est pourront certainement servir d'exemple à un Islam laic, moderne et progressiste! En Alsace,il y a plus de deux mille entreprises fondé par des ressortissant turques...Eh oui le berceau de l'Europe, une région de droite et du oui au TCE... Un gaulliste?!
    manu weber
  • Jean AZAN
    Le 08 Octobre 2005 à 08 h 08 min
    Voici une première synthèse des réactions au sujet de la Turquie.
    On peut classer ainsi les auteurs de ces réactions :
    Ceux qui ont une position active, totale ou partielle :
    Favorables au noyau dur : AZAN Jean - Philippe Musquar - Gérard Sarazin - Patrice D - B Garcin - Franck Descubes - Romain Garnier - MC
    Refusant la construction européenne : Feulvarc'h Jean-Francois
    Favorables à l’entrée de la Turquie : Denis Mballa-Owono - Ahmed Rezgui
    Opposé à l’entrée de la Turquie : Lucie Bourgeois
    Ceux qui posent le problème sans prendre parti
    Pose l’alternative selon BHL : Damien LEVADOU
    Ceux qui critiquent la situation existante
    Dénonçant le fossé entre dirigeants et citoyens : Pascal TIERCE - Marco Bassonrad
    Vilipendant les institutions européennes : Alexandre MORA
    Ceux qui ont une position à préciser
    Refuse l’Europe mais accepte la Turquie : Didier L.
    Critiquer la situation actuelle, nous le faisons tous puisque nous espérons la remplacer par une situation meilleure. Pour définir cette dernière, dans le cadre de ce forum, nous ne pouvons nous appuyer que sur les positions actives.
    Parmi ses tenants, il y a ceux qui sont favorables à la construction européenne, celui qui y est opposé. Nous sommes en démocratie, suivant le nombre des uns ou des autres la construction européenne avancera ou non.
    Pour aller de l’avant, appuyons nous sur la petite majorité actuelle, favorable à la constitution d’un noyau dur. Reste à le définir.
    Devant l’infernale complication que représente l’Union Européenne à 25 et davantage, le « noyau dur » devra être simple, car s’il en était autrement, s’il ajoutait la complication à la complication, à quoi pourrait-il bien servir ? Pour constater l’actuelle degré de complication dans lequel nos Etats sont empêtrés, il ne suffit que de comparer leur gestion à celle de la plus puissante des nations: les USA .
    Raisonnons à population identique. Les USA comptent 274 millions d’habitants. Pour trouver le même nombre d’habitants en Europe, il faut additionner les populations de huit nations: Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas. De ce côté-ci de l’Atlantique, la gestion, dans tous ses domaines, est multipliée par huit :
    - Huit parlements contre un seul. Ainsi, là où les 274 millions de citoyens américains comptent 535 députés et sénateurs; les 274 millions de citoyens européens en comptent 3886 ! Il ne faut pas penser qu’aux élus. Il y a également huit fois la masse des fonctionnaires servant ces organismes, huit fois les bâtiments abritant élus et fonctionnaires, les matériels, les frais d’entretien et de fonctionnement, etc…L’Assemblée Nationale française, à elle seule, emploie 1400 fonctionnaires.
    - huit chefs d’Etats contre un seul
    - huit premiers ministres contre zéro, le chef d’Etat des USA faisant office de premier ministre
    - huit fois chacun des ministères qui composent les huit gouvernements contre un seul
    - huit fois la masse toujours plus importante de fonctionnaires qui servent cet exécutif pléthorique contre une seule organisation
    - huit fois, de part le monde, des ambassades et consulats contre une seule organisation diplomatique par pays, mais en plus chacun des huit pays possède ambassades et consulats dans les sept autres, soit cinquante six organismes diplomatiques,
    - huit fois des polices qui globalement sont moins efficaces qu’une seule tout en coûtant plus chères
    - huit fois des armées qui, elles aussi, sont globalement moins efficaces qu’une seule, dotées de huit types différents de matériels, coûtant chacun beaucoup plus chers puisque fabriqués en plus faible quantité, fragilisées par l’absence d’une unicité de commandement, par la complexité de la maintenance de matériels disparates,…
    - Huit organisations judiciaires avec huit codes différents qui font le bonheur d’une armée d’avocats
    A ceci, il convient d’ajouter toutes les organisations annexes: Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Institut, etc…tous multipliés par huit.

    Pour poursuivre ce triste comparatif, ces 274 millions de citoyens de ces huit Etats-Nations, supportent la charge de 106 régions là où les 274 millions de citoyens américains ne supportent que celle de seulement 50 Etats.

    Et la multiplication par huit se prolonge, au-delà des Etats, dans tous les domaines de la société : organisations politiques, syndicats, entreprises publiques et privées. Toutes les sociétés commerciales d'un pays qui travaillent dans les sept autres, ont une gestion plus compliquée et donc plus coûteuse que si ces huit pays n'en faisait qu'un. Il en est ainsi des grandes sociétés, banques, compagnies d’assurance, etc.. qui doivent posséder une société filiale dans chaque pays avec son propre management, ses propres services administratifs qui doivent obéir à la fois aux lois du pays d’accueil et aux directives de la maison mère.

    Il est évident que les rendements comparés de ces deux modes de gestion, sont tout à l’avantage des citoyens américains. De ce coté-ci de l’Atlantique, il faut travailler davantage, c’est à dire produire plus et échanger plus, pour payer cet excès de gestion pour un résultat moindre puisque les USA sont une superpuissance avec un PIB 54% supérieur à celui de ces huit pays. Car, en ce bas monde, tout est soumis à des constantes de temps et de moyen. Tout le temps que nous allons passer, tous les moyens que nous allons dépenser pour faire une chose seront du temps et des moyens en moins pour en faire une autre. En Europe en nous gérant trop et trop mal, on est incapable de dégager du temps et des moyens pour mieux se défendre, mieux assurer notre avenir. Là où ces huit pays dépensent 100 milliards de dollars par an pour obtenir une défense hétéroclite, les USA engage 315 milliards de dollars pour une défense homogène. Nous n’avons pas les moyens d’augmenter nos dépenses en ce domaine qu’au contraire, nous ne cessons de rogner. Lorsque les Huit dépensent 108 milliards de dollars pour la recherche et le développement, les américains engagent 250 milliards. Lorsque les Huit dépensent 300 milliards pour l’éducation, les américains engagent 500 milliards.

    Il faut donc que ce « noyau dur » pour être compétitif, attractif, possède une gestion simple. Celle-ci ne peut s’obtenir que par la fusion de ses Etats-Nations en un Etat-Nation, organisé en fédération des régions.

    Imaginons qu’il en soit ainsi et revenons au sujet de base, la Turquie. L’un des arguments principaux contre son adhésion à l’Union Européenne concerne l’importance de sa population, actuellement de moins de 70 millions d’habitants. Dans une Union Européenne qui posséderait parmi ses membres un Etat de 274 millions d’habitants, intégrer la Turquie ne serait plus un problème.

    Jean AZAN

    Jean AZAN
  • M C
    Le 07 Octobre 2005 à 15 h 14 min
    Les responsables français ont beau faire planer le suspens quant à l’aboutissement favorable de l’adhésion de la Turquie, il ne fait aucun doute dans mon esprit que la Turquie fera partie du cercle européen. Sur ce sujet, j’ai personnellement un sentiment partagé. Même si cette adhésion présente des inconvénients sur le plan de la représentation politique de l’UE et notamment sur une gestion complexifiée des frontières de l’UE, cette adhésion recèle un réel potentiel géopolitique mais aussi économique, dont les Etats-membres pourraient être bénéficiaires, et en particulier pour les entreprises françaises qui y sont bien implantées (e.g. Renault). Appliquons donc le principe de réalité : comment faire de cette contrainte une opportunité ? Car disons-le clairement : les populations et mêmes les dirigeants sont réticents à une intégration de la Turquie dans une véritable Europe Politique. Il revient donc aux hommes politiques de s’activer face à cette échéance suffisamment lointaine pour gérer en amont un processus réel d’intégration politique n’incluant pas la Turquie, même si selon moi, il faut absolument dépasser ce concept de fédération d’Etats-Nations. Nous disposons donc du temps nécessaire à l’inverse de l’intégration des pays d’Europe Centrale et de l’Est qui a été trop rapide par rapport à l’évolution des eurostructures. Faisons de l’intersection de l’Espace Schengen et de la zone Euro cet espace politique fédéré indispensable : de fait, l’adhésion à la Turquie deviendra ce partenariat privilégié en opérant un jeu win-win pour tous : pour les populations de l’UE actuelle, une protection par rapport à la peur – injustifiée – de l’Islam ; pour la Turquie, en lui assurant une sortie par le haut et une perspective de prospérité ; pour l’UE, par la légitimité nouvelle que cela lui confère ; pour l’Euroland, par les gains de l’intégration politique, économique et sociale ; pour les entreprises, par l’accès à des nouveaux marchés ; pour le monde, par une assurance renforcée de stabilité dans la région. Cette adhésion doit devenir le catalyseur de nos énergies positives pour relever le défi de l’Europe de demain. Il n’y a désormais plus de plan B : il nous faut un Maastricht budgétaire, un Maastricht de l’Industrie et des Services, un Maastricht de la recherche, un Maastricht des Universités, un Maastricht des systèmes sociaux. Jacques Chirac doit assumer ses responsabilités jusqu’au bout. Ou son successeur !
    M C
  • romain garnier
    Le 06 Octobre 2005 à 17 h 46 min
    L'elargissement de l'Europe a 25, meme s'il represente un progres spectaculaire, a pour moi sceller l'arret de mort d'une europe forte politiquement.
    Je ne comprends toujours pas quelles etaient les raisons de cette fuite en avant? Pourquoi elargir l'Europe avant de l'approfondir et d'en ameliorer les institutions?

    Pour sortir de l'impasse actuelle, la France pourrait etre l'instigateur d'un nouveau projet europeen, celui d'une europe encore plus integree. Le fameux plan B serait alors un projet de constitution plus ambitieux redige par la France et quelques pays europeens (les 6 pays fondateurs et l'espagne?).

    Des hommes politiques de ces 7 pays pourraient dans un premier temps, co-ecrire un projet de constitution et faire avancer concretement l'idee qu'une europe plus integree, plus forte et fiere de ses valeurs est possible et a portee de main.
    romain garnier
  • Franck Descubes
    Le 06 Octobre 2005 à 17 h 12 min
    Bonjour Monsieur Juppé
    je suis un francais expatrié au Canada depuis 2 ans, et je tenais à réagir à votre article sur le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE.
    Je suis un fervant partisan de l'Union, mais d'une union batie sur le rêve politique d'une intégration poussée entre pays proches, pas d'une Europe grand marché unique. Le processus d'adhésion de la Turquie représente la fin de ce rêve, pour deux raisons: le mépris encore affiché des opinions publiques nationales (pourtant assez clair je crois en la matière)par les autorités de leur pays, et ensuite la promotion d'une Europe résumée à une zone de libre échange. Or je croyais à un projet plus politique, à la construction d'un ensemble cohérent partageant valeurs, ambitions et histoires. Je crois en effet très fort au concept de groupe avancé, un ensemble de pays qui iraient plus loin dans l'intégration. Mais avons nous les dirigeants pour?
    Je dois bien avouer que j'étais venu au Canada seulement pour 2 ans, pour vivre une expérience personnelle et professionnelle enrichissante, mais l'état de la France et de l'Europe ne poussent pas au retour. Et c'est le plus navrant.
    Situation économique intérieure, climant social, position internationale: le constat est sévère, surtout pour notre classe dirigeante. Je ne peux m'empêcher de citer l'article d'Éric le boucher du Monde du dimanche 29 lundi 30 mai 2005 : la france sociale n'est plus capable d'exporter autre chose que ses échecs!
    et dire que je suis rentré à Sciences-Po en même temps que vous arriviez à Matignon, les yeux plein de rêve et d'ambition, il y a maintenant 10 ans.
    Cordialement et j'espère vous rencontrer à Montreal un jour.
    Franck Descubes
  • marco bassonrad
    Le 06 Octobre 2005 à 16 h 42 min
    La preuve : les réactions sur le forum de TF1 ! Les voici :
    le 04/10/2005 à 09h32

    Qu'elle est étendue l'Europe géographique ! ! ! Et pourquoi pas dans quelques années une demande d'adhésion de la Syrie, de l'Iran ou de l'Irak ? ? ? Ces pays sont des pays frontaliers avec la Turquie... Remarquez, il y a bien les clubs de foot israëliens qui jouent les coupes d'Europe... L'Europe est décidemment très étendue ! ! !

    Vincent, Nice

    le 04/10/2005 à 09h32

    C'est faire entrer le loup dans la bergerie

    Kiki, La couture boussey

    le 04/10/2005 à 08h47

    Entre les syndicats de gauche et les hommes politiques celà fait bien longtemps que le peuple n'a rien à dire . Et dans l'affaire de la Turquie , on n'est est jamais qu'a un abus de pouvoir de plus .

    Rde, Zcxds

    le 04/10/2005 à 08h25

    Une fois encore, les votes du peuple de France n'a pas été respecté ; pourquoi Chirac a dépensé encore 40 à 50 millios euros pour organiser le référendum ? ? ?

    Jean Michel, Tarbes

    le 04/10/2005 à 08h06

    Ouvrir la porte à la Turquie en Europe c'est ouvrir la voie au FN chez nous

    Jean, Lyon

    le 04/10/2005 à 08h06

    Une fois de plus les députés européens se moquent du peuple européen. Ils savent ce qui est bien pour nous, nous sommes certainement trop idiots pour comprendre l ?Europe, la preuve : on a été trop stupide pour comprendre les enjeux du dernier référendum. Mais la faute à qui ? c ?est quand même bien nous qui les avons envoyés au parlement européen ! La prochaine fois, avant de mettre votre bulletin dans l ?urne, réfléchissez !

    Patrick, Paris

    le 04/10/2005 à 08h01

    On se moque apparement de l'opinion publique europeene, majoritairement hostile a l'entree de la Turquie... il ne faudra pas venir se plaindre apres si les gens votent a l'extreme droite... les partis "traditionnels" ne sont plus crédibles puisqu'ils n'ecoutent pas la voix du peuple....

    Regis, Paris

    le 04/10/2005 à 05h28

    Les Européens ont été trahis par leurs dirigeants. Pour ma part, ce sera FN ou MPF dorénavant. Fini les compromis.

    David, Montreal

    le 04/10/2005 à 04h29

    Cher Montjoye, En matiere de politiciens vereux, crois moi, l'Europe n'a pas l'exclusivite. Ici(l'etat du gouvernateur)c'est pas mieux.

    Muriel, Goleta

    le 04/10/2005 à 02h45

    Raison de plus (s'il en fallait encore) pour voter Le Pen ou De Villiers en 2007. Merci de publier.

    Olivier, Paris


    Il est plus que temps que chirac , pitre grotesque ,quitte la scene politique

    marco bassonrad
  • lucie bourgeois
    Le 06 Octobre 2005 à 16 h 12 min
    Bonjour,

    Juste une question.

    Le projet de constitution européenne a été rejeté massivement par les Français et les hollandais et des sondages montrent que d'autres grands peuples européens comme l'Allemagne refusent l'entrée de la Turquie dans l'UE. Partant de là l'Europe continue mais sous la règlementation du traité de NICE, si je ne m'abuse.

    Est-il exact que ce traité de Nice stipule que le nombre maximum de pays dans l'union ne doit pas dépasser 27 ?

    Si oui l'entrée de la Turquie est illégale vu que nous sommes déjà 25 et que les 2 places restantes sont déjà réservées à la Croatie et à la Roumanie.

    Dès lors les opposants à l'entrée de la turquie ne peuvent ils pas engager une procédure d'annulation des pourparlers en vue de l'entrée de ce pays étant donné que de Turquie dans l'UE il ne saurait en être question en vertu du traité de Nice sauf à penser que nos Zélites espèrent toujours nous faire revoter sur une consitution rénovée .
    Avez vous une réponse?

    Cordialement,

    lucie bourgeois
  • M C
    Le 06 Octobre 2005 à 15 h 25 min
    Etant moi-même chef d’entreprise, je ne peux être totalement objectif dans la réponse à votre question sur la réalité quotidienne de l’entreprise ; pour autant, je ne me prends pas pour un super héros car mes contacts réguliers avec mes clients me rappellent régulièrement à mon devoir d’humilité et je suis également très conscient du facteur chance dans la réussite d’un projet d’entreprise. Plus généralement, je suis convaincu que les entreprises restent un lieu privilégié – comme certaines universités à dimension internationale d’ailleurs – pour découvrir les autres, pour appréhender la réalité des différences culturelles mais aussi les processus de convergence culturelle à l’œuvre ; d’ailleurs, même Karl Marx reconnaissait à l’entreprise une capacité unique à proposer un épanouissement pour ses travailleurs. La faillite, les irrégularités font partie du monde des affaires ; ce qui me semble aujourd’hui intéressant et ce qui constitue un phénomène de plus en plus visible, c’est que les entreprises qui réussissent sont celles qui savent prendre des risques calculés mais aussi celles qui gèrent efficacement, sous la houlette de managers compétents et dévoués, leurs mutations managériales ; en particulier, lorsque celles-ci parviennent à ériger comme valeurs indispensables et récompensées la franchise et l’exigence de soi ; l’histoire de General Electric l’atteste à une très grande échelle. En France, je ne connais personnellement que très peu le monde politique et les politiques en général – en dehors d’un ministre récemment éjecté du gouvernement et amateur de plongée à l’autre bout du monde – , mais un élément majeur me semble indiscutable : le manque de représentativité en termes de classes d’âge, de répartition des sexes, de représentation des minorités ethniques ou de parcours de vie (séjours prolongés à l’étranger, bi/tri lingues, formations initiales, identité des professions d’origine : fonctionnaires / droit / médecine). Ce manque de diversité – qui existe d’ailleurs à la tête du CAC40 mais pas du NASDAQ ou de l’AIM – aboutit nécessairement à une réduction du niveau général de la classe politique et à un conformisme qui réduit de facto la qualité des solutions proposées. Individuellement, je ne crois pas que les hommes politiques français soient des nuls ; je pense que à l’inverse des entreprises qui s’adaptent, le système politique français est bloqué et son fonctionnement aboutit à des contre-sens en termes de solutions pratiques. Les résultats ne sont donc pas au rendez-vous. On aurait pu penser par exemple que l’arrivée de Francis Mer ou de Thierry Breton, tous deux hommes d’entreprise reconnus, allait apporter du sang neuf. Je constate à regrets qu’ils se font broyés par un système et une mécanique alors qu’ils ont plutôt bien – voire très bien – dirigé leurs entreprises. Même si ce n’est pas réjouissant pour la France, cela permet de comparer les hommes politiques « professionnels » aux chefs d’entreprise qui se lancent en politique et pour moi, c’est plutôt match nul. D’ailleurs, pour finir sur lui, Jack Welch a clairement expliqué dans son dernier livre qu’il serait incapable de faire la politique car il considère ne pas en avoir les qualités…
    M C
  • ahmed rezgui
    Le 06 Octobre 2005 à 14 h 58 min
    Monsieur le Premier Ministre,

    J'ai réagi à cette question dans le blog de Monsieur Serge Vincent, Président de la commission de la Défense
    ai Sénat de notre République. Je ne faisais pas de l'adhésion de la Turquie à l'Europe en priorité les questions économiques, mais plutot une cohésion stratègique d'exemple pour ceux et celles que les conflits et les guerres fragilisent la genèse et la jeunesse.
    Monsieur Badinter a mis en avant dans son analyse sur cette question, la présence de la Turquie au conseil de l'Europe depuis la fin de la guerre 39/45, et depuis ce temps, les fiançailles ont été scéllées, et maintenant c'est le chemin du mariage.
    Long peut etre.Il aura lieu. Bonne route
    à l'Europe et sa jeunesse. Un réel destin pour la paix, une nouvelle Lumière.
    Amicalement
    Ahmed REZGUI
    WWW.CULTURE.FR
    ahmed rezgui
  • b garcin
    Le 06 Octobre 2005 à 14 h 49 min
    Une large zone de libre échange n'est pas incompatible avec une Nation européenne à périmètre plus réduit.
    Le débat actuel mélange les deux.

    L'ouverture économique contribue utilement à stimuler nos sociétés sclérosées dans le corporatisme et le clientélisme. Un réajustement est indispensable face au tiers monde qui est concurrentiel car il n'est pas prisonnier du "train de vie" occidental.
    Mais cet élargissement dilue notre identité culturelle: dans un système de valeurs éclaté et écartelé c'est le plus petit dénominateur commun qui s'applique.

    Oui une fédération restreinte d’états nations est une alternative. Elle est complémentaire : les bonnes questions pourront être posées dans un tel projet.
    Il reste à trouver les porteurs de cette ambition naturelle et de bon sens. Car sa difficulté est bien d’être de bon sens. Le politiquement correct interdit le bon sens au profit de concepts mous destinés à contenter tout le monde mais qui ne satisfont personne. Car ces concepts sont dépassés, mais personne n’ose encore le dire.
    Il faut aux porteurs de cette cause le courage de défendre les valeurs fondatrices de notre sous continent.
    Il faudra oser publiquement admettre les racines chrétiennes de l’Europe, soutenir cette évidence sans être perçu comme un ayatollah de la chrétienté.
    Il faudra oser dire que le roi est nu, affronter le déni de cette réalité.
    Il faudra aussi que l’élan procède d’une volonté des nations concernées, pas de technocrates qui infligent des centaines de pages de constitution incompréhensibles.

    Je ne crois pas que par leur récent vote les Français aient dit « non » à un tel projet.
    b garcin
  • Denis Mballa-Owono
    Le 06 Octobre 2005 à 14 h 32 min
    Monsieur le Premier Ministre,
    Vous avez de bonnes raisons de refuser l'entrée de la Turquie au sein de l'Europe en tant que membre à part entière, mais pour ma part je crois que vous avez tort.Cette grande Nation musulmane n'appartient pâs au monde arabe. Elle se veut résolument européenne depuis Ataturk. Cela fait plus de quarante ans que ces gens clament leur européanité. En sport, ils gagnent des médailles au nom de l'Europe. Donnez leur la chance de se construire politiquement économiquement et socialement au sein de l'Union Européenne comme ils le font si bien dans toutes les confédérations sportives européennes.Je vous écris du Cameroun
    Denis Mballa-Owono
  • Alexandre MORA
    Le 06 Octobre 2005 à 14 h 28 min
    Quelle pièce ! je trouve remarquable le dernier acte orchestré par Tony Blair et José Manuel Barroso à l'encontre du MAE autrichien... Une Turquie vaut bien une Croatie... L'ironie est aujourd'hui très certainement et malheureusement le seul moyen d'aborder le spectacle offert à la tête de l'Union. Non obstant la crise ouverte par le NON au référendum, voilà que notre Président, pour qui j'ai le plus grand respect, se lance dans un bras de fer avec la Commission et plus particulièrement son exécutif...
    Quelle chance finalement que les Français soient plus occupés par les grèves ou le conflit de la SNCM que par le jeu politique européen.
    Alexandre MORA
  • Patrice D.
    Le 06 Octobre 2005 à 13 h 18 min
    Je trouve que vous avez entiérment d'accord sur ce point de vue là. Je suis belge, donc aucun rapport avec la politique fancaise, ni d'affinités ou de connaissances de votre politique. Mais cette idée d'entrée de la Turquie me parait bizzare. Au lieu de construire une Europe gigantesque, regroupant pleins de pays, essayons déjà de faire vivre les bases de l'Europe construire il y a déjà bien logtemps. C'est comme si on venait de commencer à construire une gigantesque demeure, mais qu'on essaye déjà d'y ajouter une piscine, un abri de jardin...Bref tout ce qui n'est pas encore utile, tant que la batisse n'est pas solidement construite.
    Mais ça fait toujours peur de dire que l'on est contre l'entrée de la Turquie, on fait vite l'amalgamme entre ce refus et le racisme. Je ne vois pas ma pensée comme une pensée raciste, mais comme une pensée raisonable, il faut d'abord des fondations solides!

    Bonne continuation à vous.
    Amicalement
    Patrice D.
  • Pascal TIERCE
    Le 06 Octobre 2005 à 11 h 49 min
    A la suite de la journée d’action syndicale du 4 octobre dernier, le président Chirac vient d’appeler le gouvernement à "écouter l'ensemble des Français".

    Presque au même moment, Monsieur le Président accepte, avec l’ensemble des dirigeants européens, que l’Union européenne ouvre des négociations en vue de l’adhésion de la Turquie. Son argumentaire, entendu au journal de 20h. : soit nous offrons à ce pays la possibilité de nous rejoindre, soit nous courons le risque de le voir basculer dans l’islamisme.

    Si, d’ordinaire, j’apprécie les engagements du président de la République en matière de politique extérieure, je dois avouer que j’ai du mal à comprendre sa position actuelle.

    En effet, l’adhésion d’un pays de 70 millions d’habitants aujourd’hui - 100 millions à l’horizon de 15/20 ans date de l’entrée éventuelle dans l’union – en fera ipso facto l’arbitre des décisions européennes ; alors que ce pays, dont les traditions, la culture et naturellement la religion sont très éloignées des nôtres, sera celui qui a le moins d’expérience dans la pratique des institutions européennes. Les principes démocratiques, comme les droits de l’homme (et de la femme), sont encore balbutiants en Turquie et il est aventureux de penser que dans 15 ans les choses auront suffisamment évoluées pour atteindre le standard des pays de l’union. D’ailleurs, l’attitude intransigeante actuelle de la Turquie devrait interpeller nos décideurs.

    D’autre part, penser que parce que l’Europe va intégrer ce pays musulman cela l’empêchera de tomber dans l’islamisme est un peu surprenant. Cela n’a, à mon sens, rien à voir. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les difficultés qu’ont les pays de l’union avec les groupes fondamentalistes et le prosélytisme musulman dans nos banlieues.

    La majorité des peuples européens (Allemands, Italiens, Français, Autrichiens…) sont contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et ceci avec des pourcentages sans ambiguïté, allant de 60 à 80%.

    Aussi, il est difficile de suivre la logique actuelle du président qui d’un coté demande au gouvernement d’écouter les Français et de l’autre, écarte leur volonté en validant l’ouverture de négociations en vue de l’adhésion de la Turquie. Vous noterez d’ailleurs qu’il n’est même pas prévu de plan « B » dans ces négociations avec par exemple la constitution d’un accord de partenariat renforcé. Si dans 15 ans, l’Europe des peuples dit non à la Turquie, que fait-on ? La guerre ? Monsieur de Talleyrand n’aurait certes pas apprécié ce genre de quitte ou double et cette imprévoyance diplomatique.

    Mais le danger de ces illogismes apparents me semble résider, à court terme, dans les interrogations qu’ils peuvent susciter dans l’esprit de nos concitoyens. Une défiance accrue des électeurs dans la sincérité et la loyauté de nos dirigeants hypothéquerait les chances de notre mouvement d’obtenir une majorité de gouvernement aux prochaines élections, au moment où les partis des extrêmes font le plein des voix de mécontents.

    Tels sont les éléments d’appréciation qu’il m’a semblé utile de vous communiquer. Je vous prie de voir dans ces propos, non une critique de l’action présidentielle, mais une interrogation sur la politique européenne de notre pays et l’expression d’une inquiétude sur l’attitude de nos dirigeants en matière de communication avec leurs concitoyens.

    Très respectueusement.
    Pascal TIERCE
  • Didier L.
    Le 06 Octobre 2005 à 11 h 48 min
    je pense que l'Europe fédération d'états-nations n'est pour moi pas un rêve, mais une chimère, au moins pour les 2 ou 300 ans qui viennent ...
    Il y a quasiment autant de pays que de langues différentes.
    Quasiment autant de culture que de pays, une histoire différente à chaque fois.
    Comment imaginer, qu'un jour, un paysan périgourdin ou landais (au choix, vous prenez ce que vous connaissez le mieux) empêtré dans ses problèmes de proximité, vote pour un candidat Estonien, Lituanien, ou même Allemand, en se disant : "ce type, ou cette femme, c'est sur, elle va s'occuper de moi, et ça ira tout de suite mieux" (remarquez, l'époque récente a montré que les parisiens d'origine corrézienne n'y pouvait rien non plus).
    Alors, va pour la zone de coopération économique privilégiée ou le paysan périgourdin ou landais pourra écouler ses stocks (à quel prix, d'ailleurs ?), va pour l'espace de défense commun pour être de taille face aux menaces, mais guère plus.
    Dans cette optique, 80 millions de turcs consommant des produits occidentaux et controlant nos frontières à l'est vaut mieux qu'une turquie laissée pour compte, aigrie, avec en tête des ressentiments dangereux.
    Pour moi, M Chirac se révèle sur le tard fin visionnaire des grandes évolutions du monde. Et il met de côté, il était temps, les considérations de basse politique qui lui ont fait si souvent dire tout et son contraire avec la même conviction.
    Didier L.
  • Gérard Sarazin
    Le 06 Octobre 2005 à 11 h 02 min
    L'idée pourrait être séduisante de voir une Europe double : l'une politique en Zone Euro et l'autre en zone de libre échange et donc en partenariat étroit pour les membres hors Zone Euro. Ceci aurait le double avantage de réduire, sinon de faciliter, l'union politique d'une Europe restreinte, et de pouvoir accueillir des pays comme la Turquie et d'autres, sans avoir à craindre une dilution dans une Europe disparate. Voici quelque chose qui pourrait peut-être faire réfléchir nos amis britanniques et leur faire choisir un camp, en ayant plus un pied à l’intérieur de l’Europe et l'autre à l’extérieur.
    Gérard Sarazin
  • Damien LEVADOU
    Le 06 Octobre 2005 à 10 h 34 min
    Monsieur,

    En guise de réaction, permettez-moi de vous soumettre l'analyse très juste de Bernard-Henri LEVY dans l'avant-dernière livraison du point:

    "De deux choses l'une.

    Il y a deux conceptions de l'Europe, deux visions philosophiques de son avenir et de son être, deux façons de définir ce qu'être européen veut dire, qui impliquent, sur la question de l'éventuelle entrée de la Turquie, les deux points de vue opposés.

    Ou bien l'Europe est un lieu. Un espace borné, déterminé. Et, comme tous les lieux, elle a sa limite. Donc son dehors. Donc son autre. Et cet autre a toutes chances de demeurer l'altérité historiquement fondatrice qui, après la chute de l'Empire romain, s'appelait déjà l'islam. L'Europe comme un continent. L'Europe comme une contention. Le résultat, plus exactement, d'une formidable contention continentale qui fait qu'un bout de terre, un jour, s'est séparé de son autre, l'a exclu, puis endigué. Le refus de l'entrée de la Turquie, que l'on en soit ou non conscient, est toujours le fruit d'une adhésion à ce processus de contraction territoriale qui est l'un des noms, donc, de l'Europe.

    Ou bien l'Europe est un concept. Une figure de l'Etre et de l'Esprit. C'est cette aspiration à l'Universel dont Husserl disait, dans sa conférence de 1935, qu'elle est « l'esprit » même de la philosophie et qu'elle renaîtra grâce à « l'héroïsme de la Raison » surmontant « définitivement » sa tentation « naturaliste ». Elle n'a, alors, pas de limite. Pas de frontière vraiment prescrite. Elle n'a pas de « fond », pas de « Grund » au sens de Heidegger, et n'a pas non plus d'altérité à laquelle elle aurait à se confronter. Il n'y a plus, dans cette perspective, aucune espèce d'objection à ce qu'un pays d'ancienne culture musulmane comme la Turquie puisse, dès lors qu'il s'inscrit dans le fil de l'héroïsme de la raison, adhérer à la Constitution de l'Europe."

    Il faut choisir entre l'espace et le concept, entre la raison et le coeur.

    Vaste débat...


    Damien LEVADOU
  • Philippe Musquar
    Le 06 Octobre 2005 à 10 h 25 min
    Je suis entièrement d'accord avec vous. Le projet d'union politique forte pour peser sur les affaires du monde et la vision d'un grand marché soutendu par des modes de coopération plus lâches ne sont pas nécessairement incompatibles. Encore convient-il de les dissocier clairement.

    Pour la mise en oeuvre d'une telle idée, je vois toutefois deux difficultés majeures.

    La première tient à la force symbolique considérable que semble avoir acquis dans les pays candidats -la notion d'adhésion "pleine et entière". Ce symbole dépasse le contenu même du projet européen et toute formule alternative est vécue par les pays concernés comme une humiliation politique. Les récents développements du dossier turc en sont l'illustration.

    La deuxième difficulté est encore plus grande. Qui prendrait l'initiative ou la tête d'un "noyau dur" européen déterminé à aller plus vite et plus loin sur la voie de l'union politique? Pas la France en tout cas, encore sonnée par les résultats du referendum et dont de récents sondages indiquent qu'elle est devenue le pays le plus europhobe ou euro-réticent de l'UE (cf les récents articles du Monde à ce sujet). Quant à l'Allemagne, on sait ce qu'il en est pour le moment ...

    Une belle idée donc. Mais la situation à encore le temps de se dégrader et l'UE de s'élargir au delà des limites du "gérable" avant qu'elle puisse être appliquée.

    Philippe Musquar
  • AZAN Jean
    Le 06 Octobre 2005 à 09 h 30 min
    N’est-ce pas le rôle principal d’un homme politique de voir grand et loin ?

    L’humanité depuis des millions d’années construit ce que j’appelle « la chaîne cellulaire » : l’Homme, la famille, la commune, des cellules d’importance intermédiaires (canton, département, länder, région, province, …) l’état-nation. Toutes sont aujourd’hui gérées, plus ou moins bien. Elle en est là. Avec les progrès des transports et des télécommunications, sous la menace de l’arme nucléaire, de la pollution, de la pénurie, l’Homme constatant qu’il n’est qu’un naufragé de l’espace sur un vaisseau Terre aux dimensions limitées, n’est-il pas en train d’accélérer la finalisation de cette chaîne cellulaire et d’achever son œuvre par la création de la nation mondiale ? Le chemin qui reste à parcourir avec les moyens dont il dispose est beaucoup plus court que celui qu’il parcourut depuis ses origines, débutant sa marche dans le plus total dénuement.

    La construction européenne s’inscrit dans ce vaste mouvement. La vague d’adhésions partie de l’Allemagne et de la France, rejoint très rapidement par le Bénélux et l’Italie, peut largement s’étendre au-delà des frontières de l’Europe géographique, frontières totalement arbitraires. Pourquoi ne pas penser voir un jour l’adhésion de la Fédération de Russie, dictée par les conséquences d’une démographie catastrophique, et pourquoi pas, celle du Canada et des USA, suivis par le Mexique dont les populations ne feraient que rejoindre leurs origines ?

    L’union avec la Turquie présente un très grand intérêt parce qu’elle apprendrait aux Hommes de deux grandes confessions, à vivre ensemble et servirait d’exemple, en ce domaine, au reste du monde. C’est la nation islamique avec laquelle il est le plus facile de s’unir : les Turcs le souhaitent, ils ont une culture laïque qui facilite cette union; leur histoire ancienne, principalement celle de leur façade méditerranéenne, est commune à celle de l’Europe

    Le principal problème concerne la gestion de ces populations réunies. La gestion n’est pas une fin en soi et inculquer à cette discipline une notion de rendement serait salutaire. Il est anormal que 274 millions d’Américains puissent se gérer avec seulement 50 Etats et un parlement fédéral comprenant 535 députés et sénateurs, là où 274 millions d’Européens supportent le coût exorbitant de 8 Etats, 106 régions, ces états possédant des parlements totalisant 3886 députés et sénateurs. En France, la seule Assemblée Nationale utilise 1400 fonctionnaires pour la servir.

    Comme la pierre jetée dans l’eau provoque des vagues concentriques successives, une seconde vague devrait partir de ces six premières nations, une vague de fusion d’elles-mêmes en une nation, la Nation Europe, qui pourrait fort bien, dans les siècles futures, voire seulement dans les décennies, devenir la Nation Terre.

    C’est tout le sujet de mon livre L’HOMME, LE CHOMAGE, L’EUROPE, que j’espère, vous avez pu récupérer sur le net.

    Jean AZAN
    AZAN Jean
  • Feulvarc'h Jean-Francois
    Le 06 Octobre 2005 à 03 h 15 min
    L'"Europe" sera donc :
    - au mieux, une zone de libre échange (comme l'ont toujours souhaité les anglo-saxons).
    - au pire, un ensemble assez incohérent, voire en voie de Balkanisation.

    Bonne chose ou pas, il faut, comme vous le sous-entendez, faire son deuil d'une "Europe politique".

    Fini donc le rêve (narcissique) franco-français. Celui d'une Europe construite sur notre modèle monarcho/administratif/centralisateur français, mort sous le coup fatal de l'élargissement au delà de la dizaine de membres (confirmé par le non francais au référendum de mai 2005).

    Quel autre utopie nos dirigeants peuvent-ils (ou doivent-ils) aujourd'hui nous proposer pour les 20 prochaines années ?

    Aucune. Au rêve doit se substituer la réalité, la vérité dite à propos de notre pays. La fin des mensonges par omission "des politiques". Indispensable pour provoquer un sursaut national !

    Chaque jour le montre, la France tombe, le France est en combustion (et on devine comment une combustion peut finir !).

    Il y a urgence à :

    1) "balayer devant notre porte"
    La France est malade depuis plus de 20 ans. Les symptômes sont visibles à l'oeil nu : institutions exangues, perte de confiance en l'état, du sens civique, cynisme général, classe politique médiocre à renouveller, chômage de masse etc...

    Le citoyen lambda se pose de multiples questions, par exemple : pourquoi est-il (quasiment) impossible d'être élu sans appartenir à un parti ?
    Et pourquoi ne peut-on pas être élu en disant au préalable ce que l'on va vraiment faire ...une fois élu ? (faites le test !)


    2) faire connaitre de tous, et expliquer sans relâche, un audit de la situation économique nationale...
    Dont la conclusion serait vraisemblablement la suivante : vu l'extrême gravité de la situation économique (déficits, mondialisation), faute d'action RADICALE, la France pourrait se trouver en banqueroute dans quelques années (comme l'Argentine !).


    3) faire un grand bond en avant (démocratique, social et technologiqueà après une période difficile de remises en cause suivie de changement radicaux). c'est possible tant les forces créatrices de richesses sont potentiellement fortes en France.
    Encore faut-il les libérer des multiples pesanteurs (bureaucratiques, fiscales, culturelles) et surtout cesser de promouvoir une société de rentiers.

    Un vrai changement de culture ! Les énarques, X, Mines, etc.. aujourd'hui au pouvoir en sont-ils capables ?

    "Message au prochains candidats à la présidence de la République" :
    Une action vraiment radicale, du courage... est-ce trop demander, avant que d'en arriver à une révolution dans la rue ?


    Tout le reste, y compris les discours sur l'Europe, est hors sujet tant que les urgences de notre pays n'ont pas été prises à bras-le-corps.

    Feulvarc'h Jean-Francois

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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