Blog Notes d'Alain Juppé

Typographie

Publié le 07/01/2005 par Alain Juppé

J’ai plein de choses à vous dire ce matin : droite-gauche (vos réactions sont nombreuses et riches), laïcité (il est bien vrai que le voile n’épuise pas le sujet)… Mais, j’ai une réunion importante sur les relations euro-méditerranéennes dont je vous reparlerai sans aucun doute.
Alors juste un petit clin d’oeil à tous ceux qui me donnent de judicieux conseils typographiques (ah! la virgule!) : une de mes découvertes sur la toile, c’est l’extrême sensibilité des uns à la typographie … et l’extrême indifférence des autres (parfois les mêmes) à l’orthographe . Diversité du web!
07-01-05

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11 commentaires pour « Typographie »
  • laurent lataste
    Le 13 Janvier 2005 à 12 h 40 min
    je sais pas pourquoi mais je sens une pointe d'énervement dans ce texte...Vous êtes en première ligne de part votre notoriété du coup on vous critique sans doute plus facilement, regrettable ou pas c'est comme ça. Il faut l'accepter non? Ca fait partie des régles du jeu non?
    en tout cas si on vous reproche l'oubli de virgules, on ne peut qu'admettre que vous êtes une boîte à idée formidable et c'est sans doute ça l'essentiel...
    laurent lataste
  • lisa véran
    Le 12 Janvier 2005 à 11 h 59 min
    Bonjour,
    et tout d'abord bravo pour être mis aux nouvelles technologies. Vous verrez, le blog c'est l'avenir, pouvoir communiquer avec des hommes politiques qui jusque là, sembalient inacessibles...
    Jeune étudiante, je me sens très concernée par l'intégration méditerranéenne, moi-même étant fière d'être originaire de la plus belle région du monde.
    A quel titre intervenz-vous dans un sommet sur ces relations? Peut-on envisager un jour un partenariat efficace?
    Merci pour votre réponse à ce sujet et continuez de vous battre sur la scène politique car comme notre cher Président a dit, vous êtes l'un des meilleurs!
    lisa véran
  • nicolas bonnard
    Le 09 Janvier 2005 à 20 h 10 min
    J'a lu il y a quelques temps les mémoires du général de Gaulle. Outre son impressionant style littéraire, j'ai été frappé tout au long de ces deux livres par sa volonté de s'investir pour la France. Il n'y avait pour lui aucune raison d'être de droite ou de gauche: son seul leitmotiv était la France: sa puissance, sa liberté, son économie, son indépendance...
    Je crois qu'il n'a finalement jamais fait "carrière" que ce soit dans l'armée ou en politique: il s'était tout simplement donné à sa patrie, un peu comme un religieux qui voue sa vie à Dieu.
    Par les temps qui courent, on entend souvent cette vieille rengaine disant que tous les hommes politiques sont des pourris. Je crois au contraire qu'un grand nombre est encore capable de s'investir totalement.
    Habitant une petite commune de Gironde (Léogeats), je suis impressionné par la mutation que vous avez opérée à la ville de Bordeaux.
    Juste un mot: Merci!
    Nicolas
    nicolas bonnard
  • rln rln
    Le 07 Janvier 2005 à 19 h 32 min
    C'est vrai que le typographie c'est important, ça fait partie de la ponctuation, et donc du style. Les fautes d'orthographie peuvent aussi faire partie d'un style. Et comme le dit Buffon : « Le style, c'est l'homme même. »
    rln rln
  • Pierre-Emmanuel Thiard
    Le 07 Janvier 2005 à 14 h 50 min
    Bonjour Monsieur Juppé,

    dans le cadre de mes cours de Sciences Po, il m'est venu une réflexion sur la sempiternelle "réforme de l'Etat" : cette expression, pour vous l'avouer franchement, m'agace de plus en plus.

    D'abord parce que, utilisée à toutes les sauces, ânonnée dans n'importe quelle circonstance, elle est devenue tristement incantatoire et s'est vidée de son sens.

    Ensuite parce que je ne suis même pas sûr qu'elle soit bonne : répéter à tue tête qu'il faut "réformer l'Etat", c'est montrer du doigt la fonction publique et ostraciser les fonctionnaires ("pourquoi ce serait toujours aux fonctionnaires de faire un effort ?"). Cela nourrit le climat délétère d'opposition public / privé dans notre pays.

    Enfin, l'expression "réforme de l'Etat" est trop organiquement connotée : quand on entend "réforme de l'Etat", on pense immédiatement à "réforme de structure", "diminution des effectifs", "redéploiement des directions" etc. Bref, un vocabulaire désincarné et négatif.

    Voilà pourquoi je vous proposerais de parler, désormais, de "management public". Le terme est moderne, l'idée l'est aussi : c'est recentrer la réforme sur l'humain ; c'est affirmer que la réforme de l'Etat passera d'abord par le bien-être de son personnel ; c'est dire que, désormais, on ne parlera plus, au sein de la fonction publique, "d'agents" mais de "ressources humaines".

    Ce changement de philosophie se traduirait, concrètement, par une façon totalement nouvelle d'appréhender le dialogue avec les syndicats de la fonction publique.

    En premier lieu, il faudrait parler d'emblée des salaires, en n'hésitant pas à dire que certains fonctionnaires, primes comprises, sont malgré tout moins bien payés que leurs équivalents dans le privé. Un gouvernement de droite qui afficherait comme priorité la hausse des salaires dans la fonction publique ? Voilà quelque chose qui rafraîchirait la vie politique ...

    Mais le "management public" ne se réduit pas à la question salariale ; il aborde tous les aspects de l'épanouissement dans une carrière professionnelle : prise en compte des demandes des agents - enfin ! - lors des mobilités aux Ministères de l'intérieur, des affaires étrangères ou encore de l'éducation nationale ; développement de l'ECOUTE et du DIALOGUE dans ces univers si cloisonnés et hiérarchisés avec, comme ce qui se fait dans de nombreuses entreprises : entretien bi-annuel entre le chef de service et chacun de ses agents, individuellement ; point annuel du directeur du personnel (rebaptisé "directeur des ressources humaines") avec l'ensemble du personnel ; séminaires annuels pour souder les agents d'un même niveau hiérarchique ou d'une même direction ...

    Le management public, c'est encore instaurer la souplesse statutaire nécessaire pour qu'à tout échelon, les agents puissent demander régulièrement des détachements, mutations, et autres transferts dans une autre fonction publique etc.

    Le management public, c'est enfin - peut-être vais-je vous faire bondir ! - reprendre intégralement les propositions du rapport Silguy sur la modernisation de l'ENA ... Quel sens ont encore ces "grands corps" que l’on croirait hérités des corporations d'ancien régime ? Quelle rationalité au déroulement des stages en Ambassade/Préfecture qui, de l'aveu même des élèves, ne correspondent pas aux motivations des 3/4 d'entre eux ? Quelle pertinence d'un classement de sortie archaïque, opaque et donc peu méritocratique, et déresponsabilisant puisqu'il ne permet aucune prise en main, par l'étudiant de l'Ena, de son futur parcours professionnel ? Résultat : pour un inspecteur des finances heureux, on a 30 administrateurs civils ou sous-préfets frustrés. Ces derniers, s'ils avaient pris en main leur carrière plus tôt dans leur scolarité, si, au lieu de rêver à l'IGF ou au Conseil d'Etat, ils s'étaient, dès leur admission à l'Ena, préparés à des métiers moins prestigieux, certes, mais plus à leur portée, auraient eu une carrière bien plus épanouissante. Et un fonctionnaire heureux, c'est un fonctionnaire qui travaille bien + qui donne une bonne image de son métier.

    Bien-sûr, en contrepartie, l'on pourra généraliser des "primes au mérite" ; réorganiser les services, transférer les personnels.

    Mais cela se fera beaucoup plus facilement. Parce que ce sera dans une logique positive, responsabilisante, "donnant donnant" : "on vous offre enfin de vraies perspectives de carrière mais, en contrepartie, vous n'aurez plus d'excuse pour ne pas remplir vos missions de service public".

    J’ai confiance dans les vertus de ce nouveau contrat : des agents heureux au travail travailleront bien ; ils seront productifs. De plus, les agents de la fonction publique, fussent-ils "marqués à gauche", voient bien où est leur intérêt : ils s'en souviendront le moment venu.

    Alors, Monsieur Juppé, à quand le "Ministère du Management public" ?

    Pierre-Emmanuel Thiard
    UMP Sciences Po
    (toujours !)
    Pierre-Emmanuel Thiard
  • Stéphane M'BAFOU
    Le 07 Janvier 2005 à 13 h 45 min
    Cher M. Juppé,
    permettez moi de recueillir votre impression sur la réflexion suivante.
    J'ai l'impression que le clivage idéologique qui existait entre la gauche et la droite se rétrécit progressivement. A mon sens les partis politiques français risquent de se transformer en partis de gouvernement dans les 10 prochaines années, comme c'est le cas pour les USA et la Grande-Bretagne.
    Au cas où vous partageriez mon analyse,le libéralisme ne serait-il pas pour beaucoup dans cette érosion du clivage gauche-droite?
    Stéphane M'BAFOU
  • David Clérici
    Le 07 Janvier 2005 à 13 h 44 min
    Cette brève d'aujourd'hui (7/01) a provoqué un vrai éclat de rire.
    Comme rire est bon pour la santé, je reste demandeur.
    David Clérici
  • Quiddy Ocean
    Le 07 Janvier 2005 à 09 h 57 min
    La typographie, c'est le seul moyen dans les textes écrits pour faire passer un peu plus de sentiments - et sur le net, on écrit comme on parle, ce n'est pas de la littérature - par exemple, les mots en majuscules sont très agréssifs, on les "crie" en quelque sorte.

    Quand à l'orthographe, ce n'est pas du mépris, c'est juste... Voyons... de la culture de l'instantané (donc on envoie tel quel, sans relire) dans la lignée du "j'écris comme je parle" avec ses fourchements de langues, de grammaire bancale et puisque finalement c'est un texte écrit : ses fautes de typo.

    Et puis c'est aussi vrai que ce n'est plus la culture de l'écrit, maintenant toute la communication se fait par oral. Le net, les e-mails, les chats, les messages instantanés ne sont, en quelque sorte, qu'une "transposition écrite" d'émissions de télévision, de conversations téléphoniques.
    Le multi-média, c'est du son et de l'image, le texte fait son retour avec internet mais dans une forme différente de ce qu'il était avant la télévision.
    Quiddy Ocean
  • Patrice KONRAD
    Le 07 Janvier 2005 à 09 h 28 min
    Le Blog : pouvoir lire chaque jour l'édito de ces leaders d'opinions.

    une liberté extraordinaire..

    un journal pour moi tout seul...

    c'est peut être ça le Grand Luxe ?

    le reste on l'a déja.

    on va quand même pas s'acheter un quatrième téléviseur ou un deuxième micro-ondes.

    Merci à tous ces Blogeurs qui prennent la peine d'écrire (presque) tous les jours.

    ;-)
    Patrice KONRAD
  • Christian LARUELLE
    Le 07 Janvier 2005 à 09 h 05 min
    Alain,laissez tomber ces ronchonnements !
    L'orthographe,d'abord !La typographie,ensuite !
    Et surfez sur la (ou les) vague des vetilles !
    Un Homme comme vous - même s'il sait dissimuler sa grande sensibilité - doit être "blindé" !Alors,laissons le mérinos....
    Un sujet plus sérieux : quid ? de ce projet qui consisterait à "instiller de la proportionnelle" (comme aurait dit l'autre) dans une nouvelle et énième réforme de la loi électorale.
    Veut-on nous programmer une autre diffusion de "L'arroseur arrosé" ?
    La majorité UMP vote trop de lois ! Et les problèmes ne sont pas pour autant résolus .C'est un leurre pour le Pays,...peut-être une thérapie pour certain(e)s élu(e)s.
    VALE !
    Christian LARUELLE
    Christian LARUELLE
  • Jonathan Lagier
    Le 07 Janvier 2005 à 08 h 16 min
    Bonjour,

    En guise d'illustration de vos errances typographiques, veuillez noter que l'on a besoin d'espace pour s'exclamer. Là où l'Anglo-saxon écrira (ou s'écriera) "Oh, my God!", le Français, plein de pondération, lâchera un "Oh, mon Dieu !".

    Ainsi les signes "hauts" de la ponctuation française (points d'exclamation et d'interrogation, point-virgule, deux points) sont suivis ET précédés d'un espace.

    Humblement et respectueusement,

    Jonath
    Jonathan Lagier

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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