Blog Notes d'Alain Juppé

Un pas vers la paix?

Publié le 10/01/2005 par Alain Juppé

Ce matin, enfin une bonne nouvelle dans l’actualité internationale: Mahmoud Abbas a été élu président de l’Autorité palestinienne et succède ainsi à Yasser Arafat. Son élection est incontestable: forte participation, sous stricte surveillance internationale; score sans appel.
Même si, pendant la campagne, il a été conduit à durcir parfois son discours, Mahmoud Abbas est un homme de dialogue et de paix.
Le moment est crucial. Va-t-on sortir du blocage désespérant des trois ou quatre dernières années et renouer, d’une manière ou d’une autre, avec le processus de paix?
Beau défi pour les grandes diplomaties! L’américaine fera-t-elle preuve d’assez de doigté pour inspirer confiance aux deux protagonistes? L’européenne, et tout spécialement la française auront-elles assez d’imagination pour apporter une vraie valeur ajoutée? Les semaines, les mois qui viennent peuvent tout changer au Proche-Orient. Et, pour le coup, la contagion pourrait être vertueuse.
10/01/05

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3 commentaires pour « Un pas vers la paix? »
  • zaïr kédadouche
    Le 12 Janvier 2005 à 07 h 44 min
    Bonjour Alain,

    Tous mes voeux de bonheur pour 2005. Ils sont vraiment mérités...

    J'espère vous revoir très vite parmi nous. Je m'ennuie énormément en politique alors je pars comme dirait la chanson.. pour la 4ème fois aux Etats-Unis donner conférences ou m'instruire du mode d'intégration des minorités. A l'invitation de la maison blanche, je pars semaine prochaine à Washington rencontrer les leaders blacks, latinos, juifs et musulmans.

    Je pilote le groupe du HCI qui va rendre un avis sur la TV et minorités visibles.

    J'assume mon mandat d'adjoint à la jeunesse à la mairie du 17ème.

    Je travaille beaucoup à l'IGEN et en particulier sur académie de Rennes.

    Je suis cette année prof à sciences-po, cours sur histoire et enjeux de la politique de la ville et d'intégration.

    Je suis consterné par le silence politique sur les actes racistes en Corse alors que dans le même temps la personnalité préférée des français est Zidane, fils d'immigrés algériens.

    J'aimerais organiser diner avec Faudel, Rachid Taha, Yasmina Benguigui, Adjani et vous.

    A plus

    Voir livre "ce pays de malheur" Stéphane Beaud, histoire d'un jeune beur et d'un sociologue. Génial pour comprendre la banlieue.

    Zaïr



    zaïr kédadouche
  • Jamel Oulidi
    Le 11 Janvier 2005 à 00 h 11 min
    Cher Monsieur Juppé,
    Avant toute chose veuillez m’excuser pour les fautes d’accentuation, vivant dans un pays Anglophone je ne dispose pas d’un clavier adéquat.
    J’ai quitte la France avec ma compagne afin de vivre une expérience a l’étranger. Nous sommes maintenant en Australie et plus précisément a Sydney depuis a peu près 6 mois. C’est assez paradoxal mais je pense que je n’ai jamais autant suivi les actualités Françaises depuis que je vis à l’étranger.
    La raison pour laquelle je vous écris, en fait il y en a plusieurs, la première est que j’ai beaucoup d’admiration pour vous, la seconde est que j’aimerai vous donne le sentiment d’un jeune homme de 27 ans et sur le regard qu’il porte sur la France depuis son « île ».
    Je suis un enfant ne d’un couple mixte, mon père est Marocain et ma mère du Sud Ouest de la France d’un petit village à cote de Riberac.
    J’ai suivi un parcours scolaire, j’ai envie de dire assez classique préparatoire si dans les faits je sais qu’il ne l’est pas du tout. Apres une classe préparatoire Maths Sup-Spe, j’ai intègre l’Ecole Nationale des Arts et Métiers. A la fin de mon cursus d’ingénieur, je suis rentre a HEC pour suivre une année de cours de Finance/Gestion/Comptabilité dans le cadre d’un Master.
    J’ai ensuite intègre un cabinet d’audit, et travaille actuellement pour notre bureau de Sydney. Mon transfert est censé être d’une durée de deux ans mais je pense sérieusement a m’établir ici de manière définitive.
    La chose est que j’ai un peu honte tout de même… Je suis un pur produit de l’Ecole Républicaine, je n’ai jamais débourse le moindre centime pour suivre les cours de haute qualité qui m’ont été dispenses. En guise de reconnaissance ne devrais je pas au moins travailler pour une entreprise établie en France et payer mes impôts en France?
    Oui mais quelque chose que je qualifierai de « politique sociale incontrôlée » commence a m’exaspère de plus en plus. Je suis définitivement pour une politique sociale, je pense qu’il faut réellement aider les plus faibles…
    Mais combien de personnes ai-je rencontre travaillant 6 mois et se mettant « en repos » auprès de l’ANPE pour un autre 6 mois. A chaque fois le discours est le même j’ai cotise pendant tant d’années a mon tour d’en profiter… j’aurai des milliers d’autres exemples mais la n’est pas mon propos.
    Il y a quelque chose que j’ai du mal a comprendre, dans une entreprise aussi grande ou petite soit elle un certain nombre de contrôle sont mis en place a tous les niveaux (Trésorerie, …). En Dans l’entreprise « France », j’ai réellement l’impression que les contrôles sont défaillants…
    Le rôle des syndicats est important lui aussi je pense mais la manière dont ils mènent les négociations m’exaspèrent: d’abord je refuse tout changement…
    Voici quelques sentiments jetés comme cela…la liste pourrait etre bien plus longue, je pense aussi avoir des idées mais je dois me remettre au travail.
    N’hésitez pas a me faire savoir si vous souhaitiez discuter plus longuement.
    Cordialement,
    Jamel
    Jamel Oulidi
  • Sylvain de Mullenheim
    Le 10 Janvier 2005 à 15 h 36 min
    A Singapour, où je fus étudiant, un professeur américain de négociation enseignait que, dans certains endroits, il n'existe tout simplement pas de solution. Tout au plus peut-on tâcher de gérer le quotidien.

    Les problèmes de l'eau, des réfugiés, de la démographie, du statut de Jerusalem et du raidissement des parties, pour ne citer qu'eux, semblent bien sans solution. En fin de compte, trois facteurs maitiennent le semblant de paix actuel : le soutien des Etats-Unis, le différentiel d'armement entre Israël et ses voisins, et les divisions du triangle Le Caire-Damas-Bagdad. Que un ou deux de ces trois pré-requis disparaisse, et l'histoire de la chute du royaume des Francs se répétera à plus ou moins long terme.

    La paix au Proche-Orient fait penser à l'Union Européenne pour sa nature de cheminement. L'Europe pourrait dès lors non plus se poser en médiatrice ou arbitre, mais aussi comme modèle d'intégration lente d'éléments épars. Et proposer de confier à une organisation palestino-israélienne la gestion d'un intérêt commun non-stratégique, façon CECA. A elle seule la Belgique, et son processus unique de constitution graduelle d'un double état par négociation permanente, peut se révéler une source d'idées. Car si la paix au Proche-Orient ne passe pas forcément par la Démocratie à l'occidentale, elle passe obligatoirement par une forme d'intégration.
    Sylvain de Mullenheim

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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