Blog Notes d'Alain Juppé

Ville de Québec

Publié le 08/09/2005 par Alain Juppé

Hier soir, à Québec, soirée d’hommage à Jean-Paul L’Allier.
Après 16 ans de mandat, le maire de Québec a annoncé qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections municipales en novembre 2005. Ses amis ont voulu lui dire la reconnaissance de ses concitoyens au cours d’un dîner organisé « à l’américaine », très authentique et très chaleureux.
Dans le cadre du jumelage Bordeaux-Québec, j’ai tissé des liens de sincère amitié avec Jean-Paul. Il s’est voué à la modernisation et à l’embellissement de sa ville avec enthousiasme et ténacité. Je me souviens de la visite que nous avions faite ensemble du nouveau quartier Saint-Roch dont il était très fier.
J’ai été heureux d’être au milieu de ses amis pour cet événement exceptionnel. J’ai aimé la façon dont Jean-Paul nous a parlé de son engagement politique, avec beaucoup de noblesse et un enthousiasme tout juvénile.
Parmi les orateurs qui ont parlé de sa vie et de son action, sur un ton très personnel et très émouvant, l’écrivaine Marie Laberge a eu deux trois formules bien senties sur le pouvoir et la politique, par exemple:
« Ceux qui veulent le plus le pouvoir ne sont pas toujours ceux qui l’exercent le mieux ».
Ou encore:
« Jean-Paul, vous parlez franc, ce qui est rare en politique. »
Combien de fois ai-je entendu faire l’éloge d’un homme politique sur le thème: Vous, vous n’êtes pas comme les autres; dans un monde politique carriériste et menteur, vous dites la vérité et vous êtes vraiment au service de vos concitoyens.
C’est à de demander si l’exception ne finit pas par être la règle…

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1 commentaires pour « Ville de Québec »
  • rose megard
    Le 12 Septebmre 2005 à 11 h 06 min
    Vous rapportez "ceux qui veulent le plus le pouvoir ne sont pas forcément ceux qui l'exercent le mieux". Il est évident que les politiques, et surtout les médias en France, devraient s'en inspirer.

    Je suppose que vous suivez ce qui se passe à l'UMP, et dans la vie politique francaise. Vous ne pouvez pas savoir à quel point il est déprimant de suivre au jour le jour tous ces hommes qui s'écharpent sur des idées auxquelles plus personnes ne croient. On entends plus parler que de 2007, échéance de la présidentielle. On a envie de leur crier: nous sommes en 2005. Si d'ici la présidentielle on ne fait que parler de querelles de chapelles économiques, politique, culturelles..., 2007 ne changera rien par rapport à 2002.
    Je sens que la politique se fatigue en France, elle nous fatigue aussi. Les dynamiques partisannes sont opaques, et presques incontrolables. Pendant que le prix du baril s'envole, on ne parle que de l'opposition Chirac/Sarkozy, et des prétentions gauchistes de Fabius?
    Mais où est-elle dans tout ca l'inspiration politicienne, le sang nouveau...??? Où est-elle la vision pragmatique, réaliste qui seule peut commander à des actes sensés et à une vision politique d'ensemble?
    rose megard

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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