Le 11 septembre 2001, le terrorisme international a rappelé au monde sa cruauté aveugle et lâche. Nous avons vu une ville mutilée, un peuple blessé, une grande démocratie meurtrie. Nous avons partagé le chagrin et la douleur d’une nation amie, d’un peuple frère. Le 11 septembre 2001, nous nous sommes tous sentis Américains.
En ce jour, mes pensées vont d’abord à toutes les victimes de ces terribles attentats. A leurs proches aussi, qui ont affronté l’épreuve avec courage et dignité, et qui vivent depuis dix ans dans le chagrin. Elles vont à tous ceux, femmes et hommes, connus ou anonymes, à qui le terrorisme international a coûté la vie ou la liberté - je pense notamment à nos otages.
Avec l’effondrement des tours jumelles, nous avons compris qu’aucun Etat, si puissant soit-il, ne pouvait désormais se considérer comme à l’abri de la menace. Nous avons compris que face à une fuite en avant fanatique, notre vigilance devait être sans faille et notre lutte sans concession. Nous avons pris conscience de la nécessité de ne laisser aucun territoire servir de base arrière au terrorisme international.
Surtout, nous avons compris que dans son combat, la communauté internationale devait être unie et solidaire. La lutte contre le terrorisme n’est pas celle d’un pays contre un autre, encore moins d’une civilisation contre une autre. C’est le combat de la démocratie contre la violence aveugle d’où qu’elle vienne, c’est donc l’affaire de tous. Les tragiques attentats qui ont récemment endeuillé la Norvège nous l’ont rappelé.
La solidarité qui nous unit au peuple américain s’en est trouvée renforcée. Elle s’est renforcée dans toutes les dimensions d’une relation exceptionnelle, dont je mesure la force à chacun de mes contacts avec mon homologue Hillary Clinton. Elle s’est renforcée dans la fraternité des armes, en Afghanistan, où nos troupes sont engagées côte à côte pour faire reculer le terrorisme international.
10 ans après les attentats du World Trade Center, la mort d’Oussama Ben Laden marque un tournant dans la lutte contre le terrorisme et montre que les efforts de la communauté internationale ne sont pas vains. Le développement de la coopération policière et l’échange de renseignement ont permis de faire échouer des projets d’attaques et de démanteler des cellules terroristes. Grâce à un renforcement des coopérations judiciaires internationales, nous avons pu rendre justice aux victimes et à leurs familles.
Pour autant, notre combat n’est pas terminé. La menace évolue sans cesse. Nous sommes désormais confrontés à des mouvements locaux se réclamant d’Al-Qaeda, qui s’implantent dans certaines régions du monde et se nourrissent de la faiblesse des Etats, de la misère des peuples ou des situations de crises. Face à cette menace, nous ne devons pas baisser la garde. La coopération internationale reste indispensable. C’est un combat pour la sécurité. C’est un combat pour la paix et la démocratie.
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Oui, nous avons pris des risques en Libye , tant sur le plan diplomatique que militaire. C’est la France qui a été l’artisan de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’est cette résolution dont nous étions porteurs avec, notamment, nos amis britanniques qui a fixé le cadre légal de l’intervention internationale et qui , in extremis, a épargné à la population de Benghazi un bain de sang programmé. Je n’oublierai pas la solennité de la réunion du Conseil de Sécurité où je me suis exprimé au nom de la France pour emporter la décision.
Au sein de l’OTAN, c’est la France qui a fourni la contribution la plus importante et je veux rendre hommage à nos aviateurs, à nos marins, à l’ensemble de nos forces armées pour leur courage et leur professionnalisme.
Mais, comme en Côte d’Ivoire, les risques pris étaient calculés. La cause, au service de laquelle le Président Sarkozy et notre diplomatie se sont engagés avec constance, était juste puisque c’était celle de la libération d’un peuple et de la démocratie.
L’opinion française et le Parlement nous ont apporté leur soutien. Les plus sceptiques ont vite commencé à parler d’enlisement bien que l’opération n’ait démarré qu’en mars dernier. Aujourd’hui, l’objectif est en passe d’être atteint. Le régime de Kadhafi n’a plus d’avenir. Il faut que les derniers soutiens dont il dispose aient un sursaut de dignité, qu’ils cessent le feu et déposent les armes pour que le sang ne coule plus.
Dès maintenant il faut nous projeter sur l’avenir. Il appartient au peuple libyen et à lui seul de construire la nouvelle Libye pour laquelle il s’est battu. Mais notre devoir est de l’accompagner dans cette renaissance qui ne sera pas sans difficultés. Certes la Libye est un pays qui dispose de richesses potentielles considérables. Ces richesses doivent être mises au service du développement du pays et de son peuple. Tout, ou presque est à reconstruire ou à construire. La communauté internationale doit participer à l’effort , et au premier rang la France , à laquelle son soutien précoce et sans failles donnent un crédit particulier. Une nouvelle page de la relation franco-libyenne va s’ouvrir. Nous allons contribuer à l’écrire avec la même détermination et la même confiance.
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J’écoute les commentaires des uns et des autres au lendemain de l’annonce des mesures proposées hier soir par la Chancelière Angela Merkel et le Président Nicolas Sarkozy pour faire face aux difficultés de la zone euro.
Personne ne conteste que ces mesures sont bonnes: organisation du gouvernement économique de la zone avec une présidence renforcée, adoption d’une “règle d’or ” budgétaire par les 17 afin de montrer leur détermination à réduire les déficits, instauration d’une taxe sur les transactions financières, harmonisation des systèmes fiscaux français et allemand, notamment en matière d’impôt sur les sociétés. Il faudra entrer dans le détail du plan, mais on voit bien d’ores et déjà que le “paquet” est ambitieux et tout à fait à la hauteur des défis que nous avons à relever.
Alors, comme certains ne se complaisent que dans la critique et le dénigrement, ils trouvent que “ça ne va pas assez loin”, et que la panacée serait la création d’euro-obligations permettant de mutualiser la dette européenne. L’idée est certes intéressante. Il faut y travailler. Mais aujourd’hui elle ne fait pas consensus, notamment en Allemagne. Cette réalité, connue de tous, n’empêche pas le PS français, faute d’aucune autre idée positive, de s’accrocher à une pseudo “proposition” dont ils savent qu’ils n’auraient aucune chance de la faire aboutir dans un futur proche, s’ils étaient au pouvoir. Qui ne voit, en effet, qu’une telle réforme ne peut être que le point d’aboutissement de tous les progrès qu’il nous reste à faire pour approfondir l’intégration des politiques économiques, budgétaires et fiscales des Etats qui partagent la même monnaie? Ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Et consacrons tous nos efforts à réaliser ce qui vient d’être si opportunément proposé.
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Il ne suffit pas de proclamer, comme l’ont fait à peu près toutes les grandes démocraties, que “Kadhafi doit partir”. Il faut se donner les moyens d’aider efficacement ceux qui ont pris les armes contre sa dictature.
Les sanctions juridiques et financières décidées par les Nations Unies et l’Union européenne sont utiles. Mais on sait qu’elles ne donnent de résultats qu’au bout de plusieurs mois. Or il y a urgence.
Seule la menace de l’emploi de la force peut arrêter Kadhafi. C’est en bombardant, avec les quelques dizaines d’avions et d’hélicoptères dont il dispose réellement, les positions de ses opposants que le dictateur libyen a renversé la balance. Nous pouv(i)ons neutraliser ses moyens aériens par des frappes ciblées. C’est ce que la France et la Grande-Bretagne proposent depuis deux semaines. A deux conditions: obtenir un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, seule source de droit international en matière d’usage de la force ; agir non seulement avec le soutien mais aussi la participation effective de pays arabes. Cette deuxième condition est en voie d’être remplie: plusieurs pays arabes nous ont assuré qu’ils participeraient. La France, avec la Grande-Bretagne et le Liban viennent de déposer, à New-York le projet de résolution qui nous donnerait le mandat attendu. Le Président de la République et le Premier Ministre britannique viennent d’appeler solennellement les membres du Conseil à l’examiner et à l’adopter.
Il est souvent arrivé dans notre histoire contemporaine que la faiblesse des démocraties laisse le champ libre aux dictatures. Il n’est pas encore trop tard pour faire mentir cette règle. Ce sera l’honneur de la France d’avoir tout tenté pour y parvenir.
C’est donc ici que s’écrit l’histoire. Et même l’Histoire. C’est sur cette place, la place de la Libération, au coeur du Caire, que le peuple égyptien a fait vaciller, puis tomber le régime de Moubarak.
J’aurais aimé y marcher plus longtemps, mieux prendre l’air du temps , écouter les interpellations des quelques dizaines de manifestants qui s’y trouvent encore ce matin. On leur dit que c’est un ministre de France qui passe; ils réagissent immédiatement, les uns avec gentillesse , les autres avec scepticisme , tous avides de dialogue avec le représentant d’un pays qui, visiblement, compte à leurs yeux.
Malheureusement, la “sécurité” me ramène à la voiture alors que je ne perçois aucune agressivité.
Dans un restaurant tout proche, je retrouve une dizaines de jeunes, membres du mouvement du 25 janvier (date de la première manifestation monstre sur la place Tahrir). Pendant une heure et demie, je les écoute me parler de leurs projets, de leurs espoirs, de leurs craintes. Ils m’impressionnent par leur calme et leur détermination à la fois, par leur refus de se laisser confisquer leur victoire qui est celle du peuple, me disent-ils, et non celle d’un parti ou d’une religion. Je me laisse gagner par leur enthousiasme, je rêve avec eux d’une Egypte réconciliée, démocratique, capable de donner du travail à son immense population de jeunes gens et de jeunes filles. Il faut décidément les y aider.
Fin d’un insupportable suspense. Qui sera la candidate socialiste à la prochaine élection présidentielle ? J’ai trouvé : ni Martine Aubry, ni Ségolène Royal, mais, bien sûr, Anne Sinclair…
Les réactions politiques aux propos du Président de la République, hier soir, sont sans surprise: l’opposition critique , parfois avec virulence ; la majorité soutient.
Qu’en pensent vraiment les Français?
On peut au moins affirmer, sans risque de se tromper, qu’il y a un net décalage entre les commentaires des “observateurs” qui disent s’être ennuyés… et l’intérêt soutenu que les téléspectateurs ont porté à l’émission : ils ont été 8 millions à la regarder, 7 millions continuaient à le faire à 23h. Ce sont des scores exceptionnels.
Pour ma part, j’ai apprécié le ton du Président : il a écouté, il s’est laissé interrompre , il a montré qu’il avait une connaissance approfondie des questions qui lui étaient soumises , il a pris le temps d’expliquer la logique de ses prises de position ou de ses décisions. C’était un exercice de pédagogie nécessaire pour répondre aux interrogations des Français. On a senti , à plusieurs reprises qu’il était ému, par exemple devant le magnifique témoignage de ce beau senior de 80 ans qui accompagne son épouse atteinte de la maladie d’Alzeimer.
A-t-il fait assez d’annonces retentissantes? Ce n’était évidemment pas le but de ce dialogue avec les Français. Il s’agissait avant tout de montrer la cohérence des politiques mises en oeuvre.
J’ai retenu trois temps forts:
- d’abord, la façon courageuse dont il assume l’effort de réduction des déficits publics. Ce n’est pas populaire , mais c’est vital . Le  Président a su le montrer.
- ensuite, l’analyse qu’il a faite de la situation de notre justice : le métier de magistrat , a-t-il dit , est à la fois difficile et magnifique. L’institution judiciaire , qui est l’un des piliers de toute démocratie et de notre République , doit recevoir les moyens de fonctionner efficacement. Des efforts budgétaires importants ont été faits en ce sens depuis plusieurs années ; les chiffres de création d’emplois que le Président a donnés sont éloquents. Cela dit, si dans le traitement de telle ou telle affaire , et nous pensons tous à l’abominable assassinat de Laetitia , il est établi qu’il y a eu des erreurs , voire des fautes , au nom de quoi refuserait-on de les sanctionner?
- enfin , la place centrale qu’il a donnée à la lutte contre le chômage et au développement de l’emploi. Les 500 millions d’euros de crédits supplémentaires qui vont être dégagés y contribueront. Mais il est évident que les politiques de l’emploi doivent être encore complétées et améliorées . A court terme et à moyen terme : ce devrait être, à mon sens, l’une des priorités de la prochaine campagne présidentielle et du prochain quinquennat.
Bref , une émission intéressante et riche.
Ce qui nous rend tous prudents, en Europe comme en Amérique, devant le séisme qui secoue la rive sud de la Méditerranée, c’est la crainte de voir arriver au pouvoir des islamistes radicaux. Instruits par l’expérience, nous savons que l’organisation d’élections libres donne souvent la victoire à des partis qui se qualifient eux-mêmes d’islamistes. Certains, comme en Turquie, jouent le jeu de la démocratie. D’autres remplacent une dictature par une autre tout aussi répressive; on le voit en Iran.
Mais l’histoire avance. Les peuples gagnent en maturité. Les progrès de l’éducation nourrissent partout l’aspiration à la liberté.
Prenons donc le seul risque qui soit compatible avec nos principes et nos valeurs: celui de faire confiance aux mouvements démocratiques, de les accompagner, de parier sur leur succès tout en restant vigilants sur leur évolution. Le pari peut être gagnant.
Il faut “déverrouiller les 35h”, nous dit Manuel Valls. Bel exercice de vocabulaire! Mais c’est déjà fait. Un peu de courage : il faut rompre avec la langue de bois et oser dire que le pas suivant, c’est de les abandonner purement et simplement, comme une vieille idée du siècle dernier, en complet décalage avec la réalité économique d’aujourd’hui.
Le vrai défi pour demain, c’est de donner au plus grand nombre les moyens et le goût de travailler plus en travaillant mieux.
Travailler mieux, s’épanouir au travail quel que soit le niveau de responsabilité, c’est un objectif ambitieux. Pour l’atteindre, il faut d’abord améliorer la formation, initiale et continue, pour permettre à chacun de donner la pleine mesure de ses moyens, tout au long de son parcours professionnel.
Il faut ensuite donner de la considération à chaque salarié, le traiter comme un véritable partenaire de l’entreprise, le motiver, l’écouter, l’impliquer, enrichir ses tâches, le faire participer. Des entreprise, grandes ou petites, y parviennent très bien. Et, signe encourageant, ce sont souvent les plus performantes.
Entre Noël et le Jour de l’An, mon passage de 2010 à 2011 a été … chargé.
D’abord l’Afghanistan où j’ai pu rencontrer nos soldats sur la plupart des sites où ils sont déployés. A Kaboul où nos médecins militaires de l’hôpital de campagne font merveille mais aussi notre bataillon d’hélicoptères dont l’intervention est souvent décisive. Puis à Tora, dans une base avancée au coeur de la région de Surobi que  notre force La Fayette sécurise. A Bagram d’où opérent nos drones. A Kandahar, base de nos Mirages et de nos Rafales. A Kaboul à nouveau avec le détachement Epidote, chargé de la formation des militaires et des policiers afghans.
Partout, j’ai passé du temps au milieu de nos soldats, pour leur parler et les écouter. Partout, j’ai trouvé des hommes et des femmes conscients de l’importance et du sens de la mission qui leur a été donnée, et décidés à la mener à bien. Ils donnent de la France une image de courage, de compétence, de professionnalisme, mais aussi d’attention et d’ouverture à la population afghane, tout particulièrement dans leur travail de formation des futurs cadres de l’institution militaire. Ils ont l’estime de tous les chefs militaires de la coalition. J’ai éprouvé un grand sentiment de fierté en les voyant à l’oeuvre.
J’ai rencontré aussi le ministre des affaires étrangères, puis le Président Karzaï à qui j’ai dit notre détermination à obtenir la libération d’Hervé Guesquière et de Stéphane Taponier. A tous les niveaux, nous déployons les plus grands efforts pour atteindre cet objectif. Je comprends parfaitement l’impatience, voire la révolte des familles et des amis de nos deux otages; mais il n’est pas juste de dire que les autorités françaises ne sont pas pleinement mobilisées.
Quelques jours plus tard , à Brasilia, je représente la France à la cérémonie d’investiture de la nouvelle présidente du Brésil, Madame Dilma Roussef, qui succède au très populaire Lula.
Un seul témoignage résume le sens profond de cette cérémonie: un ministre brésilien, au moment solennel où Lula remet son écharpe présidentielle à Dilma Roussef, me dit: “Qui aurait pu imaginer, il y a seulement 20 ans, qu’une femme, militante révolutionnaire, torturée dans les prisons de la dictature militaire, devienne la première présidente du Brésil?”  Elle-même souligne la force du symbole en consacrant tout le début de son discours aux femmes brésiliennes.
Autre enseignement de ce rapide déplacement: le partenariat stratégique entre la France et le Brésil, voulu par les présidents Lula et Sarkozy, fonctionne bien. Il y a une réelle convergence de vues, de valeurs, et d’intérêts entre nos deux pays. Et de vraies affinités culturelles: la langue française est beaucoup plus vivante au Brésil que je ne le pensais. Et puis, quel optimisme, quelle confiance en soi dans ce pays en pleine émergence! La contagion ne pourrait que nous être bénéfique.
Dans le long voyage de retour, je réfléchis aux voeux que j’aimerais adresser aux Français.
Précisément la confiance, retrouver la confiance dans l’avenir qui est la clef de tout.
Et pour nourrir cette confiance, quelques ambitions partagées:
- Aller plus loin dans la construction d’une Europe capable de jouer dans la cour des grands de ce monde.
Nous sommes allés trop loin dans le projet européen pour ne pas aller plus loin. Le moment est maintenant venu d’intégrer nos politiques économiques, budgétaires, fiscales dans un gouvernement de la zone euro digne de ce nom. Il faut aller de l’avant. C’est la voie de la prospérité et de la sécurité.
- Inventer un nouveau modèle de croissance économique, respectueux des ressources rares que nous prélevons sur la nature qui nous entoure, soucieux d’éviter les gaspillages et de recycler tout ce qui peut l’être, confiant dans les solutions qu’une recherche, une innovation, une technologie maîtrisées nous apporteront.
- Investir massivement dans l’éducation, la formation, la gestion des ressources humaines qui sont notre principale richesse. Il faut hisser notre système de formation au meilleur niveau mondial; nous avons des atouts pour y parvenir; mais de nouveaux efforts, non seulement de moyens mais aussi d’innovations, seront nécessaires.
- Enfin, et peut-être surtout, entraîner tous les Français dans le même mouvement de confiance et, pour cela, être attentif au sort de chacun, lutter contre les inégalités, éradiquer la pauvreté, assumer la responsabilité de protéger qui incombe, dans notre modèle social, à la collectivité nationale. Proposer à tous de “travailler mieux”, c’est-à -dire d’accéder à l’emploi pour y trouver l’épanouissement personnel que procurent une formation adéquate et une participation authentique.
Ce ne sont là que des pistes de réflexion, encore très générales. J’aimerais les approfondir avec ceux qui partagent les mêmes aspirations.
Puissent les exigences de l’action immédiate ne pas nous détourner d’imaginer le long terme!