Blog Notes d'Alain Juppé

Retour aux fondamentaux

Publié le 11/08/2010 par Alain Juppé

La majorité, nous dit-on, doit en revenir à ses « fondamentaux ». Soit. Et parmi, ces « fondamentaux », figure en première ligne la sécurité.

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que maire, j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de ma ville une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale.

Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Comment l’assume-t-il aujourd’hui dans notre pays? Le débat est animé, en cette période estivale. Plusieurs cas de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique.

Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe à l’étranger, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des quartiers difficiles partout ailleurs en Europe et en Amérique du Nord.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de maire de Bordeaux: des progrès indéniables ont été accomplis depuis quelques années. On m’objectera qu’on fait dire aux statistiques tout et son contraire. Mais lorsque la méthode de calcul est la même au fil du temps, l’évolution des chiffres a une signification incontestable. Or, les chiffres de la criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une baisse régulière. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est lui en hausse, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont plus efficaces. Un signe ne trompe pas: il y a dix ans, une part importante des débats dans les conseils de quartier de Bordeaux, tournait autour de la sécurité ou plutôt de l’insécurité; depuis 4 à 5 ans, la question est rarement soulevée, de manière spontanée, par les participants. Le sentiment populaire rejoint l’enseignement des statistiques officielles.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en France, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. Et globalement, même si les crimes et délits sont moins nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Durcir la loi? Ce peut être nécessaire. A condition que la loi nouvelle ne soit pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

S’agissant par exemple de l’extension des motifs de déchéance de la nationalité française, je note avec intérêt l’interrogation de Gérard Larcher, président du Sénat, dans Le Figaro d’aujourd’hui:

« Applique-t-on réellement le droit déjà en vigueur? L’article 25 du Code civil ne fournit-il pas déjà la réponse à la plupart des questions posées? C’est ce que nous devrons vérifier.  »

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales. L’argument selon lequel une mesure recueille la faveur des « sondés » est à manier avec modération. Il est probable que, si au lendemain d’un crime odieux, on demandait, par sondage, aux Français leur opinion sur le rétablissement de la peine de mort, leur réponse serait sans ambiguïté. Faudrait-il pour autant suivre la tendance majoritaire? Ou croyons-nous toujours qu’il existe des principes eux aussi « fondamentaux »?

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en France, il y a évidemment de la démesure. Malgré toute l’estime et même l’amitié que j’ai pour lui, je trouve que Michel Rocard, lorsqu’il évoque Vichy et le nazisme, perd le sens commun.

Il est même possible d’affirmer,au contraire, que plusieurs réformes récentes ont renforcé nos libertés de citoyen français. Je pense notamment à l’ouverture, voulue par Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à notre cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de maire, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau associatif dont le rôle est primordial en matière de prévention, de formation, de ré-insertion…

Dans cet esprit, la loi donne au maire un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires que j’ai cités. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas de Bordeaux.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je ne suis pas un spécialiste de l’organisation policière et je me garderai donc bien de présenter « mon plan ». Je constate simplement deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres. J’ai la chance à Bordeaux d’avoir des bons.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles mêmes diverses (il est vrai que la circonscription de police de Bordeaux n’est pas le 9-3) est un moyen d’action incontournable. Quand le gouvernement a annoncé la mise en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles, tous les maires ont applaudi des deux mains, moi le premier. Je souhaite que le déploiement annoncé de ces unités se concrétise au plus vite. C’est ce que nous demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

En retour, il appartient à nos municipalités de mettre à la disposition de la police nationale (et de leurs propres polices municipales) les moyens adéquats. En particulier des caméras de vidéo- surveillance ou de vidéo-protection (de grâce, faisons l’économie des querelles de vocabulaire: il s’agit bien de surveiller pour protéger!), dont l’efficacité est reconnue. J’ai vu moi-même comment le système permet de déclencher en temps réel l’intervention d’une brigade anti-criminalité, quelques instants après que le PC municipal a détecté, sur ses écrans, un individu se préparant à utiliser son arme contre un passant. Pourquoi les dirigeants socialistes (pas tous les élus locaux socialistes heureusement!) continuent-ils à mener une guerre idéologique désuète contre un dispositif technique dont la mise en oeuvre est strictement encadrée par la loi?

Moins d’idéologie,plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les associations engagées dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles.

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23 commentaires pour « Retour aux fondamentaux »
  • pivoine
    Le 22 Aout 2010 à 11 h 06 min
    Je suis à Bordeaux depuis 40 ans et franchement je m'y sens plus en sécurité que dans les années 70 !
    J'aimerais plus de modération dans les propos des uns et des autres.
    Bravo pour votre note. Je suis d'accord avec vous.
    Et surtout on est français ou pas. Mais une fois qu'on a la nationalité - sauf pour les cas déjà prévus - on l'est à part entière.
    Je lis le Journal Officiel tous les jours, ça fait partie de mon boulot. depuis 2008 on n'arrive plus à suivre. Entre les doublons, les contradictions et les idioties (si, si), il est difficile de s'y retrouver. Je ne l'aurais jamais cru, mais il me tarde de prendre ma retraite.
    pivoine
  • emaju
    Le 20 Aout 2010 à 15 h 37 min
    M. Juppé
    je suis étonné de vous voir réagir aussi promptement aux paroles de . Estrosi.
    Je suis une citoyenne inquiète pour l'avenir de mes enfants, car je vois Villeneuve sur Lot, où je vis depuis 9 ans, se transformer peu à peu avec agressions, insécurité, menaces dans la rue et les lycées, fermeture de classes car "on va tuer du blanc". Les commerçants ont réagi en aout en fermant pendant une heure en raison de l'agression de l'un des leurs en plein centre ville par quelques jeunes français aux prénoms orientaux.... RAS LE BOL en province et c'est partout, gare aux prochaines élections... l'extrême droite a la faveur des français ces derniers temps. et la police conseille la plupart du temps de ne pas porter plainte ....
    emaju
  • jany guiot
    Le 20 Aout 2010 à 13 h 53 min
    Monsieur le Premier,

    L'été aura été chaud dans l'expression des mots...certains ont même dépasse la pensée de celui qui les donnait en pâture aux medias friands...

    La rentrée s'annonce et chacun va retrouver ses bancs de l'école primaire, une nouvelle blouse, des crayons et un cartable qui sentent le neuf, de la fraîcheur dans les cheveux et dans les idées...

    Septembre, qu'allons-nous trouver ?
    Un été indien ou la mélancolie d'un automne qui se prépare ?

    Ne faudrait-il pas donner un nouvel espace à la raison, en oubliant les mots pour choisir de se rapprocher...
    Ne pourrions-nous pas inviter "les gens du voyage", les "banlieues difficiles" a tourner la page d'hier pour mieux ouvrir celle de demain ensemble...

    En Septembre c'est possible, pourquoi toujours attendre des jours meilleurs, quand il est possible de les rendre meilleurs aujourd'hui, au travers la reconnaissance de chacun dans son espace (social, sociétal, environnemental)...

    Le Président de la République et le Gouvernement ont lance de profondes reformes dans beaucoup de secteurs de l'activité publique...
    Il y a encore beaucoup à faire, à mettre en oeuvre pour que chacun puisse entrevoir le chemin...

    La politique industrielle est importante car elle peut redonner de l'espoir a tous au travers sa dynamique industrielle et commerciale et sa possibilité de créations d'emplois.

    La formation et la gestion de notre "savoir faire"

    L'investissement dans le secteur productif...

    Il y a la crise qui est bien présente, l'emploi stagne encore, trop nombreux sont ceux qui attendent...

    La violence est toujours présente et les difficultés de la vie amènent leurs cortèges d'incompréhensions dans beaucoup de secteurs (dans les villes, dans les entreprises, dans les collectivités)...

    Nous devons retrouver la voie du dialogue, la voie de la raison, la voie de la reconnaissance de chacun, la voie du respect...pour mieux entreprendre demain ensemble...

    La Démocratie Humaniste de Progrès n'est pas un simple slogan qui pourrait appartenir à un auteur, c'est une dynamique de progrès, un principe de vie qui peut amener les hommes vers l'éveil, au-delà des différences (de couleurs, de races, de traditions, de religions, de conditions sociales).

    Quand j’avais réfléchi au concept de « Démocratie Participative » je ne pensais pas que celui-ci porterait le flambeau de l’égoïsme dans son cheminement…je pensais qu’il était possible de mettre en œuvre le dialogue pour en faire une dynamique de renouveau…

    Aujourd’hui, je pense qu’il faut aller plus loin en mettant en œuvre une grande réflexion sur « une nouvelle Démocratie Humaniste de Progrès » qui allierait les vertus du dialogue avec celles de la nécessite de gestion de notre démocratie…

    C'est-à-dire un dialogue dans tout l’espace (social, sociétal et environnemental) de notre pays, tout en cherchant a optimiser les espaces de gestion globale qu’ils soient au niveau du service public et aux niveaux des entreprises…

    Nous devons construire une nouvelle Architecture de Progrès ensemble…


    Veuillez agréer Monsieur, l’expression de ma très haute considération.
    jany guiot
  • Folcoche
    Le 19 Aout 2010 à 10 h 21 min
    Mais comment ne pas comprendre que la "sécurité" professée par l'UMP constitue tout simplement une menace sur la liberté ? Comment ne pas comprendre que l'atmosphère délétère répandue dans ce pays par les discours belliqueux du lamentable Sarkozy est entièrement due à cette excroissance de "sécuritarisme", cette boursouflure conservatrice et frileuse, qui ne rend compte ni de la réalité du pays (où la sécurité, quoi qu'on en dise chez Hortefeux, est bien supérieure aux 9/10e des pays du monde), constitue une menace gravissime sur la LIBERTE de nos concitoyens ?

    Comment ne pas comprendre qu'aujourd'hui, des milliers et des milliers de français se sentent menacés par ces projets législatifs aussi ignobles qu'inconstitutionnels ? Comment ne pas comprendre qu'une citoyenneté de seconde zone, qu'on promet aux français d'origine étrangère, constitue une insécurité de chaque instant ?

    La fameuse "insécurité", aujourd'hui, est autant le fait des petits caïds de banlieue pour leurs voisins, que les réformes délirantes promises par un quarteron de ploutocrates qui n'ont de gaullistes que le nom, et cette insécurité-là menace le pays entier. Destruction du modèle social issu du Conseil National de la Résistance, mise en concurrence effrenée de tous contre tous, précarité de l'emploi, toyotisme, réification marchande des travailleurs et des consommateurs, priorité aux stratégies propriétaires des grandes industries contre l'évolution technologique d'internet (comme le montre ce fiasco programmé baptisé Hadopi), collusion entre politiques clientélistes et puissances financières (comme le montre l'actualité...), stigmatisation des français d'origine étrangère ou de religion "non traditionnelle", amalgames et harcèlements policiers, racisme à l'embauche, inégalité hommes-femmes, dépendances économiques, culture du crédit à la consommation, économie nationale à la merci des banques spéculatives et des agences de notation, réformes liberticides non seulement sur le net mais aussi dans la rue (on veut décider de nos tenues, au mépris de la Constitution, et peupler nos carrefours de caméras de vidéosurveillance aussi inutiles qu'anxiogènes), appel à la délation (mention spéciale à l'inénarrable Frédéric Lefebvre), fichiers de police en extension continue sans contrôle ni légalité (le STIC est en cela exemplaire), logiciels espions et réglements destinés à reproduire les monopoles privés en place, menaces sur le pluralisme des médias, censure rampante, terrorisme intellectuel et flicage généralisé, intrusions marketing dans tous les pans de nos vies... Voilà également ce qu'on pourrait appeler des sources "d'insécurité".

    Voilà "l'insécurité" contre laquelle il faut se battre. Qui sont donc les "caïds" qui en sont responsables ? Regardez du côté de vos "amis", Monsieur le Premier Ministre.
    Folcoche
  • Sidonie
    Le 16 Aout 2010 à 20 h 04 min
    Ces commentaires démontrent que quoiqie l'on dise, quoique l'on écrive, chacun trouve dans les propos tenus ou les réflexionx couchées sur le papier, que ce qu'il souhaite y trouver ! CQFD
    Sidonie
  • Bruno Dion
    Le 16 Aout 2010 à 19 h 48 min
    Monsieur,

    Il est peu méritoire de dire que "dans des Etats économiquement et socialement comparables au nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres", les moutons de Panurge, non plus !

    Quand "on" parle de français "d'origine étrangère" il ne semble pas qu'il y ait démesure à s'inquiéter de ce que vont devenir les libertés publiques pour d'aucuns en France...
    Nous avons été si proche, sans nous en apercevoir, avant la 2è guerre, que lorsque Michel Rocard, évoque Vichy et le nazisme, je ne crois pas qu'il perde le sens commun, non... Mieux vaut-il s'inquiéter avant que cela ne se reproduise... particulièrement lorsque l'on est confronté au dérives racistes et xenophbes "d'en haut"...
    Bruno Dion
  • AH AH
    Le 16 Aout 2010 à 18 h 49 min
    Donc, moi pékin moyen, si je veux arriver dans une ville le jour d'une grande manifestation culturelle ou sportive par exemple (plus de chambres libres, plus de places au spectacle) il me suffirait de revendiquer la devise de la République, brandir un drapeau tricolore, en appeler à la Constitution pour exiger et une chambre et une bonne place au spectacle au nom de mes droits imprescriptibles de citoyen français ? Bon à savoir... Voyez vous il me semble que je suis astreint à "réserver" suffisamment à l'avance, payer des arrhes pour la chambre, payer la totalité de mon billet des mois à l'avance. Il me semble que même pour les emblématiques gens du voyages ou malheureux Roms il doit y avoir aussi des limites qu'on appelle "devoirs" et parfois règles de sécurité ou de santé publique. Le nomadisme n'excuse pas tout. Il est plus difficile à pratiquer dans une société ultra-urbanisée et surpeuplée telle qu'en Europe. Au moyen âge ils pouvaient sans doute installer leurs roulottes dans un champ un peu partout en France. Aujourd'hui, à Bordeaux (!) on conçoit que cela soit plus difficile, surtout qu'ils sont exigeants ! Ils ont su évoluer vers la Mercèdès et la caravane à air conditionné, il serait peut-être légitime qu'ils évoluent aussi dans leurs habitudes. Justement parce qu'ils sont nomades ils devraient être organisés pour aller d'étape en étape en s'assurant qu'ils peuvent s'installer surtout à 250 ! Et si ce qu'on leur propose ne leur convient pas, pourquoi diable depuis le temps, n'ont-ils pas achetés des terrains en commun pour s'organiser des aires au sein de leur "famille", de leur "clan" ou de leur communauté ? Un peu facile dans ces conditions de toujours accuser les autres... Je pense qu'il est bien de leur offrir des aires de stationnement, mais ils ne peuvent en aucun cas "exiger" qu'elles soient libres quand ils arrivent (et les autres ? Quid en cas de conflit ? Y a-t-il une durée maximum d'occupation admissible entre "familles" ?), qu'elles soient dimensionnées pour des centaines de personnes... et pas en goudron !
    AH AH
  • lucie
    Le 16 Aout 2010 à 17 h 35 min
    L'heure de vérité pour les beaux parleurs et petits faiseurs en jupette
    lucie
  • Patrick
    Le 16 Aout 2010 à 17 h 28 min
    Finalement il ne s'agit peut-être que d'une simple répartition des rôles : Mr Sarkozy épluche les oignons et Mr Juppé pleure...
    Les 2 se retrouveront sur les estrades début 2012 pour soutenir not' bon président pour sa réélection. Prenons donc les paris...
    Patrick
  • huggycel
    Le 14 Aout 2010 à 13 h 18 min
    Bonjour, j'approuve vos propos sur l'agitation permanente dont fait part le gouvernement qui pense qu'en réagissant voire sur-réagissant sur un fait équivaut à faire de la politique. tout cela n'est pas très encourageant! en cas d'échec de ces politiques, que nous restera t'il? j'ai peur que le Président Sarkosy ne fasse le lit du FN au lieu de le combattre.
    huggycel
  • Loïc Bourdon
    Le 14 Aout 2010 à 12 h 55 min
    Bonjour,
    vous allez me paraître presque sympatique après cet article...
    un "gauchiste" ;O)
    Loïc Bourdon
  • dabe
    Le 13 Aout 2010 à 18 h 20 min
    Je suis déçu par l'ensemble des avis négatifs que vous exprimez vis à vis de la politique du gouvernemant.
    J'aimerais que vous soyez plus solidaire car vous êtes bien placé pour savoir que gouverner (la france en particulier) n'est pas chose facile !
    Gardez votre énergie pour réagir aux propos outranciers des socialistes qui ne méritent pas d'être en politique !
    dabe
  • Lui ou un autre
    Le 13 Aout 2010 à 18 h 04 min
    Un Bordelais qui cite Montesquieu, c'est plutôt "classieux",ça nous change un peu...
    Bon, pour la vidéo surveillance et les retraites, je me demande si les lois ont de l'esprit.
    Lui ou un autre
  • observateur
    Le 13 Aout 2010 à 18 h 01 min
    Bon courage Monsieur Juppé rien ne réussi dans la précipitation et l'amalguame c'est même dans danjereux pour la société. Les exemples ne manquent pas et j'ai peur que les évenements d'anciens temps!! n'ont pas d'effets sur certaines personnes et surtout certains responsables. quel gachit !!!
    observateur
  • Praxis
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 57 min
    Note équilibrée, qui contraste grandement avec les annonces choc de Grenoble. La droite doit retrouver la raison et éviter d'agiter des chiffons rouges à seules fins électorales. Les sondages sont très bas pour le moment, je ne suis pas certain que cela contribue à les faire remonter. La fin ne justifie pas les moyens.

    Juste une petite remarque cependant : selon les chiffres de la Cour des Comptes, l'impact des caméras sur la délinquance est de l'ordre de... 1% !

    Je ne suis pas contre les caméras, mais elles ne servent à rien sans moyens humains derrière. Surtout, on peut craindre que cela ne conduise à une privatisation de la sécurité.
    Praxis
  • François Bloquiau
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 50 min
    Merci Monsieur Juppé pour cette tribune qui, par son réalisme et son bon sens font enfin honneur à la droite.

    C´est trop rare;

    C´est surtout réconfortant par ces temps où, à écouter les représentants de la majorité au gouvernement et à l´Élysée, on se prendrait presque à penser que le pouvoir rend idiot et - aussi - qu´une alternance ne serait pas une si mauvaise solution même si elle était de gauche.
    François Bloquiau
  • BRUNO
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 45 min
    Bonjour Mr Juppé,
    Je vous remercie de cette prise de distance fort salutaire, face à la surenchère quotidienne des uns et des autres. J'ai mal à mon pays de le voir abimé par des individus en quête de popularité. Mon pays, je le vois fraternel sous des aspects parfois un peu rustres et en ce moment il a besoin que nos dirigeants réaffirment et appliquent à eux mêmes ses valeurs. Alors quand je vois des gendarmes expulser des vieux, des femmes et des enfants, il me revient à l'esprit, peut-être comme à Mr Rocard, des images que mes parents m'ont transmises et qui me disent de refuser d'aller vers ces sentiers bien sombres. Vous qui savez vous faire entendre, continuez s'il vous plaît à exprimer votre différence .
    BRUNO
  • Franck LESCUT
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 37 min
    Très bonne réflexion de votre part. Nous ne pouvons que souscrire à votre pensée.
    Mais combien de ténors de la majorité ont le même discours que vous? pas beaucoup à mon avis....
    Franck LESCUT
  • Marie
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 29 min
    Prenez votre carte aux partis communiste, vous avez islamisé la ville de bordeaux et en plus vous l'ouvrez! beurkkkkk
    Marie
  • mareaction
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 22 min
    C'est impécable, votre blog circule sur les forums politiques, vous avez donné de quoi critiquer encore un peu le Président et son Gouvernement, en critiquant les mesures prises! là vraiment vous êtes décevant!
    mareaction
  • Houm
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 06 min
    Monsieur Juppe,
    Je suis très surpris de voir qu'il n'y a aucune allusion dans vos commentaires concernant le lien immigration - insécurité pronée par N. Sarkozy et la Majorité.
    C'est vraiment honteux que vous ne réagissez pas sur ce sujet.

    quelle déception!

    Houm
    Houm
  • adnstep
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 05 min
    Amusant, la façon dont ce texte est commenté dans la mediacratie nationale : d'un texte équilibré, on en fait un pamphlet contre le gouvernement !
    adnstep
  • Jean
    Le 13 Aout 2010 à 17 h 02 min
    Comment donner des leçons de sécurité à partir d’une expérience si particulière, celle d’une ville de province relativement tranquille. Ses solutions seraient-elles applicables à des communes ayant plus de 80% de logements sociaux et une population immigrée en très grand nombre ?
    Jean

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Bonjour, vous avez pris le temps de me lire et me répondre.
Je tenais à vous remercier de cette forme d'engagement.
Rien que de m´apporter une réponse montre que nous partageons une passion, celle de notre pays. Pour ma part , je suis partisan du dialogue et, je vous remercie de l'avoir entamé avec moi.

Bien cordialement.
Alain Juppé
Alain Juppé 2017
5 ans pour l'emploi
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